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[portrait] Mike Zimmer, le dur défenseur

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Coach bourlingueur, Mike Zimmer a mis du temps à arriver au sommet de la NFL. De postes se dérobant à lui à une tragédie personnelle, rien ne lui fut donné sur un plateau. C’est sans doute là-dedans qu’il puise une grande partie de son énergie et de son envie, qui en font un candidat très sérieux au poste de Coach de l’année en NFL.

Zimmer, le dur au labeur

Son visage dur, ses faciès de colère sur les côtés du terrain, son envie de pousser son équipe à toujours mieux faire, tout ce qui constitue l’ADN de coach de Mike Zimmer, il n’y a rien de vraiment étonnant à apprendre qu’il les tient de son père, Bill Zimmer.

Soldat de l’US Army pendant deux ans avant de jouer en NFL pendant une saison, sous les couleurs des 49ers en 1955, c’est sur les terrains de lycée que le père du futur coach des Viking va faire une carrière illustre. A la tête des Lions de la Lockport High School dans la banlieue de Chicago pendant 34 ans, en football mais également en lutte, il n’a pas seulement accumulé les succes (164 victoires et 234 matches) mais a aussi forgé le destin d’un homme qui sera l’un des assistants les plus réputés de la NFL avant de devenir, à 60 ans, l’un des Head Coaches les plus prometteurs de ces dernières années.

Avec cette question posée avant chaque début de saison, « comment vais-je faire pour gagner avec cette équipe ? », que Mike s’est appropriée et a fait également sienne, Bill Zimmer avait pour habitude de toujours se remettre en question et de ne jamais rester sur ses acquis. Adepte du système run and shoot alors qu’il n’en était encore qu’à ses balbutiements, il n’avait pourtant pas hésité à changer pour le système wishbone, une fois qu’il avait analysé les qualités des joueurs à sa disposition. Innovateur, Mike Zimmer fut également l’un des premiers à aller suivre les matches des siens depuis les tribunes, ayant bien compris les avantages à être surélevé pour pouvoir analyser au mieux le jeu. Toujours sur le qui-vive, il n’hésitait jamais non plus à faire la route jusqu’aux universités d’Alabama ou du Nebraska, lorsque des colloques de coaching y étaient organisés, toujours dans l’espoir d’y apprendre quelque chose qu’il pourrait adapter à son équipe.

Avec un tel père, Mike Zimmer ne pouvait évidemment pas se contenter d’être un élève lambda dans cette Lockport High School qu’il rejoignait à pied, malgré la distance d’un kilomètre et demi, pour aller s’entrainer à lutter avec des collégiens, alors qu’il n’était encore qu’en CM2.

La maison familiale étant collée aux terrains de foot de la Lockport High School, Mike avait déjà pu juger et jauger les entrainements de football de son père. Avec sa manie du détail, ce dernier se permettait de garder ces jeunes bien plus tard que de raison, avant de prendre le temps de les raccompagner aux quatre coins de la ville. La discipline d’abord mais sans jamais oublier la générosité.

« Il me dit « Je vais être encore plus dur avec toi parce que je veux que tu deviennes meilleur que moi ! » Adam Zimmer à propos de son père, Mike

En ajoutant à ces deux qualités un physique intéressant, Mike Zimmer devient un joueur de football et un lutteur très intéressant au niveau lycéen, lui permettant de glaner une bourse pour l’Université d’Illinois State. Au poste de quarterback puis de linebacker, convaincu de pouvoir devenir un footballeur professionnel, il applique ces préceptes de discipline, de rigueur et de perfectionnisme lors des entrainements et des matches, sans même penser une seule seconde à devenir coach. Malheureusement pour lui, et heureusement pour ses futures équipes, une sale blessure à la nuque l’empêche de poursuivre plus loin sur les terrains et le force alors à songer à une carrière avec un plan de jeu à la main.

En obtenant un poste d’assistant à cette même université d’Illinois State, Mike faisait un pas de plus dans les traces de son père…

Si ce premier poste d’assistant lui offre l’occasion de débuter sa carrière dans un environnement qu’il connaît bien, la suite de ses aventures sur les sidelines va être un véritable carroussel de destinations mais également de fonctions avec toujours ces constantes : la passion du travail bien fait et un refus absolu de la défaite. D’assistant à mi-temps à l’Université du Missouri, il passe coach des inside linebackers à Weber State, un petit établissement situé dans l’Utah dont le nom revient assez souvent dans l’actualité au moment de la March Madness de basket.

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Les malheurs de Zimmer

C’est sur ce campus que Mike Zimmer va rencontrer au détour d’un jogging sur la piste d’athlétisme une ancienne ballerine, également élue Miss Weber State, Vikki Black. En 1982, elle devient Mme Zimmer et va être la complice de la montée en puissance et au sommet de son coach de mari, sans pourtant pouvoir être temoin de son avènement…

Au cours de leurs 27 ans de mariage, ils auront l’occasion d’élever leurs deux filles, Marki et Corri, et leur garçon, Adam, dans différentes parties des Etats-Unis. Première supportrice de son mari, elle se permet de remettre les spectateurs à leur place lorsque ces derniers critiquent l’équipe de Mike : « Vous ne savez pas combien ils travaillent dur ! ». Très proches des joueurs coachés par son mari, elle leur apporte des cookies et des brownies, sans jamais oublier de rappeler à Mike d’être plus gentil avec eux, particulièrement lorsqu’elle le surprend à les affubler de noms d’oiseaux.

Quel choc donc pour les joueurs des Bengals et leur coordinateur défensif d’apprendre le 8 octobre 2009 que cette femme de seulement 50 ans s’est éteinte de « causes naturelles » dans leur appartement de Cincinnati, à quelques encablures du Paul Brown Stadium. Le ballon du match que les Bengals lui remettront trois jours après la mort de sa femme, une fois les Ravens vaincus dans leur antre du M&T Bank Stadium, sera le véritable témoignage de l’estime que les joueurs et l’organisation avaient de sa femme, de leur couple et de leur importance pour eux.

De cette tragédie, Mike Zimmer en tirera un côté plus humain, plus ouvert et encore plus tourné vers sa famille. Ne se séparant plus de son téléphone portable au cas où l’une de ses filles auraient besoin de lui en urgence, il se refuse également à mettre en péril sa vie au nom de ses activités professionnelles, comme ce saut en parachute avec les Golden Knights de l’US Army qu’il décline pour ne pas tenter le destin.

«  En parlant à d’anciens joueurs, à des agents dont les joueurs ont joué pour lui, je n’ai jamais rien entendu de négatif à propos de Mike Zimmer. Il va vous coacher de façon extrêmement dure et il va vous pousser à vos limites » Rick Spielman, GM des Vikings

Un destin qui l’a conduit à Cincinnati mais qui aurait pourtant pu stopper net sa carrière dès sa nomination au poste de coordinateur défensif de Weber State en 1986. Avec des alumni furieux de voir des résultats decevants, le chargé des affaires sportives, Gary Crompton, se voit demander de songer à remplacer le coach, Mike Price, et son coordinateur défensif, Zimmer. La standing ovation des joueurs au moment de sa présentation lors du banquet annuel démontre l’amour que lui portent les joueurs de l’équipe et lui pemet de conserver son poste. Les Wildcats finiront la saison suivante avec 10 victoires en 13 matches, aidés par une défense de fer, une défense à la Zimmer.

Zimmer, le meilleur ?

Avec son système en 4-3 qui se mue en 4-2-5 lors des phases de jeu requérant une défense « nickel », une couverture en press-individuelle, la volonté primaire de stopper les courses adverses et une utilisation intensive des blitz dont le fameux Double-A Gap blitz (avec deux linebackers s’alignant en position de blitz sur les deux côtés du centre adverse), la défense à la Zimmer monte en grade et se fait (re)connaître.
Parti de Weber State, Mike Zimmer atterrit au poste de coordinateur défensif de Washington State entre 1989 et 1993. Les Cougars finissant deuxième meilleure défense contre la course lors de cette derniere saison (et huitième meilleure défense au total), ces succès lui ouvrent les portes de la NFL.

D’abord spécialiste du « nickel » pour les Cowboys de Barry Switzer, il devient coach des defensive backs de l’equipe de Jerry Jones dès 1995. Il y gagnera une bague de champion lorsque Troy Aikman, Emmit Smith et consorts battent les Steelers (27-17) lors du Super Bowl XXX, à Tempe dans l’Arizona. Devenu coordinateur défensif en 2000, il est peu aidé par les nombreux changements de coach, particulièrement lors de cette saison 2006, où Bill Parcells lui demande de mettre en place son système favori en 3-4. Si le manque de personnel n’a pas permis de l’appliquer la saison précédente, résultant en une alchimie inattendue et réussie entre les philosophies des deux hommes qui a conduit la défense des Cowboys à la deuxième place de la ligue au nombre de yards encaissés, le nouveau système ne sied pas à Zimmer.

Lorsque vient le départ de Parcells à la fin de cette saison 2006, Mike Zimmer n’est même pas interviewé pour le job, qui sera confié à Wade Phillips, un adepte de ce 3-4 sur lequel les Cowboys ont beaucoup misé lors des drafts précédentes et qu’ils se doivent donc de rentabiliser. Après une saison de rebond mouvementée chez les Falcons en 2007, avec la démission de Bobby Petrino après 13 matches pour rejoindre l’Université d’Arkansas (« un lâche qui a gâché les vies de pas mal de gens, de familles et d’enfants en ne finissant pas le travail »), Zimmer arrive chez les Bengals en 2008 où l’attend un groupe de joueurs hétéroclites, avec du talent plein les mains et les pieds mais dont la rigueur défaillante et les déboires judiciaires ne font d’elle qu’une des pires unités de toute la ligue. En seulement un an, Mike Zimmer en fera l’une des défenses les plus craintes et respectées de toute la NFL.

« Mike a toujours été un de ces gars qui fait plus avec moins. Du coup, lorsqu’il a du talent à sa disposition, le potentiel est sans limite »

Alors qu’elle n’avait été dans le Top-10 qu’une seule fois lors des 18 saisons précédentes, la défense des Bengals va y être en 2009, 2011, 2012 et 2013. Malgré des joueurs volatiles aux antécédents lourds, comme Adam « Pacman » Jones ou Vontaze Burfict, Zimmer parvient à développer un réel état d’esprit au sein de cette défense des Bengals. Mieux encore, il développe un jeune talent du nom de Geno Atkins qui devient en 2011 le premier defensive lineman Pro-Bowler des Bengals depuis Tim Krumrie en 1988. Tout cela lui rappelle surement qu’un autre des joueurs sous sa coupe, le cornerback Larry Brown, avait également connu son moment de gloire en remportant le titre de MVP du Super Bowl XXX grace à ses deux interceptions.

Mais, malgré sa réputation de meilleur coordinateur défensif de la ligue et de coach adoré des joueurs, aucune équipe ne lui propose de poste de Head Coach. Son aversion pour les manœuvres politiques, son honnêteté un peu brutale et cette confiance en soi un brin excessive lui ferment les portes une a une de Cleveland, Indianapolis, Miami, Tampa Bay, Tennessee avant que, finalement, Minnesota ne lui donne sa chance et n’en fasse le successeur de Leslie Frazier.

Avant de l’engager, Rick Spielman prend quand même le soin de demander à un decideur d’une autre équipe les raisons pour lesquelles Zimmer n’a pas été retenu à la suite des entretiens qu’il a pu avoir avec eux. Très simplement, son interlocuteur lui répond que ce n’est pas la faute de Zimmer mais bien plutôt la sienne et que, au lieu de se soucier de son manque d’affinités pour les manœuvres en coulisses ou de sa rudesse de ton, il aurait plutôt dû choisir le meilleur coach de foot : Mike Zimmer. Depuis son intronisation à la tête des Vikings, où son fils Adam a gagné un poste d’assistant à force de travail et de persévérance et non de piston, les résultats plaident en sa faveur et son bilan de 4-0 cette année ne fait que le confirmer : Zimmer n’est vraiment pas loin d’être le meilleur.

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