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Histoire

Histoire : Les San Francisco 49ers

Chaque week-end, à l’occasion de la saison 2011/2012, Touchdown Actu vous propose d’en apprendre davantage sur l’histoire de vos franchises favorites. Au programme aujourd’hui, les San Francisco 49ers.

De Y.A Little à Steve Young en passant par Joe Montana, Jerry Rice et (plus récemment) Patrick Willis, les 49ers ont accueilli certains des plus grands joueurs de l’histoire du football moderne. En échange, ils ont été la première équipe à conquérir 5 Super Bowl et ce, en à peine 14 ans (de 1981 à 1994). Qu’il s’agisse du « Catch » de Dwight Clark, du drive exceptionnel mené par Montana lors du Super Bowl XXIII ou de la prise de pouvoir de Young, les 49ers ont également le mérite d’avoir réussi le tout avec la manière… Peut-être même leur retour sur le devant de la scène.

Membres fondateurs de l’AAFC – All-America Football Conference – au même titre que les Cleveland Browns, les 49ers voient le jour 2 ans plus tard, en 1946. Le nom définitif, 49ers, est alors adopté en hommage aux chercheurs d’or ayant migré vers l’Ouest en 1849, car en plus d’être la première équipe majeure de la ville, les 49ers sont aussi une des premières franchises à s’installer sur la côté Ouest des États-Unis.

Bien qu’ils n’aient jamais été au niveau des Cleveland Browns, les 49ers ont occupé la seconde place du podium AAFC pendant 4 ans avant de rejoindre la NFL en 1950. Après des débuts difficiles, l’équipe s’équilibre en 1952 et réalise de bonnes performances malgré un accès limité aux playoffs. En une décennie, les 49ers postent 7 bilans positifs pour 3 négatifs et participent à une finale de conférence en 1957, pour une défaite 31 à 27 contre les Detroit Lions.

Si la NFL est aujourd'hui une passing league, c'est peut-être à Red Hickey, l'homme qui a introduit la formation Shotgun en NFL et formé Y.A Little (Hall of Famer, #14 retiré chez les Giants, 7x Pro-Bowler, 3x All-Pro), qu'on le doit.

Au début des années 60, le coordinateur offensif Red Hickey introduit pour la première fois le shotgun en NFL. Ce nouveau schéma offensif, qui voit le quarterback se positionner à 7 yards du centre, permet aux 49ers de prendre aisément l’ascendant sur 4 de leur 5 premiers adversaires en 1960. C’était sans compter sur les Chicago Bears qui alignent davantage de défenseurs sur la ligne de mêlée (les prémices de la 46?) pour créer une pression supplémentaire qui leur permet de plier le match 31 à 00. Un système qui ne permet pas aux 49ers d’assurer que 6 victoires sur 14 matchs, tandis que le shotgun s’immisce à tout les niveaux du football.

En 1970,  les 49ers se hissent au sommet de la NFC West et se qualifient pour la première fois de leur histoire en Divisional Round. Après une victoire sur les Minnesota Vikings (17-14) qui les qualifie en finale NFC pour une défaite contre les Dallas Cowboys (17-10), la franchise quitte le Kezar Stadium et emménage au Candlestick Park. Arrivé en 1968, Dick Nolan est élu « entraîneur de l’année » et qualifie 5 de ses joueurs au Pro-Bowl, dont le quarterback John Brodie et le linebacker Dave Wilcox.

Un scénario qui se répète la saison suivante ; sacre en NFC West, qualification en playoffs, victoire sur les Washington Redskins (24-20) puis défaite en finale NFC contre les Cowboys (14-3). Et encore l’année d’après à ceci près que la défaite contre les Cowboys intervient au premier tour des playoffs (30-28). Les 49ers deviennent ainsi la première équipe à remporter leur division à 3 reprises consécutives depuis le rapprochement entre AFL et NFL en 1970. La roue tourne à partir de 1973 (jusqu’en 1976) dans l’attente de l’équipe la plus dominante du football moderne…

De Montana à Rice, l’ère Bill Walsh
En 1978, Bill Walsh, disciple et ex-coordinateur offensif de Paul Brown, intègre l’effectif comme entraîneur en chef. Certains lui attribuent la paternité de la « West Coast Offense », bien que ce système ait vu le jour dans les années 60 à San Diego. Au mieux, Walsh a popularisé une certaine « forme » de « West Coast Offense ». Dans tous les cas, le véritable génie de cet entraîneur résidait avant tout dans l’efficacité de sa Draft.

Joe Montana, c'est 4 Super Bowl joués pour autant de victoires et 3 titres de MvP, 8 sélections au Pro-Bowl et 6 All-Pro ainsi que 2 élections comme MvP de la ligue en 1989 et 1990. Il est le 4ème meilleur joueur de l'histoire selon NFL.com.

En 1979, il sélectionne au troisième tour le « Golden Great » Joe Montana puis au 10ème, le receveur Dwight Clark. En 1980, c’est au tour du fullback Earl Cooper, du cornerback Dwight Hicks et du safety Clark Williamson qui formeront avec Eric Wright et Ronnie Lott le seul et unique backfield défensif à être intégralement sélectionné au Pro-Bowl la même année. Reste à attendre 1985 pour la sélection du receveur le plus dominant de l’Histoire : Jerry Rice.

Au cours de ses 10 ans de carrière à la tête des 49ers, Bill Walsh enregistre 102 victoires pour 62 défaites et 3 Super Bowl gagnés (XVI, XIX et XXIII). Son premier sacre intervient le 24 janvier 1982, au lendemain d’une victoire difficile contre les Dallas Cowboys (27-28) en finale de conférence NFC. Lors cette finale de conférence, après avoir mené les 49ers sur la ligne des 10 Yards adverse et avec 58 secondes au chronomètre, Joe Montana expédie, sous la pression de 3 défenseurs, une passe haute au fin fond de la End-Zone pour « The Catch« , une réception complètement folle de Dwight Clark, qui scelle la victoire de son équipe.

En comparaison, le Super Bowl est une promenade de santé. Fort d’un ratio positif de 5 turnovers, les 49ers se détachent en une mi-temps par 20 à 00 contre les Cincinnati Bengals et malgré une petite frayeur, l’emportent par 26 à 21. Joe Montana est élu MVP de la rencontre avec une fiche de 14 passes complétées sur 22 pour 157 Yards et 1 TD. En 3 saisons, les 49ers passent ainsi d’une fiche de 2-14 puis 6-10 à une fiche de 13-3 et à leur premier sacre national. L’équipe obtient son second titre national à la conclusion d’une saison de 15 victoires pour une défaite en 1984. Joe Montana est une nouvelle fois élu MVP (24/35, 331 Yards et 4 TD’s, dont 1 à la course) pour une victoire 38 à 16 sur les Miami Dolphins de Dan Marino.

Son dernier titre, Bill Walsh l’obtient en 1989 contre l’équipe qui lui avait fourni son premier – les Cincinnati Bengals – avec un écart de points encore inférieur puisqu’il s’agit d’une victoire 16 à 20. C’est Jerry Rice qui est élu MVP avec pas moins de 215 Yards à son actif en 10 réceptions. Mais dans ce match à suspense, c’est John Taylor qui a inscrit à 39 secondes de la fin du match. Joe Montana prouve encore une fois qu’il est le « Comeback Kid » et le joueur le plus décisif de l’Histoire en organisant « The Drive » – version 49ers – 2 ans après celui de John Elway (2 minutes 30 environ pour 95 Yards et la victoire finale).

Ironiquement, les 49ers n’auront jamais été aussi bons qu’après le départ de l’homme qui les a construit. En 1989, l’équipe établit une fiche de 14 victoires pour 2 défaites et écrasent littéralement ses adversaires en playoffs pour un total de 116 points marqués et 16 encaissés en 3 matchs. Les Denver Broncos de John Elway s’inclinent par exemple, sur un score de 55 à 10 lors du Super Bowl XXIV. Joe Montana y est élu MVP pour la troisième fois en 4 participations, le tout en 10 ans de carrière.  Une blessure récurrente à l’épaule le prive d’un retour au Super Bowl en 1990 ainsi que les 2 saisons suivantes, ouvrant le voie à un autre quarterback, Steve Young.

Young envoie Montana dans le Kansas
En 1993, Eddie DeBartolo annonce la titularisation de Young au détriment de Montana, qui est transféré (à sa demande) quelques semaines plus tard aux Kansas City Chiefs. Après un début de saison difficile, notamment marqué par une altercation entre Young et son coaching staff sur le banc de touche, l’équipe se rassemble autour de son jeune quarterback face aux Lions, lorsque celui-ci, le visage ensenglanté, refuse les soins de l’équipe médicale pour revenir dans le match et permettre à son équipe de combler un déficit de 14 points pour une victoire finale 27 à 21. Le recrutement du cornerback Deion Sanders et du linebacker Rickey Jackson favorise l’accès à un cinquième Super Bowl où, avec un total de 6 touchdowns inscrits dans les airs, Steve Young est même élu MVP. Avec 5 titres nationaux glanés en 14 ans, les 49ers s’imposent définitivement comme LA franchise incontournable des années 80.

Et le voilà, le meilleur joueur de l'histoire! Jerry Rice! Pour la forme, c'est 13 Pro-Bowl pour 12 sélections All-Pro, 3 Super Bowl gagnés pour un titre de MvP, et cumule 1 549 réceptions pour 22 895 Yards et 208 TD's. Ouch!

Bien qu’ils trouvent inlassablement le chemin des playoffs jusqu’en 1998, année au cours de laquelle ils passent (enfin) l’obstacle Brett Favre, qui les élimine chaque année depuis 1995. Une joie de courte durée puisque les 49ers s’inclinent en Divsional Round contre les Atlanta Falcons (20-18), pour ce qui s’avère être la dernière grande saison de leur histoire…

Alors que le propriétaire de l’équipe, Eddie DeBartolo, est inculpé dans une affaire de corruption, son beau-frère John York prend les rênes aux côtés du nouvel entraîneur en chef – Steve Mariucci – pour une saison noire au cours de laquelle Steve Young est forcé de se retirer suite au plaquage du cornerback des Arizona Cardinals, Aeneas Williams. Une blessure qui met un terme définitif à sa carrière tandis que les 49ers chutent à une fiche de 4 victoires pour 12 défaites.

La descente aux oubliettes… avant le retour au sommet ?
Dans la foulée, l’équipe perd Bobby McKittrick (cancer), entraîneur en charge de la ligne offensive puis Jerry Rice, qui décolle pour Oakland en 2001. Le sort s’acharne sur l’équipe à l’image du scandale raciste qui éclate autour d’un membre de l’équipe administrative – Kirk Reynolds – en mai 2005 (licencié peu après), ou du décès à l’hôpital du guard Thomas Herrion, victime d’une crise cardiaque à la mi-temps.

Face à tous ces maux, les 49ers déclinent inéluctablement, multipliant sans réel succès les expériences au poste d’entraîneurs (Dennis Erickson, Mike Singletary…) et quarterback (Jeff Garcia, Troy Smith…). La Draft leur permet néanmoins d’accrocher de jeunes joueurs prometteurs parmi lesquels le running-back Frank Gore, le linebacker Patrick Willis ou encore le tight-end Vernon Davis qui forment aujourd’hui la base d’une équipe solide qui, sous la direction du nouvel entraîneur Jim Harbaugh, domine la NFC aux côtés des Packers avec 8 victoires en 9 matchs. Habaugh a même réussi à redonner confiance à Alex Smith, le premier choix de la Draft 2005, décevant pendant ses premières années dans ligue. Les prospecteurs auraient-ils enfin trouvé leur nouvelle pépite avec ce coach ? Wait & see

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