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Carolina Panthers Histoire

[portrait] DeAngelo Williams, la panthère rose

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Huit ans déjà que DeAngelo Williams rode en NFL et cherche ce titre aussi insaisissable que ne peut l’être « le Fantôme » pour l’Inspecteur Clouseau. Mais, malgré la concurrence et les blessures, sportives et celles de la vie, il sera encore ce weekend l’un des éléments cruciaux pour des Panthers voulant réaliser l’un des exploits les plus retentissants de ces dernières saisons en allant battre les Seahawks sur leur terrain et accéder à la Finale de Conférence. Dans ce qui peut s’apparenter au combat d’une carrière, voire d’une vie, ce nouvel obstacle n’en sera pourtant qu’un nouveau à se présenter à lui. Les autres, il les a presque tous vaincus, perdant seulement celui qui lui tenait le plus à cœur. Alors, qu’en sera-t-il ce weekend?

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La panthère aux dreads roses…

Le diamant de Little Rock
Si le Président Bill Clinton, l’homme le plus connu liée à cette ville, n’a fait que passer dans la capitale de l’Arkansas dans sa route vers Washington, DeAngelo Williams y est né, lui, en 1983 et y a été élevé, avec ses deux sœurs, Kynia et Garlanda, par son père adoptif et sa mère, Odell et Sandra Hill. Un peu à l’image de ce qu’a pu connaître Antonio Brown, l’enfance de DeAngelo aurait pu mal tourner, le quartier Ouest, où la famille réside, étant le terrain de « jeu » de gangs comme les Bloods et les Crips, la violence endémique de ces derniers valant même à Little Rock l’ « honneur » d’un documentaire de HBO « Gang War: Bangin’ in Little Rock » en 1994. Avant que la famille ne se décide à quitter cet environnement malsain en cette même année et ne déménage à Wynn, à 2 heures de route de là, DeAngelo fait le choix conscient de résister à la tentation, réelle, de rejoindre un gang et ses richesses pour, plutôt, rejoindre l’équipe de foot du coin. Un choix qui lui aura sans doute sauvé la vie.

« La plupart des gens me voit maintenant, là où je suis et ont du mal à y croire. Mais je compare ma vie à un billet de 20$. Vous l’avez dans la main et vous voyez combien il vaut mais vous ne savez pas d’où il vient ni par où il est passé pour y arriver. Tout ce que ma mère dit à mon propos est vrai. Je ne sais pas où je serais s’il n’y avait pas eu le football pour moi. » DeAngelo Williams

Wynne ne se trouvant qu’à une heure de route de Memphis, dans le Tennessee voisin, sa décision de rejoindre son Université en 2002 à la sortie du lycée semble logique, même si les Tigers n’ont plus joué un Bowl Game depuis 1971 et que les Razorbacks d’Arkansas l’aurait bien vu revêtir leur maillot bordeaux. Son mètre soixante-douze et ses 85 kilos, qu’il a renforcés à coups de séances de musculation au lycée, en ont fait une recrue 4 étoiles (sur 5 possibles). Son coach de lycée, Don Campbell, le qualifie de « meilleur joueur que j’aie jamais vu » et souligne que « la chose que je préfère chez lui, c’est qu’il aime bloquer, quelque chose que l’on ne voit pas souvent chez les running-back de lycée et qui dit ce qu’il est comme être humain » .
Grâce à lui (mais aussi à un quarterback prolifique qui tombera dans l’anonymat, Danny Wimprine, et à un kicker du nom de… Stephen Gostkowski), les Tigers joueront des matches de postseason les 4 saisons suivantes. Si sa première saison ne le voit aligner « que » 684 yards et 5 touchdowns à la course ainsi que 5 petites réceptions en 10 matches, une saison où, de ses propres mots, « les Seniors avaient une certaine animosité envers les Freshmen », il se rattrape en prenant du plaisir à retourner les coups d’envoi. Son année Sophomore (la seconde) le voit littéralement exploser et gagner le titre d’Offensive Player of the Year de la Conference USA, avec ses 10 touchdowns à la course et ses 3 scores en réception.

« Les gens veulent un gars qui peut courir avec le ballon. Je pense qu’il est explosif, c’est sa plus grande qualité. On a aussi beaucoup de mal à le mettre par terre donc il possède la même combinaison de qualité qu’Emmitt (Smith): l’équilibre et l’accéleration »  Dennis Green, coach des Arizona Cardinals avant la draft de 2006

Mais ce sont réellement ses deux dernières saisons en 2004 et 2005 qui vont placer DeAngelo Williams sur la scène nationale. Avec 3912 yards à la course sur celles-ci, et les 40 touchdowns qui vont de pair, il devient le joueur universitaire à avoir accumulé le plus de all-purpose yards en carrière, dépassant Tony Dorsett au classement ce qui lui fera dire : « C’est cool, il a joué pour les Cowboys ». Sa saison 2005 lui vaut même une 7e place au classement du Heisman Trophy.
Mais si ces années universitaires sont un succès sportif, les drames personnels viendront le rattraper alors qu’il porte encore le #20 des Tigers.

Sous le signe du Cancer
2004. DeAngelo est encore un sophomore lorsqu’il apprend que sa mère vient d’être diagnostiquée d’un cancer au sein. Une surprise ? Pas vraiment si l’on considère qu’il a déjà perdu ses quatres tantes maternelles à cause de cette terrible maladie, le gène BRCA1 faisant partie de l’héritage familial et portant en lui cette condamnation. La plus jeune de ces tantes, Linda, diagnostiquée en 1992 à 28 ans et décédée quatre ans plus tard, sera la première d’une longue litanie. Ses trois sœurs (Mamie Earl, Mary Beatrice et Theresa) succomberont au mal en 2004, 2005 et 2011. La mère de DeAngelo, elle, répond plus favorablement au traitement et, en 2007, est considérée en « remission ». Elle sera la seule à vivre plus vieille que 50 ans.

Alors, quand la ligue décide en 2009 de mettre l’accent sur le combat contre cette maladie et sur la nécessité pour les femmes de subir une mammographie annuelle dès l’age de 40 ans, DeAngelo Williams devient le joueur étendard du programme. Il fonde également avec sa mère les Williams Warriors, une association aidant à récolter des fonds pour la lutte contre la maladie, tout comme sa fondation The DeAngelo Williams Foundation qui offre gratuitement cet examen aux femmes de Charlotte, Memphis et Wynne.
En plus de porter des serviettes, des gants  ou des chaussures roses pendant les matches se disputant en octobre, le joueur va, comme sur chacune de ses courses, aller chercher l’extra-yard en se teignant les dreads en rose ou se vernir les ongles de la même couleur. La maladie étant néanmoins sans pitié pour sa famille et pouvant revenir à tout moment, ces artifices cosmétiques sont surtout un moyen de rendre hommage à sa mère, dont le cancer revient en 2010 et qui s’éteint en mai 2014. DeAngelo reviendra sur son expérience poignante dans un très bel article pour Sports Illustrated. Non porteur des gènes BRCA1 et BRCA 2, tout commes ses deux sœurs, DeAngelo ne peut les transmettre à ses deux filles mais garde depuis une hygiène de vie la plus saine possible, étant un sujet à risque vis-a-vis d’autres formes de cancer.

Double Trouble
Si le combat contre le cancer est celui d’une vie pour DeAngelo, on peut dire que la vie en NFL l’a également préparé mentalement à ne jamais baisser les bras. Drafté en 27e position par les Carolina Panthers en 2006, il arrive dans une équipe qui vient de perdre face à Seattle dans le NFC Championship Game, une équipe où le running-back titulaire est DeShaun Foster au physique un peu plus costaud (1m80, 100 kilos) que lui malgré ses efforts pour arriver, lui, à 95 kilos tout en gardant sa capacité à « danser » entre les lignes. Les comparaisons pleuvent, de Barry Sanders à Emmit Smith. Les meilleures moyennes de yards par course de Williams par rapport à Foster ne convainquent cependant pas John Fox de changer d’avis et il faudra attendre 2 saisons complètes avant de voir DeAngelo Williams devenir le titulaire indiscutable de l’attaque de l’équipe. Et, une fois bien installé dans le backfield, Williams réalise ce qui sera finalement la meilleure saison individuelle de sa carrière, dépassant les 1500 yards au sol tout en marquant 18 touchdowns. Néanmoins, malgré l’avantage de jouer à la maison le premier tour des playoffs, les Panthers sont éliminés par les Cardinals de Kurt Warner en route pour le Superbowl XLIII.

« Il fait partie de notre équilibre, une des raisons pour lesquelles nous sommes là. S’il est en état de jouer, il aura ses opportunités » Ron Rivera, avant le match de playoffs contre les Cardinals en 2014.

Mais alors que Williams avait, semble-t-il, convaincu de sa valeur, les dirigeants de la franchise décident de drafter en 2008 Jonathan Stewart, un running-back physique (1m80, 106 kilos) en provenance d’Oregon, créant ainsi l’un des auto-proclamés « meilleurs duos de l’histoire », en tout cas l’un des plus payés avec 81 millions de dollars en combiné: les Smash and Dash, rebaptisé Double Trouble suite à la complainte de Lendale White et Chris Johnson sur la propriété du surnom. Mais il était dit que rien ne serait vraiment facile pour Williams en NFL. Après tout, lorsque l’on choisit le #34 en l’honneur de Ricky Williams, fait-on vraiment le meilleur choix au niveau du parrainage et de la trace que l’on veut laisser? Trop souvent blessé, DeAngelo voit son nombre de courses baisser, au profit de Stewart mais également du Franchise Quarterback, Cam Newton, arrivé en 2011 et véritable danger au sol et dans les airs.

Finissant sa huitième saison, DeAngelo Williams n’est donc plus maintenant véritablement qu’un second voire troisième choix au poste de running-back, dépassant péniblement les 3,5 yards par course quand Stewart atteint les 4,6 et le quarterback Newton dépasse les 5,2.  Et pourtant, face à la defense de Seattle ce weekend, ses changements de rythme et son leadership seront sûrement essentiels face aux Seahawks. Le froid, le bruit, les coups seront de la partie mais, pour DeAngelo Williams, il semble que l’adversité ait toujours été au rendez-vous. Et ces combats, il en a gagné beaucoup…

 

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