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Chroniques L'instant ciné

L’instant ciné : L’américain


Bande annonce film L’Americain – de Patrick Timsit par dedetroncheplate

Pour la première fois, il s’agira d’un film français. Oui oui…

 Un pitch original

Original, oui, parce que c’est n’importe quoi. Francis Farge (Lòrant Deutsch) est surnommé l’américain. Pourquoi ? Parce que bien que 100% français, il se sent américain au plus profond de lui. La preuve : il mange au McDo et roule en pick-up (un vrai de vrai donc). Il fait donc tout son possible pour obtenir sa nationalité. Sauf que cela a fini par fatiguer sa femme qui est partie (Emilie Dequenne). C’est qu’il fait partie de ces personnages horriblement mal écrits, pénibles et pas très futés, qui n’écoutent jamais, mais qui ont quand même une (ex-)femme canon, super compréhensive et qui trouve ça charmant.

Il rencontre à l’ambassade Edouard Barnier (Thierry Lhermitte) qui, par une facilité scénaristique décide de prendre son affaire en main. Sa stratégie juridique consistera à dire « Si vous vivez comme un américain, alors vous pourrez demander votre nationalité ».

Maître Barnier, Francis et ses potes Tennessee et Texas (parce que Tennessee et Texas c’est américain…) vont donc entreprendre « d’américaniser » leur lotissement de Sarcelles de la manière la plus « clichéesque » qui soit : drapeaux, hymne national, 4×4, faire jurer tout le monde sur la bible, etc. Pour bien montrer leur attachement, ils vont créer une équipe de football américain qui rencontrera finalement l’équipe de l’ambassade des Etats-Unis…

americain-2004-02-gQu’est-ce qu’un bon film ?

C’est un film honnête. Tant avec ses ambitions qu’avec ses spectateurs. Ici, le film n’avait apparemment aucune ambition, mais à quand même réussit à faire moins bien que ce qu’il promettait (c’est-à-dire surfer sur la vague de l’anti-américanisme de 2003). Les acteurs sont en roue libre, les scénaristes avaient sans doute plein d’autres choses à faire, la musique est une reprise de mélo américain alors qu’il n’y a ici aucune implication pour les personnages, les placements produits sont étalés (voir des maillots de foot US sponsorisés par les rillettes Bordeau Chesnel c’est quand même une expérience unique), les vannes sont… presque gênantes à voir.

Le football US est traité comme le reste, avec ce qu’il faut de clichés et de condescendance. Montrer un sport, c’est bien, mais en connaitre les règles peut aussi constituer un bon début.

So Frenchy

Ce film est un navet. Et même pas un nanar un peu drôle à regarder. C’est juste navrant. Et le pire, c’est que des films comme lui, la France en sort des dizaines chaque année : un humoriste (Timsit, Dubosc, Gad, Demaison, Kev Adams, Omar et Fred etc.) a une idée de sketch. Il en parle à un producteur télé qu’il côtoie régulièrement. Ce dernier lui dit qu’il y a vraiment matière à faire un film (parce que du coup le film peut se résumer facilement en une phrase et donc avoir une promo facile). Comme une idée de sketch c’est un peu court, il demande à un ou deux scénaristes de remplir avec des clichés piochés aléatoirement dans les codes du cinéma. Il donne le concept à un réalisateur quelconque et sans idées qui se contentera de lancer la caméra. Le film sera financé par une chaine de télé, aura une grosse promo avec passage des acteurs dans la plupart des plateaux.

Une fois sur cent ce sera une réussite pour une raison inconnue. Le reste du temps ce sera un bide, mais ça, ce n’est pas important pour le producteur parce que les humoristes sont venus dans les émissions télé de la chaine et que ça a fait de l’audience (et qu’en plus ils reviendront pour le DVD). La qualité, c’est secondaire.

On peut se dire que le cinéma français n’a pas forcément les mêmes moyens qu’Hollywood. Mais on peut aussi rappeler que L’américain a couté 8,37 millions, ce qui peut paraitre peu, mais cela représente le budget standard d’un petit film à moitié indé américain genre Juno, Little miss Sunshine ou Fargo.

Le plus

C’est le dernier film de Patrick Timsit.

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