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patriots_logo131111La sortie du rapport d’enquête concernant le deflategate a fait l’effet d’une petite bombe dans le monde de la NFL. De nouveaux éléments ne cessent de sortir. Le dernier en date tenderait à prouver que Tom Brady aurait menti à Bill Belichick.

Une fois que l’affaire avait commencé à éclater fin janvier, le coach des Patriots s’était entretenu avec son quarterback pour savoir s’il avait quelque chose à voir avec le dégonflage des ballons. Brady lui aurait affirmé qu’il n’en savait rien. L’enquêteur Ted Wells confirme cela :

« D’après Belichick, Brady lui a dit ‘Je n’ai absolument rien à voir avec ça’. Belichick a déclaré qu’il a ensuite demandé à Brady s’il savait qui avait à voir avec le dégonflage des ballons. Encore une fois, Brady a dit non. Belichick a cru Brady. »

« Tom craint, je vais transformer ses ballons en putain de balles de plage »

Cependant une conversation vient contredire la version de Brady. L’enquête de Wells met en cause trois employés des Patriots : Jim McNally, l’intendant officiel du vestiaire, John Jastremski, un assistant matériel de l’équipe et Tom Brady lui même. L’enquête confirme que le soir de la finale AFC, les ballons avaient bien été montrés aux officiels de la ligue, puis ont été emmenés par McNally qui s’est éclipsé des écrans pendant 1 minute 40. Personne ne sait ce qu’il a fait pendant ce laps de temps. Mais des sms échangés entre McNally et Jastremski, deux mois avant les faits, semblent assez compromettants.

Les sms font état du fait que Brady se serait plaint, pendant la saison, du niveau de gonflage des ballons. La suite vaut de l’or. Les deux hommes font référence aux aiguilles utilisées pour gonfler (ou dégonfler) les ballons. Ces sms ont été échangés le 17 octobre 2014 :

McNally : Tom craint… Je vais transformer ses ballons en putain de balle de plage
Jastremski : Je lui ai parlé la nuit dernière. Il a parlé de toi et a dit que tu dois faire face à beaucoup de pression pour régler cette histoire…
McNally : Je lui ai dit que c’était le cas. Il avait raison…

Quelques jours plus tard, l’échange reprend :

J : J’ai hâte de te donner l’aiguille cette semaine 🙂
M : J’emmerde Tom… Assure-toi que la pompe est attachée à l’aiguille… Des putains de pastèques arrivent

J : Tellement de colère
M : La seule chose qui dégonfle le soleil c’est son évaluation de quarterback

J : J’ai une grosse aiguille pour toi cette semaine
M : Elle devra être accompagnée de cash et de nouvelles chaussures… Ou alors ça sera un dimanche de rugby

M : J’emmerde Tom
J : Peut-être que de belles chaussures pointure 11 [45 en France, ndlr] t’attendent dans ton vestiaire.
M : Tom a dû beaucoup travailler tes balles cette semaine

La suite de l’histoire promet.

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