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Le Pro Bowl est derrière nous. Plus personne n’y pense. Ce lundi, la NFL bascule vers les choses sérieuses. C’est la « Super Bowl Week. » On monte dans le bus qui va nous mener au dernier match de l’année. Au sens propre comme au figuré.

Sièges en cuir, clim à fond, prises USB : bienvenue dans la navette qui nous mène de l’hôtel au centre de presse. Contrairement à ce que certains pensent, si la ligue bloque bien des chambres pour les médias, ce n’est pas elle qui paye l’hôtel ou l’avion. Mais elle a l’amabilité d’assurer le transport sur place.

Pour vous réveiller, notre conductrice a opté pour une conduite ultra-sportive. Du genre qui va très vite et donne les mains moites. Quelques minutes de route et nous voilà au centre de presse, notre QG pour la semaine, ouvert 24 heures sur 24.

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Ici, on s’habitue à deux des thèmes majeurs de la semaine : sécurité et politesse. Si vous aimez être fouillé et qu’on regarde dans votre sac, voilà le paradis. Tout au long des festivités, il faudra montrer ses affaires et son accréditation partout, et parfois allumer son ordinateur lors des contrôles pour montrer qu’il fonctionne. Nombre de fouilles de sac ce lundi : 5. On ne plaisante pas avec la sécurité. Les forces de l’ordre (et leurs chiens) sont présentes en masse dans la ville.

Comme pour compenser, le Media Center est bourré d’agents d’accueil à la politesse irréprochable. En bas de chaque escalator, en haut de chaque escalator, devant chaque porte, parfois par groupe de deux… Ils sont partout pour vous souhaiter la bienvenue, vous demander comment vous allez, vous souhaiter une bonne journée. C’est agréable. Mais tous les quinze mètres, c’est un peu beaucoup.

Les bases sont posées. Tout en haut, la salle de travail et ses boissons gratuites. D’interminables tables sont disposées dans un grand espace. Les médias les plus prestigieux ont droit à des espaces réservés, séparés par des rideaux. À l’étage du milieu, les salles de conférence. En bas, le Radio Row, l’immense espace qui accueille les radios et télés du monde entier.

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À peine le temps de prendre ses marques, il faut remonter dans un autre bus. Plus grand. Et plein de visages connus. Certains de ceux qu’on voit sur ESPN par exemple. Nos confrères américains se connaissent tous. Ca check, ça prend des nouvelles, et le moteur démarre.

L’instant Chips !

La vie de journaliste est fun sur le Super Bowl. Devant les bus : 12 motards. Un des confrères est inspiré et lance la musique de « Chips » sur son téléphone.

Le ballet est impressionnant. Les policiers ouvrent la route sur une file, et se déploient pour ralentir toute la largeur de la circulation lorsque notre sortie approche, ce qui nous permet de filer sans la moindre entrave.

Que se passe-t-il quand trois bus avancent avec une douzaine de motards à travers une ville ? Les gens le remarquent. Ils prennent des photos. Ils filment. Ils filment en conduisant sur l’autoroute. Et ils disent bonjour. Visiblement, les vitres sont très teintées et certains pensent avoir affaire aux joueurs. À moins que les journalistes ne disposent en Arizona d’une incroyable cote d’amour…

Sous la tente et à l’hôtel, rencontre avec les finalistes

Les acteurs du Super Bowl sont arrivés en Arizona, et ils n’ont pas droit à un jour de repos médiatique. Chaque équipe nous reçoit pour les premières interviews de la semaine.

Pour les Seahawks, c’est une grande tente dressée à côté de leur hôtel qui héberge les festivités. Pete Carroll est lui-même : avenant, intelligent et bavard. Un régal pour les journalistes. Les joueurs, eux, assurent le boulot habituel.

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Retour dans le bus, et direction l’hôtel des Patriots, que l’on découvre avant les joueurs, qui posent à peine le pied à l’aéroport. Notre convoi s’enfonce dans le désert, encore plus loin de Phoenix. Les cactus se multiplient. Le batîment fondu dans le décor est décoré aux couleurs de l’équipe. On irait bien tester le spa…

Quelques minutes avant l’arrivée de Bill Belichick, l’ambiance est complètement différente de celle qui régnait pour la disponibilité de Seattle. Il y a de l’électricité dans l’air. La tension monte encore d’un cran lorsque Robert Kraft monte le premier sur le podium et se lance dans une défense aussi agressive que surprenante de son équipe suite à la polémique des ballons dégonflés.

Le coach enchaine en ne souhaitant pas répondre aux questions sur l’affaire. Une fois, deux fois, trois fois… Il explique qu’il est concentré sur les Seahawks. Au final, l’ambiance se détend un peu lorsqu’un journaliste pose une question en forme d’éloge à Belichick, qui lui répond en lui expliquant que les Patriots penseront à lui s’ils doivent embaucher quelqu’un. Rires dans la salle. Détente aussi pour Tom Brady.

La semaine est lancée. On retrouvera ces deux lieux pour d’autres dispos média. Retour dans le bus qui mène au Media Center, puis celui pour l’hôtel. Désormais, tout va s’enchainer.

Le sac du jour

Comme l’an dernier, Bobby Wagner est venu avec son sac tortue.

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L’instant gastronomique

Ceci est une pizza « BBQ » de chez Pizza Studio. En plus d’être délicieuse, elle a constitué notre premier vrai repas depuis l’arrivée à Phoenix. Oubliez par contre les cookies de cette enseigne, aucun intérêt…

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La publicité américaine WTF du jour, parce qu’il y en a tellement que ça mérite bien qu’on s’y attarde

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12 Commentaires

  1. Je ne me souviens pas si l'année dernière le journal du superbowl existait mais c'est tres reussi. J'ai l impression d'y etre, les calories en moins. Et ces Pubs WTF a la fin de chaque article: Priceless.

    Question: Du coup Alain lève t il la main pour poser des questions? en a t il posé une (faut etre selectionné déjà)? Et du coup laquelle? Et surtout: Ou est le seflie avec Giselle, Alain!!!??

  2. Je ne me souviens pas si l'année dernière le journal du superbowl existait mais c'est tres reussi. J'ai l impression d'y etre, les calories en moins. Et ces Pubs WTF a la fin de chaque article: Priceless.

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