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[portrait] Le’Veon Bell, coeur de Steeler

L’Ohio. Ses usines fermées, ses lacs et ses équipes de football, adorées des fans et détestées des palmarès. Quoi de vraiment mieux que ces trois choses pour résumer l’Etat? Lebron James ne passe qu’à quelques longueurs de faire partie de cette liste tellement le joueur NBA s’est donné pour mission de (re)mettre Cleveland sur la carte des villes importantes du sport américain. Pourtant, si « The Mistake By The Lake » ou Cincinnati sont les deux métropoles les plus connues de l’Etat grâce à leurs franchises, c’est bien Columbus qui en est la capitale, elle qui ne donne son nom qu’aux footeux du Columbus Crew et aux hockeyeurs des Blue Jackets.

L’Amérique de Columbus

Situé au milieu presque mathématique de l’Etat, c’est dans cette ville de 800 000 habitants (la plus grande de l’Etat) que naît Le’Veon Bell le 18 février 1992. Seulement quelques années plus tard, son père quitte le foyer et laisse sa mère, Lisa Bell, élever seule ses cinq enfants, Le’Veon ainsi que ses deux grandes soeurs et deux petits frères. Assistante de classe, la mère de Le’Veon ne gagne pas énormément d’argent et les 15000 $ par an qu’elle parvient à ramener au foyer ne permettent aucune folie, et l’obligent même quelquefois à se restreindre de manger afin que ses enfants puissent le faire, eux.

Heureusement, la famille Bell peut compter sur l’aide des parents de Lisa qui vivent juste à côté, ainsi que sur celle de Clarence, son frère, qui est le père d’un jeune homme à peu près du meme âge que Le’Veon. Les deux cousins grandissent ensemble dans ce quartier difficile de Columbus qu’on surnomme la « Uzi Valley », mal famé et où les divers trafics et crimes empoisonnent l’atmosphère.

Pour Le’Veon, comme pour son cousin, de toute façon, depuis ses 4 ans, c’est le football qui l’intéresse, avec le regard de Chimène pour Curtis Martin qui sévit alors chez les Jets. Il faut dire que son physique, déjà impressionnant, lui permet d’y faire des prouesses. Cette même carrure imposante l’amène également à s’entrainer contre des joueurs plus âgés. Forcément, lorsqu’il redescend jouer dans sa catégorie d’âge, tout lui semble plus facile. Côté idoles, plus que les Browns ou les Bengals, ce sont les Steelers de la Pennsylvanie voisine que supporte Le’Veon. Mais, contrairement à tous ses camarades d’école et un peu bizarrement, Le’Veon veut les voir perdre parce que « tout le monde voulait les voir gagner et qu’(il) voulait être différent des autres ». Sa mère semble assez circonspecte par ce choix car, au fond d’elle, elle est convaincue que Le’Veon sera un jour drafté par les Jaunes et Noirs. C’est ce même espoir qui l’anime lorsque, un peu courte en fin de mois, elle se permet de payer ses factures légèrement en retard afin de pouvoir payer des camps de foot à Le’Veon. Le gamin est trop talentueux pour gacher la moindre chance. Alors, en 2004, la famille déménage à Groveport, au Sud de la ville, dans un quartier moins dangereux où, egalement, Le’Veon va pouvoir porter les couleurs de la Groveport Madison High School, une école dont le principal, Donnis Toler Jr, va participer activement au parcours de Le’Veon vers les sommets.

« Je ne veux pas qu’on me connaisse seulement comme running back. Je veux être un créateur dans chaque situation, attraper une passe dans l’espace, réaliser des actions qui changent le match. Tant que je fais ça, on pourra me donner la position qu’on veut » Le’Veon Bell

Si Columbus n’est donc pas une place forte du sport professionnel americain, c’est aussi qu’un endroit en particulier phagocyte l’enthousiasme sportif du coin: Ohio State University et son stade immense de 105000 places, où les « Buckeyes » font tant peur à leurs adversaires du haut de leurs 8 titres nationaux. OSU, précisement que le jeune Donis Toler Jr a fréquenté au début des années 1980.

Toler avant les Steelers

Fils de Donis Toler Sr, assistant coach de légende dans la cité voisine de Zanesville, c’est un ancien élève et joueur de ce dernier, Mark Dantonio, qui, devenu assistant coach chez les Buckeyes,  aide Junior à rentrer dans l’équipe en tant que « Walk-on » (sans bourse universitaire) malgré son engagement précédent à Kent State. Toler Jr considère depuis ce jour Dantonio comme son mentor mais décide tout de même, après avoir résisté aux pressions pour changer de position et pour « redshirter » sa première année, de quitter OSU pour rejoindre les rangs de Denison University. C’est là-bas qu’il deviendra un running-back All-Conference en suivant la maxime de son père « C’est dur mais c’est juste » au moment de remettre un coup de collier a l’entrainement. Des années plus tard, Donis aura également eu le temps de ressasser sa décision de partir d’OSU, peut-être un peu trop hativement sans se donner le temps de concrétiser son rêve d’éclore sous le maillot des Buckeyes.

C’est ce même rêve de jouer dans le « Horseshoe Stadium » qui anime Le’Veon Bell tout au long de sa carrière de lycéee, lui l’admirateur de Beanie Wells, le running back surpuissant d’OSU. S’il devient la véritable star de son équipe en 2008, c’est véritablement la saison suivante que le jeune running-back explose avec 21 touchdowns, qui lui valent une sélection All-State, pas la moindre des performances quand vous jouez dans l’Ohio…
Malheureusement, les résultats scolaires ne suivent pas vraiment et les échos en provenance des universités ne sont pas des plus prometteurs, en particulier avec un temps très moyen de 4’99 au 40-yard dash. Ohio State, le rêve de Le’Veon, ne semble pas vraiment intéressé par ses services, encore plus s’il n’est pas désireux de changer de position et de jouer au poste de strong safety. Chaque jour, le joueur vérifie son ranking sur le site rivals.com, vexé de voir des joueurs moins talentueux que lui classé devant, en oubliant même le travail à fournir pour progresser. Les seules réelles offres qui arrivent sur sa table viennent de Bowling Green, Eastern Michigan et Marshall. Pas vraiment le standing dont rêve Le’Veon, et peut-être pas les équipes capables de l’emmener au sommet de son sport, là-haut en NFL.

Saint Dantonio

Alors, Denis Toler Jr décide de prendre les choses en main en utilisant son propre exemple. Lui ayant conseillé d’obtenir son diplôme aussi vite que possible, afin de lui permettre de pouvoir rejoindre un effectif universitaire à mi-saison, il sait l’impatience de Le’Veon à rejoindre les rangs universitaires mais le trouve désemparé de ne voir aucun programme de qualité s’intéresser à lui. Ne voulant pas qu’il commette la même erreur de hâte que lui, il le fait renoncer à s’engager avec Bowling Green, université que Le’Veon se résout à rejoindre par defaut, la considérant comme la moins mauvaise option pour lui.
Alors, Toler Jr se souvient également du coup de pouce que Mark Dantonio, avec qui il est resté en contact toutes ces années, lui avait donné et demande à celui qui est devenu coach de Michigan State si un running-back talentueux peut l’intéresser. A la question « peut-il jouer pour nous? » de Dantonio, Toler Jr répond simplement « En fait, il pourrait jouer pour vous dès maintenant ». Par amitié, coach Dantonio envoie donc un scout à un match de basket auquel Le’Veon participe pour prendre une première mesure de l’athlète. L’échauffement est à peine terminé que le scout appelle Dantonio, lui indiquant qu’ils ne peuvent pas se permettre de laisser passer un athlète pareil. Tournant du destin, suite à une bagarre, Dantonio vient de suspendre 7 de ses joueurs, dont 2 running-backs, et offre une bourse à Le’Veon Bell dans la foulée.

«  Je veux juste m’assurer que je fais tout en mon pouvoir pour être un meilleur coéquipier. Quelque soient les conséquences, je les assumerai…On doit prendre le bon comme le mauvais » Le’Veon Bell, suite à sa suspension

Sous le maillot des Spartans, et sous l’oeil de sa mère qui assiste à tous les matches de son fils, Le’veon Bell passe au second plan lors de son année freshman mais met la machine en route des sa 2e année, la terminant avec 948 yards et 13 touchdowns en 14 matches joués. Son année Junior est celle de l’explosion. Avec 1793 yards et 12 touchdowns en 13 rencontres, il gagne le titre de meilleur coureur de la Conférence Big Ten et entre même à un moment de la saison dans les pronostics pour le Heisman Trophy (qui ira à Johnny Manziel, au final). Fort de cette situation, c’est dès son année junior qu’il se présente à la draft où, tel que l’avait rêvé sa mère, ce sont les Pittsburgh Steelers qui le choisissent en 48e position.

Du Bus à C-Bus

Dès sa saison rookie, Le’Veon fait des merveilles sur les terrains, où son manque de vitesse est compensé par sa carrure (1m85 pour 102 kilos) et sa capacité à voir les espaces et à s’y engouffrer sans jamais être ensuite rattrapé par les défenseurs adverses. Le résultat de tout ceci? Le’Veon Bell bat le record de yards totaux amassés par un rookie, détenu par la légende Franco Harris. A 22 ans, jouant dans l’équipe qu’il supporte depuis tout gamin (comme un autre excellent rookie en 2016… ), il semble déjà avoir mesuré l’ampleur de la ligue et se prépare à une énorme saison 2014 avec le Super Bowl en vue, objectif annuel évident de l’équipe la plus titrée de l’histoire de la NFL (6 Super Bowls, dont le dernier en 2010 2008). C’est sans compter la stupidité d’un jeune homme de 22 ans qui « veut seulement essayer la marijuana après avoir réalisé (son) rêve d’arriver en NFL »…

Le 20 aout 2014, Bell et LeGarette Blount, son éphémère coéquipier, sont en effet arrêtés par la police pour « conduite sous stupéfiants », alors qu’ils sont censés prendre l’avion vers un match de pré saison deux heures plus tard. Le’veon avoue d’ailleurs qu’il ne savait pas à l’epoque que conduire après avoir fumé était un délit… Un des policiers peut « sentir l’odeur de marijuana sortir de la voiture », d’après son rapport. Si Le’Veon Bell dira ensuite n’en avoir fumé que la veille, le policier le juge inapte à la conduite d’un véhicule et trouve également 20g de marchandises dans la voiture. Malgré la distraction créée, Le’Veon réalise une saison 2014 fantastique, avec un titre de leading rusher de l’AFC et un sélection au Pro Bowl, puisque la NFL ne le suspend pour cette histoire qu’au début de la saison 2015. Une suspension qui en appelle une deuxième de 2 autres matches au début de la saison 2016, après que le joueur manque trois contrôles pendant l’inter-saison alors qu’il est sous le coup d’une mise à l’épreuve de 15 mois. Celle-ci ne l’empêche pourtant pas de réaliser une saison 2016 hyper complète (157 yards totaux par match, 3e plus grand total de l’histoire, et le record de la franchise sur un match, avec 275 unités) qui lui vaudra surement un belle place au classement du MVP et qui a amené les Steelers au titre d’AFC Nord au terme d’une série de 5 7 victoires pour finir la saison.

Ayant manqué les deux dernières campagnes de playoffs de Steelers, pour cause de blessure et non de suspension, Le’Veon vivra dimanche sa première expérience de post-season NFL et le trio des 3B « Ben – Brown – Bell » sera pour la première fois aligné ensemble lors d’un match à élimination directe. 11 ans après le titre des Steelers et la consécration de la carrière de Jerome « The Bus » Bettis, les fans espèrent que l’enfant de ColomBus pourra les guider vers la même Terre Promise…

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