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L'instant ciné

L’instant ciné : Draft Day (2014), de Ivan Reitman

L’une des grosses sorties de l’année pour les fans de foot. Un film qui promettait de suivre le GM des Browns tentant de faire renaitre son équipe via la draft. Avec des Browns choisissant 4e dans la réalité et un Johnny Manziel qui se présentait, le film trouvait un écho tout particulier dans la réalité lors de sa sortie.

Dans le film, les Browns ont le 7e choix, les Seahawks le 1er. Bo Callahan (Josh Pence), quarterback le plus attendu depuis Andrew Luck, se présente à la draft. S’inspirant de ce qu’avaient fait les Redskins pour récupérer RG III, Sonny Weaver (Kevin Costner), le GM des Browns, monte dans la draft en échangeant ses premiers tours des 3 prochaines années.
L’entraineur (Denis Leary), est rendu fou de rage par cet échange qui met en jeu la construction des futures années de la franchise, mais le propriétaire (Frank Langella) est au contraire ravi de réaliser un si gros coup.

On prend des décisions sérieuses dans Draft Day.

On prend des décisions sérieuses dans Draft Day.

Un film de spécialistes

Comme on le voit dans ce résumé, il faut être un gros amateur de foot US pour accrocher au scénario. Ce dernier ne s’adresse pas aux néophytes et va au contraire utiliser les rouages et subtilités des franchises NFL pour se développer (échanges, salary cap, scouting etc.). Les spécialistes seront donc comme des poissons dans l’eau en voyant les front offices analyser leurs besoins, décortiquer les joueurs ou négocier jusqu’à la limite. On se prend d’ailleurs facilement au jeu, à se demander les décisions que l’on prendrait à leur place ou à trouver des échos des différentes situations dans la NFL actuelle. Ces moments-là sont passionnants.

Le tout est soutenu par une très bonne réalisation. Mention spéciale au découpage des scènes de dialogues au téléphone, montées de façon très intéressantes avec des personnages passant littéralement d’une case à l’autre, envahissants parfois l’espace de leurs homologues. Le résultat offre des scènes à la fois dynamiques et très fluides.

Le Canadien Ivan Reitman est le réalisateur d’un bon paquet de films cultes des années 80/90, comme la série des SOS Fantômes ou les films pour enfants d’Arnold Schwarzenegger (Jumeaux, Un flic à la maternelle, Junior). Le truc, c’est qu’il bénéficie pas mal de ce statut de réalisateur culte en voyant ses films encore financés alors qu’il est semble-t-il bien moins inspiré qu’à l’époque…

En revanche, Ivan Reitman à la chance d’avoir un fils, Jason, qui est un des réalisateurs les plus doué et créatif de sa génération. On lui doit, entre autres, Thank You For Smoking, Juno ou Last Days of Summer. Au final, la réalisation et le montage de Draft Day sont bizarrement plus proches du style de Jason Reitman que de son père, avec les mêmes couleurs acidulées que dans ses films.

Vous prendrez bien une dose de romance ?

Vous prendrez bien une dose de romance ?

Forcément Hollywoodien

Le problème de ce film, c’est qu’il y a le reste. Toutes les histoires autour de la draft ne représentent au final que la moitié du film. En effet, convention hollywoodienne oblige, Sonny Weaver ne peut pas être un simple GM stressé par le jour le plus important de l’année. Non… Il a perdu son père la semaine qui précède, est en conflit avec sa mère et son ex qui veulent disperser les cendres ce jour-là, il vient d’apprendre qu’il va être père, qui plus est avec l’une de ses cadres (Jennifer Garner, qui essaye tant bien que mal d’avoir une carrière depuis Elektra mais reste cantonnée à des rôles de pot de fleurs)…

Cette dernière histoire est vraiment la plus pénible de toutes, avec les clichés habituels d’une relation bien naze : du « tu es trop pris par ton travail », au « ton père serait fier de toi », en passant par le « ta vie c’est le football » et le « crois en tes convictions comme je crois en toi ». Chaque scène entre les deux est une purge, déjà parce que les dialogues sont du pur remplissage écrit n’importe comment, et ensuite parce que les deux personnages principaux sont d’une platitude incroyable. Ecrire un personnage sans relief ni personnalité est une chose, mais aller en plus le faire jouer par Kevin Costner, qui est certainement l’acteur le plus inexpressif du circuit, là, c’est vraiment le faire exprès.

Malgré ça, l’autre moitié du film reste intéressante pour l’amateur de foot. Il est juste dommage que cette partie soit entrecoupée par les scènes avec les deux benêts.

Au final, le principal problème du film est de n’avoir aucune « plus-value » cinématographique. Si une équipe avait fait un documentaire suivant une équipe pendant la draft, cela aurait été tout aussi intéressant. Le fait que ce soit un film n’apporte pas grand-chose au propos, ni bon jeu d’acteur, ni scène particulièrement intense vu que ce sont des discussions… Pas mauvais, mais décevant.

Le plus 
Petite mention à Arian Foster, jouant un jeune running back voulant à tout prix être drafté par la même équipe que son père. Plutôt convainquant et assez touchant pour le peu de temps qu’il passe à l’écran. Une bonne surprise.

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