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Philadelphia Eagles Super Bowl 0

Super Bowl LII – Miracles et espoir : l’histoire des Philadelphia Eagles

De Buddy Ryan à Reggie White en passant par Donovan McNabb, Philadelphie cherche toujours un Super Bowl.

Super Bowl LII – Miracles et espoir : l’histoire des Philadelphia Eagles


En préparation du Super Bowl, Touchdown Actu vous propose son habituelle série d’articles pour vous présenter l’évènement. Ce jeudi, place à l’histoire des Philadelphia Eagles.

Pro Football Hall of Famers : Chuck Bednarik (C, LB, 1949-1962), Bob Brown (OT, 1964-1968), Cris Carter (WR, 1987-1989), Richard Dent (DE, 1997), Mike Ditka (TE, 1967, 68), Bud Grant (WR, DE, 1951-52), Bill Hewitt (FB, 1937-39, 1943), Claude Humphrey (1979-81), Sonny Jurgensen (QB, 1957-63), James Lofton (WR, 1993), Ollie Matson (RB, 1964-66), Tommy McDonald (WR, 1957-63), James Arthur « Art » Monk (WR, 1995), Pete Pihos (TE, DE, 1947-1955), Jim Ringo (C, 1964-67), Norm Van Brocklin (QB, 1958-60), Steve Van Buren (RB, 1944-51), Reggie White (DE, 1985-92), Alex Wojciechowicz (C, DT, 1946-50), Bert Bell (propriétaire, 1933-40), Wayne Millner (assistant coach, 1951), Earle « Greasy » Neale (coach, 1941-50), Mike McCormack (coach, 1973-75).

Reprise, fusion et Draft

A la grande différence de beaucoup d’équipes, les Eagles ne sont pas une création originale. Il sont les successeurs de la précédente équipe de Philadelphie, les Frankford Yellow Jackets, pourtant vainqueurs du championnat NFL de 1926. En 1932, contre la modique somme de 2 500 dollars, la ligue cède la propriété des Yellow Jackets, qui ont déposé le bilan un an plus tôt, au futur commissaire de la ligue Bert Bell et à son partenaire Lud Wray. Le nom de Philadelphia Eagles est officialisé la même année, inspiré par l’aigle bleu figurant sur le National Recovery Act tout juste signé par le président Roosevelt.

Pour leur premier match, les Eagles subissent une cuisante défaite 56 à 0 face à leurs rivaux de toujours, les New-York Giants, ce qui constitue un parfait exemple des difficultés à venir. Car la franchise de Philadelphie n’alignera jamais plus de 3 victoires en une saison jusqu’en 1943, année au cours de laquelle son effectif fusionne avec celui des Pittsburgh Steelers pour former l’équipe des « Phil-Pit’Steagles ». C’est le départ de nombreux joueurs de chaque équipe à la guerre qui a forcé les deux équipes à s’associer l’espace d’une saison.

Motivé par la faiblesse relative de son effectif, Bell propose d’intégrer en 1935 un système révolutionnaire permettant aux équipes les plus faibles de se renforcer via le recrutement des meilleurs joueurs universitaires. La Draft NFL vient officiellement de naître ! Les Eagles obtiennent le tout premier choix de l’histoire en 1936 et s’attachent les services du running-back Jay Berwanger, également détenteur du tout premier Heisman Trophy décerné. Paradoxalement, Berwanger ne portera jamais le maillot de Philadelphie puisqu’il est échangé aux Chicago Bears et ne jouera aucun match au niveau professionnel.

L’équipe obtient sa première fiche positive (5-4-1) en 1943, année de la fusion, et pourtant point de départ de l’âge d’or des Eagles, qui s’étend jusqu’en 1949. Durant cette période, la franchise de Philadelphie ne signe aucune fiche négative, se qualifie à 3 reprises pour la finale du championnat NFL – ancêtre du Super Bowl – pour une victoire en 1948 face aux Chicago Cardinals (7-0) et en 1949 contre les Los Angeles Rams (14-0).

La finale de 1948, jouée en plein mois de décembre à Philadephie, s’est hissée en 2008 à la 6ème position du classement NFL des pires conditions météorologiques observées pour un match de football. En raison du blizzard qui souffle sur la ville, les arbitres doivent estimer les distances parcourues et l’emplacement des lignes de terrain, encourageant le fait qu’aucun point ne sera marqué avant la fin du 4ème quart-temps. Avec un peu moins de 2 minutes au compteur, la défense des Eagles récupère le cuir sur la ligne des 7 yards adverse, permettant au running-back Steve Van Burren d’inscrire les seuls points de la rencontre et de sceller le premier sacre de la franchise.

Battre Lombardi, courir après le Lombardi

Malgré de bons résultats dans les années 50, les Eagles sont absents des playoffs jusqu’en 1960, date à laquelle ils remportent leur troisième et dernier NFL Championship contre les Green Bay Packers, sur un score de 17 à 13. Pour la petite anecdote, il s’agit là du seul match de playoffs perdu par Vince Lombardi, une défaite qu’il doit en partie à Chuck Bednarik, qui a ajourné la remontée des Packers sur la dernière action du match en plaquant le fullback Jim Taylor à 10 Yards de la ligne d’en-but. La légende veut que Bednarik ait maintenu son vis-à-vis au sol plusieurs secondes, ne « l’autorisant » à se relever qu’au coup de sifflet final.

Une joie de courte durée puisque les Eagles chutent lourdement dès 1962 en signant une fiche de 3 victoires pour 10 défaites et, malgré un sursaut d’orgueil en 1966 (9-5) et 1974 (7-7), ils ne reviennent sur le devant de la scène qu’en 1978, année du « Miracle At The Meadowlands« , l’un des épisodes les plus appréciés des fans de Philadelphie. Au cours de ce match de saison régulière, les Eagles s’imposent sur un fumble retourné pour un touchdown dans les dernières secondes, alors que les Giants n’avaient plus qu’à manger l’horloge.

Qualifiés pour les playoffs, il leur faut néanmoins attendre 1979 pour passer l’épreuve des wildcards, puis 1980 pour avancer jusqu’au Super Bowl XV, perdu sur un score de 27 à 10 contre les Oakland Raiders.

Arrivé en 1986 à la tête d’une équipe qui aligne notamment Reggie White et Randall Cunningham, Buddy Ryan atteint les playoffs à 3 reprises lors de ses 4 dernières saisons. Il perd pourtant sa place en 1992 du fait de son incapacité à gagner le moindre match de playoff malgré le potentiel exceptionnel de son équipe. Non-content de disposer d’une défensive de haut-niveau, le « Gang-Green », dont les Redskins ont fait les frais en 1990 lors du « Body Bag Game« , les Eagles disposent de joueurs aussi talentueux que le tight-end Keith Jackson ou le running-back Keith Byars en attaque.

Andy Reid et Donovan McNabb, si près, si loin

Jeffrey Lurie devient propriétaire de l’équipe en 1994 pour 195 millions de dollars. Une opération rentable pour le président de la Chestnut Hill Productions, puisque la valeur des Eagles dépasse aujourd’hui les 2 milliards de dollars selon les estimations du magazine Forbes. Pour ce qui est des décisions sportives, il faut attendre le recrutement d’Andy Reid au poste de coach principal et la Draft de Donovan McNabb en 1999 pour assister au retour d’une équipe dominante à Philadelphie. Le quarterback est sifflé au moment de sa sélection. Pourtant, son arrivée est un tournant.

Les Eagles signent leur retour en playoffs dès le début des années 2000 et se qualifient à 4 reprises pour le NFC Championship Game en l’espace de 4 saisons (de 2001 à 2005). Il ne s’imposent toutefois qu’à leur dernière tentative, en route pour une place au Super Bowl qui les oppose aux New England Patriots, vainqueurs de la précédente édition. Les trois Interceptions concédées par Donovan McNabb, le fumble forcé par Randall Gay sur L.J Smith ainsi qu’une gestion hasardeuse de la montre dans le dernier quart-temps ne permettent pas aux Eagles d’en sortir vainqueur. Au coup de sifflet final, les Patriots s’imposent 24 à 21, malgré un Terrell Owens (9 rec, 122 yards) monstrueux sur une jambe cassée !

Le fabuleux receveur, brouillé avec son quarterback, s’en va dès la saison suivante. La brouille reste profonde, tout comme les histoires autour de ce Super Bowl perdu. Plusieurs joueurs de Philadelphie, dont Owens, assurent par exemple que McNabb, pas assez en forme, aurait vomi dans le dernier quart-temps. Le lanceur nie fermement.

A la clôture de la saison 2009,  les Eagles participent à leur cinquième finale NFC sous la direction d’Andy Reid, un an après avoir fêté leur cinquième sacre en NFC Est sur la même période. Après le départ de McNabb, la franchise se tourne vers Kevin Kolb. Mais c’est Michael Vick que renaît lors de la saison 2010 après une blessure de Kolb. Avec une victoire sur les Giants obtenue sur un retour de punt à la dernière seconde – le « Miracle at the New Meadowlands » – les Eagles sécurisent leur domination de la NFC Est sur les Giants et filent en playoffs pour la troisième fois depuis 2007. Dominés par les futurs champions, les Green Bay Packers, l’équipe échoue encore dans sa quête de titre…

En 2011, la direction frappe fort avec un recrutement étoilé : Dominique Rodgers-Cromartie, Nnamdi Asomugha et Ronnie Brown… Les attentes autour de la « Dream Team » vantée par le quarterback Vince Young  sont énormes. Mais c’est un flop. Huit victoires seulement et pas de playoffs. Même chose en 2012. Et l’ère Andy Reid s’achève sur beaucoup de bons résultats, mais sans titre.

Échec Kelly et l’espoir Wentz

En 2013, le changement de style est total. L’ambiance triple steak de Reid laisse la place aux milk-shakes protéinés de Chip Kelly. On promet à Philadelphie une attaque révolutionnaire. Le démarrage est prometteur en terme de rythme, mais la ville a surtout droit à une surprise. Suite à une blessure de Michael Vick, Nick Foles prend les commandes de l’attaque. Il termine la saison avec 27 touchdowns pour seulement 2 interceptions ! De quoi terminer la saison avec une évaluation hallucinante de 119,0, la troisième meilleure marque de l’histoire de la ligue. Avec 10 victoires, Foles et son équipe vont en playoffs, mais ils s’inclinent au premier tour. La saison suivante, 10 nouvelles victoires ne suffisent pas à atteindre les playoffs. Doté des pleins pouvoirs en 2015, Kelly fait le ménage ! LeSean McCoy prend la porte, Trent Cole et DeSean Jackson aussi. Nick Foles est envoyé à Saint Louis contre Sam Bradford. DeMarco Murray ou Byron Maxwell arrivent aussi.

Le résultat est un échec. La saison commence par deux défaites, avec des prestations ratées des petits nouveaux. À un match de la fin de la saison, Kelly est débarqué. Fin d’une drôle de période, marquée par un bilan statistique positif mais une ambiance dégradée en interne. C’est dans ce drôle de climat que Doug Pederson débarque. Coordinateur offensif des Chiefs, il est un disciple d’Andy Reid, avec lequel il a déjà travaillé à Philadelphie. Il connait la maison et va rapporter de la sérénité.

Quelques mois après l’embauche de Pederson, les Eagles réussissent un coup décisif. Un énorme échange leur rapporte le second choix de la Draft. Ils sélectionne Carson Wentz. Le garçon a le physique et le bras, mais il vient d’une fac de deuxième division. Le public ne restera pas perplexe longtemps. Les trois premiers matchs sont gagnés, avec cinq touchdowns et aucune interception pour Wentz. Une nouvelle ère est née. Sept victoires pour le rookie, mais une dynamique est lancée. Elle se confirme en 2017, avec un début de saison tonitruant. Wentz épate, esquive, court, lance et gagne. Avec un effectif remanié, assaini mais surtout heureux, les Eagles planent sur la NFC.

La tuile ? Wentz se déchire le ligament croisé antérieur mi-décembre. Philadelphie devient outsider. Un leader qui ne fait plus peur. Drôle de clin d’oeil au passé, Nick Foles reprend les commandes. Et à la surprise générale, il ne craque pas en playoffs. Mieux, il retrouve ses meilleures sensations en finale NFC pour écraser les Vikings. Philadelphie va jouer son troisième Super Bowl, avec l’espoir d’enfin décrocher une première victoire dans le Big Game. Wentz a fait naître un nouvel espoir. Ses coéquipiers seront outsiders face aux imbattables Patriots. Mais les grandes aventures sont bâties sur l’espoir.

Histoire originale par Johan Devaux, publiée en 2011, actualisée par Alain Mattei

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