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Green Bay Packers

Bart Starr, hommage au pionnier de l’ère du Super Bowl

Bart Starr est décédé. Avec lui s’envole une des légendes fondatrices du football.

Ce dimanche, Bart Starr, le plus grand quarterback de l’histoire des Green Bay Packers s’est éteint.

Quand on parle d’une franchise qui a vu passer Aaron Rodgers Brett Favre, la performance a de quoi laisser songeur. Il est vrai que le quarterback de l’entraîneur emblématique Vince Lombardi n’a jamais amassé 4 000 yards ou 40 touchdowns en une saison, ni même 400 yards dans un match. Le football dans les années 50-60 n’était pas le même sport, et les statistiques ne ressemblent pas à ce que l’on voit aujourd’hui.

Mais il y a une variable qui est commune dans toutes les époques : les victoires. Starr, décédé à l’âge de 85 ans, était le visage sur le terrain de l’équipe la plus titrée de tous les temps. Voilà deux statistiques pour illustrer sa grandeur.

1. Pourcentage de victoires en playoffs dans l’histoire de la NFL (depuis 1950), avec un minimum de 10 matches : 90%

1) Bart Starr: 90% (9-1)
2) Jim Plunkett: 80% (8-2)
3) Tom Brady: 75% (30-10)
4) Terry Bradshaw: 73,7% (14-5)
5) Troy Aikman: .73,3% (11-4)

Durant sa carrière, Starr a gagné 5 titres NFL, dont les deux premiers Super Bowls de l’histoire, pas mal pour un joueur drafté au 17e tour ! Cette domination des Green Bay Packers reste encore aujourd’hui une des plus mémorables de l’histoire de la NFL. Petit rappel : jusqu’à 1965, seuls les deux champions de conférence vont en playoffs (soit 1 match de playoffs par saison), c’est pourquoi le faible nombre de matches de playoffs peut surprendre.

Avant de remporter le titre suprême, Starr commence par une défaite cruelle, 17 à 13 contre les Eagles en 1960. Sur ce match il n’a rien à se reprocher, mais un jeu de course défaillant ne permet pas aux Packers de faire la différence. Starr sort alors de ce match avec un goût amer, celui de la défaite. Il ne connaîtra plus jamais cette sensation dans les grands matches.

Dès la saison suivante, les Packers remportent haut la main le titre, 37 à 0 contre les Giants.. Si la défense impressionne, la performance de Bart Starr est légendaire pour l’époque : 10 sur 17, 164 yards et 3 touchdowns pour une évaluation de 130,9. L’attaque dans son ensemble réalise 345 yards, une performance historique en 1961.

Après deux années sans titre, c’est en 1965 que les Packers reviennent au sommet. La dernière année avan le Super Bowl est encore une fois un triomphe pour les hommes de Green Bay, qui écartent les Browns en finale. Mais la reconnaissance nationale arrive en 1966, la plus grande année de la carrière de Bart Starr.

Il domine la ligue en évaluation pour la troisième fois de sa carrière (5 fois au total), lance 14 touchdowns pour 3 interceptions et 105 d’évaluation. Les Packers remportent 12 matches et se classent premiers de la ligue. Starr est élu MVP de la ligue, le premier de l’ère Super Bowl. En playoffs les Packers battent les Cowboys et se qualifient pour le premier Big Game contre les Kansas City Chiefs. Durant ce match Bart Starr est une nouvelle fois légendaire : 304 yards et 4 touchdowns, soit 143,5 d’évaluation.

Dans un Super Bowl I dantesque, face à une des meilleures défenses de la ligue, Starr réalise une performance de haut vol avec 16 passes réussies sur 23 tentées pour 250 yards et 2 touchdowns. C’est la consécration pour l’emblématique numéro 15, qui est élu MVP du Super Bowl.

L’année 1967 se termine comme la précédente, avec une victoire au Super Bowl contre les Raiders d’Oakland. Une fois encore, Starr est MVP du Super Bowl, et les Packers confirment leur statut de meilleure équipe des années 60. La régularité de Bart Starr en playoffs est tellement exceptionnelle qu’elle est encore aujourd’hui une référence en la matière, avec la meilleure évaluation de l’histoire en playoffs.

2. Meilleure évaluation de l’histoire des playoffs (minimum 150 passes)

1) Bart Starr: 104.8
2) Kurt Warner: 102.8
3) Matt Ryan: 100.8
4) Drew Brees: 100.0
5) Aaron Rodgers: 99.4

Si Starr a été MVP du Super Bowl II, c’est en finale de conférence qu’il faut retourner pour illustrer son panache. Dans le quatrième quart-temps, les Packers sont menés 17 à 14 contre les Cowboys dans un froid glacial qui vaut au match le surnom de « Ice Bowl. » Il ne reste que quelques secondes, et les Packers décident de joueur la quatrième tentative à 1 yard de la end zone. Starr décide alors d’appeler un jeu quasiment inédit à l’époque, une course du quarterback. Touchdown, et victoire pour les Packers.

Si le Hall of Famer est devenu la première icône médiatique de l’histoire de ce sport, les témoignages affluent de la part des joueurs NFL anciens et actuels pour démontrer aussi l’homme que pouvait être Starr. Un leader, un mentor et un homme modèle, capable d’aller soutenir un Aikman blessé, et de d’échanger pendant des heures sur les performances de ce dernier.

De quoi susciter une pluie d’hommages sur les réseaux sociaux.

« Bart Starr était la personne la plus gentille, attentionnée et classe que vous pourriez rencontrer. Je me considère extrêmement chanceux d’avoir été son ami et qu’on parle de moi dans les mêmes discussions. » Brett Favre.

« Bart Starr était un vrai gentleman et une des personnes les plus gentilles que j’ai connu. J’ai été opéré du coude après le Super Bowl en 1995 et Bart a fait une visite à l’hôpital. Je ne sais toujours pas s’il savait que j’étais là avant de venir. » Troy AIkman

Les deux tableaux statistiques proviennent du journaliste de la NFL Elliot Harrison

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