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[Super Bowl Stories] Épisode XXX : Le Diable s’habille en Cowboy

[Super Bowl Stories] Épisode XXX : Le Diable s’habille en Cowboy

À 23 semaines du Super Bowl LII, épisode 30 de notre rétrospective exceptionnelle, le Super Bowl XXX.

Dallas Cowboys (NFC) vs Pittsburgh Steelers (AFC) – 28 janvier 1996

Au cœur des années pattes d’éph’, la mode est aux couleurs chatoyantes. Les fringues sont transformées en arcs-en-ciel à vous donner la nausée. Too much. Dans le petit monde de la NFL, la mode se résume à deux couleurs : le jaune et le noir. Rois des 70’s, les Steelers de Terry Bradshaw et du Steel Curtain piétinent nonchalamment la ligue avec leur football de bourrins. Leurs victimes préférées : des Cowboys encore jeunes, mais débordants d’ambitions. Plus de deux décennies plus tard, ce temps est mille fois révolu. La mode des 90’s a beau être plus douteuse encore, le bleu et blanc ont remplacé les patchworks à rendre dingo un épileptique. La NFL des années 90, c’est celle des Cowboys.

Super Bowl XXX logo

Comme à la bonne époque

Si l’hégémonie des Cowboys et leur rêve de triplé historique avaient pris du plomb dans l’aile un an plus tôt sous l’impulsion d’un Steve Young sensationnel, les Texans n’ont pas perdu une once de leurs ambitions et comptent bien remonter sur le trône de la NFC. Mais ça sera sans Jimmy Johnson. Dans une guéguerre d’égos stérile avec son omnipotent proprio, le coach préfère plier bagages au lendemain du Super Bowl XXVIII pour prendre quelques années sabbatiques bien méritées. Un départ en apothéose. Ancien gourou des Sooners d’Oklahoma, auréolé de trois titres nationaux et fort de l’un des plus impressionnants pourcentages de victoires dans l’histoire du football universitaire, Barry Switzer débarque à Dallas pour reprendre en main un effectif bourré de talent et pas encore rassasié de succès. Et ça tombe bien, lui non plus.

À près de 60 ans et 6 ans après avoir dit adieu aux lignes de touche universitaires, le coach découvre la NFL et le coup de foudre est instantané. Après un mois de septembre idyllique, premier accro pourtant. Les ‘Boys s’inclinent d’une courte tête face aux Redskins, mais reprennent rapidement leur course en avant. Malgré une belle fessée face aux inévitables 49ers et deux autres revers face aux Eagles et ‘Skins, les joueurs de Dallas achèvent la campagne 1995 avec le meilleur bilan de la NFC. Et ils peuvent dire merci à des Triplets toujours aussi déchaînés. En tête de proue de cette attaque en trois temps, un Emmitt Smith diabolique. Le coureur cavale pour 1773 yards et inscrit 25 touchdowns records. Pour la 4e et dernière fois de sa carrière, il achève la saison en tête des bilans au sol. Soupape de sécurité toujours aussi précieuse, il capte 62 passes pour 375 yards de plus. Le poumon de l’attaque.

Dans les airs, les artificiers ne changent pas. Troy Aikman conquit 3304 yards, marque 16 fois et prend merveilleusement soin du ballon en ne lançant que 6 interceptions. Michael Irvin, dans le rôle du bouquet final qui n’en finit jamais, dévore 1603 yards et croise 10 fois la ligne pendant que son pote Kevin Williams affole les adversaires sur équipes spéciales et gratte 613 yards de plus dans les airs. Après 2 saisons en demi-teinte, le colosse Jay Novacek rejaillit des ténèbres pour arracher 705 yards et marquer 5 fois. Un casting de haut vol qui ira finir sa saison les doigts de pied en éventail sous le soleil d’Honolulu en compagnie de Larry Allen, Ray Donaldson, Nate Newton et Mark Tuinei, ligne offensive de Pro Bowlers de luxe.

Un petit tour, un petit titre et puis s’en va. Débarqué dans la baie de San Francisco en provenance d’Atlanta, Deion Sanders se barre déjà. Et quelle meilleure destination que l’America’s Team pour accueillir le plus fantasque rejeton de la NFL ? Pourtant, malgré un joli pédigrée, le cornerback ne pèsera pas vraiment. Blessé, il ne jouera même que 9 rencontres. Un atout en moins au sein d’une défense qui n’en manque heureusement pas. Dans le fond du terrain, Darren Woodson et ses 89 plaquages et Brock Marion et ses 6 interceptions rôdent en maîtres pendant que sur les ailes Larry Brown pique 6 ballons et marque deux touchdowns. Sur la ligne, l’inusable Charles Hailey et ses 4 bagues de champion effacent une nouvelle fois la barre des 10 sacks dans un rôle de leader qui lui sied à merveille.

Après une entame de feu et une fin de saison délicate les Cowboys sont attendus au tournant. Et ils ne vont pas rater le virage. Battus d’un poil à Philly quelques semaines plus tôt, les hommes de Barry Switzer se vengent dans un 2e quart-temps de feu qui les voit planter 27 points sans la moindre riposte. Tombeurs des 49ers au tour précédent, les Packers de l’impétueux et fringant Brett Favre sont mis hors course au terme d’une finale NFC de haut niveau (38-27). La 4e des Cowboys en autant d’années. Dallas s’envole vers son 8e Super Bowl. Record absolu que seuls les Steelers et Patriots égaleront des années plus tard. Malgré des séries impressionnantes de maîtrise et un bilan probant, on questionne encore le play calling de Switzer et son habileté à mener les ‘Boys à un nouveau sacre historique. Une délicieuse source de motivation.

Face à eux, une franchise de Pittsburgh qui connaît le Super Bowl comme le dos de sa main. Pour ce qui est des joueurs et du staff, nettement moins. Pour la première fois de leur histoire, les Steelmen avancent vers le Big Game orphelins de Chuck Noll. Après 23 années de services couronnées de gloire, le tacticien tire sa révérence au terme de la saison 1991. Ancien coordinateur défensif des Chiefs, Bill Cowher prend les commandes d’une équipe NFL pour la première fois de sa carrière de coach avec une lourde tâche à accomplir : raviver la flamme endormie de l’une des franchises les plus victorieuses et prestigieuses de l’histoire.

Et le début de saison est tout sauf prometteur. Malgré deux succès rassurants en ouverture, les Steelers se ramassent à Miami, se font ridiculiser chez eux face aux Vikings de Warren Moon et se font surprendre par des Jaguars encore au biberon. Après 8 semaines, ils accusent un triste bilan de 3 victoires et 4 revers. Catapulté titulaire en 91, un an après avoir été drafté au 3e tour, Neil O’Donnell se blesse dès la première semaine et manque tout le reste du mois de septembre. Malgré des yards en pagaille face aux Jaguars et Bengals, son manque de précision est fatal. Puis lentement, le passeur dompte le tempo et commence à rythmer sa propre cadence. Les Steelers se vengent de Jacksonville, puis enchaînent sur une autre victoire, deux, trois, quatre, cinq, huit ! Huit succès consécutifs plus tard, ils grimpent sur la deuxième marche de l’AFC avec un probant et inespéré 11-5.

2970 yards, 17 touchdowns et seulement 7 petites interceptions, O’Donnell ne fait pas rêver, mais sait protéger le ballon tout en étalant une efficacité redoutable. Joujou favoris du quarterback, le Pro Bowler et All Pro Yancey Thigpen se régale, attrape 85 ballons, engloutit 1307 yards et marque 5 fois, pendant que ses potes Andre Hastings et Ernie Mills viennent densifier une escouade de receveurs bien équilibrée et enflammer des équipes spéciales explosives. Dans une attaque sans stars, Pittsburgh s’en remet aux compacts et puissants Erric Pegram et Bam Morris pour animer un jeu au sol qui conquit 1372 yards et signe 14 touchdowns.

Dans la plus pure tradition de Steel City, les Jaune et Noir sont la deuxième défense la plus avare en yards de la ligue (4833). Emmenée par les 9 sacks d’un Kevin Greene sans aucun lien de parenté avec « Mean Joe » Greene, l’escouade défensive peut compter sur un groupe homogène composé de 3 Pro Bowlers. Au fond du terrain, la paire Carnell Lake et Willie Williams comble avec talent l’absence du phénomène Rod Woodson. Privé de l’essentiel de la saison après s’être ruiné le genou en semaine un, Rod is God, véritable âme de la franchise, remporte une course contre la montre inédite pour devenir le seul joueur à guérir d’une rupture du ligament croisé antérieur en une saison. Un Super Bowl sans lui, n’y comptez pas. Les Bills pulvérisés au premier tour (40-21), les Steelers s’imposent en tremblant face aux Colts dans un duel à faire couler une larmichette sur les joues des nostalgiques des premiers Super Bowls. 16 ans après, Pitt retrouve le Big Game. 20 semaines après, Pitt retrouve son Rod Woodson.

L’Enjeu 1 – 0 Le Jeu

Trois ans après avoir vu le premier Super Bowl de son histoire sablonneuse lui filer sous le nez avec la complicité de son abruti de Gouverneur Républicain aux relents racistes et démagos des plus nauséabonds, l’Arizona tient enfin son Big Game. Après avoir fait acte de contrition et viré sa pourriture républicaine, Tempe et tout l’État ont de nouveau reçu la bénédiction de la ligue. Alléluia ! Les Cowboys peuvent-ils gagner sans Jimmy Johnson ? C’était la grande énigme du début de saison. 4 mois plus tard et un match du sacre, plus grand monde en doute et les bookmakers leurs donnent même un net avantage de 13,5 points. Pas de quoi impressionner Neil O’Donnell. Le passeur a confiance en ses équipiers. Le plan de jeu est simple, le scénario aussi. Ne reste plus qu’à les appliquer.

« Ils faut que l’on marque rapidement, » confiait le quarterback au NY Times quelques jours plus tôt. « Il va falloir convertir les troisièmes tentatives et garder Troy Aikman, Emmitt Smith et Michael Irvin hors du terrain. »

Pourtant, dans un antre des Sun Devils d’Arizona State inondé d’un soleil qui se glisse tranquillement sous ses draps et bercé par 20 degrés printaniers, les Triplets donnent rapidement le tempo. 20 yards dans les airs vers Michael Irvin, 23 au sol de l’insaisissable Emmitt Smith et Chris Boniol ouvre le score de loin. Un rapide stop en défense et les Cowboys reprennent leur marche en avant. Défenseur, retourneur, Deion Sanders s’incruste en attaque pour se muer en receveur d’un jeu. Et quel jeu. Marqué au calbute par un défenseur Jaune et Noir, le cornerback reconverti en wide receiver écrase la pédale d’accélération, attrape une bombe de Troy Aikman en plein cœur du terrain et poursuit sa course folle quelques précieux mètres en portant Willie Williams sur son dos avant de s’écrouler 47 yards plus loin et de célébrer à la face d’un cornerback qui garde son sang froid tant bien que mal. Quatre jeux plus tard, le quarterback comble les 3 derniers yards sur une passe dans les gants de Jay Novacek. 10-0. Le tight end ne le sait pas encore, mais le Super Bowl XXX sera le dernier match de sa carrière. Qu’il en savoure chaque instant.

Lentement, les Steelers amorcent la contre-attaque et se hissent méthodiquement jusqu’aux 36 yards de Dallas. L’occasion d’ouvrir leur compteur et de réduire l’écart. Ou pas. Aligné en shotgun, O’Donnell voit le snap du centre Dermontti Dawson s’envoler au-dessus de son casque. Le quarterback sauve le ballon, mais vient de perdre 13 yards. Deux actions plus tard, il faut se résoudre à punter. Remontés jusqu’aux 24 de Pittsburgh, les Texans pensent assommer les Steelmen quand Michael Irvin attrape le cuir dans la peinture. Mais non. On range les sourires, on replie gentiment les bras le long du corps, pass interference, pas de touchdown, on recule de 10 yards. Malgré 19 yards grattés dans les airs par Novacek, les ‘Boys devront se contenter de 3 points. 13-0.

Dans une rencontre qui commence à manquer de panache, les deux formations s’échangent cordialement les punts. Expédié 10 yards en arrière par un sack de l’inusable Charles Haley, Neil O’Donnell parvient à renverser le momentum juste avant la pause. Une passe de 19 yards dans les gants d’Andre Hastings, un premier essai arraché au sol sur une 4e et 3 par un Kordell Stewart véritable couteau suisse humain, un coup doublure du quarterback, un coup receveur, parfois coureur. Neuf actions et trois troisièmes essais convertis plus tard, avec 13 petites secondes à jouer avant la mi-temps, O’Donnell expédie Yancey Thigpen dans la peinture malgré le marquage virulent de Deion Sanders. 13-7. Au terme d’un premier acte cadenassé et pas toujours follement excitant, rien n’est joué. Tous les espoirs sont permis.

« Nous sentions que nous avions une chance de gagner ce match, » confiera Neil O’Donnell. « Notre défense jouait remarquablement bien et offensivement nous arrivions à avancer. »

Dominer n’est pas gagner

Diana Ross, tifo, feu d’artifice, pour ses 30 ans, le Super Bowl s’offre un show coloré pour animer la mi-temps. Plus animé qu’une entame de seconde mi-temps poussive, verrouillée par une défense d’acier endiablée qui impose un impact physique redoutable, rentre dans le lard de la ligne offensive 5 étoiles de Dallas sans le moindre scrupule et prive Emmitt Smith de sa garde rapprochée. Le coureur est en panne sèche. Le reste de l’attaque aussi.

« Nous avons juste haussé le ton physiquement, » racontera Kevin Greene à l’issue du match. « C’était physique, frontalement physique. Il faut rendre hommage à la ligne défensive… Ils n’ont rien laissé passer. »

Ou presque. Punt, punt, puis le drame. Les Steelers avancent faiblement jusqu’à leurs 48, sans vraiment de tranchant. La voie terrestre encombrée, Neil O’Donnell choisit l’autoroute des airs. Pas son raccourci préféré. Le quarterback se précipite, Ernie Mills galope vers l’intérieur du terrain, le passeur envoie le ballon dans la direction opposée, pas le moindre receveur dans les parages, il trouve le bide d’un Larry Brown roi des ballon volés. Le cornerback se saisit du cuir et s’envole dans l’autre direction pour n’être repris que 44 yards plus loin.

« Le ballon m’a glissé des mains, » lâchera le coupable. « Ce sont des choses qui arrivent. »

Une passe de 17 yards vers Irvin et Emmitt croise la ligne. 20-7. Les Cowboys viennent d’assommer le match. En face, sonnés, les joueurs de Pittsburgh manquent cruellement d’inspiration. Draw play à gauche, course vers l’extérieur, course au milieu et pas un yard à la clé. Bam Morris fonce littéralement dans un mur. Ou comment transformer un 2e et 2 en turnover on downs. Le temps commence déjà à manquer.

Si l’attaque flanche, la défense ne faiblit pas et fait de son mieux pour ne pas rompre et maintenir les hommes d’acier en vie. Pour son grand retour après des mois d’absence, Rod Woodson coupe une passe sur un 3e essai et force les Texans à se dégager après trois petits jeux. De leur ligne de 20, à celle de 19 des Cowboys, les joueurs de Pennsylvanie se mettent à rêver. Brièvement. Tony Tolbert passe par là, renvoie O’Donnell 9 yards en arrière sur un 3e essai et force Pitt à se contenter de 3 points. 20-10. Un petit matelas, mais pas de quoi fanfaronner. D’autant moins quand les Steelers exécutent avec succès un onside-kick que personne n’avait vu venir. Hastings une fois, Hastings deux fois. O’Donnell enchaîne les passes douteuses, mais ses receveurs sortent leurs doigts de fée, aimantent les ballons, ne tremblent pas face aux plaquages rugueux des Cowboys et l’attaque bondit de 23 yards. Un coup dans les airs, un coup au sol, la peinture se rapproche à grands pas. Avec moins de 5 minutes à jouer Bam Morris et sa bedaine croisent la ligne et relancent un suspense que tout le monde pensait porté disparu. 20-17. Les Terrible Towels tournoient de nouveau dans la nuit de Tempe. Et si ?

À peine le ballon en main, Troy Aikman se bouffe un mur, n’avance pas d’un poil et se mange les 125 kilos d’un Levon Kirkland taillé dans la fonte. Le passeur fait 8 yards dans la mauvaise direction et Dallas doit déjà punter. Et si ? Il reste 4 minutes 15 et 68 yards les séparent d’une improbable égalisation. Et si ? Et non. Deux jeux plus tard, Neil O’Donnell offre un magnifique remake de sa première interception. Un blitz de fou furieux, une passe précipitée dans la zone intermédiaire, sur la droite, à des années lumières du moindre receveur jaune et noir, et un ballon qui tombe dans les mains d’un Larry Brown au 7e ciel. Le quarterback attendait de Corey Holliday un cut vers l’extérieur, sa cible a choisi l’intérieur. Viser une zone plutôt qu’un homme. Amère à l’issue du match, le receveur Ernie Mills ne comprend pas.

Pas le temps de cogiter, deux actions plus tard, Emmitt Smith réalise un crochet de cochon pour dompter le plaquage de Kirkland et plonger dans la peinture bleue. Un doublé synonyme de consécration. 27-17 et 3 minutes 43 à jouer. Le miracle n’aura pas lieu. Les Steelers on beau croiser la ligne médiane, O’Donnell rate une passe, puis deux, puis trois, puis quatre. Turnover on downs. Aikman pose trois fois son petit genou à terre et concède tout sourire une pénalité pour delay of game qui achève presque les dernières secondes encore en vie. Quand Pittsburgh récupère l’ultime punt, il n’en reste plus que trois. La prière de Neil O’Donnell finit dans les mains de Brock Marion. Amen. Les Cowboys retrouvent leur trône. Depuis 12 ans, la NFC règne sans partage. Malgré un frisson dans le dernier quart, les joueurs de Dallas n’auront jamais douté.

« Le groupe se connait depuis des années, » expliquera Troy Aikman après le match. « Nous avons appris de nos expériences passées. Et c’est ce que nous avons fait ce soir. Je n’ai pas paniqué… Et je pense bien qu’aucun de nous ne l’a fait et n’a pensé que nous pourrions perdre ce match. »

Une confiance totale qui leur aura permis de faire front dans une deuxième mi-temps où ils auront fait parler un pragmatisme glaçant. Dominateurs comme jamais dans un second acte à sens unique, les Steelers auront éteint l’attaque tout feu tout flamme du Texas. 25 premiers essais contre 15. 201 yards contre 61. Leur meilleure série offensive : 18 yards. De toute la partie, l’attaque au sol portée par le boulimique de yards Emmitt Smith n’aura conquis que 56 maigres unités. Pas impressionnée par la ligne offensive de mammouths de Dallas, le pass rush d’acier aura mené la vie dure à une attaque au mental inébranlable. En vain.

Lanceur au plus faible ratio passes tentées/passes interceptées de toute l’histoire, Neil O’Donnell aura empoigné sa pelle à deux mains pour jouer les fossoyeurs malheureux et enterrer les espoirs de Steelmen valeureux. Face à des Cowboys pragmatiques et cruellement efficaces, la moindre erreur ne se pardonne pas. Charles Haley enfile une 5e bague historique à son doigt, pendant que Barry Switzer, trois fois roi de la NCAA avec les Sooners, imite Jimmy Johnson et devient le second coach à conquérir une couronne pro et amateur. Elle ne le sait pas encore, mais la génération dorée de Dallas est en train de savourer les dernière heures de sa lune de miel. Bientôt, ce sera le début des emmerdes.

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