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Histoire

Histoire : les Indianapolis Colts

Chaque week-end, à l’occasion de la saison 2011/2012, Touchdown Actu vous propose d’en apprendre davantage sur l’histoire de vos franchises favorites. Au programme aujourd’hui, les Colts d’Indianapolis.

Originaires de Baltimore, les Colts auraient dû disparaître dès 1950 à cause de leur faible niveau. C’était sans compter sur la main tendue par Bert Bell et le retour en fanfare de l’équipe, qui se hisse parmi l’élite de 1954 à 1968. Menés par Johnny Unitas et Don Schula à Baltimore, puis par Peyton Manning et Tony Dungy à Indianapolis, les Colts se sont forgés sur certains des plus grands noms de ce sport. Retour sur une équipe dont l’identité perdure encore, même si les noms qui la composent ne sont plus les mêmes.

Contrairement à ce que peut laisser à penser leur nom, les Colts n’ont pas vu le jour à Indianapolis et ont d’abord été affiliés à la ville de Baltimore, Maryland. En remontant un peu plus dans l’histoire de la ligue, on peut même établir un lien de parenté avec les Dayton Triangles, une des équipes fondatrices de la NFL, pourtant créés en 1913. Quoiqu’il en soit, les Baltimore Colts naissent en 1947 des mains de Bob Rodenberg, nouveau propriétaire des Miami Seahawks, en faillite depuis 1942. Le nom de Colts est adopté dès 1947 sur proposition d’un fan du nom de Charles Evans.

Johnny Unitas alias "The Golden Arm", c'est 3 titres de MVP (1959, 64 et 67) pour 10 sélections au Pro-Bowl et 3 titres nationaux (dont un Super Bowl). Il est le 6ème meilleur joueur de l'histoire selon NFL.com.

En AAFC – All-America Football Conference -, les Colts n’affichent aucun bilan positif (2 négatifs, 1 nul) pour un total de 10 victoires et 30 défaites. Ce n’est pas leur arrivée en NFL qui change la donne puisqu’ils concluent leur saison d’inauguration avec une fiche d’une victoire pour 10 défaites. Face aux résultats catastrophiques enregistrés ainsi qu’à sa situation financière difficile, la NFL opte pour la dissolution des Colts malgré le désaccord des supporters. En décembre 1952, le commissionnaire de la ligue, Bert Bell, défie la ville de Baltimore : si 15 000 tickets sont vendus en moins en 6 semaines, les Colts réintègreront la ligue. En 4 semaines et 3 jours, la totalité des billets sont écoulés et les Dallas Texans sont déplacés à Baltimore pour prendre la relève.

Abandonnant leurs anciennes couleurs (vert et argent), ces « nouveaux » Colts se définissent par un mélange de blanc et de bleu qui perdure encore aujourd’hui, et emménagent au Memorial Stadium sous la coupe de Keith Molesworth. Il faut encore attendre 1958 pour que les Colts affichent un visage de vainqueur, s’imposant 23 à 17 chez les New-York Giants en finale nationale dans l’un des matchs les plus populaires de l’histoire : « The Greatest Game Ever Play ». Malgré une avance de 14 à 3 en première période, les Colts se retrouvent au pied du mur pour un score de parité 17 à 17 en fin de match, les obligeant à jouer une mort subite. C’est finalement par l’intermédiaire du running-back Alan Ameche que la franchise de Baltimore se sauve avec son premier sacre national. Dans ce match, Raymond Berry capte 12 des passes complétées par Johnny Unitas pour un total de 178 Yards et un TD.

L’année suivante, ces 2 équipes se retrouvent en finale nationale et ce sont à nouveau les Colts qui l’emportent, en inscrivant 24 points dans le dernier Quart-Temps pour une victoire 31 à 16. Il faut ensuite attendre 1963 et l’arrivée de Don Shula au poste d’entraîneur pour y retrouver une équipe dominante. Les Colts produisent ainsi 8 victoires pour 6 défaites en 1963 avant de s’envoler au NFL Championship Game la saison suivante avec un bilan de 12 victoires pour 2 défaites. Pas de Giants au menu cette année-là, et l’on peut même dire que ce sont les Colts qui ont été cuisinés puisque les Cleveland Browns l’emportent par 24 à 00.

En 1964, Johnny Unitas est élu MVP pour la seconde fois de sa carrière et il le sera encore en 1967, année au cours de laquelle les Colts affichent un bilan de 11 victoires pour 2 nuls et une défaite (enregistrée contre les Los Angeles Rams). Sur le plan personnel, Unitas livre cette année-là une saison à 3 428 Yards pour 20 TD’s et 58,5% de passes complétées. Blessé à l’épaule, il cède sa place à Earl Morrall en 1968, qui obtient à son tour le titre de MVP et mène l’équipe à une fiche de de 13 victoires pour 1 défaite. Après avoir dominé les Minnesota Vikings (24-14), les Colts se qualifient pour la première fois au Super Bowl, lors duquel ils échouent à la surprise générale face aux New-York Jets de Joe Namath par 16-7.

Gino Marchetti

Gino Marchetti, qui a joué pour les Colts de 1953 et 1966, c'est 12 Pro-Bowl pour 10 sélections All-Pro et 2 Super Bowl gagnés. Son numéro (le #89) a depuis été retiré. Il est à ce jour, le défenseur le plus dominant de l'histoire des Colts.

Une défaite dont l’équipe peine à se remettre la saison suivante, entraînant le départ de Don Shula aux Miami Dolphins puis le déménagement de la franchise au sein de l’AFC, ce qui leur permet au moins de sélectionner le futur Hall of Famer Ted Hendricks. En 1970, l’équipe retrouve le Super Bowl sous la direction de l’ancien assistant Don McCafferty et s’impose à 5 secondes de la fin du match sur un coup de pied de 32 Yards de Jim O’Brien, qui scelle la victoire 16 à 13 des siens sur les Cowboys de Dallas. Seuls, les Colts ont autorisé pas moins de 7 Turnovers lors de ce match contre 4 pour leurs adversaires, qui s’illustrent également avec 10 pénalités pour 130 Yards de pertes pures. Des statistiques qui valent à ce match le titre de « Blunder Bowl », que l’on peut traduire par « la finale de toutes les gaffes ». Le defensive end des Colts, Bubba Smith, ira jusqu’à refuser de porter la bague de champion en raison de la performance proposée… Une première dans l’histoire de la ligue!

Après une défaite aux mains de Don Shula en finale de conférence AFC en 1971 puis le transfert de Johnny Unitas aux San Diego Chargers en 1972, les Colts s’épuisent et  ne produisent plus de jeu, enchaînant les bilans négatifs. Ils obtiennent d’ailleurs le premier choix global de la Draft en 1983 et  y sélectionnent le futur Hall of Famer John Elway, qui ne portera JAMAIS le maillot d’Indianapolis. Pourquoi ? Parce qu’Elway refuse de jouer pour une équipe de ce niveau. Il obtient gain de cause le 2 mai, et est échangé aux Broncos de Denver contre Mark Herrman, Chris Hinton et un choix de premier tour.

L’emménagement à Indianapolis

Cette année-là, le bail des Colts à Baltimore prend fin et l’équipe emménage au Housier Dome (ou RCA Dome) d’Indianapolis, malgré la colère des fans qui n’hésitent pas à attenter (en vain) une action en justice visant à empêcher la délocalisation de la franchise. Dans la foulée, Jim Irsay, fils de Robert Irsay, lui-même propriétaire des Colts depuis 1972, s’installe au poste de vice-président. Ce qui n’empêche pas l’équipe de produire encore et toujours l’un des jeux les plus pauvres de la ligue jusqu’en 1987, date d’arrivée du running-back Eric Dickerson à Indianapolis – contre la bagatelle de 6 choix de Draft et 2 joueurs – et du premier bilan positif obtenu à Indianapolis (9-6).

De nouveau, les Colts rejoignent le giron des prétendants au titre suprême jusqu’au début des années ’90, marqué par la suspension d’Eric Dickerson et l’échec du développement du quarterback Jeff George (premier choix global en 1990, obtenu contre une avalanche de choix de Draft). L’équipe chute à 1 victoire pour 15 défaites en 1991 et s’échine à surprendre (9-7 en 1992) puis décevoir (4-12 en 1993). Le départ de Jeff George via un échange avec les Atlanta Falcons en 1995 permet aux Colts de sélectionner Marvin Harrisson, l’un des meilleurs de la décennie, préparant le terrain pour la Draft de 1998 et la sélection de l’un des meilleurs joueurs de l’histoire : Peyton Manning.

L’âge d’argent, l’ère Manning

Peyton Manning, peut-être le meilleur joueur de l'histoire de la ligue, c'est 12 saisons à plus de 10 victoires, 4 titres de MVP de la ligue (inégalé), 10 sélections au Pro-Bowl et 8 All-Pro. Et s'il n'a qu'un Super Bowl à son actif (XLI), la responsabilité en revient à une franchise qui n'a jamais réellement su l'entourer...

Avec Bill Polian et Jim Nora aux commandes, les Colts rebondissent d’une saison à 3 victoires pour 13 défaites en 1998 à une saison de 13 victoires et 3 défaites, le tout en s’appuyant sur un trio de Pro-Bowler constitué de Peyton Manning, Marvin Harrisson et du running-back Edgerrin James. A l’exception de la saison 2001, qui voit l’arrivée de Tony Dungy et Reggie Wayne à Indianapolis, les Colts ne posteront aucune fiche négative en 13 saisons. Une régularité récompensée par le titre suprême en 2006, lors du Super Bowl XLI, par un score de 29 à 17 obtenu face aux Chicago Bears. Indianapolis devient ainsi la première « Dome Team » à remporter un Super Bowl en extérieur, sous la pluie, et la première équipe à obtenir le titre malgré la pire attaque au sol statistique de la ligue.

Annoncé comme le successeur de Tony Dungy dès 2008, Jim Caldwell prend la relève en 2009, au lendemain de l’emménagement des Colts dans l’enceinte du Lucas Oil Stadium, et permet à l’équipe de se qualifier à nouveau au Super Bowl (XLIV), pour une défaite 31 à 17 aux mains des New Orleans Saints. Ironiquement, c’est Tracy Porter, un ancien joueur de l’université d’Indiana qui met un terme aux espoirs des Colts en interceptant une passe de Peyton Manning à Reggie Wayne, tout deux natifs de la Nouvelle-Orléans. Cette année-là, la franchise obtient 14 victoires en saison régulière pour 2 défaites concédées lors des 2 derniers matchs de la saison, tandis que Caldwell décide de mettre au repos certains titulaires pour préparer les Playoff’s. Avec Manning à la tête de l’équipe, les Colts obtiennent leur treizième saison consécutive avec plus de 10 victoires au tableau en 2010, mais sont défaits par les New-York Jets par 17 à 16 lors des Wild-Card.

Avec l’âge avancé de Peyton Manning (35 ans) et une blessure à la nuque qui le prive de la saison 2011, les Colts se doivent aujourd’hui de lui trouver un successeur. Alors que Jim Caldwell joue sa place au terme d’une saison catastrophique (aucune victoire pour 10 défaites à ce jour), les Colts sont en lice pour la course au premier choix global et aspirent peut-être à un peu plus de chance dans les années à venir. Mais la ville d’Indianapolis est-elle prête à abandonner les droits du plus grand quarterback de tout les temps ?

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