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À 32 semaines du Super Bowl LII, épisode 21 de notre rétrospective exceptionnelle, le Super Bowl XXI.

Super Bowl XXI Logo.svgDenver Broncos (AFC) vs. New York Giants (NFC) – 25 janvier 1987

Durant des décennies, ils ont bouilli, explosé, craché leur lave sur une NFL encore jeune et pas tout à fait fringante. Durant des décennies, ils se sont imposés dans le paysage. Massif, fiers, imposants. Puis soudainement, ils se sont endormis. Une longue léthargie. Les années passent. 10. Toujours pas signe de vie. Plongés dans un sommeil profond dont ils semblent voués à ne jamais sortir. 20 ans. Une première secousse. Puis l’explosion. Spectaculaire, violente, brillante. Les Géants bleus sont sortis de leur torpeur après plus de deux décennies d’un sommeil sans fin.

Dans l’ombre des géants

9 ans après avoir été transformée en jus d’orange par les Cowboys lors d’un Super Bowl XII à sens unique, Denver est toujours en deuil. La Orange Crush Defense s’est liquéfiée depuis belle lurette. Après deux visites expéditives en playoffs en 78 et 79, l’ère Red Miller s’achève. S’il aura su donner un coup de cravache à des Broncos plongés dans un coma post-natal de 17 interminables années, il se sera pris l’oxer en pleins tibias, incapable de franchir un cap. Celui du succès, il l’a pourtant effleuré. Celui de la régularité et du progrès, jamais il ne sera parvenu à l’atteindre. Ancien joueur puis coach assistant des… Cowboys, Dan Reeves pose ses valises au pied des Rocheuses pour tenter d’enfin dompter des Broncos abonnés aux échecs. Après deux saisons vierges et une grève qui les précipite vers les bas-fonds de la NFL, le destin leur sourit enfin.

Ce destin, il a un nom, une tignasse blonde, un polo rouge de gamin de bonne famille, un talent hors norme, un égo proportionnel et un caractère de sale gosse a qui on n’a pas assez souvent dit « non ! » Cet ado, c’est John Elway. Non content d’être drafté par les Colts de Baltimore, monsieur pique une crise et exige une autre destination. Et évidemment, il sera entendu. 33-15. Deux excursions en playoffs, deux revers. L’apprentissage de l’ancienne star de Stanford se déroule bien, mais là encore, impossible de passer le premier obstacle. Trop haut. Toujours trop haut. Après 3 années, les succès en saison régulière s’accumulent, ceux en séries se font désespérément attendre. Pourtant, dans la vague d’une campagne 85 qui aura vu Elway arroser comme un forcené, pour le meilleur et pour le pire, le quarterback gagne en maturité et c’est toute l’attaque qui prend enfin corps.

504 passes tentées, 3485 yards, 19 touchdowns, 13 interceptions, un vrai jardinier. Le blondinet prend de la hauteur et si sa maladresse de la saison passée ne l’a toujours pas abandonné, il se révèle de plus en plus clutch et imprévisible. Surtout, il doit composer avec un groupe de receveurs sans grande envergure. Pas de stars. Peut-être pas des seconds couteaux, mais rien de bien affolant. Ils se mettent à quatre pour conquérir un peu plus de 2100 yards. Au sol, la doublette Sammy Winder/Gerald Willhite amasse 1154 yards au sol et 700 dans les airs, bien aidée par une ligne offensive puissante, portée par le Pro Bowler Keith Bishop. De ce groupe moyen, John Elway parvient à tirer le meilleur, mais guère plus. Pas vraiment un casting hollywoodien.

De l’autre côté du ballon, les Broncos possèdent la défense la plus étanche au sol de l’AFC. De la redoutable Orange Crush Defense, ne restent que quelques vestiges. Louis Wright et Tom Jackson, le cornerback et le linebacker Pro Bowlers, et Steve Foley. Tous les autres ont tiré leur révérence au lendemain du Super Bowl XII. Pour les remplacer, Dan Reeves peut compter sur les 13,5 sacks de Rulon Jones, les presque 10 de Karl Mecklenburg et les 6 interceptions, dont 2 victorieuses, du polyvalent Mike Harden. Mais là encore, les stars font cruellement défaut. Après un début de saison en trombe et 6 succès consécutifs, les purs-sangs du Colorado calent et sombrent dans l’irrégularité. Victoire, défaite, victoire, défaite. Assez pourtant pour décrocher un bilan de 11-5 et un ticket pour la playoffs. Les Patriots battus au forceps, les Browns terrassés au terme d’une ultime série entrée dans l’histoire (The Drive) et de prolongations éclaboussées par tout le talent d’improvisation de John Elway, les Broncos s’ouvrent grandes les portes du Big Game. Ils tiennent leur revanche avec le destin.

Dans la Grosse pomme, tout ne se résume pas à un seul homme. Porté par la légende vivante Lawrence Taylor, le Big Blue Wrecking Crew fait front. Une muraille bleue qui après s’en être pris 31 dans la tronche en ouverture ne concédera jamais plus de 20 points jusqu’au match de clôture, un succès éclatant sur les Packers (55-24). Sacré Joueur Défensif de l’Année, Taylor engloutit 20,5 sacks et devient seulement le deuxième défenseur à être couronné MVP. Après près deux décennies d’errance, le Joueur Défensif/Rookie Défensif de l’Année 1981 est à deux doigts de faire renouer les Giants avec leur glorieux passé. Un passé qui les aura vu disputer 15 finales NFL et décrocher 4 titres. Leur dernière couronne, en 56. Leur dernière finale, 63. Depuis, un grand vide. Dans l’ombre du géant, Gary Reasons, Carl Banks, et Harry Carson, les autres linebackers, amassent sacks, plaquages et interceptions en pagaille. Sur l’aile droite de la ligne, le defensive end Leonard Marshall signe 12 sacks, en route vers Hawaï.

Emmenée par Phil Simms, l’attaque aérienne new-yorkaise ressemble beaucoup à sa cousine des Rocheuses. Un quarterback prolifique (3487 yards et 21 touchdowns), mais maladroit (22 interceptions), qui doit composer avec un maigre arsenal. Si le tight end Mark Bavaro conquit 1001 yards et marque 4 fois, le groupe de receveurs manque d’un véritable leader. À 31 ans, le passeur semble enfin avoir pris toute la mesure de son talent. Pourtant, dans la semaine menant au Big Game, on l’oublie trop souvent. Lui et tout le reste de l’escouade de l’air.

« Je ne me suis pas senti ignoré cette semaine, » confiera pourtant Phil Simms après la rencontre. « Comme je l’ai dit, quand vous pensez aux Broncos, vous pensez à John Elway. Quand vous pensez aux Giants, vous ne pensez pas à Simms. »

De bons joueurs, solides, fiables, mais pas de cible 5 étoiles. Si bien que les Géants s’en remettent très largement à un jeu au sol dévastateur. 1516 yards et 14 touchdowns, jamais la franchise de NYC n’avait connu coureur aussi gourmand que Joe Morris. En roue libre, portés par une défense injouable et une attaque appliquée, les Giants écrabouillent les 49ers de Joe Montana, Jerry Rice et Bill Walsh (49-3) et éteignent les Redskins (17-0). 23 ans plus tard, ils retrouvent la finale. À 61 ans, ils vont découvrir leur premier Super Bowl.

Duel de géants

John Elway l’indomptable quarterback contre Lawrence Taylor le Colosse Bleu. La presse n’a d’yeux que pour les deux hommes. Le chasseur et le chassé. Le prédateur et sa proie. Celui qui sortira vainqueur du duel aura déjà deux phalanges dans sa bague de champion. Un champion inédit. Car pour la dernière fois avant le Super Bowl XXXIV, aucun des deux prétendants n’a jamais empoigné le trophée Lombardi. Dans un Rose Bowl de Pasadena qui retrouve le Big Game pour la 4e fois, les Giants, forts d’une défense qui avait infligé 4 turnovers et su dompter les chevaux du Colorado au courage en semaine 12 (19-16), partent avec une longueur d’avance. Car après tout, il paraitrait que ce sont les défenses qui conquièrent les titres. Pourtant, pour le guard new-yorkais Chris Godfrey, le facteur X se nomme Phil Simms.

« Si Phil Simms livre un grand match aujourd’hui, il entrera à jamais dans le cœur des fans des Giants. Ils oublieront Y.A. Tittle (gloire des Giants des années 50-60, ndlr), » prédit Godfrey.

Dans le tunnel menant au terrain, le passeur des Giants vit un rêve éveillé.

« Me tenir dans le tunnel du Rose Bowl en attendant d’être annoncé et d’en sortir, ça a été comme je l’avais toujours imaginé, » racontait-il récemment. « On rêve tous à ces moments là dans nos vies, mais on est souvent déçu au bout du compte. J’aurais aimé pouvoir rester dans le tunnel à entendre les fans chanter pendant 5 minutes au lieu des 40 secondes auxquelles j’ai eu droit. Un sentiment incroyable. »

De retour en Californie, théâtre de ses prouesses universitaires, John Elway se sent comme à la maison. D’entrée de jeu, il récite son football. Feinte de handoff, pirouette et 10 yards à la course. Quelques secondes plus tard, il ajuste une passe de 24 yards dans les gants de Mark Jackson. Les Géants font front et ralentissent l’élan des hommes des Rocheuses. De 48 yards, Rich Karliss le botteur au pied nu égale le record établi par Jan Stenerud lors du Super Bowl IV et ouvre le score. Entrée en matière prometteuse. Mais que dire de la réplique new-yorkaise. Expéditive. Cinglante. 17 yards de Phil Simms dans les airs. 11 de Joe Morris au sol. La ligne médiane est déjà franchie. 18, 17, le passeur de la Grosse Pomme arrose et comble les 7 derniers yards en expédiant le cuir dans les mains de son tight end Zeke Mowatt. 9 jeux, 78 yards. Un modèle du genre. 7-3.

En cadence et en 3 passes, John Elway bonifie le joli retour de Ken Bell et progresse rapidement de 34 yards jusqu’en territoire ennemi. Et plus encore. Harry Carson épinglé pour un plaquage à retardement, en dehors des limites du terrain, et Lawrence Taylor, coupable d’avoir voulu imiter les zèbres en attrapant le mouchoir jaune et le balançant dans les airs, offrent gracieusement 30 yards aux Broncos. Plus que 6 yards à combler pour repasser devant. John prend ses responsabilités et casse la ligne sur un QB draw sur mesure. 7-10. Les 101 063 fans du Rose Bowl rugissent.

Après 15 minutes de jeux, l’ancien prodige de Stanford dicte la mesure à une défense new-yorkaise en place, mais toujours sevrée de big plays. Sur la première série du 2e quart-temps, chassé par un pass rush de plus en plus impatient, Elway s’enfuit de sa poche. À découvert, exposé, le quarterback gagne du temps et ajuste une passe de 54 yards dans les bras de Vance Johnson. Du pur John Elway. Les Broncos avancent au galop et se retrouvent rapidement à une foulée de la peinture et d’un break ô combien précieux. Run-pass option, Taylor surgit au-dessus de la mêlée et renvoie le blondinet un yard en arrière. Gerald Willhite, le fullback, envoyé au charbon en plein cœur de la ligne, on fait du surplace. Une course en travers de Sammy Winder, 4 yards dans le mauvais sens. En 3 jeux, les canassons de Dan Reeves viennent de perdre 5 yards et choisissent la voix de la raison pour conforter leur avance. De 23 yards, Karlis se loupe et signe le plus court raté de l’histoire du Super Bowl. D’un record à l’autre. De héros à zéro.

« C’est la triste réalité du poste, » racontera-t-il plus tard. « Héros une semaine, au cachot la suivante. »

Avec une poignée de minutes à jouer avant la pause, les Broncos attaquent une ultime remontée du terrain avec l’intime espoir de creuser l’écart juste avant de filer se rafraîchir au vestiaire. John Elway, Clarence Kay. En une passe et un bon aérien de 25 yards, acculé contre sa endzone, le quarterback de Denver se donne un peu d’air. Oui, mais non. Après conciliabule, les arbitres estiment que le tight end n’était pas totalement en possession du ballon au moment d’arriver au sol. Passe incomplète. Seulement, le patron de l’arbitrage, Art McNally a un doute et indique à l’arbitre d’annoncer que l’action va être revue à la vidéo. Une première dans l’histoire du Super Bowl. Pendant que CBS repasse les images en boucle. Rien de concluant. On transmet le verdict à Jerry Markbreit, l’arbitre ouvre son micro et annonce à la foule que la décision prise sur le terrain est maintenue. Pas de passe. Les Broncos restent à l’écurie. Sur l’action suivante, George Martin écrase Elway dans la peinture sous ses 110 kilos de gras et de muscle. Safety. 9-10. À s’en mordre les doigts. Surtout que pendant ce temps-là, CBS diffuse des images de l’action précédente auxquelles n’avaient pas eu accès les juges vidéo. Des images qui ne laissent pas de place au doute : la réception était bien valide. Ouch. Mi-temps.

Coup de foudre à Pasadena

Malgré le court avantage, Dan Reeves sait bien que ses hommes ont raté de trop nombreuses opportunités. Le genre de ratés qui finissent pas vous rattraper.

« Nous aurions dû marquer 10 points de plus en première mi-temps, » confiera-t-il. « Nous savions avant le match que si nous ne capitalisions pas sur toutes nos opportunités, nous nous retrouverions en mauvaise posture. »

Pensée prémonitoire. Un, deux, trois jeux et le punter des Giants pénètre déjà sur le terrain, d’entrée de 2e acte. 4th & 1. Seulement, Bill Parcells n’est pas vraiment résolu à rendre le ballon si facilement. En tacticien malicieux, le coach envoie son quarterback remplaçant sur la pelouse pour instiller le doute dans l’esprit des équidés et tâter le terrain. Comme si de rien n’était, Jeff Rutledge se positionne en 3e bloqueur, aux côtés de Maurice Carthon et Lee Rouson. Fake or not fake. Bill ne sait pas encore ce qu’il va faire. Discrètement, il observe comment réagissent les Broncos. Rien. Calme plat. Ils ne semblent pas avoir remarqué la présence de la doublure de Phil Simms, envoyée en éclaireur. L’opportunité de les duper se précise un peu plus. En silence, dans sa tête, Parcells sait désormais ce qu’il va faire et passe le mot à ses hommes en toute discrétion. Tranquillement, Rutledge se positionne derrière le centre pendant que le punter Sean Landeta glisse vers l’extérieur. Hut ! Quarterback sneak. Les Broncos sont en place, mais le passeur trouve la petite ouverture qui lui suffit. First down. Le devoir accompli, la doublure rejoint le bord du terrain et laisse Simms reprendre son rôle.

12. 23. 13. En trois passes, le quarterback comble la distance et croise la ligne pour donner l’avantage aux siens. 16-10. L’orage gronde et en face, pas de réplique. Et si malgré un punt faiblard et un joli retour de Phil McConkey qui rapproche dangereusement les Giants, les hommes du Colorado parviennent à éviter le pire et contraignent Raul Allegre à se contenter de 3 points, les signaux n’annoncent rien de bon. Le tonnerre se rapproche dangereusement. Frappé d’un mutisme soudain et dépossédé d’un jeu au sol totalement impuissant et abandonné depuis belle lurette, John Elway est incapable d’avancer et Denver rend inéluctablement le ballon. Au milieu du terrain, Phil Simms lâche le cuir dans les mains de Joe Morris. Le coureur s’enfuit tête la première vers la ligne, fait brusquement volte-face et réexpédie la balle vers son passeur. Flea-flicker. Le quarterback ajuste une spirale dans les bras d’un Phil McConkey tout seul sur les 20 yards des Broncos. Le receveur mystifie le premier défenseur et accélère avant d’être stoppé à un yard du bonheur. Morris parachève le travail sur l’action suivante. 26-10. Ça commence à sentir le roussi. Les éclairs zèbrent le ciel bleu de Pasadena. Sous les casques des Géants, les tropiques. Sous les casques des Broncos, les ténèbres.

À deux doigts de perdre un fumble sur la dernière action du 3e quart, John Elway expédie une interception dans les mains d’Elvis Patterson en ouverture du dernier. Le blondinet vacille. L’autre blond, le ridé, le rougeaud, récite son football. 36 yards vers Robinson puis un petit coup de pouce du destin. Sur une passe vers Bavaro dans la endzone, le cuir ricoche contre les doigts du tight end et vient atterrir dans ceux de McConkey. 33-10. La foudre vient de tomber. Tout sourit aux Giants. Rien ne peut leur arriver. Rien ne leur arrivera. Quand Denver arrive enfin à enchaîner et monter un drive digne d’une finale, c’est pour devoir se contenter de 3 maigres points et reprendre la marée bleue dans la tronche juste après. L’écart à peine réduit, les protégés de Bill Parcells recouvrent l’onside-kick, Rouson et Simms engloutissent 43 yards en 3 courses avant de laisser Ottis Anderson se charger des 2 derniers. 39-13, grâce à la maladresse d’Allegre.

Pour l’honneur et le symbole, John Elway signe le 100e touchdown de l’histoire du Super Bowl sur une ogive de 47 yards anecdotique. 39-20. Le match est plié. Plus rien à faire. Pas de miracle en perspective. Pas de magie. Le gamin va s’asseoir sur le banc, tête basse, et laisse sa place à Gary Kubiak. Le temps d’encaisser un sack sur l’ultime action du match. Explosion de joie. Les volcans bleus de la NFL sont de retour.

« Les gens pourront bien dire, ‘Les Giants sont mauvais,’ mais j’aurai une bague de champion autour du doigt désormais pour le prouver que le temps d’une saison, les Giants auront été les meilleurs, » racontera Lawrence Taylor.

Sur le bord du terrain, débarrassé de son casque, ses épaulières et son maillot, troqués pour un t-shirt jaune de la sécurité, le linebacker Harry Carson avance à pas de loup. Dans ses mains, un seau orange rempli de Gatorade. Le joueur se rapproche de Bill Parcells et offre à son coach une douche glacée. Une tradition débutée 2 ans plus tôt chez les Géants et qui allait bientôt faire des émules. Même traitement pour un Phil Simms qui n’aura pas raté la moindre de ses 10 passes dans le second acte et qui reçoit le contenu d’une glacière sur la tronche.

« Je pense que c’était tout à fait approprié de le refroidir tellement il avait été bouillant pendant tout le match, » confiera Bart Oates l’un des deux coupables.

À 31 ans, Phil Simms le malheureux vient de livrer l’une des prestations les plus abouties de l’histoire du Super Bowl. 22/25, 268 yards, 3 touchdowns, pas la moindre interception et un rating record de 150.92. Après 30 ans de disette et de railleries, les Géants, franchise achetée 500$ par un bookmaker nommé Tim Mara en 1925, règnent de nouveau sur le monde du ballon à lacet.

« Cela devrait dissiper pour de bon tous les mythes qui entourent Phil Simms, car il a été absolument magnifique aujourd’hui, » commente Bill Parcells après le match.

Magnifique. Chirurgical. Incroyable. Génial. Phénoménal. Super Saïyen. Géant, tout simplement. « Le quarterback qui ne mènera jamais une équipe jusqu’au titre » vient de ruiner sa réputation pour toujours.

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