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Bears : Mais que vaut vraiment John Fox ?

John Fox, péril ou sursis à Chicago ?

Bears : Mais que vaut vraiment John Fox ?

Il est l’un des coaches les plus expérimentés de la ligue. Il est aussi l’un des plus menacés au lendemain d’une défaite problématique face aux Green Bay Packers (16-23). Avec une fiche de 3 victoires pour 6 défaites, le head coach John Fox souffle le chaud et le froid dans l’Illinois cette année, tout comme depuis son arrivée dans sa troisième franchise NFL. Doit-on encore lui laisser du temps ? Que vaut-il vraiment depuis maintenant 15 ans ? Éléments de réponse.

Retour en février 2002, sur les bords du lac Norman, à Charlotte. Appelé à remplacer George Seifert après une saison calamiteuse des Panthers, le coordinateur défensif des Giants, John Fox, obtient une première expérience comme coach principal. Sa recette s’appuie d’ailleurs beaucoup sur la défense, avec les jeunes loups Julius Peppers et Dan Morgan encadrés par le defensive tackle Pro Bowler Kris Jenkins. Des ingrédients qui lui permettent de réaliser un bon premier exercice, mais dès 2003, Carolina va passer dans une autre dimension.

Deux joueurs offensifs, relativement anonymes lors de leur arrivée, vont changer le destin de la franchise. Backup d’Aaron Brooks à New Orleans, Jake Delhomme pose ses bagages chez le rival de division et va devenir le parfait gestionnaire de l’attaque locale. Mais c’est aussi Stephen Davis, ancien double Pro Bowler chez les Redskins, qui va se faire une seconde jeunesse en Caroline du Nord. Au point d’emmener la franchise au Super Bowl XXXVIII perdu de peu face aux New England Patriots. Les plus sceptiques insisteront sur le calendrier assez clément en saison régulière (quatre équipes avec un bilan positif en fin d’année) et une certaine réussite en playoffs (controverse de quarterbacks chez les Rams, blessure de Donovan McNabb à Philadelphie), cela n’enlève rien à l’ADN Fox, faite de jeu puissant au sol et d’une défense aux dents longues. Dan Morgan termine d’ailleurs la finale perdue avec un total de 18 plaquages, record de l’événement.

Les Panthers sont donc partis pour devenir les épouvantails de la ligue. Sur le papier en tout cas. Car de nombreux pépins physiques, notamment dans le backfield offensif, rendent cette équipe d’une irrégularité chronique en attaque, malgré la présence du receveur vedette Steve Smith Jr. Après quatre saisons à la tête de Carolina, le bilan de Fox est assez radical : deux finales de conférence et deux campagnes sans playoffs.

Il faut attendre 2008 pour voir la franchise d’NFC Sud renouer avec les playoffs. Derrière son duo de jeunes coureurs, DeAngelo Williams-Jonathan Stewart, les Félins obtiennent le deuxième meilleur bilan de NFC et filent en playoffs. Moment choisi par Jake Delhomme pour s’effondrer contre Arizona, avec 6 turnovers au compteur et une élimination prématurée. Ce sera la défaite fatale à John Fox qui est viré deux ans plus tard, après le départ de ses cadres (Delhomme et Peppers notamment) et une fiche de 2 victoires pour 14 défaites.

Insupportable pression

Son parcours de neuf saisons a tout de même fait des envieux. Il est donc engagé dans la foulée par les Denver Broncos, en plein marasme après le passage catastrophique de Josh McDaniels. Comme à Carolina, Fox décroche le deuxième choix de la draft et choisit un pass rusher pour lancer son mandat : un certain Von Miller. La première saison n’est pas exceptionnelle (8-8), mais une AFC Ouest resserrée permet aux Étalons d’atteindre les playoffs au dernier moment. Encore plus bluffant : avec Tim Tebow à sa tête, Denver épingle même Pittsburgh en prolongation et sort avec les honneurs en demi-finales de conférence.

L’année suivante, les Broncos ont plus d’ambition. L’arrivée de Jim Elway comme responsable des opérations football y est pour beaucoup. L’ancien quarterback de la franchise va ainsi chercher Peyton Manning pour mener l’escouade offensive. Un pari risqué (blessure au cou du vieillissant numéro 18) qui va se transformer en coup gagnant. Derrière les 37 touchdowns et 11 interceptions de son maître à jouer, Denver atteint les playoffs, mais craque en double-prolongation face au futur champion, Baltimore. Bis repetita en 2014, où l’attaque tonitruante des Manning, Demariyus Thomas et autres Wes Welker arrive au Super Bowl, avant de subir la loi de l’impitoyable défense des Seahawks (8-43).

Deuxième passage en finale pour John Fox et deuxième échec qui démontre une certaine fragilité dans les grands moments. Cette donnée est confirmée avec la défaite surprise en demi-finales AFC l’année suivante contre Indianapolis. Le head coach est remercié dans la foulée et verra même Denver être sacré douze mois plus tard.

Là encore, le travail ne manque pas de refrapper à la porte. Chicago lui offre une opportunité qu’il saisit, pour des résultat qui restent encore décevants. Le challenge n’est pas simple, Lovie Smith n’ayant jamais considéré l’attaque et Marc Trestman ayant peu à peu décimé la défense. Mais comme à Carolina, les fondamentaux sont les mêmes dans le cadre de la reconstruction : un jeu de course précieux et une escouade défensive toujours plus intimidante. Problème : le niveau de la NFC Nord n’est pas forcément le même que celui de la division Sud au début des années 2000. Et la question du jeu de passe pose question : Jay Cutler redevient un bide, après un léger espoir sous les ordres d’Adam Gase, le premier tour Kevin White n’est jamais sur pied pour performer et la ligne offensive est clairement sur courant alternatif, sans véritable vedette à sa tête.

John Fox a-t-il encore la carrure pour le poste ? La question mérite d’être posée à l’aube de son 63e anniversaire. Capable de très bien s’entourer (Mike McCoy, Adam Gase, Jack Del Rio, Vic Fangio), l’homme aux cheveux grisonnants reste aussi un technicien de la vieille école qui peine à renouveler ses idées, surtout offensivement. Après Jake Delhomme et Peyton Manning, Fox a tenté un énième pari à Chicago en lançant le rookie Mitchell Trubisky. Mais le temps semble lui manquer pour le développer. En neuf ans à Carolina, son bilan aura été de 78 victoires pour 74 défaites. A Denver, ses trois plus belles saisons auront coïncidé avec le retour en forme d’un futur Hall of Famer. Ce qui n’a pas empêché un bilan négatif en playoffs (3 victoires – 4 défaites).

Avec des prochains déplacements périlleux à Philadelphie, Detroit ou encore Minnesota, John Fox joue clairement son avenir en 2017. Son avenir à la tête de Chicago. Son avenir à la tête d’une franchise, tout simplement ?

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