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Jacksonville Jaguars

[tribune] Jaguars : Doug Marrone, par ici la sortie !

De l’ombre à la lumière. De la lumière aux égouts. Finalistes de conférence AFC l’an passé, les Jacksonville Jaguars vivent une saison 2018 catastrophe. Un exercice marqué par l’absence de playoffs, mais aussi par une dégringolade pure et simple dans de nombreux compartiments du jeu. D’où la principale question : quelle est la part de responsabilité des uns et des autres ? A deux semaines maintenant du « Black Monday », journée propice aux licenciements de head coaches NFL, le cas Doug Marrone est important à analyser. Trahi par son quarterback, gêné par des blessures en cascade, le technicien a pourtant grillé son dernier poker ce week-end, contre les Washington Redskins. Pourquoi les Jags doivent changer de head coach ? Éléments de réponse.

1- Les antécédents

C’est sans doute une décision qui va poursuivre Doug Marrone durant toute sa carrière. Mais la gestion du temps et des moments chauds est une tâche essentielle d’un entraîneur NFL. Un rôle où l’ancien coach des Bills a déjà montré ses limites, lors de la dernière finale AFC. En choisissant de poser le genou au sol  avant la mi-temps avec moins de deux minutes à jouer et deux temps morts à son actif, Marrone a commis une première grosse faute qui a cassé le mental de son équipe et redonné involontairement le momentum aux Patriots. Pas très rassurant si Jacksonville doit rejouer des playoffs dans un futur proche.

2- Le manque d’anticipation

« T’es nul, mais je t’aime bien quand même ! » C’est en filigrane le message envoyé par Doug Marrone à son quarterback Blake Bortles pendant l’intersaison. Non content d’exposer publiquement les lacunes de son joueur, ce bon vieux Douglas a été frappé du syndrome de Stockholm, en le prolongeant dans la foulée. Son plan B ? Cody Kessler. Qui, sans trop de surprise, n’a pas fait mieux, quand la bombe à retardement Bortles a fini par exploser.

Quid aussi du jeu au sol ? Pourquoi attendre la blessure de sa star offensive Leonard Fournette pour recruter en catastrophe un Carlos Hyde qui n’a jamais vraiment été incorporé au playbook offensif ? La même question peut être posée pour le poste de receveur. En laissant partir Allen Robinson et Allen Hurns, les Jags ont misé sur la jeunesse et l’ont payé cash au lendemain de la longue blessure de Marqise Lee. Aucun receveur numéro 1 capable de soulager son quarterback, à l’image d’un Larry Fitzgerald à Arizona.

Rassurez-vous, la défense n’est pas en reste, car absolument personne n’a été considéré par le staff de Jacksonville pour suppléer le linebacker Paul Poszluzny, véritable cadre du vestiaire ? Bien que cette responsabilité soit partagée avec le General Manager, le head coach se doit d’avoir des plans B en toute circonstance.
Quand Baltimore perd les playoffs en 2017, malgré une excellente défense, la franchise investit beaucoup sur des joueurs offensifs pendant l’intersaison. Trois receveurs signés lors de la free agency, trois premiers tours de draft exclusivement tournés vers l’offense. A Jacksonville ? On prépare l’avenir sur la ligne défensive quand le présent est préoccupant de l’autre côté du ballon.

3- La gestion des égos

C’est LA priorité d’un technicien principal. Et à Jacksonville, c’est manifestement un point où le bât blesse. Interrogé en conférence de presse, après le match face aux Redskins, Jalen Ramsey ne s’est pas montré très motivé à l’idée de défendre son head coach. Et ses déclarations à outrance, sur un possible futur départ, démontre que les caractères ne sont pas très bien canalisés. Là encore, le président Tom Coughlin a sans doute un rôle à jouer, de par de son expérience de double vainqueur du Super Bowl. Mais au vu du niveau de sa ligne défensive, Marrone a-t-il vraiment remis en question son groupe pendant l’intersaison ? A-t-il simplement acquiescé quand ses hommes se sont vus trop beaux après leur victoire à Pittsburgh, en janvier dernier ? Est-il tout simplement crédible et charismatique aux yeux de ses poulains ? Difficile à croire.

4- L’aspect tactique

Parlant de remise en question, cette dernière semaine a été assez troublante. Auteur d’une belle prestation contre Indianapolis au début du mois, les Jaguars sont tristement retombés dans leurs travers le jeudi 6 décembre dernier à Tennessee. Habituellement solides en défense, et malgré un Marcus Mariota quelconque, les Floridiens ont été malmenés par un seul homme : Derrick Henry. Une fessée en « Prime Time » qui a sans doute bousculé quelques esprits. Derrière, Jacksonville a profité de dix jours (… DIX jours !) pour préparer la réception de Washington Redskins en roue libre et eux aussi molestés par les Giants. Mais là encore, face au quatrième quarterback de Jay Gruden, les Jags ont déchanté, commettant un trop grand nombre d’erreurs pour espérer s’imposer. Des pertes de balle fatals, aucun turnover provoqué, une pluie de pénalité, un jeu au sol encore caricatural. Et pourtant, Doug Marrone a déjà utilisé le fusible du coordinateur offensif. Prochaine excuse ?

5- L’évaluation du talent

Les avocats de Doug Marrone pourront dire qu’il mérite un an de plus, qu’il peut faire mieux avec un autre quarterback que Blake Bortles. Mais sait-il encore évaluer un bon quarterback ? Pour rappel, en 2013, il est le head coach des Bills, quand Buffalo sélectionne E.J. Manuel au premier tour de la draft, à la surprise générale. Pour le succès qu’on sait. Les fameux plans B de l’époque ? Kyle Orton, Jeff Tuel, Kevin Kolb, Thad Lewis. De l’or en barre. En 2014, Marrone récupère aussi Sammy Watkins au premier tour. Pour le succès qu’on sait. Les Jaguars doivent-ils vraiment compter sur son analyse des talents pour reconstruire leur attaque aérienne ? Le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle.

En définitive, il est difficile de donner tous les torts à Doug Marrone pour ce qui a été de travers en 2018. Gérer à la foi les crises d’égo et les infirmeries pleines n’est jamais simple, mais le head coach des Jags a montré des limites dans de trop nombreux aspects de sa fiche de poste. Il ne serait toutefois pas étonnant de le voir accompagné de son GM Dave Caldwell, au vu de la gestion problématique de certains dossiers en interne.

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