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Les perfs’ de la semaine : Finales de conférence

Les finales ont accouché de deux rencontres très serrées, dans lesquelles les playmakers ont eut du mal à se distinguer. Bravo aux efforts collectifs, mais il faut bien sortir quelques individualités du lot. Côté AFC, c’est la bête des tranchées, Vince Wilfork, qui remporte les honneurs. En NFC, Eli Manning a incontestablement mérité sa place, avec une performance de choix face à la meilleure défense de la ligue.

Albert qui ?

ONE MAN ARMY
On se doutait bien que la défense des Ravens offrirait une sacrée résistance à Tom Brady. Le patron des Patriots (22/36, 239 yards, 2 INT) a effectivement eu un mal de chien à conduire son attaque tout au long du match, tant le marquage de la bande à Ray Lewis était serré. C’est du coup la défense de New England qui a du passer la deuxième. Cette escouade d’anonymes, composée d’agents libres low cost et de choix de draft tardifs, souvent décriée à juste titre cette saison, a su élever son niveau de jeu aux instants les plus critiques. Mais un homme en particulier s’est détaché du lot dimanche : Vince Wilfork. Ses stats en finale de conférence (6 tackles dont 3 en solo, et 1 sack) traduisent mal son impact dans le système 3-4. Un système dans le lequel le rôle de nose tackle, véritable ancre de la défense, est prépondérant. Contre Baltimore, Wilfork a joué une partition parfaite du poste.

On part déjà du principe qu’une défense calibrée pour disputer un Super Bowl a la faculté de stopper la course. Ray Rice, tenu à 67 yards sur 21 portés, a rapidement découvert à quel point il est difficile de contourner Wilfork. Le defensive tackle a attaqué ses vis-à-vis en déployant une force impressionnante, doublée d’une technique sans défaut. Malgré ses 150 kilos pour 1m88, Wilfork est d’une agilité déconcertante pour les bloqueurs. Cette agilité, et sa capacité à jouer avec un centre de gravité assez bas, permettent à Vince Wilfork de rapidement glisser dans un trou et d’occuper la plupart du temps deux adversaires, ce qui donne l’occasion à l’un de ses linebackers de venir combler le moindre espace libre pour arrêter le coureur. A onze reprises, Ray Rice s’est contenté de 2 yards ou moins, et il n’est parvenu à courir pour plus de 10 yards qu’une seule fois.

Joe Flacco a réussi son match, et aurait sans le moindre doute pu faire beaucoup mieux, s’il n’avait pas été soumis à autant de pression. Le mérite revient en immense partie à Vince Wilfork, dont la force brute a souvent causé l’effondrement de la poche. Le meilleur moyen de bousculer un QB est de pénétrer dans l’axe. Cela le force à bouger sur un côté, et donc à s’exposer à un sack. Wilfork a littéralement harcelé Flacco en sortant sa panoplie de rushs tout en puissance, repoussant tour à tour les guards Ben Grubbs et Marshall Yanda 3 yards derrière la ligne. Quand Flacco ne pouvait pas bouger, il était contraint de lâcher le ballon plus tôt. Lorsqu’il tentait de s’échapper, Rob Ninkovich et Mark Anderson avaient l’occasion d’exploiter le un contre un pour poursuivre le quarterback.

Une main lui a suffi à arrêter Williams.

Bill Belichik sait que sa défense peine à bien couvrir. Disposer de la puissance et de l’endurance de Wilfork lui permet d’appeler plus souvent des couvertures à huit joueurs sur les zones intermédiaires et profondes, pour obliger le QB adverse à se contenter de gains courts à la passe. Il laisse ainsi à trois joueurs le soin de mettre la pression. Au milieu, Wilfork a prouvé que cette approche peut fonctionner avec un sack dans le premier quart-temps. D’abord bien contré par le premier mouvement du centre Matt Birk, Wilfork a continué à travailler au corps son vis-à-vis et trouvé le second souffle pour le repousser et mettre le dernier coup de rein qui lui a permis d’attraper Flacco pour le coucher.

Là où d’autres hommes de lignes perdent en puissance quand ils sont initialement contrés en force, l’obstination de Vince Wilfork et sa force colossale font souvent la différence. Lors du Super Bowl, Wilfork aura face à lui une ligne offensive qui a laissé passer 5 sacks contre San Francisco. Celui qui disputera sa troisième grande finale va occuper une place de choix l’esprit des Giants.

Manning, avant l'avalanche 49ers.

ELI-TE
Le titre est facile, on en convient. Mais il faut bien se souvenir que les commentaires d’avant saison du leader des Giants, s’adjugeant le titre de QB élite, en avaient fait sourire plus d’un. Même avec une bague au doigt, Eli Manning avait du mal, il y a encore six mois, a être unanimement pris au sérieux. La faute à son grand frère, en partie. A ses erreurs passées parfois fatales, surtout. A son refus prétentieux d’aller jouer à San Diego quand les Chargers l’ont appelé à la draft, aussi. Statistiquement, il restera peut-être pour toujours derrière les Brees, Rodgers, ou Brady. A l’inverse de Peyton, son faux air un peu absent, pas vraiment guerrier, l’empêchera encore de faire vibrer le cœur de l’Amérique pendant quelques temps. Mais personne ne peut plus nier que ce Manning là a un talent immense, et fait définitivement partie du cercle des plus grands encore en activité. S’il parvient à glaner une deuxième bague dans moins de deux semaines, Eli Manning sera non seulement le QB le plus titré lors des repas de famille, mais il deviendra aussi le roi de la plus grande ville du monde.

Le 49ers-Giants de dimanche était un match de bonshommes. Une rencontre à couteaux tirés de laquelle n’importe quelle équipe aurait pu s’extirper. Si Dashon Goldson, à deux reprises, n’avait pas gâché les interceptions de ses coéquipiers, l’issue aurait été différente. La meilleure défense de la ligue n’a en tout cas pas grand chose à se reprocher, en dehors d’un zéro pointé dans la case turnovers. Elle a sorti le match que l’on attendait d’elle : physique, violent, solide. Elle a harcelé Manning, bien déguisé ses couvertures et ses blitz, tenu ses receveurs, provoqué un fumble sans pour autant le recouvrir, et couché le QB cinq fois. Eli Manning s’est toujours relevé, et cet air nonchalant est devenu une arme. Revenu sur ses pieds après une boîte supplémentaire, le maillot encore un peu plus sali, un côté de l’épaulière dehors, la mentonnière sur le nez, le casque de travers, Eli était déjà dans le jeu suivant. Le débat sur ce qui fait qu’un QB est « élite » venait d’être tranché. Le QB de ce niveau là est imperméable à la pression. Il déroule ses jeux et porte ses coéquipiers vers la victoire, quand bien même son petit égo pourrait être mis à mal par une bande de défenseurs affamés.

Drive après drive, Eli Manning a poussé son attaque à la vitesse maximum autorisée au Candlestick Park. Il a tenté 58 passes, un record en finale de conférence. En a réussi 32, dont un touchdown sur son fullback, et une passe sublime sur Mario Manningham pour mettre les Giants en tête dans le quatrième quart-temps. L’ultime match de la saison verra donc bien deux quarterbacks élites s’affronter pour le titre. Ce remake de 2008 sera cependant différent car cette fois, Brady sait qu’il part à égalité avec son homologue. Eli Manning n’avance plus masqué.

Lardarius Webb vient d'intercepter Brady.

EN BREF…
Mis au pied du mur par le meilleur safety NFL, Joe Flacco a démontré qu’il avait les outils pour porter Baltimore. 22/36, 306 yards, 2 TD, 1 INT, Flacco a surpassé Tom Brady et sans le drop de Lee Evans, aurait été l’homme du match. Les Ravens ont quitté New England rassurés : c’est bien un franchise quarterback qui dirige leur attaque.

Les coachs universitaires peuvent se servir de la vidéo du match des Ravens pour apprendre à leurs défenseurs comment bien couvrir un receveur et jouer serré contre un QB de la trempe de Brady. Un exemple de discipline et d’agilité, comme l’a montré l’interception géniale de Lardarius Webb.

Après Brady et Welker les saisons passées, Bernard Pollard a sorti sur blessure la montagne Gronkowski. Dans les règles, sans frapper illégalement. Viril, mais correct.

Pour se consoler, Billy Cundiff peut toujours se dire que ça pourrait être pire : Scoot Norwood, le kicker des Bills, s’est lui raté à la dernière seconde du Super Bowl XXV, en 1991. Victoire des Giants et début d’une sale série de quatre défaites de suite lors des finales suivantes pour Buffalo.

Plus discret en playoffs, Victor Cruz a fait le match qu’il fallait quand Hakeem Nicks est sorti sur blessure, puis revenu diminué. 10 réceptions pour 142 yards chez les Niners, avec la pression d’une finale : sa belle saison n’était pas un accident.

Vernon Davis a encore fait des siennes avec 3 réceptions pour 142 yards et 2 TD, dont ce bijou d’explosivité dans le premier quart-temps, lorsqu’il a avalé 73 yards à toute vitesse. Derrière Ted Ginn Jr., Davis est l’attaquant le plus rapide des 49ers.

Michael Crabtree n’a pas eu l’occasion de prouver le contraire. La grande bouche des Niners, qui l’ouvrait à tout va au moment de sa sélection à la draft, s’est ridiculisée. Incapable de se rendre disponible, il n’a pas offert la moindre solution à Alex Smith, qui n’a converti qu’une seule passe pour un receveur dans le match. C’était sur Crabtree. Pour 3 yards.

Finalement, il aurait peut-être mieux valu pour Alex Smith de perdre contre les Saints dans la dernière minute. Son excellent match aurait ainsi été la dernière image de sa saison, et maintenant que son contrat arrive à expiration, il aurait eu quelque chose de solide à vendre. Après sa sortie complètement ratée contre New York, l’avenir du QB est fragilisé. 12 passes complétées, et un triste 1/13 sur troisième tentative. Le board de San Francisco doit être moins enclin à sortir un gros chèque.

Le match était tellement serré. Il fallait seulement que quelqu’un commette une erreur. C’est tombé sur Kyle Williams. Il paraît qu’il ne faut pas trop l’accabler. Mais quand même, qu’est-ce qui peut bien être plus important que de protéger le ballon à 30 yards de son endzone, en prolongation ?

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