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Histoire Undrafted

[Undrafted] Jake Delhomme : Made in Bayou

Sous-estimés, méprisés, oubliés, recalés. Les revanchards de la NFL. Les non-draftés.

Quand le Vieux Continent rencontre le Nouveau Monde. Jake Delhomme, c’est un choc des cultures. Une famille d’Acadiens persécutés par la perfide Albion venue se réfugier dans les marécages arborés de l’Acadiane quelques siècles plus tôt, dans le Vieux Sud américain. Un quarterback cajun méprisé parti chercher la clé de sa carrière en Europe, la terre de ses lointains ancêtres. L’histoire de Jake Delhomme, c’est un pan d’Histoire à elle toute seule. C’est aussi l’histoire d’un mec qui n’a jamais rien lâché. Qui n’a jamais cessé d’y croire. C’est l’histoire d’un homme. Delhomme.

Équitation et gridiron

Jake Delhomme est le rejeton de Jerry et Marcia. Deux Cajuns. Ces Acadiens sauce bayou, cousins éloignés de cet îlot de francophonie coincé dans les Maritimes, au nord-est du Canada, et grignotant sur le Québec et l’État du Maine. Un peuple fier de ses racines qui, dans les souffrances incommensurables du Grand Dérangement de la fin du 18e siècle, s’est forgé une âme, une identité et une fierté à toute épreuve. La fierté de leur héritage, la fierté de leur langue. Sanders Delhomme, grand-père de Jake, ne parle qu’un anglais chancelant. Sa langue maternelle, c’est le français. Une langue dont la transmission s’est perdue au fil des générations regrette Jake l’anglophone. Loin d’adopter le tempérament frondeur, parfois, chaleureux, avenant, épicé et profondément amical, toujours, hérité de ses ancêtres, le gamin grandit loin des autres. Dans une sorte d’isolement paisible et heureux. Ses seuls vrais amis, les chevaux. Petit-fils d’éleveur et fils de jockey oblige.

« Gamin, il ne pensait pas trop à sortir avec ses amis, » se souviennent ses parents dans les colonnes du USA Today en 2004. « Il aimait rester dans sa chambre, ou retrouver les chevaux à la grange. Jake profitait de la vie, tout simplement. Tout était prétexte pour s’amuser. Nous sommes des gens extrêmement positifs. »

À Breaux Bridge, Capitale Mondiale de l’Écrevisse autoproclamée depuis 1959, à quelques bornes seulement de Lafayette, en plein territoire Cajun, l’héritage français est omniprésent et fait la fierté de ce peuple si singulier. Des racines auxquelles Jake revendique sans cesse son attachement, quand bien même il n’a pas hérité de cet accent si particulier. Ou si peu. Gamin, Delhomme se voit déjà emboîter les pas de son père, enfiler sa casaque, son casque, ses lunettes de course et mettre le pied à l’étrier. Mais le gosse grandit vite et doit rapidement se rendre à l’évidence sous les conseils lucides de son paternel : « Tu fais déjà près d’une quarantaine de kilos et tu te rapproches du poids de forme d’un jockey, il serait temps de commencer à penser à autre chose, » se souvient-il dans Sports Illustrated en mars 2004. Pourtant, s’il doit renoncer aux canassons, à leur contact, il apprend la patience, la rigueur, le calme et se forge une éthique de travail exemplaire qui le suivra toute sa carrière sur les terrains lacérés de blanc.

Au lycée, Jake fait ses armes de l’autre côté du ballon. Defensive back, il s’invite même dans l’équipe type de tout l’État de Louisiane avant d’être muté au poste de quarterback. Grand machin filiforme, presque squelettique se souvient Keri, son amour de toujours rencontrée en 3e, il n’a pourtant pas le physique d’un footeux. En 1993, sa dernière année sous les couleurs du lycée de Teurlings Catholic, à Lafayette, il pèse à peine 75 kilos. Malgré 6703 yards, 65 touchdowns et deux titres de Big West Conference, Jake peine à exister dans l’ombre dévorante des deux phénomènes de l’État : Josh Booty, star de la fabrique à champions de la Woodlawn High School de Shreveport et premier quarterback lycéen à éclipser la barre des 10 000 yards en carrière (11 700 et 126 touchdowns) ; et Peyton Manning, l’héritier de La Nouvelle-Orléans voué à devenir une star partout où il passe, dès son plus jeune âge déjà.

Sevré d’options, Jake Delhomme opte pour la proximité de Southwestern Louisiana, rebaptisée Louisiana-Lafayette depuis. Dès sa première année sous le rouge des Ragin’ Cajuns, il est propulsé titulaire. 4 saisons, 3 campagnes dans le vert et 9216 yards, il devient le passeur universitaire le plus prolifique en yards de toute l’histoire de l’État de Louisiane. Surtout, sur le campus rouge brique de Lafayette, Jake prend un pied d’enfer. À quelques bornes de chez lui, le quarterback goûte au succès près des siens. « La meilleure décision de [sa] vie, » confie-t-il sans une once de regret. Malgré une jolie carrière sur les bancs de la fac, le Combine ne juge pas bon de lui envoyer un carton d’invitation en 97. Le jour J, Jim Druckenmiller est le premier quarterback a être appelé au podium, en 26e option. Puis vient le tour de Jake Plummer au round suivant, puis de 9 autres heureux que l’histoire oubliera bien rapidement. Une cuvée d’une pauvreté abyssale, mais pas de Jake Delhomme à l’horizon. Désormais agent libre, le passeur attend fébrilement que son téléphone se mette à chanter. En vain. Rien. Silence assourdissant. Sans véritable option, il commence à pointer le regard vers le nord. Vers le pays d’origine de ses lointains ancêtres. Le Canada. Mais lorsque les Saints se délestent de Jim Everett au printemps, une place se libère dans leur roster et le téléphone de Jake retrouve soudainement de la voix. La franchise louisianaise se souvient de ses prouesses lors d’un journée de tests ouverte aux talents locaux organisée en mars dernier et lui fait signer un contrat minimaliste. Impossible de refuser. C’est ça ou rien. Ou bien l’improbable exil en CFL, loin des siens.

Pendant deux saisons, il va languir sur le practice squad, passant l’été au contact des titulaires, pour mieux s’effacer la saison venue. Il attend sa chance patiemment, partagé entre ses hivers à la maison et ses printemps outre-Atlantique. À Amsterdam pour commencer. Expédié aux Pays-Bas en 98, il ronge son frein. Jamais il n’avait quitté son pays. Jamais il n’avait quitté sa Louisiane. Chaque soir, il empoigne fébrilement le téléphone de sa chambre d’hôtel pour appeler Keri, se lamenter de la bouffe et lui répéter mille fois à quel point la maison lui manque. À quel point elle lui manque. Le mal du pays. À des milliers de bornes de chez lui, il espérait lancer sa carrière, mais il se retrouve coincé derrière un autre exilé. Numéro deux derrière une légende en train de bâtir son propre mythe.

« Je me suis retrouvé à être la doublure de Kurt Warner, » se souvient-il dans les pages du LA Times en 2004. « On a connu pire. »

Barré par un quarterback d’Arena Football League se lamente-t-il pourtant auprès de sa femme à l’époque. Il lui faut faire appel à toute sa détermination pour ne pas jeter l’éponge. « Je ne suis pas du genre à abandonner, » se répète-t-il sans cesse. Ce ne sont que 10 longues semaines à supporter. Malgré la frustration, il mûrit comme jamais auprès d’un Warner impressionnant de maturité. « Une inspiration, » reconnait-il en 2004 dans Sports Illustrated. Et quand les côtes de Kurt morflent et l’envoient sur la touche le temps d’un match, Jake se rate lamentablement avec la complicité des mains glissantes de Joe Douglass et d’un manque de grinta qui l’exaspère. Les Admirals s’inclinent face au Galaxy et le Cajun gâche une occasion en or de dépasser son aîné dans la hiérarchie encore incertaine de son coach, Al Luginbill. « J’étais détruit, » se remémore-t-il auprès du Herald, quotidien de Caroline du Sud. « Parce que je tenais ma chance et que j’ai joué affreusement. Ce fût un immense coup dur. » 15/47, 247 yards, pas le moindre touchdown, 4 interceptions et une évaluation famélique de 15,1. Son escale batave s’achève avec une impression d’échec difficile à digérer. Pourtant, malgré un piètre bilan sportif, il aura appris comme rarement au contact d’un professionnel exemplaire et d’un mec déterminé comme jamais à accomplir son rêve.

L’été suivant, adieu les paisibles canaux d’Amsterdam, Jake est envoyé à Frankfort la financière et sa skyline aux accents Yankees où il partage le temps de jeu avec Pat Barnes, doublure de la doublure de la doublure de Rich Gannon à Oakland, dans un système offensif à deux hommes assez unique dans le football pro. The Double-Headed Quarterback Monster. Aussi étonnante et détonnante soit-elle, la stratégie fonctionne, l’alchimie entre les deux hommes opère et le Galaxy remporte le World Bowl 99 face aux Dragons de Barcelone. 136/210, 1,410 yards, 12 touchdowns, 5 interceptions seulement et la 2e meilleure évaluation de la ligue. Rien de bien flamboyant, mais du travail bien fait et enfin une impression de progrès.

Un an plus tôt il se morfondait dans la Venise du Nord et vivait sa pire année de footballeur. Un an plus tard, il s’éclate et vit sa plus belle année de footeux sur les rives du Main. « À mon avis, la NFL Europe est l’une des toutes meilleures ligues pour un jeune quarterback, » confie-t-il à IGN en 2012. En Allemagne, lui, le sanguin et impulsif passeur, apprend soudainement à dompter ses nerfs et la pression, à jouer en contrôle, à maintenir son calme malgré l’enjeu et les éléments, à ne pas forcer les choses. Une révélation. Il découvre comment apprivoiser le stress et la peur de perdre plutôt que de les laisser le submerger. Surtout, il joue. Il empile les minutes de jeu comme un pilote collectionne les heures de vol. Après un hiver de frustration à se muer en spectateur impuissant, il est propulsé au coeur de l’action semaine après semaine et renoue avec un rythme de jeu qui lui échappait depuis ses années universitaires.

Quand il retrouve sa douce et humide Louisiane cet été-là, il n’a qu’un seul objectif en tête : intégrer le groupe de 52 pour la saison qui approche. Objectif 3e homme au minimum. Pas question de passer une autre année à végéter sur le practice squad pour mieux être expédié sur le Vieux Continent les premiers rayons du printemps arrivés. Pourtant, quand le couperet du cut final tombe, Jake est parmi les délaissés de Mike Ditka. Assis dans le salon familial, il est « dévasté » se souvient Marcia, sa mère.

« Plusieurs semaines plus tard, alors que je suis retourné vivre avec Mamma et Daddy, je me retrouve à regarder le Sunday Night Football, La Nouvelle-Orléans contre Jacksonville, » raconte-t-il à Sports Illustrated en mars 2004. « Billy Joe Tolliver est le quarterback des Saints. Il se fait frapper et s’effondre. Il essaie de se relever, fait un ou deux pas et s’écroule de nouveau. Billy Joe est un dur, ça n’est pas son genre. Mon coeur commence à palpiter. J’avais de la peine pour lui car c’était mon meilleur ami au sein de l’équipe, mais je savais aussi que si jamais je devais avoir une ultime opportunité, elle était là. »

Deux jours plus tard, Charles Bailey, GM assistant des Saints, est au bout du fil. « Jake, c’est Charles. Es-tu en forme ? ‘Oui monsieur !’. Alors ramène tes fesses ici. » Jake jouera deux matchs. Une victoire, deux touchdowns dans les airs et un au sol face aux Cowboys pour commencer, puis une branlée XXL et 4 interceptions à… Charlotte pour finir. Un avant goût, puis plus rien. Mike Ditka et son staff virés, Jim Haslett débarque sur Bourbon Street avec Mike McCarthy dans ses valises. Mais Jake demeure cet éternel sparring partner. Le pompier de service au mieux. Utile à l’entraînement et durant la préparation, solution de dernier recours en cas d’avalanche de blessures, mais un titulaire potentiel ? Grotesque. Les semaines passent et les mauvaises nouvelles s’accumulent. En février 2000, Jeff Blake est signé en provenance de Cincinnati. En avril, les Saints draftent Marc Bulger. Durant les camps, ils montent un échange avec les Packers pour faire venir Aaron Brooks. Delhomme se retrouve enlisé au fin fond du roster. Pour la première saison du nouveau millénaire, rien. Jake est spectateur impuissant d’un Brooks électrique, propulsé titulaire en semaine 10 après la blessure de Blake, qui arrache le titre de division et offre aux Saints la première victoire en playoffs de leur histoire trentenaire face aux Rams de… Kurt Warner, pourtant sacrés un an plus tôt. Difficile de lutter pour Jake. En 2001, nada aussi. En 2002, une passe et un genou au sol face aux Bucs et des miettes dans le nid des Ravens début décembre, puis le grand mystère.

29 décembre 2002. Ultime dimanche de l’année. 9-6 après deux défaites consécutives dans le money time de la saison, les Saints accueillent les Panthers dans leur basilique du Superdome pour un match de la dernière chance. Une victoire et les playoffs seront encore jouables. Une défaite et le football dominical désertera la Louisiane pour de longs et mornes mois. La Cène sauce gridiron. Bousculé, malmené, mis à mal par une épaule chancelante depuis 3 semaines déjà, Aaron Brooks est paumé dans sa soutane noir et or. À chaque possession infructueuse, la prière des fidèles résonne un peu plus sous la voûte céleste du Superdome. « We want Jake! … We want Jake! … We want Jake! » Pas besoin de traduction. Dans l’impasse offensivement dans une rencontre cadenassée par les défenses, les fidèles des Saints réclament un nouveau messie. Mais la fumée blanche se refuse à eux et Jake Delhomme reste vissé au banc. Leur prière ne sera jamais entendue par l’archevêque Jim Haslett. NOLA s’incline 10-6 face à la lanterne rouge de la Division Sud et dit adieu aux playoffs.

Good Charlotte

Quelques mois plus tard, à bientôt 29 ans, Jake Delhomme abandonne son bayou natal pour d’autres contrées. La boule au ventre. Les Saints veulent le prolonger, lui veut « aller voir ailleurs. » Là où son avenir dépasse les limites du banc de touche. À La Nouvelle-Orléans, son horizon est bouchée. Plus question de perdre son temps. La trentaine approche et Jake en a marre de ramasser les restes. Il veut jouer les premiers rôles. Pourtant, quand Lauren vient au monde en décembre, les choses se compliquent sous sa tignasse brune. Sacrifier sa carrière de footballeur pour rester près de sa famille et y élever sa petite fille ; ou bien partir en quête d’une ultime chance, ailleurs, loin de sa Louisiane ? Le couple commence même à éplucher les petites annonces immobilières d’Old Metairie, dans la banlieue de New Orleans.

« Si tu veux que je reste, dis le moi Keri, j’appellerai les Saints dès aujourd’hui et nous resterons ici, » se rappelle son épouse. « J’aurai un salaire décent en tant que doublure. »

Mais le ballon à lacet finit par l’emporter. Une nouvelle maison près des siens, il aurait aimé ça par-dessus tout. Jouer pour les Saints, un rêve de gosse. Être titulaire dans une franchise NFL, un objectif auquel il n’est pas encore prêt à renoncer.

Quelques jours après avoir tranché, Jake a deux rendez-vous à son agenda. John Fox, à Charlotte, et Bill Parcells, à Dallas. L’offre texane : une chance de gagner une place de titulaire dans un match à trois avec Quincy Carter et Chad Hutchinson. Celle des Panthers : 4 millions sur deux ans et l’espoir de caresser le postérieur de son centre dès la semaine 1. La Caroline du Nord ce sera. Mais s’il passe le cut sans soucis, Jake devra se contenter d’un rôle de numéro 2 pour débuter la saison. Il faut dire que malgré toutes les beaux espoirs que la franchise place en lui, le passeur presque trentenaire n’a que deux titularisations au compteur depuis qu’il s’est enfin fait une place dans la NFL. Le trône de titulaire, il va devoir aller le conquérir lui-même. Comme un grand. Menés 17-0 par les Jaguars dans le 3e quart-temps du match d’ouverture, le numéro 17, en hommage aux 17h de travail endurées par sa femme pour mettre Lauren au monde le 17 décembre dernier, est appelé à la rescousse d’un Rodney Peete à la rue. Un Rodney Peete de 38 balais, bouche-trou par excellence, que Jake avait été incapable de battre à la régulière durant la préparation estivale. « Il est arrivé en courant dans le huddle, » se souvient Steve Smith dans le LA Times. « Il agissait comme s’il croyait encore en nos chances de victoire. » Et il y croyait dur comme fer assurera-t-il. Mushin Muhammad pour enfin ouvrir le compteur, Steve Smith pour espérer puis Ricky Proehl sur un 4e et 11 de la dernière chance pour l’emporter à 12 secondes de la fin. 24-23. Le premier comeback d’une longue série. Jake impose déjà son style, son calme et sa maîtrise bluffante pour un presque-débutant de près de 30 ans.

Promu titulaire le dimanche suivant, il ne lâchera plus sa place. Le bras le plus puissant ? Clairement pas. Le lancer le plus précis ? Hell no ! Un athlète hors-norme ? Soyez sérieux. Quarterback et sportif moyen, légèrement au-dessus de la moyenne tout au plus, Jake se démarque par un leadership à toute épreuve, une envie sans limite et une confiance unique. Malgré tous ses échecs passés, il croit en lui et contamine ses coéquipiers de son enthousiasme. Un rassembleur hors-pair. De toute la saison 2003, il signera 7 drives de la victoire sur la dernière possession des Panthers, alignant des stats à faire pâlir plus d’un vétéran. 22/29, 232 yards et 2 touchdowns la corde autour du cou. Jake Delhomme épate et la Caroline enchaîne les victoires. 11 en tout. Dont deux au parfum si particulier face aux Saints. En playoffs, Dallas ne fait pas le poids. Au tour suivant, une passe mythique de 69 yards pour Steve Smith achève les Rams en 2e prolongation. En finale de conférence, les Eagles se font plumer par une défense intraitable. Jake l’éternel recalé vient d’envoyer les Panthers au Super Bowl. Acadiana et toute la communauté Cajun se retrouvent soudainement submergés par une nuée de journalistes en quête d’informations sur ce quarterback aux origines et au parcours aussi atypiques que son accent.

Le 1er février 2004, Jake pénètre en tête de cortège dans le Reliant Stadium de Houston pour le premier Super Bowl de la jeune histoire de la franchise de Charlotte. Quelques jours plus tard, le corps « lessivé » et le coeur « meurtri » par une défaite au bout du suspense, il panse ses plaies une dernière fois avant de retrouver sa Breaux Bridge natale après 6 longs mois d’absence. Un petit îlot bleu et noir en plain territoire doré des Saints, à deux heures de route à peine à l’ouest de La Nouvelle-Orléans. Des vacances bien méritées. Après des années d’errements, il a enfin trouvé sa place. « On se retrouve en avril, » glisse-t-il avant de quitter la Caroline du Nord. Chez lui, c’est un retour digne d’un héros qui l’attend.

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