PARTAGER

DeMarcus-Ware-Denver_01022016

En 2013, Denver a atteint le dernier match de l’année grâce, principalement, à une attaque exceptionnelle, capable d’effacer de nombreux records pendant la saison régulière. Oui mais voilà, l’aventure s’est terminée par une (très) large défaite, face à l’impitoyable escouade défensive de Seattle. Alors, cette fois-ci, les Broncos ont emprunté un tout autre chemin pour tenter de parvenir à leurs fins. Gary Kubiak a remplacé John Fox et, surtout, Wade Phillips est revenu diriger la défense de la franchise du Colorado. Un poste qu’il a déjà connu, avec réussite, au début des années 1990. Sous ses ordres, Von Miller, DeMarcus Ware et consorts se sont sublimés, au point d’encaisser seulement 283,1 yards par rencontre, meilleure référence NFL en 2015. Retour sur un exercice convaincant, également marqué par les péripéties de Peyton Manning.

La meilleure attaque, c’est la défense

Comme deux ans auparavant, Denver commence son parcours en accueillant, au Sports Authority Field at Mile High, les Ravens de Baltimore. Loin de ses habituels récitals offensifs, Peyton Manning est médiocre et ne trouve jamais l’en-but adverse. Le lanceur vétéran est sauvé par une défense étonnante, qui intercepte Joe Flacco à deux reprises au cours de la seconde période. Les sorties suivantes des oranges confirment cette tendance. Le bataillon offensif tousse, mais profite des bonnes positions créées par son alter ego défensif. Après six semaines, l’équipe est toujours invaincue, malgré les difficultés de son chef d’orchestre, qui multiplie les tentatives aériennes approximatives.


Can’t-Miss Play: Talib it all on the field par NFL-Official

De retour d’un moment de repos bien mérité, les Broncos reçoivent un autre prétendant en pleine forme, les Packers de Green Bay. L’occasion de frapper fort. Intenables, les protégés de Wade Phillips font vivre un calvaire au MVP Aaron Rodgers, limité à 77 petits yards. Dans ces conditions, les coureurs se régalent, frustrent les hommes de Mike McCarthy et le bilan reste parfait (7-0), avant un voyage du côté d’Indianapolis. Pour son retour à la maison, Peyton Manning est proche de prendre le record mythique de Brett Favre (71,838 yards). Cependant, la révolte d’Andrew Luck, puis un ballon volé par Darius Butler retardent l’échéance. Mieux, les Colts infligent à leurs adversaires leur premier revers de la saison.

Peyton cassé, Brock lancé

Cet accomplissement incroyable, le natif de la Nouvelle-Orléans le réalise quelques jours plus tard, à domicile contre Kansas City. Malheureusement pour lui, c’est sa prestation d’ensemble, catastrophique, que les spécialistes retiennent en priorité. Cinq passes complétées, quatre interceptions, le numéro 18 fait peine à voir. Cela précipite donc l’entrée de son suppléant, Brock Osweiler. Le jeune joueur se montre plutôt propre, sans toutefois pouvoir empêcher le 2e échec consécutif des siens. Son aîné étant diminué par une blessure à la voûte plantaire, l’ancien d’Arizona State est ensuite nommé titulaire. Jusqu’à quand ? La question revient après une victoire aussi étriquée que précieuse à Chicago (8-2).

La 12e levée de cette campagne 2015 offre un choc, un classique. À Denver, la Nouvelle-Angleterre arrive confiante, sûre de ses forces. Dans le sillage d’un Tom Brady dominateur, l’entame est ainsi totalement à l’avantage des visiteurs, qui prennent rapidement le large. Mais, de manière impressionnante, les locaux renversent la situation lors du dernier acte. Aidé par une brigade terrestre intéressante, leur nouveau maestro se révèle, en gardant les nerfs solides pour répéter les prouesses. Finalement, C.J. Anderson arrache la décision, sous la neige, au terme d’une course folle. Une opposition passionnante qui justifie les choix du coaching staff. Un seul être vous manque, et tout n’est pas forcément dépeuplé.


Can’t-Miss Play: C.J. puts it away par NFL-Official

L’AFC, un titre au courage

La fin de l’exercice régulier est beaucoup moins brillant. Si San Diego rend les armes en Californie, Oakland présente une résistance de grande qualité dans le Colorado. Irrésistible, Khalil Mack ne cesse de chasser et d’écraser Brock Osweiler. Un véritable festival qui permet aux Raiders de l’emporter chez l’ennemi. Conséquence directe, le déplacement qui suit à Pittsburgh devient presque crucial. Conscients de l’enjeu, les partenaires d’Emmanuel Sanders démarrent de façon idéale. Néanmoins, ceux-ci sont complètement dépassés en seconde mi-temps et laissent les coéquipiers d’Antonio Brown triompher (10-4). Cette dynamique négative, l’organisation titrée en 1997 puis 1998 doit la stopper. Sinon, elle pourrait tomber de haut.

Déterminés, les Broncos valident, en battant Cincinnati, leur participation aux séries éliminatoires. En semaine 17, le trône de l’AFC leur tend les bras. Au revers de Boston à Miami, Denver ajoute un succès inutile qui ne passe pourtant pas inaperçu. En effet, les Chargers gênent Brock Osweiler et obligent Gary Kubiak à relancer Peyton Manning. L’ancien de Tennessee se contente du minimum, mais obtient quand même la garantie de conserver son poste, à l’approche des choses sérieuses. Désormais, les futurs finalistes attendent sagement le gagnant de l’affiche entre Bengals et Steelers. Avec l’assurance de posséder un rideau de fer apte à les conduire vers le graal.

Au bout de la route, Santa Clara

Dans l’Ohio, c’est la formation de Pennsylvanie qui obtient le droit de continuer sa route. Ce chemin s’arrête, le 17 janvier, près des Rocheuses. Privée de plusieurs atouts majeurs, l’attaque de Todd Haley s’éteint, épuisée par une muraille intense. À l’étage supérieur, le tenant du titre représente le test ultime. Devant leur public, les chasseurs de Wade Phillips sont affamés. Jamais rassasiés, ils dévorent la protection de Tom Brady. L’effort collectif, admirable, donne à Denver deux longueurs d’avance au coup de sifflet final. Dès l’intersaison, c’était évidemment le but recherché.

Prochaine et dernière étape, Santa Clara (Californie), le 7 février. Un rendez-vous pouvant être l’épilogue d’une carrière légendaire. Une récompense synonyme de départ au sommet. Pour ce faire, il faut maintenant gravir le mont Carolina. Et vaincre ses gardiens, Cam Newton et Ron Rivera.


The ONE thing the Broncos must do to win Super… par NFL-Official

PARTAGER