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Detroit Lions Draft Portrait

[portrait] TJ Hockenson : de l’Amérique profonde au feu des projecteurs

Detroit ne semblait pas le lieu idéal pour TJ Hockenson. À moins que son esprit bosseur ait justement trouvé la ville idéale ?

Voilà les jeux sont fait et la draft 2019 est actée. Cette semaine la rédaction de Touchdown Actu vous propose cinq portraits, ceux de cinq joueurs choisis dans le top 10 de la draft 2019. Ce dernier portrait vous emmène dans l’Amérique profonde à la découverte du nouveau joueur de Detroit. ROAR !

TJ Hockenson

Né le 3 juillet 1997 à Chariton, Iowa
1m96 pour 114 kilos
Tight-end, Detroit Lions

Country guy

Country. Ce terme peut désigner un genre musical, notamment populaire à Nashville, lieu de la draft 2019. Il désigne aussi ceux naissant et vivant dans un milieu rural. Thomas Hockenson junior grandit à Cherokee et à Chariton, deux bourgades de moins de 5,000 habitants dans l’Iowa. Dans sa rue, 6 maisons seulement et aucun des jardins n’a de cloture, un rêve pour des gamins se retrouvant donc avec un grand terrain de jeu. Bien entendu, même dans un coin aussi reculé, les jeunes y vivent au 21e siècle avec les réseaux sociaux ou les jeux vidéos. Cependant, tant d’espace fait que les jeux le sont le plus souvent en extérieur et forcément le sport tient une place majeure : football, basketball et baseball. TJ les a tous pratiqué avec plaisir et ce dès son plus jeune âge. La raison est qu’il a deux grands frères, alors obligatoirement, il a très tôt voulu les suivre et participer à toutes leurs activités.

Le syndrome du petit frère

Parlant de son tight-end et de sa maturité, l’entraineur Kirk Ferentz évoque le fait que pour ce dernier, avoir eu deux grands frères explique beaucoup de ses aptitudes. Bien que beaucoup plus âgé (11 et 15 ans de plus), Andy et Matt ont toujours mis le jeune Thomas au défi : ils lançaient le ballon aussi loin que possible à travers les jardins des maisons adjacentes et le petit dernier devait les réceptionner. S’il échouait, il gagnait un tour du pâté de maison. S’il voulait jouer avec eux, alors TJ savait qu’il devrait tout donner :

« J’étais conscient d’avoir quinze ans de plus que lui mais mon gars, si tu veux jouer avec nous alors c’est cool mais saches que tu n’auras aucun traitement de faveur lié à ton âge » (Andy, freep.com)

Un 25 décembre alors que la famille est réunie pour les festivités, une partie de basketball s’organise entre cousins. Bien entendu le petit Thomas ne peut rester sur la touche. Il joue bien sur, il joue du mieux qu’il peut jusqu’au moment où le match se termine aux urgences de l’hôpital, car bien plus petit que ses adversaires, il ne peut éviter un coup de coude et son arcade explose. Cela l’a t’il réfréné ? Loin de là, qu’il s’agisse de football, de billard ou de baseball, TJ a appris à constamment se dépasser pour être au niveau avec des adversaires bien plus grands que lui.

Au moment de son recrutement, Kirk Ferentz l’entraineur en chef de Iowa, rapporte cette anecdote à Dave Birkett du Detroit Free Press :

« Au lycée il était très bon en réception et on savait qu’il était bon aussi en basketball mais personne, ni sur un terrain ou un parquet, ne l’avait vu devoir bloquer, devoir jouer de façon physique. Alors quand nous l’avons invité sur le campus, nous sommes allé sur le terrain et les coaches et moi l’avons mis en situation de block. En vérité, le résultat n’était pas terrible mais savez-vous ce qui nous a séduit ? Il ne le faisait pas très bien mais il le faisait de toutes ses forces, il se donnait à 100% dans l’exercice. On a tout de suite senti qu’il avait l’attitude que l’on veut »

Les yeux du faucon

L’attitude. Celle de Hockenson est une nouvelle fois la bonne lorsqu’en 2016 il arrive sur le campus de Iowa city. Trop léger (moins de 100 kilos), ses entraineurs et lui décident qu’il ne jouera pas (redshirt) afin de se concentrer sur ses études et sur la prise de poids/muscles. En une saison avec programme nutritionnel enrichi et salle de musculation pendant d’innombrables heures, il prend une douzaine de kilos. Et il apprend les fondamentaux du jeu à sa position : s’il n’a pas le droit de jouer le samedi, il est bien entendu présent aux entrainements.

De plus l’université d’Iowa est parfois surnommé TE-U en raison du grand nombre de joueurs de cette position ayant ensuite brillé en NFL. Kirk Ferentz, en place depuis 1999, est réputée pour la formation de linemen offensif d’abord : 9 saisons comme coach de la Oline avec Iowa, il occupe également cette position deux saisons avec les Browns de Cleveland sous Bill Bellichik. Son fils James a remporté le Super Bowl avec les Broncos 2015 en tant que lineman offensif.

Brian Ferentz est un autre fils de l’entraineur principal et depuis deux ans, il en est aussi le coordinateur offensif de l’équipe. Et lui aussi a travaillé avec l’empereur. Pendant quatre saisons, notamment en 2011 quand il est le coach des tight-ends. Ses joueurs : Rob Gronkowski et Aaron Hernandez. 1327 yards et 17 touchdowns, statistiquement, le Gronk n’a jamais fait mieux. À commencer par le fameux Dallas Clark (ex Colts époque Peyton Manning), un tight-end d’Iowa a été drafté en 2003, 2004, 2005, 2007, 2009, 2010, 2014, 2017 (Kittle). Deux en 2019 au premier tour. Et c’est de cette expertise que TJ a pu profiter pendant 3 saisons.

En 2017, il peut enfin faire ce qu’il aime le plus : jouer

« Franchement je pourrais jouer sur un parking sans que personne ne me regarde. J’aime trop ce jeu. Mais le faire dans des stades remplis par des dizaines de milliers de personnes c’est vraiment fun » (hawkcentral)

Il termine la saison 2017 avec 320 yards en réception et trois touchdowns. Le point culminant étant la victoire surprise contre le puissant programme de Ohio State et dans ce match, il signe deux touchdowns. En 2018, il débute à nouveau la saison aux cotés d’un autre tight-end talentueux, le dynamique et athlétique Noah Fant. Les deux compilent en 2018 pour 1279 yards et 13 touchdowns. S’ils étaient concurrents lors de la draft, ils sont avant tout deux coéquipiers qui s’apprécient mutuellement et il n’est pas surprenant que Fant se soit levé de sa table dans la green room, pour venir le féliciter à l’annonce de sa sélection par Detroit.

« Deux gars de Iowa, vous plaisantez ? Jouant la même position en plus ? Nous sommes vraiment fiers de cela » (Hockenson, hawkcentral)

Nashville

Invité à la grand-messe de la draft, lorsqu’il monte sur le podium, plus de 100 000 personnes sont devant ses yeux. Loin, très loin des 4200 peuplant Chariton. Pourtant eux-aussi sont là, à quelques mètres du podium, dans la fameuse green room. Ses deux frères bien entendu, ses parents, un ami et également deux personnes très importantes dans sa vie : ses grand-parents Max et Cathy. Lorsque ceux-ci vivaient dans l’Arkansas, c’est chez eux que se passaient les vacances d’été. Puis ils ont déménagé pour habiter…la maison d’à coté.

Évidemment le petit dernier de la fratrie était tout le temps chez eux, plus encore quand les plus grands sont partis à l’université. Il y a quelques années, Max a du être opéré du cœur et voulant atténuer l’inquiétude légitime de ses proches, il les rassura en affirmant qu’il avait l’intention de vivre le temps qu’il faut pour voir un match de TJ avec une équipe professionnelle. Alors même âgé de 92 ans, il n’était pas question pour lui de rater cela et assis dans les coulisses du Music City Hall, il a pu assister à cette scène rapportée par son frère Andy :

« Tout le monde était en train de discuter, de profiter du moment et puis je vois de la lumière sur le téléphone de TJ. Je regarde le téléphone puis je regarde TJ. Je fais cela encore deux ou trois fois mais il ne réagit pas. Hey mec ton téléphone, ton TELEPHONE » (freep.com)

A l’autre bout du fil Bob Quinn, le manager des Lions de Detroit. TJ avoue qu’il n’a pas pu s’empecher de pleurer mais il se justifie en précisant que c’est parce que sa mère à coté de lui pleurait. Ce sera donc Detroit. Les Lions de Detroit. Lions. Ça tombe plutôt bien puisque si les caméras montrent un jeune homme en costard et cravate (jaune, aux couleurs de Iowa), elles ne peuvent montrer un détail : grand fan de Disney, ce 26 avril dans la green room, Hockenson porte des chaussettes « Roi Lion ».

Motown

Sa sélection dans une ville réputée pour ses clubs musicaux n’est pas passé inaperçue du coté d’une autre mecque de la musique (motown, house, eminem ?). Parlant du quarterback Matthew Stafford :

« Je viens de lui envoyer un message. Il m’a envoyé un sms la nuit dernière. Je suis impatient de pouvoir travailler avec lui » (247Sports)

Le manager Bob Quinn est lui très satisfait de son choix. Sa courbe de progression, sa mentalité de travailleur, sa polyvalence en réception et pour le jeu de course ainsi que sa production universitaire où il a joué des matchs importants dans des stades pleins : « sur qu’il n’aura pas peur ».

Parmi les supporteurs par contre, cette sélection reçoit des avis mitigés. Braylon Edwards est un ancien de la NFL où il a évolué en tant que receveur de 2005 à 2013. Il est également natif de Detroit :

Selon lui il restait beaucoup de meilleurs joueurs notamment en défense et les Lions préfèrent choisir un tight-end qui n’est seulement que le second dans son équipe ! Que pensez-vous que TJ va faire ? Comme d’habitude, il ne répond pas aux détracteurs et dès que possible, il travaillera plus dur que quiconque lors des camps d’entrainements :

« J’adore bloquer, au moins autant que j’aime attraper les passes. S’ils veulent que je bloque, ils pourront compter sur moi. S’ils veulent que j’attrape les passes, idem »

Coach Patricia, qui a longtemps évolué dans une franchise utilisant à merveille cette position, a déjà reçu en cadeau l’addition de Jesse James en provenance de Pittsburgh et, à la fin de la draft, Isaac Nauta de Georgia est venu compléter l’effectif. Nul doute que la position sera une option majeure du gameplan de l’attaque de motor city. Si la défense s’aligne en formation de base alors Hockenson sera parfait pour aider la ligne offensive et, si la défense montre une formation nickel alors, ses qualités de route runner (tracés) lui donneront l’avantage physique sur les defensive-backs.

La franchise du Michigan a remporté 4 titres déjà, mais le dernier date de 1957 ! 62 ans. Et c’était avant la réunification des ligues et l’ère du Super Bowl (1966). Depuis, rien. Aucune apparition au Super Bowl. En 2008 we almost lost Detroit, comme le chantait magistralement Gil Scott-Heron, un bilan en forme de donuts : 0 victoire. En 2018 sous la coupe du nouvel entraineur, le bilan n’est pas reluisant : 6 victoires pour 10 défaites. Une franchise n’ayant plus connu de victoire en playoffs depuis 1991.

Avec un quarterback aussi talentueux que Matthew Stafford, les Lions veulent cash-in et lui fournissent donc un joueur, dont ils espèrent que ses qualités sportives aideront à gagner des matchs, que son caractère positif et accrocheur inspirera ses coéquipiers. En tant que 8e choix de la draft, Hockenson devrait avoir une belle part du gâteau offensif. Gâteau qu’il partagera volontiers avec ses frères et avec granpa Max.

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