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New England Patriots Super Bowl 0

Super Bowl LII – De la lose à la gloire : l’histoire des New England Patriots

Avant de beaucoup gagner, les Patriots ont pas mal perdu.

Super Bowl LII – De la lose à la gloire : l’histoire des New England Patriots

En préparation du Super Bowl, Touchdown Actu vous propose son habituelle série d’articles pour vous présenter l’évènement. Ce jeudi, place à l’histoire des New England Patriots.

Le 4 février, les Patriots vont jouer leur dixième Super Bowl, un record en NFL. Pour Tom Brady et Bill Belichick, ce sera le huitième, avec la possibilité d’une sixième couronne. 

Mais avant d’en arriver à une telle dynastie, la franchise a beaucoup souffert. Et son image n’a pas toujours été aussi prestigieuse qu’à l’heure actuelle.

Pro Football Hall of Famers : John Hannah (G, 1973-85),Nick Buoniconti (LB, 1962-68), Mike Haynes (CB, 1976-82), Curtis Martin (RB, 1995-97), Junior Seau (LB, 2006-2009), Bill Parcells (coach, 1995-97), Andre Tippett (LB, 1982-93), Ty Law (1995-2004).

Membres du Hall of Fame de la franchise : John Hannah (G, 1973-85), Nick Buoniconti (LB, 1962-68), Gino Cappelletti (WR/K, 1960-70), Bob Dee (DL, 1960-67), Jim Lee Hunt (DT, 1960-67), Steve Nelson (LB, 1974-87), Vito « Babe » Parilli (QB, 1961-67), Mike Haynes (CB, 1976-82), Steve Grogan (QB, 1975-90), Andre Tippett (LB, 1982-93), Bruce Armstrong (T, 1987-2000), Stanley Morgan (WR, 1977-89), Ben Coates (TE, 1991-99), Jim Nance (FB, 1965-71), Sam Cunningham (RB, 1973-82), Drew Bledsoe (QB, 1993-2001), Jon Morris (C, 1964-74), Troy Brown (WR/PR/CB, 1993-2007), Tedy Bruschi (LB, 1996-2008), Ty Law (CB, 1995-2004), Willie McGinest (1994-2005), Houston Antwine (DL, 1961-1971), Kevin Faulk (RB, 199-2011), Billy Sullivan (fondateur), Gil Santos (commentateur).

Des débuts difficiles

Comme la majorité des équipes ayant vu le jour à cette époque, les Patriots ont un temps appartenu à l’American Football League. Sous l’égide de Billy Sullivan, qui obtient la propriété de l’équipe pour 25 000 dollars le 16 novembre 1959, les Patriots s’installent dans l’enceinte du Nickerson Field, à Boston, de 1960 à 1962. Le 30 juillet 1960, ils deviennent la première équipe de l’histoire de l’AFL à jouer (et gagner) un match de pré-saison puis, le 9 septembre, à participer au premier match officiel de la ligue pour une défaite face aux Broncos.

En 1963, au lendemain de leur emménagement au Fenway Park – résidence des Red Sox -, les Patriots atteignent leur unique AFL Championship Game. Malgré la présence de 11 Pro-Bowlers dans l’effectif, parmi lesquels le receveur Gino Cappelletti, le coureur Jim Nance (AFL MVP en 1967) et le linebacker Tom Addison (premier All-Pro de l’histoire de la franchise), les Patriots s’inclinent face aux San Diego Chargers sur un score de 51 à 10. Dès lors, il faudra attendre 1976 pour observer un retour en playoffs.

L’arrivée en NFL et la naissance des New England Patriots

Après s’être déplacée une dernière fois du côté de l’Alumni Stadium en 1969 puis d’Harvard en 1970, l’équipe pose définitivement ses valises à Foxboro en 1971, emprunte le nom de New England Patriots et se joint à l’AFC Est en tant que nouveau membre de la NFL. La même année, elle sélectionne le quarterback Jim Plunkett avec le premier choix global de la Draft et signe sa cible favorite, Randy Vataha. En 1973, c’est au tour du guard John Hanna et du running-back Sam Cunningham, qui précède de peu le nouvel entraîneur en chef des Patriots, Chuck Fairbanks. Un bilan négatif de 3 victoires pour 11 défaites enregistré en 1975 entraîne le départ de Jim Plunkett, envoyé aux San Francisco 49ers.

Steve Grogan prend la relève au poste de quarterback et mène son équipe au premier bilan positif de son histoire en 1976 avec 11 victoires pour 3 défaites. Après avoir infligé aux Raiders leur unique défaite de la saison (41-17), les Patriots échouent en Divisional Round sur un score de 24 à 21. Un échec lié à l’arbitrage de Ben Dreith qui, à moins d’une minute de la fin du match, offre un first down aux Raiders en sifflant un roughing the passer inexistant contre Ray Hamilton, entretenant ainsi le drive des Raiders, qui en profitent pour inscrire le touchdown victorieux. En raison de cette décision controversée (et d’une demi-douzaine d’autres le même jour), Ben Dreith n’arbitrera jamais plus un match joué par la franchise de New England.

Après la déception de 1977 (9-5, pas de playoffs) et la perte du receveur Darryl Stingley face à ces mêmes Raiders, paralysé à vie par un violent contact avec le linebacker Jack Tatum, les Patriots rebondissent en 1978 (11-5) et remportent leur premier titre de division avant d’enregistrer une défaite en playoffs face aux Houston Oilers.

En 1984, c’est enfin le très haut niveau. Tony Eason est nommé quarterback titulaire et, en enregistrant 6 victoires consécutives, obtient un billet en playoffs. Après avoir assuré leur qualification en finale de conférence, les Patriots s’imposent pour la première fois en 20 confrontations face aux Dolphins sur un score final de 31 à 14 qui les propulse au Super Bowl XX. La consécration devra néanmoins attendre, puisque les Patriots s’inclinent 46 à 10 face aux Chicago Bears. Avec 123 yards cumulés en attaque, dont 7 au sol et 8 sacks encaissés, l’attaque de New England n’avait statistiquement aucune chance…

La valse des propriétaires et le cas Bill Parcells

Forts de la connexion établie entre Tony Eason et Stanley Morgan, les Patriots alignent une nouvelle saison à 11 victoires pour 5 défaites en 1986. Mais le jeu au sol est trop pauvre pour permettre un long parcours en playoffs. Suite aux investissements hasardeux de Chuck Sullivan (notamment le Victory Tour des Jackson Five), la franchise est vendue à Victor Kiam en 1988 pour 84 millions de dollars, entraînant le déclin des Patriots, qui chutent à 5 victoires pour 11 défaites, puis 1 victoire pour 15 défaites. Pour ne rien arranger, trois joueurs sont accusés la même année d’agression sexuelle sur la personne de Lisa Olson (journaliste), tandis que James Orthwein, connu pour son désir de rétablir une équipe à Saint-Louis, obtient la propriété des Patriots.

Dès 1993, Orthwein transforme l’identité de la franchise, d’abord en en modifiant le logo – passant de « Pat the Patriot » au « Flying Elvis » actuel – puis l’uniforme, avant d’embaucher Bill Parcells – double vainqueur du Super Bowl avec les Giants – au poste d’entraîneur en chef et d’acquérir le quarterback Drew Bledsoe avec le premier choix global de Draft de 1993. Au terme d’une première saison encourageante et à la vue de la popularité croissante de l’équipe, Robert Kraft se dresse contre l’ambition de James Orthwein de déménager à Saint Louis et maintient les Patriots à Foxboro en acquérant, moyennant quelques 175 millions de dollars, la majorité des droits de l’équipe. Après un retour en playoffs et une défaite en Wild Card en 1994, les Patriots signent un nouvel aller simple pour le Super Bowl XXXI en 1996, mais le titre lui, devra encore attendre.

Une fois n’est pas coutume, c’est un spécialiste, Desmon Howard, qui se charge de crucifier les espoirs de New England dans le quatrième quart-temps sur un retour de 99 Yards pour le touchdown, suivi d’une conversion à 2 points qui installe les Green Bay Packers aux commandes du match, pour un score final de 35 à 21. Une défaite qui scelle le divorce sous-jacent de Bill Parcells et des Patriots, puisque celui-ci parvient à s’installer du côté des Jets, en échange d’un choix de 3ème et 4ème tour à la Draft de 1997, de 2nd tour à celle de 1998 et de 1er tour en 1999. Pour la petite histoire, Parcells sera renvoyé avant même que New-York n’ait fini d’en payer le tribut.

L’ère Bill Bellichick (et Tom Brady)

Son remplaçant, Pete Carroll, qualifie les Patriots à deux reprises en playoffs avant une dernière année décevante qui lui vaut d’être limogé au profit de Bill Bellichick, ex-assistant de Bill Parcells chez les Jets et coach principal des verts pendant une seule petite journée. Encore une fois, des complications interviennent et c’est au tour des Patriots d’adresser leur choix de premier tour de Draft en 2000, ainsi qu’un quatrième et septième tour lors de la Draft 2001. Dès 2001, l’équipe affiche un visage inattendu, se qualifiant avec un bilan de 11 victoires pour 5 défaites malgré la blessure de Drew Bledsoe, relégué au poste de remplaçant par l’émergence d’un certain Tom Brady, choix du 6e tour sélectionné à la Draft de 2000.

Après un final controversé à domicile face aux Oakland Raiders, la « Tuck Rule » acquiert ses lettres de noblesse lorsqu’un fumble de Tom Brady est transformé en passe incomplète en raison du mouvement de bras du passeur, qui indique clairement son intention d’effectuer une passe. Une décision calamiteuse pour les Raiders, qui encaissent à 30 secondes de la fin du match les 3 points nécessaires à la tenue d’une prolongation pour une défaite finale 16 à 13.

La légende des Patriots se poursuit avec la blessure de Tom Brady et le retour de Drew Bledsoe sur le devant de la scène pour une victoire en AFC Championship Game sur les Pittsburgh Steelers par 24 à 17.

Et comme une légende doit être bâtie sur un titre, c’est Tom Brady qui mène les Patriots au drive victorieux lors du Super Bowl XXXVI. Les Rams alignent deux MVPs avec Kurt Warner et Marshall Faulk. Ils sont les immenses favoris. Mais avec 1 minute et 30 secondes au chrono sans le moindre temps-mort, Brady complète la totalité de ses passes à l’exception d’un spike pour inscrire les 3 points victorieux à 7 secondes de la fin du match par l’intermédiaire d’un field goal de 48 yards d’Adam Viniateri. C’est au final une victoire de 17 à 20 pour les Patriots, qui disposent ainsi du « Greatest Show On Turf » et inaugurent l’âge d’or de New England en NFL.

En 2003 et 2004, New England confirme avec deux nouveaux titres, remportés tour à tour contre les Carolina Panthers (29-32) et les Philadelphia Eagles (24-21). À chaque fois, les matchs sont superbes.

Presque parfaits

Après une période légèrement plus creuse, 2007 est l’année du retour en force. Randy Moss et Wes Welker débarquent pour aider Brady, et l’attaque se transforment. L’excellent gestionnaire décisif se transforme en machine ! 50 touchdowns pour Brady, record pour un quarterback à l’époque. 23 pour Moss, record qui tient toujours pour un receveur. Les Patriots écrasent tout sur leur passage et terminent la saison régulière invaincus.

Face aux Giants d’Eli Manning, c’est à leur tour d’être les favoris du Super Bowl. Mais la saison parfaite se termine par une déconvenue. Un crève-coeur symbolisé par le Helmet Catch, une réception folle de David Tyree sur une échappée tout aussi dingue d’Eli Manning.

Une période plus irrégulière suit. La blessure de Tom Brady en 2008 force New England à se reposer sur Matt Cassel pour un bilan de 11 victoires et 5 défaites. Après une saison 2009 plus difficile (10-6), les Patriots explosent à nouveau en 2010 (14-2) mais sont incapables de surpasser leurs principaux rivaux, les New York Jets, en playoffs, et quittent la compétition avec un goût amer dans la bouche. En 2012, ce sont encore les Giants qui les privent du titre suprême. Les deux saisons suivantes, ce sont les Ravens et les Broncos qui les éliminent en finale de conférence.

Inépuisables

En 2014-15, alors qu’on pouvait penser que la fenêtre s’était fermée, c’est le retour au sommet. New England remporte un Super Bowl d’une qualité exceptionnelle face aux Seahawks, grâce à une interception de Malcolm Butler dans les dernières secondes. New England était mené à l’entame du dernier quart, mais Brady a toujours des nerfs d’acier.

Avec une nouvelle finale de conférence l’année suivante, puis un retour au Super Bowl en 2017, Brady continue sur un rythme d’enfer. Et tant pis pour l’histoire des ballons dégonflés, qui lui a coûté 4 matchs de suspension. À 38 ans, le numéro 12 ne semble pas baisser de régime. Son coach est toujours aussi serein. Ils continuent d’écrire l’histoire du côté de Boston. Alors qu’on pense qu’ils ont déjà tout proposé, le duo rend son chef d’oeuvre face aux Falcons.

Menés 28-3 à quelques minutes de la fin du troisième quart-temps, ils sont relancés par un fumble de Matt Ryan, provoqué par Dont’a Hightower, qui avait déjà stoppé Marshawn Lynch deux ans plus tôt juste avant l’interception de Butler ! Brady prend le relais. Son attaque reprend sa marche. Une réception miraculeuse de Julian Edelman, du bout des doigts. Un touchdown. Une conversion à deux points. Un autre touchdown. Une autre conversion à deux points. C’est incroyable. Phénoménal. Prolongation ! New England gagne le tirage au sort. Tout le monde le sait, Atlanta ne reverra plus le ballon. Et c’est ce qui arrive. James White, omniprésent pendant tout le match, va inscrire le touchdown de la gagne. Le plus grand comeback de l’histoire du Super Bowl est réussi.

La retraite ? Non. Sûrement pas. La franchise réussit un recrutement de qualité et enchaine avec une nouvelle saison de haut vol. Julian Edelman est blessé, mais cela n’arrête pas la marche des Patriots, comme la blessure de Rob Gronkowski ne les avait pas stoppé en 2016-17. La finale AFC est l’occasion de se payer une nouvelle remontée d’anthologie. Menés de 10 points dans le dernier quart par les Jaguars, Brady s’associe cette fois à Danny Amendola pour aller chercher la victoire. Brady a passé les 40 ans, mais il semble meilleur que jamais.

Brady et les Patriots vont jouer leur huitième Super Bowl. Les stats sont folles. Il est déjà Hall of Famer. Bill Belichick aussi. Leur dynastie est déjà la plus grande de l’histoire de la NFL. Mais ils en veulent toujours plus. Et c’est comme ça qu’ils ont écrit leur histoire.

Histoire originale par Johan Devaux, publiée en 2015, actualisée par Alain Mattei

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