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On s’amuse beaucoup lorsqu’on couvre le Super Bowl. Mais on dort peu. Ce matin, c’est à 5h15 que le réveil sonne. Direction les bus et la disponibilité des Patriots. Au volant, on retrouve notre conductrice sportive de lundi, qui appuie joyeusement sur le champignon sur un fond de Snoop Dogg.

Il est un peu moins de 7h du matin et un confrère anglo-saxon pas vraiment bercé au hip-hop nous assure que cette musique est une torture… Nous, on bouge la tête en rythme.

Une première navette, une seconde et… le petit déjeuner ! En attendant les joueurs, croissants, fruits et bagels sont à disposition. Le temps de se sustenter, et Bill Belichick est sur le podium. Vince Wilfork lui succède, puis tous les joueurs viennent prendre place. Les plus connus sont sur des podiums, les autres assis autour de petites tables sur lesquelles est posé leur nom. Ce sera la même chose plus tard dans la matinée avec Seattle.

Le fonctionnement de ces dispos presse est assez simple. Tous les joueurs sont là pour répondre à vos questions pendant 45 minutes. Avec un peu de patience, il est possible de réussir à parler même aux plus grosses pointures. Le plus dur étant d’obtenir des réponses intéressantes ou originales. Le ton est plus formel que lors du Media Day. Les questions plus sérieuses.

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Le petit guide du journalisme de terrain au Super Bowl

Il y a plusieurs cas de figure pour le reporter qui arrive sur les lieux d’une dispo. À l’écrit, il s’agit généralement de ces deux là.
– vous bossez sur un portrait ou une interview d’un joueur en particulier, il faut capter l’intéressé et dérouler vos questions.
– vous arrivez avec une idée de sujet, et il faut alors des déclarations (des « quotes » pour les anglophones) pour illustrer votre papier.

Amusons nous à tenter le second cas de figure avec un exemple de sujet : les lineman offensifs ne sont-ils pas injustement sous-médiatisés ?

Il faut alors trouver un joueur coopératif, ce qu’on appelle « un bon client. » Bryan Stork est tout le contraire, mais il a répondu à notre sujet en une phrase.

« J’aime venir au boulot tous les jours et faire mon job incognito », nous a-t-il expliqué.

Vous faites le sale boulot, c’est un peu une fierté ?

« J’aime juste faire mon boulot. Je n’ai pas besoin de reconnaissance. »

Ça, c’est fait.

Quelques minutes plus tôt, Marcus Cannon montrait Stork du doigt en lançant des « This is Brian Stork » amusés aux journalistes qui passaient sans s’arrêter. On aurait dû se méfier.

Le gag qui a trop duré

Laissons Marshawn Lynch tranquille ! Est-il intelligent de ne pas faire le moindre effort ? Non. Surtout quand dans le même temps il apparait dans des publicités ou chez Conan O’Brien. Mais est-il vraiment utile de s’agglutiner tous les jours devant son podium ? Cela tourne au ridicule. Voici la scène avant même son arrivée à sa table.

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Pendant que des dizaines de personnes attendaient Lynch, voici tous ceux qui attendaient Earl Thomas, un joueur prêt à parler.

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Le mec intéressant du jour

Pas besoin de poser une question à Steven Hauschka. Nous sommes juste restés à côté de lui pendant que les autres alimentaient la conversation, et on a appris plein de choses.

Le kicker des Seahawks est originaire de Boston, ses amis sont donc pour lui… et les Patriots. Hauschka a joué au soccer, a également été punter et espère jouer le plus longtemps possible. Il effectue des exercices pour que son corps ne finisse pas par être déséquilibré par le fait de frapper du pied droit en permanence. Enfin, lui et John Clayton (ESPN) ont eu une discussion intéressante sur l’idée de la ligue de rétrécir la largeur des poteaux, notamment sur le fait que cela changerait grandement la stratégie des équipes sur les fins de match, ou un coup de pied lointain peut suffire pour égaliser ou gagner.

C’était intéressant et naturel. Et pendant ce temps, certains tentent de parler à Marshawn Lynch…

Le mec détendu du jour

Michael Bennett accueille les journalistes comme à la maison.

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L’instant gastronomique

KEY-LIME-PIE ! KEY-LIME-PIE ! KEY-LIME-PIE !

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L’instant basket !

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16 Commentaires

    • Complètement d'accord! Les journaleux préfèrent avoir la même réponse inintéressante pendant 45 min, plutôt que d'avoir de vrai déclarations! Surtout qu'Earl Thomas est quand même un joueur hyper important dans cette défense.

      En tout cas j'aime beaucoup le fait qu'Alain parle à des joueurs qu'on n'a pas l'habitude d'entendre, comme le LS (il me semble) des Broncos l'année dernière.

    • Ouai c'est frustrant, encore plus pour nous européens, ils ne réalisent pas leur chance les journalistes us, après je pense que ça doit "faire vendre" le truc autour de lynch.
      En tout cas profite bien pour nous Alain!

    • En même temps il faut comprendre aussi que les articles sur lynch attirent plus de monde que ceux sur Thomas. Les journalistes sont comme certaines femmes qui critiquent les voyous mais qui ne peuvent s'empêcher d'en tomber amoureuses. Alain apparemment ne faisant pas partie de cette catégorie.

  1. Article intéressant et agréable à lire. On aurait aimé qu'il soit un peu plus long 🙂
    Petites questions : il y a-t-il beaucoup de journalistes étrangers à couvrir l'évènement ? (tout proportion gardé bien sur). Comment sont perçus les journalistes étrangers qui couvrent l'évènement ? (Peut être qu'ils passent inaperçus, tout simplement).

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