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Les perfs’ de la semaine 8

Focus cette semaine sur les perfs des coureurs qui remettent en cause le principe du « comité ». La leçon de Big Ben à Tom Brady. Les ratings stratosphériques de Stafford et Vick. Côté défense : le festival de sacks de Ware et Long, et Mike Shanahan humilié par les Bills.

STEVEN JACKSON TAILLE PATRON
Harder, better, faster, stronger…
Un titre qui décrit amplement le style de Steven Jackson. L’âme et le cœur des Rams a attendu la sixième semaine et le match de Green Bay pour mettre la machine en route. La faute à une cuisse récalcitrante. Mais une fois le coureur XL de Saint-Louis lancé, attention les yeux. La défense des Saints en a fait l’amère expérience : 25 courses pour 159 yards (6.4 de moyenne) et 2 TD, avec 4 réceptions pour 32 yards en bonus.

Steven Jackson a porté les Rams jusqu'à la victoire face aux Saints.

Depuis 2005, Steven Jackson n’a jamais terminé une saison à moins de 1.000 yards de course. Rare running back à être capitaine de son équipe, il a véritablement mené les siens, hurlant sur ses linemen à des moments critiques du match, rassurant A.J. Feeley, arrachant à chaque fois 2-3 yards de plus sur chaque porté. Un patron, en somme, qui a montré la voie de la victoire. La première de la saison pour Saint-Louis.

LES AUTRES COUREURS DECHAÎNES DE LA SEMAINE
Ray Rice
(Baltimore Ravens)
18/63 yards (3.5) 3 TD / 7 réceptions, 36 yards

LeSean McCoy (Philadelphia Eagles)
30/185 yards (6.2), 2 TD / 2 réceptions, 15 yards

Adrian Peterson (Minnesota Vikings)
21/86 yards (4.1), 1 TD / 5 réceptions, 76 yards, 1 TD

Franck Gore (San Francisco 49ers)
31/134 yards (4.3), 1 TD

Arian Foster (Houston Texans)
33/112 yards (3.4) 1 TD / 1 réception, 12 yards

Fred Jackson (Buffalo Bills)
26/120 yards (4.6) / 3 réceptions, 74 yards

CE QU’IL FAUT EN RETENIR
Les productions des joueurs cités plus haut remettent en cause une récente tendance à laquelle de nombreuses équipes ont cédé, ou ont été tentées de céder : celle du
« Running Back By Committee (RBBC) ». Comprenez une charge de travail à la course plus ou moins équitablement répartie entre deux joueurs.

Ahmad Bradshaw et les Giants sont les symboles de l'utilisation du comité de coureurs.

Cette saison, le premier RB sélectionné lors de la draft était Mark Ingram. Mais le vainqueur du trophée Heisman n’a été que le 28ème joueur appelé lors du premier tour. Jamais un coureur n’avait été drafté si tard. Un fait relevant en réalité d’une logique assez simple.

En 2010, les équipes confiant les clés du jeu au sol à un seul coureur (le « feature running back », ou « stud back ») enregistraient en moyenne 95,8 yards de course par match. En comparaison, celles qui ventilaient les tentatives entre plusieurs RB plantaient 122,9 yards par match. Toujours en 2010, les 32 meilleurs coureurs de la ligue (un par équipe) ont porté le ballon sur 54,6 % des tentatives au sol. Un taux déjà tombé à son plus bas, 52,8 %, en 2009. Pour rappel, ces rapports étaient de 59,7 % en 2000 et 2002, et de 59 % en 2006.

Qu’est-il donc arrivé aux stud backs ? D’abord, les franchises NFL ont réalisé qu’il était plus couteux de ne compter que sur un RB. Le joueur prend 20 à 30 cartons par match. Il s’use plus rapidement (à court et long terme). Et il n’a pas forcément du feu dans les jambes sur chaque course. En 2007, l’exemple des Giants a placé le RBBC au summum. Pour aller chercher le Super Bowl XLII, New-York s’était largement reposé sur un trio infernal composé de Jacobs, Bradshaw et Ward (brillamment surnommés Earth, Wind & Fire). Ce modèle devait faire jurisprudence.

Du coup, inutile de claquer un choix de draft trop élevé, hors énorme talent à ne pas manquer. Autant construire son jeu au sol autour de deux voire trois joueurs différents, au talent semblable, en se ménageant des portes de sortie si l’un ou l’autre n’avance pas pendant quelques matchs.

Une évidence aujourd’hui mise à mal par les productions des sept coureurs cités dans cette chronique. Tous sont capables d’être impliqués plus de trente fois par rencontre, avec un rendement au pire acceptable, au mieux fantastique. Ils prouvent que le plus important n’est pas tant de ménager les montures, et de chercher le one-two punch (un RB lourd pour les gains courts, un rapide pour les big plays), mais bien de trouver la pépite polyvalente capable de donner au coordinateur offensif la possibilité de courir à coup sûr 20-30 fois par rencontre, et d’offrir une option sur des passes écran. Il est par ailleurs plus facile de dissimuler ses intentions lorsque le même RB est systématiquement aligné sur chaque jeu.

A condition que la pépite en question veuille bien se présenter à l’entraînement d’avant-saison bien sûr (cf. Chris Johnson). Auquel cas on se retrouve avec une star surpayée incapable de faire bouger les chaînes, et un backup incapable de prendre la relève.

Ben Roethlisberger a éclipsé Tom Brady en faisant du Tom Brady.

BIG BEN ECLIPSE TOM BRADY
L’affiche du week-end mettait aux prises les deux meilleurs QB de l’AFC. Et la rencontre a vite tourné à l’avantage de Ben Roethlisberger (72 % de réussite, 365 yards, 2 TD, 1 INT, rating de 97.5). Big Ben a trusté le temps de possession en restant sur le terrain pendant les 2/3 du match. Il a aussi montré à Brady qu’ils disposaient d’un bien meilleur arsenal offensif, en distribuant le ballon à neuf joueurs différents sur 36 passes réussies, avec une nette préférence pour son tight end Heath Miller (7 réceptions) et Antonio Brown (9 réceptions). Tom Brady s’est lui contenté de cinq cibles pour 24 passes complétées.

Un succès qu’il faut aussi mettre au crédit de Mike Tomlin. C’est l’une des premières fois que Big Ben évolue aussi souvent en spread offense ou empty backfield. Ces formations sans coureur, avec quatre receveurs et un tight end, ou cinq receveurs, sont rares dans le playbook des Steelers. Du côté de Pittsburgh, on verse plutôt dans le genre course-défense, défense-course. L’équipe paraissait vieillissante et en amorce de déclin en début de saison. Mais face aux Patriots, les Steelers ont démontré qu’ils pouvaient se réinventer. Ils ont gagné en bouleversant leurs habitudes, et se sont par la même installés à la première place de l’AFC.

STAFFORD ET VICK PRESQUE PARFAITS
130.8 d’évaluation pour le QB des Lions
(21/30, 267 yards, 3 TD). Difficile de faire beaucoup mieux. Dans un match à sens unique entre Detroit et Denver, Stafford a eu le bonheur de constater que Tebow n’était pas le seul problème des Broncos. Sur son premier TD de l’après-midi, il a trouvé un Titus Young si seul dans l’endzone que ce dernier avait probablement le temps d’envoyer un texto à sa maman pour la prévenir d’allumer la télé. La suite, c’est du classique. Une offrande à son tight end, une autre à Calvin Johnson. Emballé, c’est pesé.

Un cran en dessous, on retrouve Michael Vick et son 129.9 de rating (21/28 soit 75 %, 279 yards, 2 TD). L’autre grande bouche de la famille Ryan, Rob en l’occurrence, a appris à ses dépends qu’il ne valait mieux pas chauffer un gars qui organise des combats de chiens chez lui. Le coordinateur défensif des Cowboys a souffert. Entre McCoy et Vick, il fallait se résoudre à perdre. Vick a fait le boulot en première période, avec un TD pour Maclin, et un autre pour Brent Celek.

Même si son équipe a perdu, DeMarcus Ware continue d'être très productif.

WARE ET LONG : SACKS MACHINES
Il a été le seul défenseur des Boys a mettre Vick à terre. 4 sacks pour une perte de 23 yards, un total de 10,5 tackles et un fumble forcé. DeMarcus Ware en a sûrement plein le dos de produire en étant aussi rarement récompensé. Il compte déjà 12 sacks cette saison, et semble bien parti pour battre son propre record (20). Avant le début de la saison, sa sortie dans les médias n’était pas passée inaperçue. Ware affirmait que Dallas irait mieux le jour où l’équipe cessait de vivre sur son passé en pensant être la meilleure, et commençait à travailler sérieusement en se considérant comme outsider. Le garçon est doué pour la chasse au quaterback. Et en plus, il est lucide.

La plus grosse surprise de la semaine est venue de Saint-Louis. Contre les Saints, la défense des Rams s’est enfin mise à ressembler à celle qui était capable de mettre la pression en permanence la saison dernière. Avant le match, les Rams comptaient 11 sacks. Dimanche, ils en ont collé six à Drew Brees. Fer de lance de la révolte : Chris Long, responsable de trois sacks pour une perte totale de 25 yards. Le deuxième choix de la draft 2008 n’est plus qu’à 2,5 sacks de son record personnel.

BUFFALO ENTERRE WASHINGTON
23-0. Pas besoin de revenir sur le déroulement de la rencontre. En revanche, notons que les Bills ont réussi leur premier shutout depuis une éternité (semaine 15 en 2006). Qu’ils ont gagné à Toronto pour la première fois depuis qu’une de leur rencontre par saison y est délocalisée (2008). Et qu’ils ont surtout infligé à Mike Shanahan le premier zéro pointé de sa carrière sur la touche. Pas un mince exploit, quand on pense que le bonhomme y est accroché depuis 24 saisons (en tant que coordinateur offensif ou head coach), et qu’il a déjà trois bagues à la maison. Le pauvre Mike doit ruminer toute la semaine les stats indécentes pondues par son attaque : 178 yards (26 au sol, 152 à la passe), 2 interceptions, et 9 sacks concédés pour une perte de 56 yards. C’est quoi la suite pour les Redskins ? San Francisco ? Ouch…

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