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La guerre dura six années. Six années d’escarmouches. Six années de tromperies. De promesses faites un poignard serré dans le dos. Six années d’un combat sans relâche. Puis l’armistice. Après la guerre, vient le temps de la paix. Les 50 glorieuses. Sur les braises encore fumantes, la NFL va bâtir la ligue sportive la plus lucrative au monde. Un spectacle saisonnier qui, cinq mois par an, fait battre le cœur de millions de passionnés. Pourtant, le chemin fût long et tortueux. Semé d’embûches. Mais de cette adversité, la NFL a su tirer le meilleur. Guerre et Paix sauce gridiron.

AAFC vs NFL, la Première Guerre civile

La National Football League vient au monde au lendemain de la Grande guerre. Jeune, impétueuse, parfois maladroite, elle pave son chemin tant bien que mal en des temps troublés. Elle résiste par miracle à la grande dépression. Tente de se faire une place au soleil, dans l’ombre d’une toute puissante MLB. Le dada national de la patrie de l’oncle Sam. En 1946, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, c’est le début des ennuis. La All-America Football Conference voit le jour. Première véritable concurrente de la NFL, l’AAFC donne naissance à trois futurs mastodontes de sa grande sœur : les Cleveland Browns, les Baltimore Colts et les San Francisco 49ers. Du côté de la NFL, on regarde ça d’un mauvais œil. Entre amusement teinté d’arrogance et inquiétude voilée.

« Commencez par vous trouver un ballon et vous faire  un calendrier, alors enfin vous pourrez peut-être jouer un match, » lance Elmer Layden,  le Commissioner de la NFL.

Derrière le sarcasme, point une certaine crainte. Face à une NFL affaiblie par 6 années de guerre, l’AAFC va faire preuve d’ingéniosité et de créativité. Il faut dire que s’il elle ne jouit pas de la notoriété, de la visibilité et de la puissance financière de sa rivale, la petite nouvelle ne manque pas de ressources. Fondée par un éditorialiste reconnu du Chicago Tribunes, elle est soutenue par une flopée de millionnaires aux coffres débordants de billets verts. À l’image de Louis B. Mayer, co-fondateur de Metro-Goldwyn-Mayer. The millionaires’ coffee klatch. À côté, les proprios de la NFL feraient presque pitié. La fin de la guerre et la démobilisation de milliers de gamins à travers le pays offre un vivier de talent inespéré pour un nouveau né à peine sorti du ventre de sa mère. Et l’AAFC va se goinfrer. En 46, ses effectifs comptent 40 des 66 participants au College All-Star Game, deux Heisman Trophy et une centaine de joueurs ayant fait leurs armes dans la NFL. De quoi jouer les trouble-fêtes. Longtemps cantonnées au Nord-Est du pays pour des raisons d’organisation liées au transport, les ligues professionnelles découvrent les joies de l’avion. La Floride, la Californie. Ce sont de nouveaux marchés vierges au potentiel immense qui s’ouvrent à une AAFC à l’appétit vorace. Un nouvel El Dorado. Tous les voyants sont au vert. Ou presque.

Car encore faut-il que le public ait autant d’appétit. Après 10 premières années pénibles, la NFL a enfin trouvé son rythme de croisière. Pourtant, à désormais 26 ans, elle n’a jamais envisagé de s’ouvrir à plus de 10 franchises. La peur de voir trop gros. Trop gros, trop tôt. En 1946, le foot pro passe d’une ligue hégémonique de 10 équipes, à deux rivales et 18 formations. Trois à Chicago, trois à New York et deux à Los Angeles. Avec l’arrivée de l’AAFC, on risque l’embouteillage. L’overdose même. D’autant plus à une époque où le baseball majeur et le foot universitaire règnent en maîtres sur le paysage sportif américain. Pendant que le Rose Bowl rassemble plus de 90 000 aficionados à Pasadena et que les World Series de baseball font office de trésor national, la NFL peine à rassembler 35 000 fans pour sa grande finale. Sur le terrain, les meilleures équipes pro se feraient probablement marcher dessus par les grosses écuries universitaires. Non, le football n’est pas un business viable.

« Aucun propriétaire n’a gagné d’argent grâce au football, mais beaucoup se sont ruinés en pensant qu’ils le pouvaient » prévient Joe Carr, commissaire de la NFL de 1921 à 1929.

Sacrés en 46, les Cleveland Rams de Dan Reeves ne sont jamais parvenus à générer un sou. La triste réalité de la NFL de l’après guerre. La préhistoire. Malgré toute sa volonté, l’AAFC n’y survivra pas. En 1949, elle périclite. Pourtant, en seulement trois années d’existence, elle aura apporté son lot d’innovations. Notamment en terme d’ouverture d’esprit. Quand la NFL ne compte que 7 joueurs noirs en 39, sa concurrente en totalise 20. Le 6 septembre 1946, pour son tout premier match, elle s’offre même un record. Les Cleveland Browns de Paul Brown écrasent les Miami Seahawks (44-0) devant une foule record de plus de 60 000 curieux. Du jamais vu pour une rencontre professionnelle. De quoi faire frissonner son arrogante rivale. Ou pas. Car si les Browns brillent, et s’érigent rapidement en modèle d’excellence tant en terme d’organisation que de résultats, d’autres franchises implosent littéralement. À l’image de leurs victimes inaugurales. Entre deux match reportés pour cause d’ouragan, des affluences grotesques, un piteux bilan de 3-11 et 350 000 dollars de trou dans les comptes, les Seahawks sont enterrés dès la fin de leur première saison. Presque mort-nés.

Si les Browns, Niners, Yankees ou Dons n’ont pas de mal à fidéliser un public toujours plus nombreux, de quoi rendre jaloux les responsables des billetteries NFL, le mal est plus profond. Et presque incurable. L’AAFC souffre d’un déséquilibre sportif considérable entre ses meilleures et ses plus mauvaises franchises. Pendant que la All-America Football Conference se débat tant bien que mal, la guerre ouverte avec la NFL continue de battre son plein. Les deux camps entament des négociations en 48. À la clé : fusions, ventes, déménagements. De quoi n’y plus rien comprendre. Le 9 décembre 1949, à l’avant-veille de l’ultime finale qui verra les Browns glaner une quatrième couronne consécutive face aux 49ers, les deux ennemies signent l’armistice. Cleveland, San Francisco et Baltimore intègrent la National-American Football League — un nom qu’elle ne conservera qu’un an, les Dons fusionnent avec les Rams, alors que les Bills, Hornets et Yankees rejoignent le cimetière. Les Browns ont beau quémander une opposition face au champion NFL, la grande ligue s’y refuse. Art Rooney, le boss de Steelers mal en point, milite en faveur tant bien que mal, ses confrères s’y opposent. Trop à perdre. Rien à y gagner.

Pas totalement ingrate, la NFL accepte de débuter la saison 1950 par une affiche de luxe entre le champion AAFC fraîchement promu chez la rivale, les Browns, et son champion, les Eagles. Enfin les deux ligues vont pouvoir se mesurer. Pour de vrai. The World Series of Pro Football. La presse comme les fans trépignent d’impatience. Ce sont plus de 71 000 passionnés qui se massent dans le Philadelphia Municipal Stadium. Une foule record dans le monde pro. Archi-favoris, les Eagles se font déplumer. 35-10. Les hommes de Paul Brown, emmenés par Otto Graham, ne font qu’une bouchée d’une équipe de Philly considérée comme l’une des toutes meilleures de l’histoire. Une histoire qui avait visiblement oublié la défunte AAFC.

art-modell-pete-rozelle-tex-schramm-milt-woodard-lamar-huntAFL vs NFL, la Seconde Guerre civile

Si l’AAFC triomphe post-mortem, son sort est déjà scellé et l’avenir ne retient qu’une ligue : la NFL. Pendant 10 ans. elle règnera sans partage. Quand Lamar Hunt, rejeton d’un magna du pétrole, tente de créer une nouvelle franchise au Texas ou d’acquérir des parts chez les Chicago Cardinals afin de les envoyer à Dallas, il se heurte à un mur. No pasara. Dès lors, l’idée d’une ligue concurrente germe dans son esprit. The American Football League. En septembre 59, la NFL se dit qu’une expansion ne serait pas une si mauvaise idée que ça. Mais il est déjà trop tard. Le train est déjà passé. Dès le mois d’août, le projet concurrent compte six franchises. Un an plus tard, pour ses grand débuts, il en a trouvé deux de plus. Si L.A., New York, Oakland et Dallas doivent rivaliser avec des écuries NFL, Boston, Buffalo, Denver et Houston découvrent des marchés inexplorés jusque-là. De véritables aubaines.

Perchée dans sa tour d’ivoire, la NFL va faire l’erreur de sous-estimer sa petite, mais ô combien motivée concurrente. La snober même. Une ligue pour les recalés de la NFL pense-t-elle. À quoi bon perdre son temps avec l’American Football League quand on peut regarder la National Football League. Un championnat bien implanté dans le paysage sportif US et qui profite de médias vendus à sa cause. Mais c’est se tromper que de penser que la petite nouvelle est inoffensive et connaîtra le même destin que l’AAFC. Car elle ne manque pas de ressources. En avance sur son temps, l’AFL va puiser dans le vivier des petites universités et des établissements à majorité noire. Loin de se contenter de ce formidable réservoir à talents, la jeune ligue va également repêcher les fameux recalés de la NFL. Mais pas que. En 1960, alors que l’AFL découvre le monde, elle a le culot de signer la moitié des joueurs sélectionnés au premier tour par sa grande sœur. En 1965, elle ravise Joe Namath, la star, la vedette, la pépite convoitée par tout le monde pro. Celui qui va révolutionner le football. Un tournant. La même année, elle signe un juteux contrat de 36 millions de dollars avec NBC pour la diffusion de l’ensemble de ses rencontres. L’AFL s’est trouvée son sugar daddy. Son mécène. Celui qui lui manquait pour enfin rivaliser financièrement. Mais pas seulement.

« Quand la nouvelle est tombée, je me suis dit, ‘c’est le début de la fin,' » racontait Art Modell, propriétaire des Browns. « J’ai compris qu’ils ne rigolaient plus quand ils ont signé avec NBC. Cela leur a donné de la crédibilité. L’argent c’est une chose, mais la crédibilité est autrement plus importante. »

De la crédibilité et de la visibilité. Difficile de faire comme si l’AFL n’existait pas. Dans la vague de la relocalisation des Chargers et Texans vers des marchés jusque là inexplorés et de la mue réussie des New York Titans en Jets, l’AFL résiste. Mieux encore, elle grandit et commence à empiéter sur les plates bandes de sa rivale. De voisine parfois un peu trop fêtarde, mais dans le fond pas si dérangeante, la petite rivale en deviendrait presque encombrante.

Loin de se contenter d’être une pâle figure de son aînée, l’AFL, à l’image de feu l’AAFC, joue la carte de l’audace et de l’innovation. L’American Football League adopte un calendrier de 14 rencontres, imprime le nom de chaque joueur sur le dos des maillots, imite les règles universitaires en instaurant une conversion à deux points, affiche le chronomètre sur les panneaux d’affichage des stades et développe de nouvelles modalités de diffusion et de répartition des droits avec les diffuseurs officiels. Surtout, la petite sœur propose un jeu plus ouvert et plus excitant. Bien aidée en cela par le recours au Spalding J5V, un ballon plus long et plus petit que le « Duke » de Wilson, en usage dans la NFL, et qui se révèle plus facile à manipuler.

À mesure que l’AFL croit, sa rivalité avec sa coloc n’a de cesse de s’intensifier. Prêtes à tout pour attirer les meilleurs talents, les deux ligues vont se lancer dans une véritable guère d’enchères. De surenchères même. Les billets verts volent à tout va. Les franchises lâchent des sommes astronomiques pour des joueurs n’ayant encore rien prouvé. Le seul but : les ravir à l’autre. En 64, les Kansas City Chiefs recrutent la fusée Gale Sayers avec leur choix de premier tour. La comète du Kansas leur préférera les Bears de la NFL. L’année suivante, quand Mike Garrett, le coureur de USC fraîchement nommé Heisman Trophy, se présente à la draft, il ne fait aucun doute, il rejoindra la NFL. Si bien que les Chiefs attendent le 20e et ultime tour pour tenter le coup et le drafter. Judicieuse idée. Sélectionné au 18e rang général par les L.A. Rams, il snobe la NFL, file dans le Missouri et remportera le titre AFL dès son année de rookie. Si la guerre fait rage, les deux ligues s’entendent pour ne pas aller voler des joueurs sous contrat chez la voisine. Une clause non-écrite que la NFL brisera en mai 66 lorsque les Giants iront chiper le kicker des Bills Pete Gogolak, la référence à son poste, pourtant lié à la franchise du nord de l’État de New York. Le pacte est brisé. L’entente cordiale aussi. Le boss des Raiders, Al Davis, tout juste intronisé patron de l’AFL lance les hostilités.

« Al a foncé sur l’occasion et signé trois des meilleurs quarterbacks NFL, » se souvient Pat Sullivan, ancien passeur des Falcons et Redskins. « Ça n’était pas vraiment un coup de semonce, mais un tir en plein cœur. Peu de temps après ça, les discussions ont débuté pour de bon et ont abouti à la fusion. »

Les quarterbacks John Brodie et Roman Gabriel, le tight end Mike Ditka, l’AFL va débaucher les vedettes NFL à coup de gros sous. Pourtant, aucun d’eux ne jouera jamais dans l’American Football League. Car l’histoire est déjà en route.

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Face à la stratégie sans pitié adoptée par Al Davis, la NFL craint de se faire dépouiller de ses talents. GM des Cowboys depuis 1960, Tex Schramm va secrètement lier contact avec l’ennemi. À son interlocuteur Lamar Hunt, propriétaire des Chiefs de KC, la question est simple : une fusion, ça vous dit ? Dans l’ombre, loin des oreilles de Davis, les tractations sont lancées. Le 8 juin 1966, le mariage est scellé. Le visage du football pro va bientôt changer à jamais. Une dernière étape à franchir : le Congrès. Pour que l’accord soit mis en œuvre, encore faut-il passer l’obstacle de la non-concurrence. Devant le sous-comité spécial, Pete Rozelle, le patron de la NFL, assure que si l’entente est acceptée, aucune franchise professionnelle de football ne sera contrainte de changer de ville.

L’autre point soulevé concerne la capacité des stades. En dessous de 50 000, les enceintes sont jugées inadéquates pour accueillir une franchise NFL. Agrandissement, déménagement ou construction d’un nouveau stade. Trois solutions s’offrent dès lors aux équipes ne répondant pas aux exigences. Seuls les Vikings et leur vieux Metropolitan Stadium auront droit à un traitement de faveur. Et ce jusqu’en 82 et l’ouverture du Metrodome. Les Boston Patriots ne sont pas aussi vernis. Avec le Fenway Park et ses 32 000 places pour seule solution, les Pats sont dans l’embarras. Si elle trouvera une solution de secours à la dernière minute, la franchise de Nouvelle-Angleterre incarne ce virage pas totalement contrôlé que représente la fusion. Le Congrès ne relève aucune illégalité dans le mariage entre les deux championnats. Le président Lyndon B. Johnson signe la loi autorisant l’union. L’union est scellée. La grande NFL est née. Au grand dam d’Al Davis.

« Nous avions été faibles et ça ne me plaisait pas, » racontait Davis au lendemain de la fusion. « Ça n’était pas une question d’argent, juste que nous étions en position de force et que nous avons tout lâché. Ils le savaient, et c’est pour ça qu’ils tenaient tant à un accord. »

La fusion donne naissance à une ligue de 24 équipes qui passera à 26 d’ici 69 et 28 d’ici 70. Dans les faits, il faudra attendre 1976 et la création des Seattle Seahawks et Tampa Bay Buccaneers pour que l’objectif soit rempli. La faute aux exigences pointues en matière de stades qui retarderont le processus d’expansion et d’intégration. Toutes les franchises déjà existantes restent en vie. Déménagements interdits. Les Jets et Raiders devront verser des indemnités aux Giants et 49ers pour compenser le partage de marché. En 64 déjà cette épineuse question de marchés communs avait poussé la NFL a gentiment proposer de relocaliser les deux franchises AFL à Memphis et Portland. Niet avait été la réponse. Au mois de mars de l’année suivante, se tiendrait une draft unique. La toute première. Finie la surenchère des contrats.

Il faudra attendre 1970 pour que le mariage soit officiellement prononcé et prenne ses pleins effets. Le nom et le logo de l’AFL sont enterrés. Les deux ligues se rangent derrière l’étendard de la National Football League. L’histoire de feu l’AFL devient celle de la NFL. Les 10 anciennes équipes de l’American Football League, ainsi que les Steelers, Browns et Colts rejoignent la conférence AFC, les 13 formations NFL, la NFC. Si la Conférence Américaine se met rapidement d’accord sur sa répartition en divisions, la Nationale traine la patte. Tout le monde veut éviter les Cowboys et Vikings, tout le monde veut tomber avec les jeunes et faibles Saints. Une seule chose est sûre, Rams et 49ers, seules franchises à l’ouest des Rocheuses seront dans la même division. Cinq propositions seront soumises et c’est finalement la secrétaire de Rozelle qui tirera au sort le plan 3. Le grand vainqueur.

En attendant la fusion, les deux ligues conservent un calendrier distinct pendant trois saisons, à l’exception de quelques rencontres de pré-saison. Les futures mariées s’entendent néanmoins sur un grand match de gala entre les deux champions à l’issue de la saison. Le premier aura lieu en janvier 1967. Le souhait de Joe Namath est enfin comblé.

« De vous à moi, j’ai vraiment hâte de voir ce fameux match entre les champions de chacune des ligues, » confiait l’emblématique passeur des Jets dans un article d’associated Press.

L’ancêtre du Super Bowl. Car à l’époque, il ne s’appelle pas encore ainsi. De nom, il n’en a tout simplement pas. Il faudra attendre 1970. Pourtant, dès 67, Lamar Hunt, le proprio des Chiefs, a déjà une idée derrière la tête.

« Je pense que l’une des premières choses qu’il nous faudra décider est l’emplacement du Super Bowl — c’est mon terme pour désigner la finale entre les deux ligues, » expliquait-il le 18 juillet 67. « Je suis favorable à l’idée qu’il soit joué sur terrain neutre où nous serions assurés d’un temps clément. »

Trois ans plus tard, son souhait sera exaucé. Mais pourquoi ce nom ? Une simple référence à un jouet avec lequel ses gamins s’amusent. Le Super Ball. CBS s’approprie les droits de toutes les rencontres dans laquelle le visiteur vient de la NFC, NBC en fait de même avec l’AFC et ABC créé le Monday Night Football, le premier prime time hebdomadaire dans le sport pro américain. Après 6 ans de lutte, le monde du football est enfin en paix. Le début des années glorieuses. Pourtant, ça n’était pas gagné d’avance.

« Comment voulez-vous faire la paix avec des personnes déterminées à faire la guerre, » déplorait Pete ROzelle.

 

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6 Commentaires

  1. tres bon article…. c'est amusant de voir des noms d'equipes disparues mais avec des noms qui existent encore comme les Miami Seahawks ou Cleveland Rams….
    les Superbowl 175 sera peut etre entre les Boston Jets et les Baltimore Steelers…

  2. Super article, quand on voit tout ce qui s'est passé pour que l'on voit aujourd'hui ce qu'est la NFL…je sais pas si on peut voire une mutation similaire dans d'autres sports, c'est quand-même un truc de ouf..
    Des équipes disparues, des Cleveland Browns au sommet, des Patriotes ridicules….quelle belle époque…LOL

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