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ravens_logo13Pendant que les Jaguars et Eagles mettent la main au portefeuille pour signer de nouveaux joueurs à tour de bras dans l’espoir d’améliorer leur effectif, les Ravens adoptent une tout autre stratégie. Généralement peu friands des surenchères financières pour mettre la main sur un gros nom, les Corbeaux préfèrent se renforcer par la draft puis prolonger leurs jeunes recrues par la suite.

Mais pas à n’importe quel prix. Si une de leurs stars se montre trop gourmande, pas de sentiments, ils s’en sépareront volontiers. Demandez à Torrey Smith. Conséquence de quoi, les Ravens sont les rois des choix de compensation à la draft.

Reposant sur une formule complexe et quelque peu obscure, car non publique, ces choix additionnels sont attribués, pour la draft se déroulant l’année suivante, aux franchises qui perdent plus de joueurs coûteux qu’elles n’en signent. Plus grande est la perte, plus élevée est la compensation. En perdant Torrey Smith, Pernell McPhee, Darian Stewart, Owen Daniels et Tyrod Taylor, en ne signant que très peu d’agents libres en provenance d’autres formations, les Ravens devraient rafler bon nombre de choix de draft supplémentaires l’année prochaine.

Si les choix de compensation pour la draft à venir n’ont pas encore été annoncés, la franchise de Baltimore en avait décroché quatre l’an passé et en 2013, plus qu’aucune autre équipe dans la ligue. Depuis l’introduction de ce mécanisme en 1994, aucune franchise ne s’est vue attribuer autant de choix de compensation que les Ravens, quand bien même le club n’a vu le jour qu’en 1996. Exploiter au mieux ce système pour compléter la panoplie de choix de draft est devenu la marque de fabrique du manager général, Ozzie Newsome.

Une tactique payante, surtout lorsque l’on drafte bien. Sept des huit joueurs repêchés grâce aux choix de compensation lors des deux dernières draft demeurent encore au sein de l’effectif.

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