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terrell-owens-GettyImages-1697704.0Non, Terrell Owens n’a pas apprécié d’être oublié par le Hall of Fame. Et encore moins de voir Marvin Harrison lui être préféré. Dans un monde où seules les stats compteraient, son buste trônerait déjà à Canton. Mais malheureusement pour lui, le Fantasy Football Hall of Fame n’existe pas encore.

Car si l’on ne s’en tenait qu’aux chiffres, Terrell Owens serait au Hall of Fame et l’ancien receveur des Colts, non. C’est la conclusion à laquelle en est arrivé l’ancien trublion des 49ers, Eagles et Cowboys sur les ondes de SiriusXM, au micro d’une journaliste qui n’avait aucune idée de qui pouvait bien être Marvin Harrison…

« Il a joué durant des années avec Peyton Manning, c’est un receveur incroyable, » reconnait-il d’emblée avant de passer à l’attaque. « Mais encore une fois, quand on vient à ce que devraient être les critères de sélection au Hall of Fame, cela devrait se baser purement sur les stats et bien évidemment les miennes sont meilleures que les siennes… »

« De toutes les vestes dorées présentes le jour de la cérémonie, pas une ne doutait que j’allais en enfiler une. Et un jour au l’autre, oui, ça arrivera, mais je crois que pour l’ensemble de mon œuvre et tout ce que j’ai pu apporter à ce sport, j’aurais dû être intronisé dès la première année. »

Pourtant, au petit jeu des stats, l’écart entre les deux joueurs est loin d’être aussi grand que Terrell Owens ne semble le sous-entendre. En 190 matches, Marvin Harrison a attrapé 1102 passes (3e de l’histoire), pour 14 580 yards (7e) et 128 touchdowns (5e). Il aura fallu 219 rencontres à l’excentrique Owens pour se saisir de 1078 passes (6e), pour 15 934 yards (2e) et 153 touchdowns (3e), soit presque 2 saisons de plus que l’ancien TGV des Colts.

Seuls quatre receveurs ont eu le privilège d’être introduits dès leur première année d’éligibilité : Raymond Berry (1973), Lance Alworth (1978), Paul Warfield (1983), Steve Largent (1995) et Jerry Rice (2010). Andre Reed aura dû attendre 9 années, Tim Brown et Cris Carter 6, Michael Irvin 3. N’en déplaise à Terrell Owens, le Hall of Fame n’est pas qu’une question de stats et peut parfois se montrer cruel et lent à honorer ses illustres anciens. Très lent. Il faudra prendre son mal en patience.

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