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Le transfert de Percy Harvin en plein mois d’octobre a été un des épisodes les plus inattendus de la saison dernière. Depuis, les rumeurs sont nombreuses sur les causes de son départ, y compris celle d’une bagarre avec son coéquipier Golden Tate.

Il est l’heure pour Harvin de donner sa version des faits. Dans une interview au Buffalo News, il lève le voile sur les étranges conditions de cohabitation entre lui et les autres receveurs des Seahawks.

Harvin pense qu’il n’a jamais été accueilli par ses coéquipiers. Il raconte que lorsque Doug Baldwin et Golden Tate avaient moins de ballons à l’entrainement, ils boudaient, ou changeaient de position pour être le receveur visé dans le schéma utilisé. Pour Harvin, ses coéquipiers le voyaient « comme une menace, plutôt qu’un coéqupier. »

« C’était constant. Ca devenait irritant pour moi. J’avais l’impression qu’ils agissaient comme des enfants », raconte-t-il.

« Nous jouions tous au même poste. Donc mon arrivée leur a retiré des snaps. Ils voulaient montrer qu’ils étaient déjà établis parce qu’ils avaient atteint la finale de conférence l’année d’avant. Donc ils ont un peu eu l’approche, « Nous n’avons besoin de personne d’autre. Nous sommes établis. » »

« Je suis ton coéquipier ! »

Blessé pendant ses premiers mois à Seattle, Harvin a regardé ses coéquipiers expliquer aux journalistes qu’ils n’avaient pas forcément besoin de son aide.

« Je leur ai dit, « Je comprends le message que vous voulez faire passer mais je suis votre coéquipier. Si vous ne voulez pas parler de moi, dîtes juste, « Hey, nous sommes une grande attaque. Nous sommes content qu’il revienne. » Mais à chaque fois on aurait dit qu’ils voulaient absolument dire, « Nous allons faire ça, qu’il soit là ou pas. » Et ça a commencé à me chagriner parce je pensais que ces gars étaient mes coéquipiers, mes frères. »

« Je me disais, « Woa, mec, je suis ton coéquipier ! Unissons nous et détruisons les autres. Si vous faisiez déjà ça, imaginez ce que nous pourrions faire avec moi en plus. » Mais j’entendais toujours, « S’il revient, il revient. S’il ne revient pas, nous sommes bien sans lui. » À la fin je voulais dire quelque chose. »

Le résultat a notamment été une bagarre avec Baldwin.

« Tout le monde l’appelle « Doug le dur » ou « Doug l’énervé. » C’était une fois ou il a essayé de m’utiliser pour montrer qu’il est un dur. J’ai essayé de m’en aller mais il est revenu. Ca a dégénéré. Et je pense que ce qui est arrivé était le mieux pour moi. »

Car à Buffalo, Harvin est désormais heureux.

« Ca fait du bien de se laisser aller. Ailleurs, j’avais l’impression de devoir marcher sur des oeufs et regarder par-dessus mon épaule. Ici, les gars me laissent être moi-même. »

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