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L'instant ciné

L’instant ciné : Plein la gueule

Après les films des années 2000, cette semaine on prend la De Lorean direction les années 70 !

Dépasser le racisme

Paul Crewe (Burt Reynolds) est un quarterback à la retraite depuis quelques années. Forcé de quitter la ligue après avoir été accusé d’avoir balancé un match pour de l’argent, il passe son temps à boire. Après s’être engueulé avec sa copine, il lui vole sa voiture et s’offre une course-poursuite en Citroën SM avec la police (parce que oui, à l’époque, les mecs badass roulaient en françaises, comme Columbo et sa 403). Arrêté, il est envoyé à l’ombre dans un pénitencier du sud profond.

Mais il n’est pas là-bas par hasard. Le directeur l’a fait venir ici car il pense qu’un grand joueur comme Crewe pourrait aider son équipe de football semi-pro, composé des gardiens de la prison, à gagner le championnat. Crewe refuse, mais se voit finalement convaincre de monter une équipe de prisonniers pour jouer un match de pré-saison contre eux. Il ne dispose donc que d’un mois pour entrainer des amateurs et leur donner l’esprit d’équipe. Chose difficile quand chaque groupe ethnique ne veut pas entendre parler des autres, quand le racisme et la violence sont cultivés par les prisonniers autant que par les gardiens. Mais tous ont une revanche à prendre face aux matons et vont petit à petit mettre leurs différences de côté et se souder pour jouer le match de leur vie.

reynoldsUn film ancré dans son époque

Tout est une question de contexte avec ce film. C’est un film de sport et un film de prison. S’il existait plusieurs exemples du premier genre au moment où le film est sorti, le second était plus rare, surtout en ce qui concerne les sports collectifs. Le film était donc plutôt original au moment de sa sortie, mais sa structure a tellement été reprise depuis qu’il passera pour cliché si on le regarde avec le spectre des films modernes.

Question de contexte aussi pour ce qui est des différences « raciales ». 1978, date de sortie du film, c’est à peine 14 ans après le Civil Rights Act abolissant la ségrégation et ce sont les premiers résultats de l’Affirmative Action. Le film ne montre donc pas ces questions de racisme ou de discrimination par complaisance, il les montre de façon brute parce qu’elles étaient encore la réalité des Etats du sud. Il se permet même de souligner les minorités persécutées en montrant des transsexuels noirs faisant les pom pom girls pour les taulards. Plutôt osé pour un film familial à l’époque.

Bon réalisateur, bon acteurs

Tout est d’ailleurs montré de façon très naturaliste. Robert Aldrich (Vera Cruz, Qu’est-il arrivé à Baby Jane ou encore Les Douze Salopards), est en effet un réalisateur qui cherche à filmer le réel sans concessions, qui refuse de magnifier la guerre et les combats à dose de grand spectacle. Ce qui l’intéresse, ce sont les hommes qui sont derrière, leurs buts, leur dualité, leur courage comme leur lâcheté, les tensions qui les animent, leur rédemption etc. Il sera d’ailleurs chassé par Hollywood dans les années 1950, soupçonné d’être trop « à gauche » et remettant un peu trop le système en question.

Ici, le film n’a presque pas de bande originale, utilise des plans larges pour montrer les personnages simplement, avec un rythme plutôt lent, pour mieux s’emballer lors des 40 minutes (!) réservées au match final. Le découpage devient plus rapide, à grands renforts de split screen très 70’s.

Le match de football est d’ailleurs extrêmement bien filmé pour l’époque. Dynamique et très clair, c’est un vrai plaisir pour les amateurs de pouvoir suivre sans problème les différents jeux de cette rencontre haletante.

Le seul reproche que l’on pourrait faire, c’est que les personnages sonnent parfois un peu creux. Gardiens comme prisonniers ne sont pas manichéens mais, filmés sans fioritures, ils paraissent au final un peu froids ou avec peu de personnalité. D’autant que, film de foot oblige, il y en a un très grand nombre et ils sont donc un peu noyés dans la masse.

Les acteurs sont cependant tous très bons, avec un défilé de gueules que n’aurait pas renié Sergio Leone. Ed Lauter, toujours au top quand il s’agit de jouer un salaud et Burt Reynolds, avec le charisme qui le caractérise, forment un très bon duo de rivaux.

Au final si vous n’êtes pas réfractaires au rythme un peu plus lent des films de l’époque, il s’agit d’une très bonne comédie de sport, bien écrite, avec ce qu’il faut de drames, de moments de bravoure et de gags. Néophytes comme spécialistes du football américain trouveront leur compte dans cette belle histoire humaine qui ne sombre ni dans le mélodrame, ni dans la comédie grasse.

Le plus 

Burt Reynolds a la classe, même sans moustaches.

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