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[histoire] Daunte Culpepper : du paradis à l’enfer

daunte_20080904__culpepperfileUn colosse de près de deux mètres. Des formes généreuses. Une sorte de Bibendum version NFL. Le père spirituel de JaMarcus Russell. À un détail près. Daunte Culpepper a du talent. Lui. Beaucoup même. Et sa carrière ne se résume pas au naufrage collectif des piteux Lions de 2008. 16 matchs, 16 défaites. La perfection. À l’envers. Cette année-là, le pauvre Daunte participe à cinq revers. Il est au crépuscule de sa carrière. Après des passages peu concluants à Miami et Oakland, elle s’achève à Detroit, une ville en déliquescence. Comme sa franchise. Comme le vieillissant quarterback. Mais avant la noirceur, il y a eu la lumière. Il y a eu 2004. Il y a eu les Vikings. Avant l’enfer, il y a eu le paradis.

Le football, c’est sa grande passion

Le football est à Daunte ce que le cheval est à Omar Sharif : sa grande passion ! Si sa carrière NFL débute comme dans un rêve avant de virer au cauchemar, sa vie suit le chemin inverse. Son père, il ne le connait pas. Sa mère, il ne la connaitra jamais vraiment. Lorsqu’elle met Daunte au monde en Floride en 1977, elle n’est qu’une gamine détenue pour vol à main armée. Alors qu’il n’a qu’un tout petit jour, Daunte est confié à Emma Culpepper. Il rejoint une petite meute d’une dizaine d’autres enfants, eux aussi adoptés ou recueillis par la quinquagénaire. Six ans plus tard, alors qu’il coule des jours paisibles, à défaut d’être idylliques, avec sa famille adoptive, Barbara Henderson, sa mère biologique, tout juste libérée de prison, frappe à la porte. Elle réclame son fils. Daunte n’a pas d’autre choix que de la suivre. À contrecœur. Le gamin sombre rapidement dans une profonde tristesse. Sa mère lui manque. Sa vraie mère. Celle qui l’a supporté, qui l’a élevé, qui l’a aimé comme son fils. Barbara s’en rend compte et le ramène finalement auprès d’Emma Culpepper. Auprès de sa vraie famille. Puis elle s’en va. Pour toujours. Un sacrifice qui lui vaudra la reconnaissance éternelle du futur quarterback.

« C’était un ange, pas seulement pour moi, mais pour quiconque a eu la chance de la croiser, elle était toujours en mission pour venir en aide aux gens, » racontera Daunte à propos d’Emma après le décès de sa mère adoptive. « Sans elle, je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui. »

Dans un environnement partagé entre la discipline et l’amour presque maternel d’Emma, Daunte s’épanouit. Curieux, impliqué, il touche à tout. De la contrebasse au baseball, en passant par le basketball et bien évidemment le football. Lanceur sur le monticule l’été, receveur sur le pré vert l’hiver. Son futur de quarterback prend vie un jour d’entraînement. Un jour comme un autre pourtant. Anodin. Daunte attrape une passe chancelante de son lanceur, puis l’air de rien, réexpédie le cuir à pleine vitesse vers son coéquipier. La scène n’échappe pas à son coach. À peine entamée, sa carrière de joueur de football vient de prendre un virage à 90 degrés. Sa carrière, et peut-être bien sa vie avec. Du jour au lendemain, Daunte est reconverti en quarterback.

Dès son arrivée au lycée Vanguard d’Ocala en 1991, il ne rêve que de la NFL. Son but. Le seul. Et rien ne pourra se mettre en travers de son chemin. Fan absolu de Dan Marino, il voue une véritable passion pour le football. Ça n’est pas juste son passe-temps. C’est sa vie. Ce qui ne l’empêche pas de briller au baseball et au basket. Bourreau de travail, il hante la salle de muscu tout en gagnant en vitesse et en puissance à mesure que son corps change. À l’époque déjà, sa rapidité et son physique imposant font de lui un joueur atypique. Seulement, s’il brille en salle d’entraînement, on ne peut pas en dire autant en salle de classe. Pas un cancre, davantage un roi de la procrastination. Étudiant paresseux, ses notes ne volent pas très haut. Tellement qu’elles flirtent avec le ras du sol. Si bien qu’il ne génère qu’un très maigre intérêt auprès des grandes universités. Après avoir longtemps suscité la curiosité des grosses écuries locales de Miami, Florida et Florida State, ses chances de décrocher une bourse d’études dans ces prestigieux programmes s’envolent. En avoir dans le bras ne suffit pas, il en faut également dans le ciboulot. Culpepper l’apprend à ses dépens. Mais pas de quoi enterrer ses rêves de NFL. Il veut joueur le dimanche et rien ni personne ne l’en empêchera.

Un chevalier en croisade

Gene McD owell, alors coach de Central Florida, profite du peu d’enthousiasme autour de Culpepper pour tenter d’attirer dans ses filets un joueur bourré de potentiel. Une opportunité en or pour un programme qui s’apprête à faire le grand saut de la Division I-AA (FCS) à la Division I-A (FBS). Les Golden Knights mettent les petits plats dans les grands et chouchoutent leur futur protégé. Une opération séduction grandeur nature. Avant même de l’avoir officiellement enrôlé, ils entourent le jeune quarterback d’un ancien prof de lycée afin de faire remonter ses notes lors de sa dernière année de secondaire. Daunte ravale sa fierté et s’implique pleinement en classe. Et ça marche. Ses résultats scolaires sont en net progrès. Quant à ses performances sportives, elles sont sensationnelles : 3074 yards et 31 touchdowns par les airs, 602 yards au sol et une razzia sur les récompenses en tout genre en Floride. Il s’illustre une dernière fois sur les parquets (19.5 points, 11.3 rebonds, 5.1 passes et 3.3 interceptions de moyenne), ainsi que sur le monticule. De quoi lui valoir une sélection par les Yankees au 26e tour de la draft 1994. Mais il n’a qu’une chose en tête : le football. Direction UCF. Première étape sur la route vers la NFL.

Sa brillante année de senior au lycée a beau avoir vaguement ravivé l’intérêt de certaines grosses écuries, il joue la carte de la fidélité, la carte de la reconnaissance, et décide tout de même de rejoindre les Black Knights. Le programme lui a exprimé une foi inébranlable et il compte bien lui donner raison. Un homme d’honneur ce Daunte. Dans sa dernière année dans la Division 1-AA, l’attaque de UCF tourne à plein régime. Culpepper enchaîne les performances XXL et conclut la saison sur un convaincant succès 37-17 face à l’université du Maine. La presse nationale commence à s’intéresser à son histoire et le prestigieux New York Times lui consacre même un article. UCF fait ses adieux à la FCS sur un bilan mitigé de 6-5. Place à la nettement plus relevée FBS. Place aux Bowls. Place aux retransmissions nationales. Places aux stades géants débordants de fans imbibés jusqu’à la moelle. Le début des choses sérieuses en somme. La saison 1996 débute sur les chapeaux de roue avant de s’arrêter net. Après un comeback spectaculaire face à William & Mary, Culpepper se blesse à la cheville la semaine suivante. Il doit observer un mois de repos. À peine revenu au jeu, c’est son épaule qui encaisse lors du test grandeur nature chez les Yellow Jackets de G-Tech. En véritable leader, il refuse de quitter le terrain. Portés par le courage de leur quarterback, les Black Knights résistent avant de finalement s’incliner 20-27. Premier test concluant face à une grosse cylindrée. Grâce notamment à une performance de haute volée face à UAB (421 yards et 3 touchdowns), Daunte et UCF concluent la saison sur un prometteur 5-6.

La saison suivante s’achève sur un bilan identique. Malgré des revers étriqués contre Ole Miss et South Carolina, Culpepper brille. Face aux prestigieux Nebraska Cornhuskers, UCF résiste longtemps avant de céder. Face aux programmes de moindre envergure, Daunte est sans pitié : 390 yards contre Toledo, 385 yards et 5 touchdowns contre Northeast Louisiana. Des prouesses qui lui valent une place de finaliste pour le Davey O’Brien Award récompensant le meilleur quarterback universitaire du pays. Face à la concurrence de Peyton Manning et Ryan Leaf (dont on pensait encore à l’époque qu’il était un joueur de football), il renonce à se présenter à la draft 98 et rempile pour une dernière année à Central Florida. Sage décision.

Entre espoirs de Bowl et potentiel Heisman Trophy, la pression est forte à l’orée de la saison 1998. Mais Daunte a les épaules larges. Au propre, comme au figuré. Et dès la première semaine, il montre qu’il ne la craint pas. Bien au contraire même, il s’en nourrit. Louisiana Tech en fait les frais : 479 yards, 6 touchdowns et une volée mémorable 64-30. La semaine suivante, il inflige 7 touchdowns à Eastern Illinois avant de finalement s’incliner contre Purdue. Les Black Knights rebondissent immédiatement et enchaînent cinq succès. Daunte poursuit son entreprise de démolition massive. Il multiplie les performances stratosphériques et efface quelques records au passage. Le bilan de 9-2 ne suffit pas pour décrocher un billet pour le Oahu Bowl à Hawaii. Malgré ses 4154 yards et 40 touchdowns, Culpepper est snobé par le Heisman Trophy. Une anomalie. Pas la première. Pas la dernière. Avec 73.6% de passes complétées, il se permet pourtant le luxe de battre la marque établie par Steve Young quelques années auparavant.

Après une carrière universitaire aboutie au sein d’un programme en plein développement, Culpepper est prêt à se lancer dans le grand bain. Reste à savoir où.

daunte_culpepperM212966Du soleil de Floride aux 10 000 lacs du Minnesota

1999. Les Violets se remettent tout juste de la grande désillusion. Malgré un Randall Cunningham au sommet de son art la saison précédente, le board pense déjà à l’avenir. Et il a bien raison. Avec le 11e choix général, les Vikings sélectionneront un quarterback. Tim Cough (bust), Donovan McNabb (dont on préfère oublier le passage dans le Minnesota) et Akili Smith (bust) envolés, la franchise du Grand Nord jette son dévolu sur Daunte Culpepper et ses mensurations improbables. 193 cm sous la toise, 118 kilos sur la balance, un léger embonpoint, une surprenante mobilité, un bras à faire pâlir de jalousie la Grosse Bertha, des performances convaincantes à UCF, le bonhomme a de quoi séduire. Mais il devra attendre.

Résultat, lors de sa première saison, le jeune Daunte regarde Cunningham se trouer (2-4) et céder sa place à Jeff George. Ce dernier corrige le tire (8-2) et emmène les Vikings en playoffs. Une nouvelle fois. La belle époque. Après une victoire face aux Cowboys au premier tour (le début de l’histoire tumultueuse entre la franchise texane et les séries) les Violets butent sur les Rams de Kurt Warner, en route vers le titre, dans une orgie offensive (37-49). Culpepper n’a pas lancé le cuir une seule fois, mais il en a suffisamment vu. C’est à son tour de jouer. L’année suivante, en 2000, il est nommé titulaire.

Après une saison passée à cirer le banc, il avait visiblement des fourmis dans les jambes. Au programme de ses sept premières rencontres : sept succès, des touchdowns en pagaille et des yards à gogo. Un triplé au sol pour commencer face aux Bears, un autre triplé, moins glorieux celui-ci (3 interceptions… malgré 355 yards), la semaine suivante contre les Fins ; et non pas un, ni deux, mais trois (!) autres triplés, aériens et victorieux cette fois-ci, face aux Lions, Bills et Bears, une nouvelle fois victimes de la fougue de Culpepper. Des débuts tonitruants. Puis vient le coup de la panne. Daunte est allé trop vite et a perdu son souffle. Deux revers consécutifs. Le quarterback corrige rapidement le tir et enchaîne quatre nouvelles victoires avant de clore la saison par trois défaites. Sans conséquence, les Violets sont une fois de plus en playoffs.

La rédemption puis le feu d’artifice

Après une victoire convaincante face aux Saints (34-16) et plus de 300 yards et trois touchdowns à la clé, Culpepper reste muet en finale de conférence NFC et les Vikings sont balayés par les Giants (0-41). Dur à encaisser. Le jeune passeur décroche son premier billet pour Hawaii et les louanges de Randy Moss, son jouet de luxe, qui se régale des missiles longue distance de son nouveau quarterback. Le duo fait des étincelles. Fort d’une première saison accomplie, Daunte est attendu au tournant. Et il va foncer droit dans le décor. En 2001 il lance 14 tout petits touchdowns et 13 interceptions. De 11-5 les Violets passent à 5-11. Pas de playoffs en bout de course. Fin de série. Titulaire lors des onze premières rencontres, Culpepper est privé des cinq dernières à cause d’une blessure au genou. Toujours dangereux au sol, il demeure précis à la passe, mais perd l’instinct de tueur qui avait fait sa force en 2000. L’insouciance de la jeunesse s’est envolée.

La saison suivante est dans la même veine. Frappé pas la légendaire Madden curse, il réalise l’une des pires saisons de sa carrière. Un peu plus de touchdowns (18), mais toujours plus d’interceptions (23). Les Vikings ne décollent pas (6-10) et ratent à nouveau les séries. Entre performances décevantes et blessures, Culpepper est dans le creux de la vague. Et la franchise du Minnesota avec. Vite, il faut un électrochoc ! Après deux saisons à oublier, l’heure de la rédemption a sonné. Les Violets (9-7) ratent les playoffs, mais ont clairement redressé la barre. De son côté Culpepper a réglé la mire et retrouve Hawaii au terme d’une saison pleine (3479 yards, 25 touchdowns et 11 interceptions). Plein de promesses. Le meilleur reste à venir.

Le meilleur, c’est 2004. L’année faste. L’année glorieuse. L’année historique. L’année de Daunte. L’année de tous ses records. Avant la chute… D’un point de vue collectif pourtant, les Vikings régressent et laissent à nouveau filer leurs rêves de séries (8-8). Mais sur le plan personnel, Culpepper est sur un nuage. Les stats parlent d’elles-mêmes : 4717 yards, 69.2% de passes complétées, 39 touchdowns (record de franchise et un de plus que Christian Ponder durant ses 4 saisons dans le Minnesota), 11 interceptions, 110.9 d’évaluation. Ajoutez à cela 406 yards et deux touchdowns au sol. Hawaii l’accueille à bras ouverts. Le record de yards combinés au sol et à la passe de Monsieur Dan Marino, son idole d’enfance, est effacé des tablettes.

Le quarterback a enclenché le god mode : « Je me sens comme un chevalier Jedi, » confie-t-il à la fin de la saison. Randy Moss légèrement en retrait, c’est Nate Burleson qui profite de l’état de grâce de son QB pour affoler les défenses. Mais c’était trop beau pour être vrai. La saison suivante marque le début de la descente aux enfers. Lente. Inévitable. Inéluctable. Culpepper laisse ses plus belles années derrière lui. Adieu le paradis.

L’enfer de Daunte

Le conte de fées de 2004 fermé, les choses tournent au vinaigre. Privé de Randy Moss, envoyé à Oakland, les interceptions (12) s’accumulent au même rythme que les défaites (cinq en sept rencontres). Blessé en semaine 7, sa saison s’arrête là. Et son aventure dans le Minnesota également. Comme si ses prouesses sur le terrain ne suffisaient pas, Culpepper se retrouve impliqué dans le scandale du Love Boat. Une histoire de bateau, de prostituées et d’orgie sexuelle. Un truc de Vikings quoi. C’est sur cette affaire lubrico-sordide que Culpepper clôt son aventure dans l’État aux 10 000 lacs. Un passage fait de hauts et de bas, mais qui a suffi à marquer l’histoire de la franchise et le hisser jusqu’au Panthéon des quarterbacks violets. Bien au chaud. Aux côtés de Tommy Kramer, Joe Kapp et Fran Tarkenton. Pourtant, la séparation est houleuse. Blessé, Daunte préfère filer en Floride plutôt que de rester dans le Minnesota comme le lui demande instamment la franchise. De loin, il voit Brad Johnson renaître de ses cendres et menacer sa main mise sur le poste. La situation ne lui plaît pas. Pas du tout même. Il veut partir et demande à être échangé ou libéré. Pourquoi :

« […] À cause de notre profond désaccord avec la direction quant à l’approche professionnelle et personnelle de ma vie. Je pense que c’est la meilleure solution pour les deux parties de nous séparer, » explique le principal intéressé.

Son souhait est finalement entendu et Daunte est réexpédié à la case départ : sa Floride natale. Direction les Dolphins de Nick Saban. Après avoir hésité entre Drew Brees et Culpepper, la franchise avait finalement jeté son dévolu sur le second pour des considérations médicales. Lorsqu’il croise le chemin du Panther Chris Gamble en présaison, il remercie le cornerback de lui avoir démoli le genou quelques mois plus tôt. Sans ça, il serait encore dans le Minnesota. Deux premiers matchs, deux revers. Les sifflets se font rapidement entendre et dès la deuxième semaine les fans des Fins scandent le nom de Joey Harrington. Sa doublure. De piètres performances, une engueulade avec son coach, une épaule chancelante, l’arrivée en grande pompe de Trent Green en provenance de Kansas City. Sa saison s’achève prématurément. Son séjour à Miami aussi. La encore, la sortie est tendue. Et Daunte ne fait rien pour calmer les choses et faciliter l’échange que les Dolphins convoitent tant. Il sera finalement libéré.

Daunte traverse le pays pour un bref passage sous les couleurs des Raiders. Le temps de marquer deux touchdowns dans les airs et trois au sol face aux Fins. Vengeance, vengeance. Puis une nouvelle blessure et une nouvelle saison plus courte que prévu. Il est déjà temps de (re)faire ses valises. Le 6 mai 2007, Emma s’éteint. Elle avait 92 ans. Triste année. Daunte rejette une offre d’un an et un million des Packers. Pas suffisamment à son goût. Un bref essai chez les Steelers. Pas concluant. Le passeur se dit qu’après tout, jouer les doublures dans le Wisconsin ne serait pas si pire que ça. Mais il est déjà trop tard. Sa chance est passée. Frustré, fâché, il choisit de raccrocher. Pourquoi ? Parce qu’il est convaincu d’avoir encore le calibre d’un titulaire. Seulement, aucune franchise ne semble du même avis. Aucune, à part les Lions de Matt Millen le fossoyeur. Moins de deux mois après sa retraite, Daunte est finalement de retour.

Dans le marasme de la pire saison de l’histoire jamais vécue par une franchise NFL, Culpepper sombre. L’année suivante, Matthew Stafford devient le nouveau visage des Lions. Daunte accepte son rôle de doublure. Le 14 décembre 2009, il prend part au naufrage collectif face aux Ravens (3-48). Son dernier match. Plus jamais il ne débutera une rencontre. Plus jamais il ne lancera une passe dans la grande ligue. Un bref séjour chez les Sacramento Mountain Lions dans la United Football League et il décide qu’il est temps d’arrêter pour de bon. Fin du massacre. Après avoir tutoyé les cieux, il a touché le fond. Du paradis, à l’enfer.

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