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[Super Bowl Stories] Épisode XXIX : Forever Young

À 24 semaines du Super Bowl LII, épisode 29 de notre rétrospective exceptionnelle, le Super Bowl XXIX.

[Super Bowl Stories] Épisode XXIX : Forever Young

À 24 semaines du Super Bowl LII, épisode 29 de notre rétrospective exceptionnelle, le Super Bowl XXIX.

San Diego Chargers (AFC) vs San Francisco 49ers (NFC) – 29 janvier 1995

Fin janvier 1995, lassée du smog de la baie de San Francisco et du calme languissant de la marina de San Diego, la Californie fait ses bagages, enfile une chemise à fleurs, traverse le pays et débarque faire la fiesta à Vice City. Dans une Floride encore épargnée par la chaleur accablante et la moiteur exténuante de ses étés tropicaux, règne une douceur printanière. Le soleil est de sortie, les t-shirts, les casquettes et les lunettes de soleil aussi. Et pour ne pas être ébloui par l’immense de talent de Steve Young, mieux vaut avoir des bons verres.Super Bowl XXIX.svg

Gaucher, mais pas gauche

Joe Montana parti dans le Missouri au terme d’une campagne 92 achevée sans séries, une première depuis près d’une décennie à Cisco, la jeunesse prend le pouvoir. En vain. Couronné MVP en 1993, Steve Young se casse les dents sur des Cowboys en pleine conquête. Un putsch. Destitués de leur trône, les hégémons des 80’s devront se contenter des miettes laissées par l’ogre texan. Un an plus tard, rebelote. Les Niners trébuchent en finale de la NFC pour une troisième fois en quatre ans. Pas de quoi ébranler la confiance placée en George Seifert, mais suffisant pour insuffler une cure de jeunesse et une transfusion de nouveau talent devenues indispensables. Si en attaque, le combo Young/Rice ne se démode pas, la défense subit un relooking drastique.

Richard Dent, MVP du Super Bowl XX avec la défense d’Ours enragés de Chicago, débarque aux pieds de la Transamerica Pyramid, rapidement rejoint sur la ligne par l’ancien Redskin et double champion en titre Charles Mann et Rickey Jackson, abonné du Pro Bowl en provenance de La Nouvelle-Orléans. Bourreau des 49ers, le Cowboy Ken Norton Jr. déboule dans le nord de la Californie avec le rêve fou d’un troisième Super Bowl consécutif dans un coin de la tête. Linebacker des Chargers pendant 7 ans, Gary Plummer remonte tout l’État pour venir lui prêter main forte. Cerise sur le gâteau de ce recrutement défensif 5 étoiles : Deion Sanders. Fantasque électron libre des Falcons depuis 5 ans, le cornerback a bien l’intention de commencer à garnir une salle des trophées qui sonne un peu trop creux à son goût.

De 18e défense de la ligue, le rideau doré des Niners va bondir au 8e rang. 16e escouade contre la course en 93, elle s’impose comme la 2e plus emmerdante à dompter au sol. Le colosse Dana Stubblefield et ses 8,5 sacks s’offrent un trip de fin de saison à Hawaï en compagnie de Merton Hanks et ses 7 interceptions et de l’autre safety, Tim McDonald. En impact player de talent, Deion Sanders vole 6 ballons, marque sur trois remontées folles et s’adjuge le titre de Joueur Défensif de l’Année. Un regain de talent et de jeunesse qui fait un bien fou aux chercheurs d’or.

Prince prodige devenu roi en profitant des pépins physiques de Dieu Montana en 91 et 92, Steve Young gagne sa place sur le terrain à coup d’exploits aériens et de courses chaloupées. Le digne héritier de Fran Tarkenton. Gaucher, mais pas gauche. Si les stats s’affolent, les sceptiques pointent du doigt son incapacité à gagner lorsque ça compte, marque de fabrique d’un Montana véritable Super Saïyen des playoffs. Quand après une démonstration de force face aux Raiders (44-14) en ouverture les chercheurs d’or se cassent la gueule au Arrowhead Stadium face aux Chiefs de… Joe Montana (17-24), rien ne s’arrange. Mais Steve s’en fou et garde la tête froide. Et quand après un deuxième revers face à Philly, les Niners enchaînent 10 succès de rang, les voix discordantes se font soudainement nettement plus discrètes. Il faudra finalement attendre le dernier match de la saison pour que les Californiens s’inclinent face aux Vikings de Warren Moon et Cris Carter. Sans grande incidence. La NFC Ouest est leur.

Au terme d’une saison aboutie sur le plan collectif comme individuel, Steve Young rafle une nouvelle couronne de MVP. Individuellement, le quarterback aura même été grandiose. 112,8. La meilleure évaluation de l’histoire n’appartient plus à Joe Montana. Dangereux au sol (293 yards et 7 touchdowns), le passeur est déchaîné dans les airs. 3969 yards, 35 touchdowns, 10 interceptions, digne d’un Dan Marino des belles années. De quoi assurer à Jerry Rice un festin dominical. Le receveur attrape 112 passes, dévore 1499 yards et inscrit 15 touchdowns au total. Au sol, Ricky Watters porte une attaque décidément obsédée par les airs. S’il conquit 877 yards et marque 6 fois sur la terre ferme, il exploite à merveille ses 66 réceptions et ajoute 719 unités et 5 touchdowns, billet pour Hawaï en prime. Un Pro Bowl où il sera accompagné par le tight end Brent Jones, ses 670 yards et 9 touchdowns, ainsi que le centre Bart Oates et le guard Jesse Sapolu.

L’attaque la plus prolifique de la ligue, une défense de playmakers blindée d’expérience. Un cocktail explosif qui écrabouille les Bears de Steve Walsh, tombeurs sans pitié des Vikings au tour précédent, dans une démonstration de force à faire frissonner (44-15). En finale, ils retrouvent leur meilleur ennemi. En un quart-temps et trois turnovers parfaitement exploités, ils tuent tout suspense et s’ouvrent grandes les portes du Super Bowl (38-28). Au bout des 60 minutes de jeu : un cinquième titre unique. Mieux encore, l’opportunité de marquer de leur emprunte des 90’s abandonnées aux Cowboys. Car si l’America’s Team est la nouvelle coqueluche de la patrie de l’Oncle Sam, les Niners ne sont pas encore has been. Loin de là même.

Has been, les Chagers ne le sont pas vraiment non plus. Ils n’ont jamais été quoique ce soit en fait. Malgré des 80’s animées par le football chatoyant d’Air Coryell et Dan Fouts, jamais les Chargers ne sont parvenus à franchir le pas et mettre à profit leur incroyable puissance de feu. Plus de Don Coryell, plus de Dan Fouts, plus de Charlie Joiner, plus de Kellen Winslow, tous partis reposer leurs bustes au Hall of Fame de Canton. Non, décidément, en 94 personne n’attend grand chose de la franchise de San Diego. Les playoffs semblent hautement improbables. Le Super Bowl, on est en plein rêve. Et pourtant. À l’apogée du règne de Don Coryell, les Bolts se cassent la tronche deux fois de suite à une marche du Super Bowl. Depuis, plus grand chose. En 11 ans, ils n’ont connu qu’une fois les séries. Une seule saison positive, une à l’équilibre et neuf dans le rouge. Depuis son arrivée en provenance de Georgia Tech 4 ans plus tôt, Bobby Ross souffle le chaud et le froid.

Le véritable tournant dans la dangereuse pente dans laquelle semblaient s’empêtrer les Chargers, c’est l’arrivée de Bobby Beathard au poste de GM. Ancien manager général durant les années dorées des Redskins, il va appliquer un bon vieux copier/coller. Adieux l’enivrant jeu aérien, bonjour le jeu au sol bien bourrin, porté par une ligne offensive de mammouths. L’attaque à la passe n’est là que pour brouiller les cartes d’un jeu offensif voué à imposer des drives interminables. Un renouveau dans le style, mais aussi dans les hommes. Draft, joueurs autonomes, ce sont pas moins de 22 nouveaux qui envahissent le roster californien. 10 d’entre eux son directement catapultés titulaires. La mayonnaise finira peut-être bien par prendre, mais pas dès 94. Impossible. Improbable. Pourtant, après 6 semaines de compétition, les Chargers sont toujours invaincus. Personne ne l’avait vu venir. Si le reste de la saison sera plus saccadé, victoire, défaite, victoire, défaite, San Diego file en playoffs avec un bilan de 11-5. Son meilleur depuis près de 15 ans.

Ancienne doublure de Mark Rypien lors du sacre des Redskins du Super Bowl XXVI, Stan Humphries a suivi le même chemin que son GM. Directement intronisé titulaire dans le sud de la Californie, le passeur conquit 3209 yards dans les airs, marque 17 fois et se fait intercepter à 12 reprises. Trio de receveurs sans véritable leader, Mark Seay, Tony Martin et Shawn Jefferson se partagent 2157 et 16 touchdowns. Fidèles à leur nouvelle philosophie de jeu, c’est au sol que rôde le danger. Petit et compact, le cubique Natrone Means dévore 1350 yards et croise 12 fois la ligne. Third-down back, Ronnie Harmon joue les soupapes de sécurité à merveille et grappille 615 précieux yards dans les airs.

En défense, tout se passe autour d’une ligne dégoulinante de talent. En leader par l’exemple, le Rookie Défensif de l’Année 86 Leslie O’Neal signe 12,5 sacks et force 4 fumbles. En équipiers de luxe, Chris Mims et Shawn Lee en ajoutent respectivement 11 et 6,5. Derrière un front four de sauvages, un groupe de linebackers tout aussi tendre, porté par un Junior Seau en route vers son 4e Pro Bowl consécutif. Le natif de San Diego amasse 123 plaquages et 5,5 sacks. Dans le fond du terrain, Stanley Richard et Darrien Gordon jouent les jumeaux, volent chacun 4 ballons et en retournent 2 dans la peinture l’un comme l’autre. De quoi donner des idées à un petit rookie nommé Rodney Harrison.

Au premier tour des séries, les Chargers reviennent de l’enfer face aux Dolphins. À la rue et menés 21-6 par un Dan Marino étincelant à l’issue des 30 premières minutes de jeu, les Californiens reviennent en trombe, dans la vague d’une défense qui se réveille enfin. Les Bolts passent devant et le destin se charge du reste. Pete Stoyanovich expédie le coup de pied de la gagne à droite des poteaux jaunes. Alléluia ! En finale de conférence, face à des Steelers sevrés de Super Bowl depuis près de 15 ans, les Chargers et leur réalisme glaçant dégoutent des hommes d’acier pourtant devant à la pause et s’envolent vers le premier Super Bowl de leur histoire trentenaire. Doublure de Stan Humphries et ancien numéro 3 des Bills, Gale Gilbert s’apprête à vivre son 5e Big Game consécutif. Un cas unique dans l’histoire.

Too fast, too furious

Avant la saison, personne n’y croyait. À quelques jours du Super Bowl, personne n’y croit davantage. Des Chargers, on ne donne pas la moindre chance. Une fin de saison sur courant alternatif, des succès en playoffs au panache, mais saupoudrés d’une grosse dose de veine, leur présence à Miami relève presque du miracle. Pour leurs voisins du nord, elle relève de l’évidence. Vainqueurs de 12 de leurs 13 derniers matchs, les chercheurs d’or sont en mission. Comme une bête attirée par le sang, ils ont flairé le parfum de l’argent sterling du Trophée Lombardi. Le titre, les Niners l’ont déjà remporté en disposant des Cowboys avec maestria en finale NFC. Le Super Bowl ne sera qu’une formalité. Ce n’est pas ce soir que l’AFC brisera son immonde série en finale. Faciles vainqueurs des Chargers (38-15) il y a un peu plus d’un mois, les 49ers sont donnés gagnants par 18,5 points. Le plus gros écart jamais affiché par les bookmakers.

Malgré toute leur bonne volonté, le début de match des Chargers ne va rien faire pour contredire les pronostics. Dès le coup d’envoi, les hommes de Bobby Ross offrent gracieusement 15 yards aux Rouge et Or sur un facemask qui porte les Niners sur leurs 41. Trois jeux plus tard, Steve Young balance une bombasse de 44 yards dans le stickum de Jerry Rice et ouvre le score. Jamais un touchdown n’avait été inscrit aussi rapidement dans un Super Bowl. En hommes pressés, les joueurs de San Francisco stoppent leurs cousins du sud et remontent le terrain à font la caisse. Il ne leur faut que 4 jeux pour traverser les 79 yards qui les séparent de la peinture. Young galope 21 yards avant d’écraser la gâchette pour la deuxième fois sur une pump fake délicieuse. Seul au monde, Ricky Watters attrape le ballon au cœur du terrain, rebondit contre un plaquage, puis deux, et 51 yards plus loin, coupe la ligne et double la mise. 14-0. On joue depuis moins de 5 minutes.

« Les receveurs ont couru vers l’extérieur et j’ai juste eu à gicler du fond du terrain, » racontera Watters. « Habituellement, lorsque j’exécute ce tracé, les linebackers essaient de m’isoler, mais la feinte de Steve (Young) a été tellement bonne que les linebackers sont partis à la chasse de William (Floyd) dans le fond du terrain. »

Spectateurs apathiques d’un début de match cauchemardesque, les Bolts se reprennent et déploient enfin leur football de marathoniens. 13 jeux, 78 yards et plus de 7 minutes plus tard, Natrone Means comble le dernier yard et réduit l’écart. Le choc des cultures. 14-7. Inarrêtables, les 49ers ripostent par un nouveau drive à se pâmer. Cette fois-ci, Steve Young fait durer le plaisir. 19 yards dans les airs vers Rice, 10 de plus sur un reverse play, 12 yards vers les mains de John Taylor, 15 à la course pour le quarterback. Le numéro 8 récite son football et les Niners marchent au pas. Leur destination est connue de tous : la endzone. Rien ne peut les arrêter et le passeur signe déjà son 3e touchdown du match sur un court lancer en direction de William Floyd. 21-7. La tempête se calme quelques minutes avant de revenir de plus belle. Profitant d’un court punt qui leur rend le ballon sur les 49 de San Diego, les joueurs de la baie comblent la distance en 9 jeux et Steve Young réalise un époustouflant quadruplé dans les gants de Ricky Watters, encore lui. Le carnage annoncé a bien lieu. Le Super Bowl est encore en train d’accoucher d’une orgie à sens unique. L’AFC continue de faire office de paillasson XXL pour une NFC pachydermique.

Propulsés par une screen pass transformée en bon en avant de 33 yards par Eric Bieniemy, les Chargers se cassent les dents devant l’en-but. Une passe ratée, deux passes ratées, trois passes ratées. Même quand le ballon parvient à atteindre l’espace aérien de la endzone, c’est pour que Mark Seay l’échappe grossièrement. Encore gamin, le futur ironman John Carney réduit légèrement le déficit. 28-10. Malgré des 49ers encore menaçants, San Diego fait front et le rookie Doug Brien expédie sa tentative de 47 yards du mauvais côté des perches. Avec 10 secondes à jouer, Stan Humphries balance le ballon dans la peinture, ferme les yeux, touche du bois, de la peau de singe, fait une prière et croise les doigts. En vain. Eric Davis bondit, intercepte le cuir et clôt le premier acte. À la pause, les Chargers accusent 18 points de retard. Jamais ils ne parviendront à le combler davantage. Dans les tribunes comme devant les millions de téléviseurs à travers le monde, personne ne se fait d’illusions. Le suspense est parti se coucher depuis belle lurette.

Young & Hungry

1, 2, 3 et puis s’en va. D’entrée de seconde mi-temps, les Chargers doivent punter et serrer les fesses pour ne pas reprendre la marée. Steve Young ajuste trois passes consécutives qui propulsent les Niners 53 yards plus loin et une poignée de jeux plus tard, Ricky Watters signe un triplé sur une course de 9 yards. Andre Coleman remonte le coup d’envoi sur 33 yards et Stan Humphries avance jusqu’aux… 33 yards de Cisco. Mais il n’ira pas plus loin. Sur un quatrième essai qui fleure déjà bon le désespoir, la passe du quarterback est court-circuitée. Turnover on downs. La riposte est cinglante, elle. Bien aidés par une généreuse interférence défensive de Darrien Gordon sur un 3e et 14, les Californiens du nord remontent 67 yards en 10 jeux et Steve Young expédie son 5e touchdown de la rencontre sur une passe de 15 yards vers Jerry Rice. Magistral. Les Chargers sont à la rue. Une longue agonie.

« Je ne sais pas si nous avons été dépassés par l’événement ou quoi, » concédera le coach Bobby Ross. « Dès le coup d’envoi… Ils nous imposé de piètres positions sur le terrain. Peut-être avons nous pêché par jeunesse, ou par un excès d’engagement ; peut-être avons-nous été surpris par la rapidité des 49ers. Nous n’aurions pas dû, nous les avions déjà joué deux fois (en présaison et en saison régulière, ndr). »

Magistrale aussi, mais totalement anecdotique, l’envolée folle d’Andre Coleman. À la réception du coup d’envoi devant sa peinture jaune, le receveur patiente, déniche une faille, s’enfonce dans la mêlée, évite un, deux plaquages et s’enfuie le long de la ligne, 98 yards plus loin. Mark Seay saisit la première conversion à deux points de l’histoire du Super Bowl et fait gonfler le score. 42-18. Un punt de des Niners, un nouveau turnovers on downs pour San Diego et Steve Young réécrit l’histoire. Le quarterback trouve Jerry Rice dans la peinture et surpasse Joe Montana en inscrivant son 6e touchdown aérien de la rencontre. Stratosphérique.

« C’est pas incroyable ? » lance-t-il dans un vestiaire en pleine effervescence. « Je n’ai jamais lancé six touchdowns en un seul match de toute ma vie, et j’en marque six au Super Bowl ! C’est fabuleux. »

Jerry Rice lui, presque en catimini, vient d’égaler son record en inscrivant un nouveau triplé aérien lors d’un Big Game au terme d’une prestation époustouflante (10 réceptions, 149 yards). Si l’attaque de Mike Shanahan tutoie les étoiles, du côté des Chargers on poursuit le remake de 20 000 Lieues sous les Mers. Et quand Gale Gilbert la doublure maudite trouve un semblant de rythme en attaque, c’est pour mieux se faire intercepter sur une quatrième essai dans la endzone par l’inévitable Deion Sanders.

Les 49ers font déjà la fiesta et oublient un peu de jouer. Un punt, une interception d’un Stan Humphries revenu au jeu, un nouveau punt des chercheurs d’or. Vivement la fin. Tony Martin sauve l’honneur sur une passe de 30 yards, les Chargers réussissent une nouvelle conversion, San Francisco recouvre l’onside-kick et bouffe le chrono. 49-26. Fin de la boucherie. Gale Gilbert vient de perde son 5e Super Bowl d’affilée. Le mythe du rocher de Sisyphe sauce NFL. Un calvaire. Héritiers des années dorées des Niners de Montana, les nouveaux 49ers auront été sans pitié pour des Chargers bien trop tendres et submergés par un enjeu considérable. Trop.

« C’était notre première fois, et je crois que ça s’est vu, » résumera sobrement Stan Humphries.

Les Niners deviennent la franchise la plus titrée de l’histoire et rappellent aux Cowboys qu’ils sont encore vivants. Excité comme un gamin le jour de Noël, Steve Young aura pris son pied comme jamais au cours d’une soirée de rêve. Génial sur le terrain, hilare, d’une joie de vivre contagieuse sur la ligne de touche au coup de sifflet final, il exulte d’un bonheur pur. Cette bague, il est allé la conquérir comme un grand, loin de l’ombre de Dieu Montana. Oui, comme son illustre prédécesseur, il peut gagner des grands matchs. Ceux qui comptent.

« Ça a été dur parfois ! » confie-t-il en recevant le titre de MVP de la rencontre. « Mais c’est la plus belle sensation au monde ! Personne — personne ! — ne pourra nous l’enlever ! Jamais ! C’est à nous ! »

Génie d’opportunisme, l’ancien Cowboy Ken Norton Jr, sacré les deux années précédentes, devient le premier joueur dans l’histoire à conquérir trois bagues de champion consécutives. Pour la onzième année de rang, la NFC règne sans partage sur la NFL.

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