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Personne ne contestera que Jamaal Charles fait partie des meilleurs running backs de la ligue… quand il n’est pas blessé. En huit ans à Kansas City, le coureur a amassé 9 663 yards avec une moyenne impressionnante de 5.5 yards par course. Il a aussi inscrit 63 touchdowns.

Oui mais voilà, le problème c’est que Charles a tendance à se blesser. Souvent. Cette année, il n’a joué que cinq matchs avec les Chiefs. La franchise a donc dû s’adapter. Et force est de constater qu’elle l’a fait avec succès puisqu’elle a atteint la demi-finale de conférence. Au sol, Spencer Ware et Charcandrick West ont abattu un formidable travail.

De quoi mettre en danger Jamaal Charles ? C’est en tout cas ce que pense le Hall of Famer Marshall Faulk.

« La question est : pourquoi les Chiefs continueraient-ils de payer Jamaal Charles alors qu’ils ont vu Spencer Ware et Charcandrick West ? Pour quelle raison ? Je ne vois aucune raison pour laquelle ils continueraient de le payer s’ils ont un moyen de se libérer de son contrat et d’utiliser cet argent autre part. C’est simplement du business », développe-t-il au Kansas City Star.

Car bien sûr personne ne doute de la qualité de Jamaal Charles, même comparé à West ou Ware. La question est avant tout financière. En se séparant de Charles, les Chiefs libéreraient 5 millions de dollars dans le salary cap. Faut-il laisser partir un running back de 29 ans, certes extrêmement talentueux, mais souvent blessé ? Faulk en tout cas se pose sérieusement la question.

« J’adore Jamaal, je pense qu’il peut trouver une autre équipe. Je pense qu’il lui reste beaucoup d’essence dans le réservoir. Mais quand je regarde ce qu’il s’est passé à Kansas City quand il s’est blessé, je me demande si ses jours ne sont pas comptés chez les Chiefs », poursuit l’ancien coureur.

Il sera intéressant de voir si les dirigeants des Chiefs ont les mêmes doutes que Marshall Faulk. En tout cas, une coupe ou un échange de Jamaal Charles ferait l’effet d’une bombe en NFL et beaucoup d’équipes se jetteraient certainement sur l’occasion. Mais, pour l’instant, on n’en est pas encore là.

 

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