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Chroniques L'instant ciné

L’instant ciné : The Blind Side

310 millions de dollars au box office. Pour donner un ordre d’idée, la même année, The Blind Side s’est classé quasiment au même niveau que Very Bad Trip ou Star Trek. Autant dire qu’il est immédiatement devenu le plus gros succès de tout les temps pour un film de sport. Mérité ou pas ?

Le football pour s’en sortir

Le film est l’adaptation du livre The Blind Side de Michael Lewis, également auteur de Moneyball (Le Stratège), porté à l’écran en 2011.

Michael Oher (Quinton Aaron), jeune adolescent noir de 16 ans est un quasi-SDF. Il passe de familles d’accueil en canapés d’amis depuis que sa famille a été éclatée par l’assistance sociale américaine. Un père disparu, une mère junkie. Les banlieues noires et pauvres de Memphis. Monsieur Hamilton, l’homme chez qui il squatte veut inscrire son fils dans une prestigieuse école privée de la ville et arrive à faire le forcing auprès du prof de sport pour que Oher soit prit lui aussi. C’est que, bien qu’en échec scolaire, ce dernier possède un physique de réfrigérateur et dépasse tout ses camarades de 2 ou 3 têtes. Il se retrouve donc dans cette école remplie de riches blancs, renfermé sur lui-même, sans amis, toujours en échec scolaire et obligé de dormir au gymnase. Un soir, alors qu’il s’y dirige, il passe devant le 4×4 de la famille Tuohy. Leigh Anne (Sandra Bullock) comprend ce qui lui arrive et l’invite à dormir chez eux. La mère et le jeune garçon vont apprendre à se connaitre, et Michael va petit à petit trouver un foyer et une famille.

Fan de foot, elle va lui faire utiliser son physique sur le terrain. Comprenant l’instinct de protection qu’il possède, elle en fera un formidable left-tackle et lui permettra d’aller à la fac…

Une Sandra Bullock oscarisée.

Une Sandra Bullock oscarisée.

Un film émouvant

Un tire-larme à l’américaine. Oui, mais du bon tire-larme. L’histoire est classique et a déjà été vue des milliers de fois. C’est lisse, ça ne choque pas, et ça ne remet surtout pas en cause le système américain. Les acteurs aussi sont relativement sans saveurs, avec des choix très conventionnels. Il y a le Happy Ending, la bande son pop et même le générique final façon « que sont-ils devenus » avec les images d’archives… Oui, mais ça marche.

Et ça marche grâce au talent du réalisateur John Lee Hancock, qui signe ici son premier film d’envergure. En 2013, il réalisera ensuite l’excellent Dans l’ombre de Mary. Dans ces deux films, il se distingue par une mise en scène tout en retenue, qui laisse pleinement la place aux personnages. Car c’est cela la force de ce réalisateur : pas d’effets de style, la photographie, le montage et même la musique s’effacent pour leur laisser la place. Il prend le temps de les développer, de montrer leur complexité. On les découvre comme ils se découvrent, et contrairement à beaucoup de mauvais réalisateurs, il ne leur fait pas dire leur sentiments, il les montre.

Mais qui dit bons personnages ne veut pas forcément dire bons acteurs, et c’est un peu la faiblesse du film. La plupart des acteurs ne sont pas particulièrement marquants et des choix un peu plus forts auraient été les bienvenus. Le père est relativement inexistant et le gosse jouant le petit frère est à peu près aussi mauvais que tous les acteurs-enfants américains formatés à jouer dans des pubs. A chaque fois on s’attend à un regard caméra et un sourire bright pour illustrer un slogan…

Sandra Bullock est la seule à sortir son épingle du jeu, et elle a d’ailleurs reçu l’Oscar de la meilleure actrice pour sa performance. Elle campe le parfait archétype de la MILF blonde et bourgeoise de banlieue, qui se révèle remplie de compassion et prête à tout pour les membres de sa famille. La scène de sa première rencontre avec Michael est d’ailleurs l’une des plus fortes du film. La voir refuser, en temps que mère, de voir un enfant dormir dehors est assez poignant. Oscar mérité ou pas ? Disons que c’était un peu une année de faible niveau pour les performances d’actrices, donc pourquoi pas.

Une histoire vraie

Au final, l’histoire est clichée oui, mais c’est une histoire vraie. Le film est la véritable histoire de Michael Oher, 23e choix de la draft 2009 et vainqueur du Superbowl 2013 avec les Ravens, et signé cet été par les Titans. Une histoire récente donc, avec des protagonistes qui ont supervisés le respect global de leur vie mise en image. Pas quelque chose de trop lointain ou à peu près plus ou moins inspiré de « faits réels » comme Hollywood à l’habitude de nous le servir parce que ça fait bien sur l’affiche. Et peut-on taxer la réalité d’être clichée ?

Pas le film de l’année, encore moins un film marquant dans l’Histoire du cinéma, mais un bon feel-good movie, et parfois, ça fait du bien.

Le plus

Mention spéciale quand même pour la présence de l’immense Kathy Bates. C’est toujours un plaisir de la voir à l’écran, et elle est toujours capable de faire flipper n’importe qui en deux phrases.

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