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Les Bills ont attiré tous les regards pendant la semaine, ils n’ont pas réussi à confirmer, en s’inclinant à domicile dans le match le plus en vue du dimanche soir.

Ailleurs, nouvelle désillusion pour les Giants, des Bears et des Saints qui s’enfoncent, les Steelers qui brillent, et Johnny Manziel qui se montre.

Buffalo Bills (1-1)- New England Patriots (2-0) : 32-40

Pittsburgh Steelers (1-1) – San Francisco 49ers (1-1) : 43-18

New York Giants (0-2) – Atlanta Falcons (2-0) : 20-24

Les semaines se suivent et semblent se ressembler pour new-yorkais et géorgiens. Si les Falcons ont encore arraché un succès sur le dernier drive, et sur un effort défensif, les Giants ont encore payé une gestion suspecte du money time.

Les visiteurs frappent les premiers en fin de premier quart-temps. Tevin Coleman (9 rec, 32 yard, 1 TD) inscrit son premier touchdown chez les professionnels, sur une course d’un yard (0-7). Après un field goal de chaque côté, Odell Beckham (7 rec, 146 yards, 1 TD) fait parler la poudre et sa vitesse, avec une réception de 67 yards et le touchdown. Josh Brown ajoute l’extra-point, et un nouveau field goal, quelques secondes plus tard. Les G-Men mènent 13-10 à la pause.

La bonne période des Giants se confirme en début de seconde période. Sur la toute première série, Eli Manning (27/40, 292 yards, 2 TDs) fait avancer le cuir jusqu’en zone rouge, où il se connecte avec Larry Donnell, pour un touchdown à la réception de 10 yards. Sur sa deuxième série, New York arrive de nouveau dans la zone rouge, mais l’attaque retombe dans ses travers. Manning commet ainsi un fumble, provoqué par le sack de Kroy Biermann, et récupéré par Atlanta. Il n’en faut pas plus pour permettre à Matt Ryan (30/46, 363 yards, 1 TD) de faire recoller son équipe à 20-17 sur une passe de 10 yards pour Leonard Hankerson.

Aux pertes de balle cruciales s’ajoute une gestion de l’horloge hasardeuse. New York est pénalisé pour un délai de jeu sur une troisième tentative, et à trois minutes de la fin. Les Falcons remettent la main sur le ballon et une passe longue distance vers Julio Jones amène le cuir à quelques yards de l’en-but. Devonta Freeman (12 courses, 25 yards, 1 TD) se fraye un chemin et donne l’avantage à sa franchise, sur une course d’un yard (20-24). La dernière possession pour les Giants n’y changera rien, avec un turnover on downs pour boucler une nouvelle fin de match crève-coeur.

Chicago Bears (0-2) – Arizona Cardinals (2-0) : 23-48

Soirée aux allures de calvaire pour Chicago. Dès le coup d’envoi, David Johnson remonte 108 yards et ouvre le score (0-7). Les Bears réussissent pourtant à répondre, et Jay Cutler (8/9, 120 yards, 1 TD, 1 int) trouve Josh Bellamy pour l’égalisation (7-7) quelques minutes plus tard. Et quand Jaron Brown marque (7-14), Jeremy Langford répond (14-14).

Mais les bonnes choses ne durent pas. La défense est incapable de stopper Carson Palmer (17/24, 185 yards, 4 TDs, 1 int) et Larry Fitzgerald (8 rec, 112 yards, 3 TDs), qui remettent leur équipe devant (14-21). Deux actions plus tard, Cutler, qui venait de réussir ses huit premières passes, lance le ballon, est intercepté, se blesse aux ischios, et voit le défenseur repartir dans l’autre sens pour le touchdown (14-28). La totale pour le quarterback, qui doit quitter le terrain.

Si les Bears limitent un peu la casse avant la pause, ce n’est pas le cas dans le troisième quart. Jimmy Clausen (14/23, 121 yards, 1 int) est intercepté, et Fitzgerald marque encore (14-35). Pour la forme, David Johnson en remet une couche au sol (14-42). Le dernier quart n’est qu’une formalité.

Minnesota Vikings (1-1) – Detroit Lions (0-2) : 26-16

Les Vikings se sont repris. après leur défaite de la semaine dernière les coéquipiers de Teddy Bridgewater (14/18, 153 yards, 1 TD) ont réussi à vaincre leurs concurrents de division. Les Lions, eux, déçoivent encore.

Le premier quart n’est pas prolifique, hormis un touchdown à la passe pour Bridgewater qui trouve Kyle Rudolph (4 rec, 22 yards, 1 TD). C’est dans le deuxième quart temps que les choses s’accélèrent. Les Vikings marquent un nouveau touchdown à la passe ainsi qu’un field goal. Les Lions répondent également par un field goal et un touchdown où Matthew Stafford (32/53, 286 yards, 2 TD, 1 INT) trouve sa cible préférée, Calvin Johnson (10 rec, 83 yards, 1 TD). 17 à 10 pour les locaux lors du retour des joueurs aux vestiaires.

La deuxième moitié du match commence comme le début de la rencontre, doucement. Hormis un touchdown à la course de Zach Line. Pour le reste les deux équipes se neutralisent. Minnesota arrive à rentrer un nouveau field goal. La fin du match s’emballe un peu, Detroit marque à 1min48s du coup de sifflet final avec Stafford qui trouve Eric Ebron. Les Lions tentent un onside kick mais échouent à le recouvrir, les Vikings n’ont plus qu’à manger le chrono. 26 à 16 pour les Vikings qui mettent le Lions au pied du mur dans la division. A noter le bon match d’Adrian Peterson qui cumule 134 yards en 29 courses.

New Orleans Saints (0-2) – Tampa Bay Buccaneers (1-1) : 19-26

Les sifflets ont retenti dans le Superdome, et c’était bien l’équipe locale qui était visée. Défense perméable, attaque maladroite (3 ballons perdus). Les Saints n’ont encore une fois pas été séduisants ce dimanche. Et s’ils ont réussi à revenir dans la partie dans le dernier quart, ils ont aussi laissé échapper leur chance sur une énième erreur.

Un peu plus de trois minutes à jouer, les Saints viennent d’enchainer deux touchdowns et ont de nouveau le ballon avec quatre points de retard (23-19). Mark Ingram (16 courses, 53 yards, 1 TD) capte une passe mais se fait arracher le ballon. Tampa prend le cuir et marque un field goal (26-13). Il reste alors deux minutes à jouer, mais l’attaque locale cale sur les 27 yards adverses.

Sans une baisse de régime des Buccaneers et un fumble de Doug Martin (21 courses, 78 yards), New Orleans aurait pu perdre plus largement. En difficulté la semaine dernière, Jameis Winston (14/21, 207 yards, 1 TD) a été beaucoup plus convaincant, en distribuant bien le cuir. Menés 7-3, les Buccaneers ont enchainé deux touchdowns et deux field goals pour se détacher 23-7. New Orleans et Drew Brees (24/38, 255 yards, 1 TD, 1 int) ont alors recollé, mais sans réussir à conclure.

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Cleveland Browns (1-1) – Tennessee Titans (1-1) : 28-14

Marcus Mariota n’aura pas réussi la passe de 2 contre les vainqueurs du Heisman Trophy. Vainqueurs contre Jameis Winston la semaine dernière, les Titans ont perdu contre de valeureux Browns.

Le début du match est une catastrophe pour les Titans. Sur sa premère possession, Johnny Manziel (8/15, 172 yards, 2 TD) envoi une bombe de 60 yards pour Travis Benjamin (3 rec, 115 yards, 2 TD) qui termine sa course dans la end-zone. Suite à cela les Titans perdent un fumble, Cleveland reprend le ballon et quelques minutes plus tard c’est Isaiah Crowell (15 courses, 72 yards, 1 TD) qui entre en terre promise avec le ballon. En 8 minutes 30 les Browns mènent 14-0. La suite de la mi-temps voit les deux défenses neutraliser les attaques. Seul un retour de punt pour un touchdown de Travis Benjamin permet aux Browns de rentrer aux vestiaires avec 21 points d’avance.

Les Titans attaquent la deuxième partie du match avec de meilleurs intentions. Les hommes en bleu marquent enfin leurs premiers points. C’est Mariota (21/37, 252 yards, 2 TD, 3 courses, 19 yards) qui trouve Anthony Fasano (5 rec, 84 yards, 1 TD) pour un touchdown de 19 yards. Les Browns n’y arrivent plus et ne cessent pas de rendre la balle à leurs aversaires. En milieu du 4ème quart, Mariota marque un nouveau touchdown en se connectant avec Dorial Green-Beckham (1 rec, 13 yards, 1 TD), 14 à 21, les visiteurs entretiennent l’espoir. Mais Manziel ne dit pas son dernier mot et trouve de nouveau Benjamin sur une longue passe. 28 à 14, les Titans perdent pour la première fois de la saison.

Carolina Panthers (2-0) – Houston Texans (0-2) : 24-17

Les Texans se sont arrochés jusqu’au bout dans ce match pas franchement passionnant. Avec un peu moins de trois minutes à jouer, les Texans ont eu un drive pour aller chercher l’égalisation. Il reste 26 secondes au chrono lorsqu’ils se retrouvent à 14 yards de la end zone. Mais aucune des quatre passes suivantes de Ryan Mallett (27/58, 244 yards, 1 TD, 1 int) ne trouvent leur cible et Carolina garde la victoire.

Un succès mérité mais pas flamboyant, avec un Cam Newton en grand animateur de son attaque. À la fois passeur (18/37, 195 yards, 2 TDs, 1 int) et meilleur coureur (10 courses, 76 yards, 1 TD) des siens, le quarterback a animé la partie. C’est donc largement grâce à lui que les Panthers se sont détachés 24-10 dans le dernier quart. Ryan Mallett a alors réduit l’écart grâce à une course de 6 yards (24-17), avant que son attaque ne récupère le cuir pour le dernier drive qu’il n’a pas réussi à conclure.

En l’absence d’Arian Foster, le jeu au sol des Texans a été anémique. Et comme Mallett n’a rien montré de convaincant, la tache était trop compliquée.

Washington Redskins (1-1) – Saint Louis Rams (1-1) : 24-10

Prometteurs lors de leur premier match contre les Seahawks, les Rams viennent de retomber sur terre. Jamais dans le rythme, l’équipe de Saint Louis a pris une leçon de solidité offensive dans la capitale.

Car c’est bien Washington qui a imposé sa volonté, avec un jeu au sol efficacement mené par Matt Jones (19 courses, 123 yards, 2 TDs). Auteur du premier touchdown du match sur une course de 39 yards, le rookie a donné le ton pour une attaque très propre. Dans son sillage, Kirk Cousins (23/27, 203 yards, 1 TD) a distribué le ballon en évitant les erreurs, grâce aussi à une ligne vaillante, qui a limité Saint Louis à deux sacks.

À l’inverse, Nick Foles (17/32, 150 yards, 1 TD) n’a pas été aidé par un jeu au sol complètement absent. Le touchdown marqué en troisième quart-temps sur une passe de 40 yards à Kenny Britt (2 rec, 44 yards, 1 TD) a momentanément relancé l’espoir (17-10). Mais cette fois, les bons signes donnés par les lignes de Washington en première semaine ont donc été concrétisés par les autres joueurs, et Jones a enfoncé le clou dans la dernière période avec un nouveau passage dans la end zone (24-10).

Cincinnati Bengals (2-0) – San Diego Chargers (1-1) : 24-19

Dernière minute de jeu. Les Chargers sont derrière de 5 points. Philip Rivers (21/27, 241 yards, 2 TD, 1 int) lance pour Malcolm Floyd (2 réc, 55 yards, 1 TD) mais Vincent Rey saute plus haut, intercepte le ballon, retombe violemment mais s’accroche au cuir. Fin du match, 24-19 pour Cincinnati.

Le premier acte est à l’avantage des locaux et Andy Dalton (16/26, 214 yards, 3 TD) ouvre parfaitement le match avec deux touchdowns pour AJ Green(3 réc, 45 yards, 1 TD) et Marvin Jones (2 réc, 48 yards, 1 TD). Côté San Diego, on ne trouve que deux fields goals. Manti Te’o est tout près de provoquer un fumble qu’Attaochu aurait converti mais le jeu est revu au ralenti et annulé. 14-6 à la mi-temps pour les locaux.

San Diego montre de bien plus belles choses en deuxième période, des deux côtés du ballons. Philip Rivers dépasse même le record de franchise de 254 touchdowns détenu par Dan Fouts grâce à deux lancers dans la end-zone pour Stevie Johnson (5 réc, 45 yards, 1 TD) et Floyd. Mais les Bengals ne lâchent pas et Dalton lance son tight-end Tyler Eifert (4 réc, 49 yards, 1 TD) dans l’en-but pour reprendre un peu d’avance au score, 19-24 pour les locaux. San Diego a manqué la conversion à deux points sur le touchdown de Floyd et doit remonter tout le terrain pour tenter un nouveau comeback. C’est sans compter sur Vincent Rey qui intercepte Rivers dans les derniers instants.

Les Bengals sont restés constants pendant 60 minutes. Ils obtiennent logiquement une deuxième victoire en autant de matches cette saison. A l’inverse, les Chargers ont été sur courant alternatif, enchaînant le bon et le mauvais en attaque comme en défense.

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