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10. C’est le nombre de rencontres restantes avant le Super Bowl. Nous y sommes, les matchs à éliminations directes. Les « Win or Go Home » comme il disent de l’autre côté de l’Atlantique. Pendant que les quatre franchises avec les meilleures bilan (New England, Dallas, Kansas City et Atlanta) regarderont tranquillement les matchs dans leur canapé en attendant leurs adversaires, huit autre franchises entrent en scène dès ce week-end.

Si pour certaines la post-saison est une habitude, pour d’autre leur dernière apparence en play-offs remonte à une éternité. C’est le cas de Miami (2008) et surtout d’Oakland (2002) qui vont redécouvrir ces moments si particuliers d’une saison.

Coup d’envoi samedi à 22h35
Houston Texans (4) – Oakland Raiders (5)

Osweiler vs. Conor Cook. Voilà le duel auquel on va assister pour ouvrir les playoffs de cette saison. Autant dire que c’est pas l’opposition de quarterback la plus excitante qu’il soit. Les deux sont des choix par défaut à ce moment-là de la saison et leur titularisation fait plus peur qu’autre chose. Pourtant, chaque équipe devra faire avec et dans les autres domaines, Raiders comme Texans ont de quoi faire. En défense, avantage aux locaux. C’est dans ce secteur que Houston a impressionné cette saison et si la franchise est en playoffs pour une deuxième année consécutive, elle peut remercier son escouade défensive.

Face à eux, s’ils veulent avoir ne serait-ce qu’un espoir de l’emporter, les Raiders se doivent d’enlever un peu de pression à Conor Cook. Pour cela plusieurs solutions. La première, lui permettre de lancer dans de bonnes conditions. La seconde, le soulager avec le jeu au sol. Deux options qui passent par une grosse ligne offensive. Ça tombe bien c’est un point fort à Oakland même si Donald Penn est pour l’instant incertain. Le problème, c’est qu’en face il y aura des joueurs comme Jadeveon Clowney ou Withney Mercilus. Le duel entre le front seven texan et la ligne offensive d’Oakland promet donc d’être décisif.

Si ce n’était pas forcément avec Conor Cook que les Raiders imaginaient arriver en playoffs, le fait est que la franchise retrouve la post-saison pour la première fois depuis 2002. Presque 15 ans que les Raiders n’ont plus joué de matchs décisifs. Pour Houston, la dernière rencontre de playoffs date (à peine) de l’an dernier, mais le score (30-0) face à Kansas City a laissé un goût amer dans la bouche de Bill O’Brien et ses joueurs. Raiders comme Texans attendent donc ce match avec impatience.

Coup d’envoi dans la nuit de samedi à dimanche à 2h15
Seattle Seahawks (3) – Detroit Lions (6)

Depuis quelques années, Seattle arrivait en playoffs avec des certitudes. Leur parcours n’était pas toujours parfait en saison régulière mais il y avait une constante : la franchise abordait les matchs de post-saison en confiance. Cette année, on ne peut pas vraiment en dire autant. La blessure d’Earl Thomas a laissé beaucoup de points d’interrogations et de questions au sein d’une défense qui n’y a pour l’instant pas répondu. Le safety est difficilement remplaçable dans le système de Pete Carroll.

En NFL, on le sait, il suffit d’une faiblesse, d’une fissure dans la carapace pour que l’équipe adverse en profite au maximum. On parie que c’est ce que va faire Detroit. Avec Matthew Stafford, l’un des bras les plus puissants de la la ligue, les Lions devraient tester très tôt le milieu du terrain. Histoire de challenger la vision et surtout la cohésion des defensifs backs. De l’autre côté du ballon aussi, on a l’impression que l’équipe de Seattle est différente chaque semaine. Malgré des bonnes périodes en saison régulière, l’attaque des champions 2013 est trop irregulière.

On a en tout cas face à face deux des équipes les plus fortes quand le match est serré dans les derniers instants. Russell Wilson et Matthew Stafford sont des quarterbacks qui élèvent leur niveau de jeu au moment le plus importants de la rencontre. Le quatrième quart-temps est leur terrain de jeu. Si on mise donc sur un match serré, l’équipe qui aura le sang froid en fin de match fera un grand pas vers la demi-finale de conférence.

Coup d’envoi dimanche à 19h05
Pittsburgh Steelers (3) – Miami Dolphins (6)

Lors de leur confrontation en saison régulière, les Dolphins avaient disposé des Steelers de manière impressionnante. Une victoire 30 à 15 qui avait lancé une série non moins impressionnante de neuf victoires en dix matchs. On pourrait ainsi imaginer que les visiteurs possèdent désormais un avantage psychologique sur leurs hôtes d’un soir. Oui, mais non car ces équipes du 16 octobre n’ont plus grand chose à voir avec celles qui s’affronteront dimanche. Surtout au poste de quarterback. Du côté des Steelers, Ben Roethlisberger était affaibli par un genou qui le faisait souffrir alors qu’en face Ryan Tannehill était en plein forme. Ce n’est malheureusement plus le cas pour les Dolphins et c’est Matt Moore qui mène maintenant l’attaque.

Jay Ajayi lui sera toujours présent. Face à Pittsburgh il avait sorti son premier match à plus de 200 yards de la saison. Avec l’absence du quarterback titulaire, Miami va forcément s’appuyer un maximum sur son jeu au sol. Ce sera maintenant aux Steelers de montrer qu’ils ont compris la leçon et qu’ils sont désormais capable de stopper le running back. Surtout que dans leurs rangs aussi se trouve l’un des meilleurs coureurs de la ligue : Le’Veon Bell. Depuis son retour en semaine 4, il est probablement le meilleur joueur de Pittsburgh. Sa vitesse, son puissance mais aussi sa patience font de lui un joueur quasiment inarrêtable.

Ce sera d’ailleurs la première fois qu’il jouera avec Big Ben et Antonio Brown en playoffs. Un trio d’attaque qui n’a que peu d’égal en NFL (avec Dallas peut-être). Le match se jouera d’ailleurs probablement de ce côté du ballon. Si les Steelers arrivent, à domicile, à mettre le pied sur l’accélérateur d’entrée, prendre le score et garder la tête tôt dans le match, ils obligeront Miami à sortir de sa zone de confort. Terminé le jeu au sol pour maîtriser l’horloge et affaiblir les défenses, il faudra exposer Matt Moore. Pas sûr que ce soit une stratégie payante.

Coup d’envoi dimanche à 22h40
Green Bay Packers (4) – New York Giants (5)

Depuis 2007, les Giants sont allés trois fois en playoffs. Résultat : une défaite en demi-finale (2008) mais surtout deux Super Bowl gagnés (2007 et 2011). Autant dire qu’ils font rarement le voyage à vide. Les Packers eux n’ont qu’une bague dans cette période mais sont des habitués de la post-saison puisqu’ils ne ratent plus un seul rendez-vous depuis leur absence en 2008. Cette saison, ce match entre New York et Green Bay est peut-être la plus belle opposition de ce « Wild-Card Round ».

L’attaque d’Aaron Rodgers fait des étincelles en ce moment. Il semblerait que rien ne puisse résister à celui qui est désormais dans les discussions pour le titre de MVP. Mais dimanche, les Packers vont passer un véritable test car le gros point fort des « Blue Men » cette année, c’est la défense. Sans être exceptionnel, le pass-rush fait son travail même sans Jason Pierre-Paul, le front seven dans son ensemble est très costaud et les défensive backs représentent un vrai atout pour cette équipe. Il faut maintenant savoir s’ils seront capables de couvrir les receveurs plus que les quelques secondes habituellement nécessaires. Car avec Rodgers, on le sait, l’action peut rapidement se transformer pendant le jeu lui-même, et que sa capacité d’invention n’a d’égal que son talent à lancer en mouvement, à l’autre bout du terrain ou dans une fenêtre de tir extrêmement réduite.

En bref, les cornerbacks et safeties des Giants devront être prêts à tout, tout le temps. A l’inverse, l’attaque des Giants est plutôt prévisible. Peu de jeu au sol et une surexploitation d’Odell Beckham Jr. Après tout, quand on a l’un des meilleurs receveurs de la ligue dans ses rangs pourquoi sans priver. Il faudra toutefois qu’Eli Manning élève son niveau de jeu lors de ces playoffs s’il ne veut pas que ce déplacement à Green Bay soit la seule rencontre de la post-saison pour New York. On lui fait confiance, après tout, il a déjà gagné deux bagues alors qu’on ne l’attendait que très rarement. C’est déjà une de plus que Rodgers.

Les affiches

Coup d’envoi samedi à 22h35
Houston Texans (4) – Oakland Raiders (5)
Coup d’envoi dans la nuit de samedi à dimanche à 2h15
Seattle Seahawks (3) – Detroit Lions (6)
Coup d’envoi dimanche à 19h05
Pittsburgh Steelers (3) – Miami Dolphins (6)
Coup d’envoi dimanche à 22h40
Green Bay Packers (4) – New York Giants (5)

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