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bloggif_56fab150aa393La NFL pourrait bien avoir trouvé son scandale d’intersaison 2016. En effet la ligue demande à l’un des plus grand journaux des Etats-Unis, le New York Times, de retirer un de ses articles paru la semaine dernière.

Tout remonte au jeudi 24 mars où l’édition du journal new yorkais publie un article tirant à boulets rouges sur la NFL et sa gestion des commotions dans les années 90. Le journal soutient également que la ligue a utilisé la même technique que l’industrie du tabac en ce qui concerne la minimisation des risques de santé. Selon le New York Times, des documents confidentiels permettent d’affirmer que plus de 100 commotions avérées de joueurs ayant eu lieu entre 1996 et 2001 n’ont jamais été suivies ni officialisées par la ligue.

Après quelques jours de débats, la NFL a officiellement demandé au journal de retirer son article et de présenter ses excuses, tant sur le fond que la forme. La NFL affirme que toutes ces allégations sont fausses et qu’elles ne reposent sur aucune preuves tangibles. Le journal a répliqué en affirmant que la NFL n’a aucun fichier concernant une quelconque commotion entre 1996 et 2001 concernant la franchise des Cowboys.

« Ce devrait être un signal d’alarme évident qu’une équipe n’ait pas enregistré de commotion au cours de plusieurs années. » affirme le docteur Cantu, source du New York Times.

Commotions et cancer des poumons

Concernant le lien avec l’industrie du tabac, le New York Times affirme que la ligue a reçu des instructions dans les années 90 de la part des entreprises productrices de cigarettes sur la manière de contourner un problème de santé publique. Pendant des années les producteurs de tabac ont affirmé qu’aucune étude sérieuse n’avait démontré de liens entre la cigarette et les différents cancer observés chez les fumeurs. De la même manière la NFL a longtemps affirmé qu’aucune étude n’avait fait de lien entre le football, les commotions et les maladies qui suivaient les joueurs en retraite.

De manière évidente, la NFL a affirmé qu’elle n’a entretenu aucun lien avec l’industrie du tabac et que le New York Times utilisait des méthodes « pernicieuses » et « injustes ». Ce qui est sûr, c’est que cette histoire est loin d’être terminée.

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