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Chroniques L'instant ciné

L’instant ciné : Mi-temps au Mitard

Après l’original la semaine dernière, le remake…

 Mêmes personnages, même histoire.

A la base, ce n’était pas une mauvaise idée de faire un remake de Plein la Gueule. Le film avait quand même un peu vieillit, mais ses problématiques restaient pertinentes et son humour facilement transposable à notre époque. Ainsi donc sortit en 2006 le remake de Peter Segal.

Burt Reynolds a laissé sa place à Adam Sandler, Michael Conrad est remplacé par ce même Burt Reynolds, James Hampton est remplacé par Chris Rock et Ed Lauter par William Fichtner (qui d’autre quand il s’agit de jouer un salaud au regard froid). Côté persos secondaires, les blacks sont maintenant joués par des rappeurs ou des anciens joueurs (Nelly, Terry Crews, Michael Irvin, la star de la fameuse triplette des Cowboys des 90’s) et les blancs par des catcheurs…

Adam Sandler et Chris Rock sont fidèles à leurs habitudes.

Adam Sandler et Chris Rock sont fidèles à leurs habitudes.

Adam Sandler – Chris Rock

Pour qui connait un peu le style des deux gus, ça résume à peu près le film. Sandler fait une blague en dessous de la ceinture, Rock enchaine avec une blague sur la différence entre les noirs et les blancs, Sandler fait une grimace, Rock enchaine avec une blague sur la différence entre les noirs et les blancs… En gros c’est à peu près ça sur deux heures. Vous vous souvenez comme Plein la Gueule avait su taper juste dans sa représentation des discriminations raciales du Deep South ? Ba ici ça devient « Si tu veux de la vitesse dans ton équipe il te faut des blacks, mec ! ».

Cela dit, comme l’histoire originale est respectée quasiment au plan près, ça reste globalement meilleur que leurs œuvres cinématographiques habituelles car on conserve la structure et les tensions narratives, réussites de Plein la Gueule.

 Stéréotypé et filmé façon clips MTV

Les personnages, plus nombreux ici, paraissent pourtant plus creusés alors que le film a une durée similaire. C’était l’une des petites faiblesses du film original, de filmer un peu trop froidement des protagonistes avec lesquels on avait donc un peu de mal à accrocher. Mi-Temps au Mitard permet d’illustrer une convention de cinéma hollywoodien permettant de répondre à cette problématique : Comment faire paraitre des personnages pour complexes et approfondis ? En les stéréotypant. Ainsi, en un seul coup d’œil, en quelques phrases prononcées, le spectateur reconnait immédiatement quel est ce personnage, quels sont ses buts, quel rôle il va avoir etc. On retrouve donc pêle-mêle le grand black un peu benêt, le latino crado (coucou Harmon Tedesco), le blanc petite fouine et balance, le vieux qui connait toute la prison, le black relou qui danse le robot, le ptit gros pas fait pour le sport etc.

Histoire de bien illustrer le tout, le réalisateur filme ça comme un Fast & Furious avec cuts dans tout les sens, lumière saturée et musique Gangsta Rap bien commerciale. On n’en attendait pas moins de quelqu’un ayant déjà réalisé des chefs-d’œuvre comme Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? ou La Famille foldingue. Ici, tout est racoleur au possible (par exemple les cheerleaders transsexuels qui deviennent juste un prétexte pour des blagues de cul sur les gays/trans). Il n’y a aucune idée, aucune implication, le réalisateur se contente de faire ce que son producteur (Adam Sandler) lui demande de faire faire à son acteur (Adams Sandler, tiens tiens…). Il ressemble à tous les films américains à l’esthétique et au sujet un peu « beauf » du milieu des années 2000. Et comme la plupart des films de Sandler, il a cartonné aux Etats-Unis et fait un bide ailleurs.

Pour ce qui est du match de foot, tout est filmé au plus près de l’action. Le spectateur est ainsi plus proche des joueurs, au cœur du match. La contrepartie est que, malheureusement, les différents jeux deviennent assez peu lisibles, même pour l’amateur de football américain. Ce qui est quand même dommage vu que film s’était attaché les services de Mark Ellis, coordinateur sportif dans le cinéma, et qui a travaillé sur Friday Night Lights, Jerry Maguire, Coach Carter ou encore L’enfer du dimanche.

Si terrible au final ?

Non. Clairement. L’intrigue et les tensions restent bonnes, les acteurs sont plutôt convainquant dans leurs rôles, c’est assez rapide pour ne pas ennuyer… Alors si vous êtes fan de l’humour d’Adam Sandler et Chris Rock ou que vous n’avez pas encore saturé, franchement pourquoi pas. C’est efficace, et si on se prête au jeu, ça reste un bon divertissement si vous avez 2 heures à tuer devant la TNT.

Le moins

Adam Sandler dans le rôle d’un ancien quarterback star et qui joue le bad boy en prison… Non. Juste non. Adam Sandler, c’est le voisin qui passe la tondeuse en short Décathlon avant le barbecue-bière du dimanche midi, pas un badass. Autant Burt Reynolds d’accord, autant là, non.

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