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[portrait] Reggie Bush, Superman Revisited

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Avant même que Cam Newton n’en fasse sa signature sur chaque touchdown, Reggie Bush avait gagné sur le terrain le droit d’avoir ce surnom accolé à sa personne . Il faut dire qu’après ses exploits sous le maillot de l’Université de Southern California (USC), le Californien était destiné à poursuivre la grande lignée des running-backs en provenance de San Diego. Mais, à l’instar des plus connus d’entre-eux comme Ricky Williams,  Terrell Davis ou Marcus Allen, sa trajectoire dans la grande ligne a connu quelques fractures impressionnantes.
Tel l’immortel barde américain Bob Dylan a pu le faire en passant de l’acoustique à l’électrique (« Judas ! ») et nous présenter plus tard son superbe « Highway 61 Revisited » (véritable autoroute qui mène de Duluth (Minnesota) à…La Nouvelle Orléans), c’est son jeu qu’aura su réinventer Reggie Bush pour rester dans la ligue et y accomplir une carrière finalement extrêmement correcte.

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Attention, cette photo n'a officiellement jamais existé

Attention, cette photo n’a officiellement jamais existé

Elevé et né à San Diego (mais fan des 49ers au point de les supporter lorsqu’ils remporteront le Super Bowl XXIX face aux… Chargers), l’histoire de Reggie Bush trouve pourtant, déjà, ses origines à Los Angeles. Fils de Denise et de Reggie Sr, ce dernier, athlète d’excellent niveau au lycée et surnommé “Dancing Man” pour sa vitesse de pied, n’accepte pas sa future paternité et laisse Denise, alors enceinte de Reggie, déménager à Spring Valley, à 11 kms à l’Est de la ville-frontière avec le Mexique. Avec une mère sheriff dans un centre pénitencier et un père adoptif, LaMar Griffin, gardien d’école ayant des ambitions de pasteur, le jeune Reggie reçoit une éducation stricte et tournée vers la religion et la recherche de la modestie. Mais, avec un tel talent sur le terrain, difficile pour lui de garder la tête sur les épaules, ce qu’il fera pourtant (à part ce regrettable accident nommé Kim Kardashian). C’est que, depuis ses débuts en Pop Warner (les « poussins » en foot américain), son talent éblouit les terrains de la région, pourtant déjà très ensoleillée.
C’est également au cours de ses jeunes années qu’il va avoir l’occasion d’être au premier rang pour admirer les exploits de celui qui deviendra son modèle, Marshall Faulk. Le Hall-of-Famer effectue sa carrière universitaire sous le maillot de San Diego State au milieu des 90’s et son style de jeu, fait de courses et de réception, ainsi que son physique plus petit que la moyenne le rapproche fortement de ce que sera Reggie Bush plus tard et démontre au jeune Padawan qu’un autre football, fait d’évitement et de légèreté, est possible lorsque l’on s’aligne derrière le quarterback.

Sur sa première course sous les couleur de son lycée d’Helix en 1999, c’est un touchdown de 60 yards auquel assistent les spectateurs. Sous le maillot vert et blanc des Highlanders, personne ne peut rivaliser avec sa vitesse de course, sa capacité à éviter les plaquages, ses pas de côté. Ses quatre années le voient littéralement exploser médiatiquement et en font le prospect numéro un de la Nation lorsqu’il doit choisir une université en 2003, au terme de deux dernières saisons couronnées d’un titre de l’Etat. Il faut dire que, l’année précédente, l’école avait également été aidé par son quarterback, un certain Alex Smith lui aussi natif de San Diego, pour la mettre sur la carte des lycées qui comptent, le futur 49er accaparant également quelque peu de cette lumière des spotlights. Helix deviendra d’ailleurs le premier lycée à avoir deux anciens élèves en compétition pour le Heisman Trophy universitaire en 2004. Il passera également très près d’être le premier lycée à avoir deux anciens joueurs sélectionnés en première position de la draft deux années consécutives (et ceci après avoir eu un numéro de la draft NBA, avec Bill Walton en 1974).

« C’était le meilleur joueur universitaire et il n’y avait aucun doute possible pendant les années où nous étions là-bas» Pete Carroll

Reggie Bush, en choisissant les Trojans de USC et Pete Carroll, est tombé dans le programme parfait pour continuer son ascension et rester à l’échelon supérieur le même phénomène qu’il avait pu être au lycée. Bien qu’extrêmement talentueux, il n’était pourtant pas arrivé en terrain conquis, les équipes universitaires de football donnant plutôt la priorité aux joueurs les plus âgés mais son talent était déjà trop important pour être ignoré. Commençant comme retourneur de punt, Carroll l’installe vite derrière Matt Leinart. Leur association deviendra légendaire. Avec Mike Williams aligné en receveur, les Trojans de USC détruisent tout sur leur passage et il ne faudra que l’absurdité du système du BCS pour les priver d’un titre finalement attribué à LSU.

Ballad of a Thin Man
Déçus d’avoir ouvert la porte à cette injustice, les Trojans écrasent tout en 2004, offrant par là même le Heisman Trophy à Matt Leinart. Avec ses 2330 yards au total sur la saison, Reggie Bush en profite au passage pour dépasser Marcus Allen dans les livres d’histoire. Sa plus grande satisfaction ? Etre élu MVP de l’équipe par ses coéquipiers.

Celui que son coach désigne alors comme « une quintuple menace », vu ses capacités en attaque, en phases d’équipes spéciales mais aussi en défense (bien qu’il n’ait jamais osé l’y aligner), est clairement l’énorme star de la saison universitaire suivante mais, lors de l’une des finales les plus médiatisées de l’histoire face à Texas, c’est Vince Young qui brise le rêve d’un deuxième titre consécutif. Malgré la défaite, le fin mais surpuissant et aérien Reggie marque encore les esprits sur un touchdown venu d’ailleurs et qu’il finit les mains tendues en l’air…à la manière du Superman qu’il est devenu sur les terrains.

Seul point noir, le Heisman Trophy qui lui a été attribué trois semaines auparavant n’aura jamais existé aux yeux du palmarès. Des rumeurs ayant commencé à emaner dès 2004 vont finalement aboutir en une enquête en 2010 sur 100 000 dollars que ses parents auraient reçus de la part d’agents, ainsi que divers autres avantages matériels, et vont obliger Bush à rendre ce trophée, une première dans l’histoire, et à se dissocier d’USC, comme avait pu le faire Chris Webber de Michigan dans des circonstances presque équivalentes.

Malgré le talent indéniable et incontestable de Bush, les dirigeants des Houston Texans, possédant le 1er choix de la draft 2006, préfèrent miser sur Mario Williams, qu’ils pensent être l’arme défensive dont ils ont vont avoir besoin pour battre Peyton Manning dans leur division lors des 8 prochaines années. La question de sa durabilité en NFL est également posée, à l’instant d’un choix stratégique à long terme pour une franchise. C’est donc finalement un peu plus à l’Est, dans une Nouvelle-Orléans qui vient d’être dévastée par l’ouragan Katrina que Reggie Bush va entamer sa carrière NFL, où il signe un beau contrat de 6 ans pour 60 millions de dollars. Evidemment, et comment pouvait-il en être autrement, le nouveau quarterback, Drew Brees, recruté par les Saints, arrive tout droit de…San Diego.

« Quand Scott Fujita a signé, la secousse a été de 0,5 sur l’échelle de Richter. Ma signature l’a amené à 1 et quand Drew Brees, qui sortait d’une opération de l’épaule, nous a rejoint, ça l’a porté à 3,5. Mais, avec la draft de Reggie Bush, c’est monté à 9 ! Cette région avait besoin d’une bonne nouvelle et la signature de Reggie a éte celle-ci. Une semaine plus tard, on avait vendu tous nos abonnements » Sean Payton sur l’impact de Reggie Bush sur La Nouvelle-Orléans.

Desolation Row
La carrière de Reggie Bush dans la Big Easy va se révéler paradoxale. Individuellement, il ne fera jamais mieux que sa saison rookie au cours de laquelle il amasse 1300 yards et 8 touchdowns au total, en jouant toutes les rencontres. Dans une cité qui panse encore ses plaies et où (presque) tout n’est que désolation, les Saints sont la lueur d’espoir et c’est Reggie Bush qui tient la torche. Si c’est bien Steve Gleason qui aura sa statue à l’exterieur du Superdome pour avoir provoqué le plus gros orgasme collectif jamais délivré par un joueur de special team, Reggie Bush représente l’espoir de voir, enfin, les Saints gagner ce titre qui leur échappe depuis leur création en 1970. Mais, au fur et à mesure que la ville se reconstruit et reprend vigueur, les perspectives d’avenir s’assombrissent pour celui qui a dû se separer de son # 5, sous la pression de la ligue, et adopter le #25 à la place. Sa fragilité lui fait manquer 20 matches sur les 4 saisons suivantes. Son style de course sur les extérieurs est efficace sur l’astro-turf du Superdome mais des running-back comme Deuce McAllister, Pierre Thomas ou Mike Bell apportent un plus grand équilibre à l’équipe. Passée l’euphorie de sa saison initiale, les observateurs commencent à s’interroger sur la véritable valeur de Reggie Bush en pro, lui qui n’a jamais plus atteint les 1000 yards depuis ses débuts.

« Je dirais qu’il m’a fallu entre quatre et cinq ans avant que je ne comprenne vraiment et totaement les défenses adverses, leurs schémas et comment courir avec la balle face à eux » Reggie Bush

Collectivement, pourtant, Reggie Bush sortira de sa carrière en Louisiane avec une bague de champion à laquelle il aura bien participé, Face aux Cardinals, au second tour des playoffs, il sort un match à 84 yards et deux touchdowns, dont un sur retour de punt. Les Saints sont lancés sur une voie royale qui culminera par cette victoire finale face aux Colts. Bush n’aura qu’une maigre influence sur le match mais qu’importe, le terme « Champion » pourra maintenant toujours lui être accolé.

Superman 21 Revisited
Avec sa dernière année de contrat valant plus de 11 millions de dollars, les dirigeants des Saints décident de laisser Bush prendre son envol. Et, tout comme Ricky Williams en 2002 (bien que ce dernier ait ete echange avec les Dolphins), c’est à Miami que le running-back va décider de poursuivre sa carrière.
Toujours aussi rapide sur ses appuis, Bush sait également maintenant ce que les dirigeants d’une franchise NFL attendent d’un running-back. Alors qu’il ne courait que rarement « entre les Tackles »  lors de ses premières saisons, il le faisait déjà sur 64% de ses courses lors de ses trois dernières saisons avec les Saints. Arrivé à Miami, ce chiffre monte à 76%. Résultat ? Ce sont plus de 2660 yards au total, et 15 touchdowns, qu’il va accumuler sous le maillot des Dolphins en 2 saisons. Toujours aucune sélection au Pro Bowl pour lui mais le sentiment que le regard sur lui a changé. Oui, Reggie Bush, le phénomène, peut également être efficace dans un système plus traditionnel.
Passées ces deux saisons sous le soleil floridien, c’est à Detroit, et avec le #21, qu’il décide de continuer son tour de NFL. Avec 1500 yards lors de sa première saison, dont plus de 1000 à la course et 7 touchdowns au total, il fait partie désormais des meilleurs running-backs de la ligue, terminant 10e au nombre de yards gagnes par rencontre avec 71 unités en 2013. Et ce sont 80% de ses courses qu’il fait maintenant passer par l’intérieur de sa ligne offensive, lui le Superman volant dont la réputation était pourtant née de ses virevoltes insaisissables sur les côtés des terrains. C’est peut-être aussi ça l’intelligence des plus grands : savoir se réinventer pour continuer à exister.

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