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seattle-seahawks-preview-290816-e1472345785304Suite de la présentation équipe par équipe de la saison 2016. Au programme aujourd’hui : les Seattle Seahawks.

Dominés en janvier dernier par les Panthers du MVP Cam Newton, les hommes de Pete Carroll n’ont pas pu atteindre le Super Bowl pour la 3e fois consécutive. Mais, du côté de Seattle, tout n’est pas perdu pour autant. Depuis plusieurs années maintenant, l’équipe performe grâce à une escouade défensive redoutable, un coaching staff excellent et un chef d’orchestre toujours plus efficace. Puisque ces ingrédients n’ont pas disparu, la recette devrait encore être bonne en 2016.

L’effectif des Seahawks n’est peut-être pas le plus impressionnant de la NFL, mais la franchise avance avec des certitudes et une bonne dose d’expérience. Alors, même si le chemin vers le titre n’est jamais aisé, Russell Wilson et les siens font très certainement partie des prétendants à la victoire finale.

La saison dernière : 10 victoires – 6 défaites.

Mouvements à l’intersaison : En mars 2015, les dirigeants avaient frappé un grand coup d’entrée sur le marché des transferts, en enrôlant Jimmy Graham dans un échange avec les Saints. Un an plus tard, ce sont les départs qui ont été les plus remarqués. De Marshawn Lynch à Bruce Irvin, en passant par Russell Okung et Brandon Mebane, plusieurs pièces importantes ont quitté le navire.

Sans faire trop de bruit, les Seahawks ont ensuite recruté quelques vieilles connaissances. Tous sacrés en 2014 face aux Broncos, Brandon Browner, Tony McDaniel et Chris Clemons ont ainsi accepté de revenir, même si le dernier cité a depuis décidé de prendre sa retraite.

Les vétérans Jahri Evans, J’Marcus Webb et Bradley Sowell sont également arrivés, pour tenter d’aider une protection qui s’est souvent montrée fébrile la saison passée. C’est aussi le cas de Germain Ifedi, appelé à la 31e position de la Draft 2016. Sur l’autre ligne, Sealver Siliga et Jarran Reed, choisi au 2e tour, seront nettement mieux entourés.

À Seattle, ce sont finalement les prolongations du GM John Schneider, de Pete Carroll et de Doug Baldwin (46 millions de dollars sur 4 ans) qui semblent représenter les meilleures nouvelles de cette intersaison.

Arrivées notables : Brandon Williams (TE), Jahri Evans (G), J’Marcus Webb (OT), Bradley Sowell (OT), Tony McDaniel (DT), Sealver Siliga (DT), Brandon Browner (CB).
Re-signatures : Christine Michael (RB), Jermaine Kearse (WR), Patrick Lewis (C), Ahtyba Rubin (DT), Mike Morgan (LB), Jeremy Lane (CB), Jon Ryan (P).
Draft : Germain Ifedi (OL), Jarran Reed (DT), C.J. Prosise (RB), Nick Vannett (TE), Rees Odhiambo (G), Quinton Jefferson (DT), Alex Collins (RB), Joey Hunt (C), Kenny Lawler (WR), Zac Brooks (RB).
Pertes notables : Marshawn Lynch (RB), Derrick Coleman (FB), Ricardo Lockette (WR), J.R. Sweezy (G), Russell Okung (OT), Brandon Mebane (DT), Bruce Irvin (LB).

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Les points forts : Avec 291.3 yards et 17.3 points concédés par match, la défense de Kris Richard a su rester fidèle à sa réputation en 2015. Aujourd’hui, ce groupe n’est plus tout à fait le même, mais la situation n’est pas préoccupante pour autant. Michael Bennett et Cliff Avril, qui ont enregistré 19 sacks l’an dernier, constituent l’une des meilleures paires de chasseurs en NFL. Si Brandon Mebane a rejoint San Diego, Ahtyba Rubin et Jarran Reed sont capables de tenir la baraque. Derrière, les impeccables Bobby Wagner et K.J. Wright vont conseiller et soutenir Frank Clark, le probable suppléant de Bruce Irvin. Enfin, Richard Sherman, Earl Thomas et Kam Chancellor seront encore chargés de verrouiller le secteur aérien. Peut-être que ceux-ci permettront à Brandon Browner d’enregistrer plus de plaquages que d’interférences.

En attaque, les Seahawks pourront compter sur les nombreuses qualités de Russell Wilson. Avec 329 passes complétées sur 483 (68.1%), pour 4024 yards, 34 touchdowns et seulement 8 interceptions, le lanceur de 27 ans a encore progressé la saison passée. Son bras téléguidé devrait continuer de régaler un Doug Baldwin qui vient de réaliser son premier exercice à plus de 1000 yards. S’il fonctionne à plein régime dès le début des choses sérieuses, ce duo peut faire des ravages et libérer Jermaine Kearse, Tyler Lockett et Paul Richardson, les autres principaux receveurs de Seattle.

Les points faibles : En général, posséder dans ses rangs un quarterback qui sait courir comme un lapin est une aubaine. Chez les Seahawks, c’est maintenant une nécessité. Parfois catastrophique l’année dernière, la ligne offensive a vu Russell Okung prendre la direction de Denver. Le tackle de 27 ans est certes fragile (24 rencontres manquées en 6 campagnes NFL), mais il est surtout habitué à garder le côté aveugle. Garry Gilliam, son remplaçant désigné à Seattle, ne peut pas en dire autant. Sur le flanc droit, Bradley Sowell et J’Marcus Webb essaieront de limiter les dégâts. À l’intérieur, Justin Britt découvre le poste de centre, tandis que Mark Glowinski et Germain Ifedi sont aussi prometteurs qu’inexpérimentés. S’il ne veut pas constamment prendre ses jambes à son cou, Russell Wilson devra donc trouver rapidement ses cibles.

Pour aller au bout de l’exercice 2013, Pete Carroll et ses collègues se sont appuyés sur un effectif doté d’une profondeur presque inépuisable. C’est un peu moins le cas désormais, car Trevone Boykin (QB), Nick Vannett (TE), Rees Odhiambo (G), Quinton Jefferson (DT), Brock Coyle (LB), Tharold Simon (CB) ou Steven Terrell (S) ont encore tout à prouver. Une accumulation de blessures serait ainsi difficile à supporter dans l’État de Washington.

Facteur(s) X : Entre 2010 et 2016, les Seahawks ont basé la plupart de leurs idées offensives sur la puissance de Marshawn Lynch. Ses successeurs vont-ils être à la hauteur ? Avant de se blesser à la cheville en semaine 14, Thomas Rawls avait entamé sa carrière professionnelle de la meilleure des manières : 147 courses pour 830 yards et 4 touchdowns en 13 sorties, dont 7 titularisations. Christine Michael, son concurrent le plus menaçant, réalise une présaison encourageante. Si les deux jeunes coureurs parviennent à exceller, malgré les prestations irrégulières de leurs bloqueurs, cette attaque pourra exploiter le maximum de son potentiel. Sinon, les coaches devront solliciter les rookies C.J. Prosise et Alex Collins plus tôt que prévu.

L’autre point possiblement décisif concerne Jimmy Graham. Arrivé à Seattle il y a bientôt un an et demi, le tight end de 29 ans n’est pour l’instant que l’ombre de la star qu’il était à New Orleans. La saison passée, il n’a pu capter que 48 ballons, pour 605 yards et 2 petits touchdowns en 11 matches. Mais l’ancien de Miami est très talentueux et son intégration, même tardive, pourrait ouvrir la voie du succès.

Calendrier : Dolphins, @Rams, 49ers, @Jets, Repos, Falcons, @Cardinals, @Saints, Bills, @Patriots, Eagles, @Buccaneers, Panthers, @Packers, Rams, Cardinals, @49ers.

En résumé : Avant d’aller défier Arizona, le 24 octobre prochain, pour le premier choc de la NFC Ouest, les Seahawks ont droit à un parcours largement à leur portée. Il leur faudra ensuite notamment se rendre à New England puis Green Bay mais, au sein de leur CenturyLink Field, le kicker Steven Hauschka et ses coéquipiers vendront encore chèrement leur peau.

S’ils ne se perdent pas en route, les joueurs de Seattle devraient donc atteindre les playoffs, comme lors des 5 dernières saisons. Et, lorsqu’il sera temps de tout donner, la franchise de Paul Allen pourrait bien faire figure d’épouvantail…

Le pronostic : 11 victoires – 5 défaites.

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