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Super Bowl LI – Les coaches : l’élève et le maître

25 janvier 1987.  Lors du tout premier Super Bowl de leur histoire, les New York Giants sont sur le toit du monde. Une victoire nette et sans bavure contre les Denver Broncos, 39-20, qui ramène le trophée Lombardi dans la Grosse Pomme. Sur le podium, l’un des coordinateurs défensifs les plus prometteurs de sa génération : Bill Belichick.

Devant la télé, le jeune Dan Quinn, 16 ans, exulte. Ce natif du New Jersey, et fan de la première heure des G-Men, est en admiration devant la défense construite par « BB » et représentée par son joueur préféré, un certain Lawrence Taylor.

30 ans plus tard, presque jour pour jour, les deux hommes vont se faire face, dans un véritable choc des générations. Belichick est désormais l’un des plus grands coaches de l’histoire, avec six Super Bowls en poche. Dan Quinn est lui un jeune head coach aux dents longues.

Biberonné par la défense physique et agressive des Giants, dans les années 80, le nouvel homme fort des Falcons s’est donné les moyens de réussir, en côtoyant des entraîneurs ô combien respectés dans le circuit.

Le pied à l’étrier

Quinn n’a que 31 ans quand il intègre un staff NFL, à l’été 2001. Steve Mariucci le nomme assistant défensif des San Francisco 49ers, aux côtés de Jim Mora Jr. et de Richard Smith, alors coach des linebackers. L’entente fonctionne plutôt bien puisque les Californiens n’encaissent que 17 points de moyenne, bloquant l’adversaire à 3 points ou moins à quatre reprises … Les playoffs sont là mais Brett Favre et Green Bay s’en mêlent pour sortir ce joli petit monde dès les wild-cards.

Pas plus de réussite en 2002, avec une élimination en demi-finales de conférence, contre les futurs champions, Tampa Bay. Malgré le départ de Mariucci, le talent de Quinn est reconnu, suffisamment pour en faire le nouveau coach de ligne défensive sous la coupe de Dennis Erickson. Une période trouble pour les 49ers, qui finiront à 2-14 en 2004, avec Tim Rattay et Ken Dorsey en quarterbacks.

Pendant ce temps, une nouvelle équipe terrorise la NFL. En décrochant leur troisième titre en quatre ans, les Patriots lancent une nouvelle dynastie avec le jeune Tom Brady en quarterback … et Bill Belichick en head coach. Une belle revanche pour celui qui avait été nommé à la tête des Browns en 1991, mais qui avait subi de plein fouet le déménagement de la franchise à Baltimore quatre ans plus tard. Un temps passé par les Jets, il avait alors attiré l’œil du propriétaire de New England, Robert Kraft. Ce dernier n’hésitera pas à faire « all-in », en cédant un premier tour de draft à son rival pour enrôler ce cher William.

Ce qui impressionne chez Belichick, c’est cette impression de tout contrôler sans être jamais dépassé par les événements. Les assistants passent (Charlie Weis, Romeo Crennel, Josh McDaniels), mais les résultats restent. En 2010, après le départ de Dean Pees, le head coach récupère lui-même les rênes de la défense, et ce pendant deux ans. Les responsabilités ne lui font pas peur, lui qui est aussi le General Manager officieux des Pats depuis sa prise de fonction.

Nouveaux voisins

Un modèle pour de nombreux coaches, Dan Quinn inclus. Le coach de position se rapproche d’ailleurs sensiblement du technicien des Patriots, dans les années qui suivent.

Entre 2005 et 2009, il rejoint l’AFC Est, intégrant coup sur coup les coaching staffs de Miami et des New York Jets. Mais il continue d’apprendre auprès d’anciens lieutenants de Belichick : Nick Saban, légende du College Football, et ancien coordinateur défensif de Bill à Cleveland. Mais aussi Eric Mangini, ancien patron de la défense de Foxborough, au système novateur pour l’époque.

Les conseils sont précieux, mais l’édifice est fragile. « DQ » ne reste jamais plus de deux ans dans une franchise, la faute à un manque de stabilité chronique au sein des organisations qu’il côtoie. Après avoir rechargé les batteries en universitaire, aux côtés d’Urban Meyer, il renoue avec des Seahawks aussi ambitieux que lui en 2013. Les résultats ne se font pas attendre, aux côtés du charismatique Pete Carroll. Dès sa première année comme coordinateur défensif, il décroche le Super Bowl dans un match que sa défense domine de la tête et des épaules. Seattle retrouve la finale l’année suivante, face à Belichick et New England.

Depuis 2004, les Patriots n’ont pas vraiment levé le pied et même quand Tom Brady se blesse en 2008, Bill Belichick retombe sur ses pattes, grâce au suppléant Matt Cassel. Certes, les Pats ne vont pas en playoffs cette année-là, mais ils trouvent le moyen de finir avec un bilan de 11-5.

Pendant les intersaisons, Belichick ne capitalise pas, il façonne. Pas besoin de top 15 à la draft, même pas besoin d’un premier tour. L’homme fort de Foxborough s’appuie sur des projets qu’il développe petit à petit. Il veut des joueurs à son image, besogneux et efficace. Depuis son arrivée en 2000, aucun receveur n’est pris au premier tour. Côté coureur, seul Laurence Maroney fait exception en 2006.

Le Super Bowl 49 entre New England et Seattle est des plus accrochés. La défense des Seahawks répond présent, mais Brady et ses hommes reprennent quand même les commandes du match à quelques secondes de la fin. S’en suit l’interception décisive de Malcolm Butler pour le quatrième Super Bowl de New England, le sixième de son head coach.

Une véritable éponge

Dan Quinn est quand même nommé entraîneur en chef d’Atlanta quelques jours plus tard. Moment qu’il choisit pour parfaire ses connaissances sur le métier. Il organise une rencontre avec l’une de ses idoles, et ancien mentor de Belichick aux Giants, Bill Parcells. Il croisera également Joe Gibbs, vainqueur de trois Super Bowls à Washington, avec trois quarterbacks différents. Sa soif d’apprendre va au-delà du football, puisqu’il s’entretient avec le manager des Chicago Cubs, en baseball, Joe Maddon, et celui des San Antonio Spurs, en basket, R.C. Buford.

A l’instar de Belichick, son objectif devient rapidement clair : développer des talents en défense en laissant les coudées franches à des spécialistes de l’attaque. C’est dans cette optique qu’il fera pleine confiance à Kyle Shanahan, malgré le changement de système de bloc en ligne et les brouilles avec le receveur star Roddy White.

Pendant les 30 ans qui auront suivi le Super Bowl 21, Dan Quinn aura tout fait pour croiser la route de Bill Belichick, d’égal à égal. Dimanche, l’élève se mesurera au maître pour faire valider ses compétences. Belichick-Quinn, un choc des générations symbolisé par la famille Scarnecchia. Dante, 68 ans, est sorti de sa retraite l’an passé pour recoacher la ligne offensive des Pats. Contre les Falcons, il fera face à Steve … son fils, devenu head coach assistant.

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