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artis-hicks-brett-favre-271016Ce n’est pas forcément une surprise, mais il ne semble que les Saints n’étaient pas les seuls à mettre en jeu de l’argent sur les blessures des principaux joueurs adverses en 2010.

Dans le livre Gunslinger, consacré à Brett Favre, le journaliste Jeff Pearlman a recueilli le témoignage d’un joueur évoluant à l’époque chez les Vikings. Ironie du sort, il semble bien que la franchise du Minnesota avait le même système en place que l’équipe qui l’a battu en finale NFC en infligeant un traitement de choc à Favre.

« Cela faisait partie de la culture », assure le lineman offensif Artis Hicks. « J’ai fait lancer un pot-commun aux coaches, et tous les vétérans mettaient 100, 200 dollars. Et si vous blessiez un joueur important, vous remportiez l’argent. C’était le but, et je pense que nous étions tous dans le jeu : vous êtes là pour gagner, et si mettre hors course le meilleur joueur adverse vous aide à gagner, il n’y a rien de personnel. C’est juste du business. »

Brad Childress, le coach des Vikings à l’époque, avait témoigné contre les Saints dans l’enquête qui a mené à de lourdes sanctions contre la franchise.

Le livre cite même un exemple très direct. En 2008, alors que le linebacker Nick Barnett avait tenté de blesser Adrian Peterson lors d’un match précédent, un coach s’est manifesté pendant une réunion avec une consigne très simple sur Barnett.

« Je donne 500 dollars à celui qui me sortira cet enfoiré du match. »

Huit ans après les faits et après un renouvellement total des visages chez les Vikings, des sanctions semblent difficilement applicables.

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