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Field Advisor Histoire

Field Advisor : l’Estadio Azteca de Mexico

Focus sur le stade de la capitale mexicaine, cadre de la dernière rencontre internationale.

Nouvelle structure, rénovation, future implantation… qu’importe l’avancée du projet, le stade demeure l’élément de base pour chaque franchise. Il représente à la fois un véritable moyen de pression auprès des municipalités et une extraordinaire machine à cash pour les équipes. Au cours de ce tour d’horizon, TDActu vous propose de découvrir les spécificités de chaque enceinte. Pour coller avec l’actualité des rencontres internationales, nouveau détour pour découvrir un stade qui accueille une rencontre occasionnellement. 

Cap au Sud des État-Unis cette semaine et direction l’Estadio Azteca de Mexico

Retrouvez les enceintes de la première saison en cliquant sur ce lien.

Estadio Azteca, le colosse de Santa Ursula

Un stade de soccer légendaire, symbole de fierté pour les supporters mexicains, lieu de rassemblement hebdomadaire, telle pourrait être la définition de l’Estadio Azteca. Inauguré en 1966 dans le Sud de la capitale Mexico, la « cathédrale du football (soccer) mexicain » est un centre prisé pour le soccer mondial et d’autres évènements sportifs ou de divertissements. Il est le premier à avoir accueilli deux finales de Coupe du Monde qui ont consacré deux des plus grands joueurs de l’histoire, Pelé et Diego Maradona. Le « match du siècle » (la demi-finale Italie-Allemagne en 1970) et « la main de Dieu » (but entaché d’une main de Maradona lors du match Angleterre – Argentine en 1986) ont également eu lieu sur ce terrain mythique qui accueillera une troisième Coupe du Monde en 2026, du jamais vu.

Domicile du Club América et Cruz Azul (D1 mexicaine), il reçoit également les rencontres de l’équipe nationale et depuis 2016, une rencontre de saison régulière NFL par an, au même titre que Londres, dans le cadre des International Series. Plus grand stade du Mexique, il a été construit sur le site du volcan éteint Xitle et a été pendant de nombreuses années le troisième plus grand stade au monde derrière le Rungrado 1st of May Stadium de Pyongyang en Corée du Nord et le Salt Lake Stadium de Calcutta en Inde.

Photo : USA Today.

Il est intéressant de noter que le stade n’est pas la propriété d’un organisme publique, ou bien d’une association sportive. Il appartient au groupe de médias Grupo Televisa qui a tenté de le renommer Estadio Guillermo Cañedo  le 20 janvier 1997. Officiellement, il s’agissait d’un hommage posthume à Guillermon Cañedo de la Bárcena, président du Club América, de la CONCACAF (Confédération de Football d’Amérique du Nord, centale et des Caraïbes), et membre éminent du comité exécutif de la FIFA. Officieusement, il existait une autre raison un peu moins louable. Estadio Azteca ressemblait trop à TV Azteca, concurrent de Televisa, d’où le souhait des propriétaires de changer d’identité, mais face aux réactions négatives de la population, ils ont du s’y résoudre et le bâtiment a retrouvé son nom d’origine.

Le stade

L’Estadio Azteca se trouve à environ 16 kilomètres au Sud du centre historique de Mexico, à Santa Úrsula Coapa, dans la province de Coyocán, d’où son surnom de « Coloso de Santa Úrsula ». Il est situé dans une zone principalement résidentielle avec peu de divertissement autour. Son nom « Azteca » est un hommage au patrimoine aztèque de la ville et du pays. Construit initialement pour les jeux Olympiques de 1968 et la Coupe du Monde 1970, il culmine à 2 195 mètres d’altitude, soit 610 mètres de plus que l’enceinte des Broncos à Denver. Ce n’est qu’après des rénovations et des problèmes de sécurité que les 115 000 sièges d’origine ont été réduits pour atteindre les 87 523 unités aujourd’hui. Il est possible d’ajouter des places provisoires pour atteindre plus de 132 000 personnes, à l’image du combat de boxe du 20 février 1993, où 132 275 fans ont vu la victoire de l’icône nationale Julio Cesar Chavez sur Greg Haugen par arrêt de l’arbitre à la cinquième reprise lors du championnat du monde des poids léger.

L’aire de jeu en gazon hybride PlayMaster de GrassMaster se trouve à quasiment 10 mètres sous le niveau de la rue et est entourée de trois grands anneaux continus qui suivent un profil légèrement incurvé. Les tribunes entièrement fermées, surmontées d’un toit soutenu par une structure rectangulaire de poutres de soutien, accentuent l’aspect horizontal et imposant de l’édifice. La façade est caractérisée par une ossature en béton, dont les piliers s’inclinent avec élégance vers l’intérieur pour accompagner les niveaux supérieurs, et définir l’aspect extérieur du stade. Pour recevoir les hôtes de marque, 141 suites de luxe disposées sur le deuxième et troisième niveau de la tribune Ouest, 1 092 sièges VIP dans la zone Coca-Cola Lounge au bord du terrain, côté Est, sont à disposition.

Photo : TV Azteca.

L’histoire

En 1956, le deuxième tournoi panaméricain de soccer s’est tenu au Mexique avec la présence d’équipes comme le Brésil, l’Argentine, le Chili ou le Pérou. Il s’agissait du premier grand tournoi organisé dans le pays. Un tournant dans la culture populaire de cette nation qui vouait une passion de plus en plus grandissante pour ce sport. Après les premières rencontres, le succès était au rendez-vous, à tel point que des milliers de spectateurs ne pouvaient assister aux rencontres par manque de place dans les stades. Face à la colère de la foule, les autorités fédérales ont poussé les chaines de télévision à retransmettre le reste de la compétition. Au début réticents, les patrons des grands groupes ont vu les niveaux d’audience grimpés en flèche. Avec ce potentiel entre ses mains, Emilio Azcárraga Milmo, magnat de la télévision, a planifié une stratégie pour réunir cette masse croissante de passionnés.

La première étape a été d’acquérir en 1959 América, équipe la plus populaire du moment dans le pays. La seconde consistait à lui offrir sa propre maison, dans un bâtiment de capacité supérieure. Aidé de Guillermo Cañedo de la Bárcena, ils ont planifié avec sérieux la construction. Azcárraga avait la vision de créer un stade fabuleux, le meilleur du Mexique. Cañedo avec sa force de conviction a convaincu le patron de télévision d’en faire une réalité en proposant non seulement une enceinte pour América, mais également une Mecque du soccer, capable d’accueillir une Coupe du Monde. Le talent des deux hommes a fait le reste. Après l’approbation du gouvernement, le Mexique s’est porté candidat à l’organisation de l’édition 1970, dont la carte maitresse consistait à créer un stade de 100 000 places. Même si le projet de construire un tel stade en Amérique latine paraissait fantaisiste aux yeux de certains observateurs, la présentation faite aux différentes délégations de ce que serait le futur stade a fini de convaincre la FIFA, au détriment de l’option argentine également en lice.

Une fois la proposition de construction dans le district fédéral acceptée, il fallait passer à la recherche du terrain idéal et la décision n’a pas été facile. Ils recherchaient un emplacement qui favoriserait à court terme le déplacement idéal pour les supporters, via les transports en commun ou la voiture. Le terrain devait être solide et de grande dimension compte tenu des développements adjacents au bâtiments (parking, magasins). Ils ont finalement opté pour une parcelle située dans la région de Santa Úrsula, juste au Sud de la ville, et qui était entourée de deux routes très importantes, Tlalpan et Periférico.

Photo : Pinterest.

Un concours a été lancé par la Sociedad de Fútbol del Distrito Federal, organisme composé des présidents de Nexaca et Atlante en plus d’Azcarraga pour América, pour déterminer qui serait l’architecte idéal pour réaliser le plus grand bâtiment jamais conçu à Mexico. La Sociedad a invité le duo Pedro Ramírez Vázquez – Rafael Mijares Alcérreca, Enrique de la Mora et Félix Candela à soumettre des propositions. Celles des studios Rámirez Vázquez et Candela étaient au coude à coude, cette dernière avait même les faveurs des pronostics, tant son projet était sublime. Candela, bien établi à l’époque, a développé son projet, qui comprenait une ossature extérieure apparente en béton armé, avec Luis La Guette. Mais la paire Rámirez-Vázquez/Mijares a finalement remporté la mise en 1961. Après avoir étudié minutieusement les stades européens les plus célèbres de l’époque, ils ont élaboré une enceinte avec un toit débordant, sans piliers, ni aucun autre éléments gênant la visibilité des spectateurs. Surtout, ils ont incorporé des box privés, élément très importants aux yeux d’Azcarraga pour aider à financer le coût élevé du stade. Le prix estimé du stade était de 260 millions de dollars. Selon Luis M. Castaneda, le frère de Rámirez-Vázquez, Miguel (propriétaire de Necaxa), aurait soufflé l’idée des suites privées pour faire pencher la balance. Miguel considérait le stade comme un moyen de gagner de l’argent pour son équipe et sa famille, il aurait donc voulu aider son frère en lui indiquant ce qui lui donnerait une longueur d’avance. De même, un autre concours a été organisé pour donner un nom à ce monument, ce qui a donné naissance au célèbre Estadio Azteca.

En aout 1962, les travaux ont été inaugurés par le président du Mexique, Adolfo López Mateos, et le président de la FIFA, Sir Stanley Rous. Ingenieros Civiles Asociados (ICA), la société responsable de la construction des grands projets d’infrastructure du pays, a relevé le défi de construire cet immense stade. La tâche était ardue, le terrain était constitué de roches volcaniques qui ont quitté le Xitle lorsqu’il a explosé dans la région des milliers d’années auparavant. Des centaines de cavités étaient présentes, empêchant l’entrepreneur de couler directement les fondations. ICA a du excaver plus de 180 000 tonnes de roches sur une surface de 63 590 m2 et 10 mètres de profondeur à l’aide d’explosif pour atteindre une surface ferme constructible.

Quatre ans ont été alloués au projet de 60 mètres de hauteur pour qu’il se termine dans de bonnes conditions. Il a nécessité 20 000m3 de béton, 8 000 tonnes de tiges à haute résistance, 3 300 tonnes d’acier renforcé et 1 200 tonnes d’acier laminé pour la toiture. Ces travaux ont impliqué 800 opérateurs, 34 ingénieurs, 15 techniciens, 10 architectes pour 7 millions d’heures de travail. La majeure partie de la structure était prête en mai 1966, mais certaines pièces ont été livrées plus d’un an plus tard, à l’image du toit. La capacité initiale s’élevait à plus de 107 000 personnes, mais au fil du temps, elle a très légèrement diminué pour s’établir à 105 000 personnes avant de nouvelles baisses dernièrement. Le match inaugural entre América et le club italien du Torino FC s’est joué le 29 mai 1966 à 12h00 devant 107 494 personnes, dont le président mexicain Gustavo Díaz Ordaz qui a donné le coup d’envoi ce jour-là. La rencontre s’est soldée par un score de parité, deux partout. Le brésilien Arlindo Dos Santos (América) ayant inscrit le premier but de l’histoire du stade au bout de 10 minutes de jeu. Un système d’éclairage moderne a été inauguré le 5 juin suivant, avec le premier match de nuit entre les espagnols de Valence et Nexaca (3-1 pour Valence).

Le stade en 1966 (Photo : Local.Mx).

Les rénovations

L’Estadio Azteca a été remodelé à plusieurs reprises au cours de sa longue existence. La capacité a été portée à 115 000 places pour la Coupe du Monde 1986, afin d’accueillir notamment les nombreux journalistes, et des barrières de sécurité ont été installées. En 1999, deux écrans géants, parmi les plus grands du monde à l’époque, ont été placés en hauteur pour la visite du pape Jean Paul II. Pour répondre aux mesures de sécurité, la capacité a été abaissée au cours de la première décennie des années 2000, afin d’équiper toutes les sections de sièges individuels, pour passer à 100 000 puis 95 000 spectateurs possibles. En 2013, la plus grande marque de bière du pays, Corona, s’est établie en tant que sponsor au coté de Coca-Cola. Ils ont financé le remplacement des sièges pour former le logo de leurs marques respectives. Tandis que la célèbre boisson américaine s’expose au niveau inférieur, la bière prend place dans les parties supérieures de l’enceinte.

Pour ses 50 ans, le stade s’est offert un rafraichissement bien mérité et nécessaire, impulsé par la FIFA, la ligue mexicaine, mais aussi la NFL désireuse d’espaces VIP supplémentaires et d’améliorations pour les espaces dédiés aux médias. Une réorganisation complexe est entamée depuis 2015 et se poursuit encore à ce jour. Les principaux chantiers se situent à l’extérieur du bâtiment, le rendant moins impressionnant que par le passé. Ainsi, un grand centre commercial est construit aux portes du stade. Nommé Foro Azteca, il est également la propriété du groupe Televisa, en co-entreprise avec IQ Real Estate et Alhel. Il est implanté à l’Ouest du stade avec des magasins, bureaux, hôtels, espaces de loisirs et 2 500 places de stationnement.

En février 2015, le vaste plan de rénovation a été dévoilé dans le but de faire coïncider l’achèvement des éléments cruciaux du projet, avec le 50ème anniversaire du stade et le centenaire du Club América en 2016. En mai 2015, de nouveaux écrans géants LED ont été installés aux extrémités Nord et Sud en remplacement de ceux au phosphore de 1999. La suite des rénovations a été planifiée en deux phases. Elles avaient pour but de réduire la capacité à plus de 87 000 places et accroitre les revenus en offrant aux spectateurs de nouvelles expériences, afin de les faire revenir pour profiter des installations. La première phase a été marquée par la démolition du restaurant et de l’assise de la partie inférieure pour laisser place à un nouvel espace d’hospitalité, avec des zones de restauration avec des banquets. La seconde consistait en la création de nouvelles loges privées côté Ouest, au-dessus desquelles trône le nouveau secteur réservé à la presse. Ces travaux ont été terminés en novembre 2016.

La NFL à l’international

La volonté de voir la NFL étendre son influence à l’étranger ne date pas d’hier. Entre 1950 et 1983, 13 matchs impliquant des équipes de la NFL ou de l’AFL se sont déroulés à l’étranger, principalement au Canada dans le cadre d’opposition contre des formations de CFL. Tokyo (Mainichi Star Bowl en 1976), Mexico (1978) et Londres (Global Cup en 1983) ont participé à la fête. Au milieu des années 1980, la NFL avait recours principalement à la NFL Europe (ligue de développement basée en Europe) et aux American Bowls (rencontres de pré-saison organisées annuellement en dehors des Etats-Unis) pour promouvoir le football dans d’autres pays. Ainsi, entre 1986 et 2003, au moins un American Bowl par an avait lieu. Les équipes étaient sélectionnées par la ligue et le match représentait une cinquième rencontre de pré-saison qui avait lieu le même week-end que celle organisée pour le Hall of Fame.

Après le succès rencontré à Wembley pour les premières oppositions, la série s’est étendue à Tokyo, avant de réellement prendre son envol au début des années 1990, principalement dans le but de favoriser le lancement de la NFL Europe sur le vieux continent, avec des rencontres à Berlin, Barcelone ou Dublin. Montreal, Mexico, Toronto, Monterrey, Vancouver, Sydney et Osaka ont également participé à la fête. Pékin devait aussi avoir droit à sa part du gâteau, mais le match Patriots-Seahawks a été annulé par deux fois (2007 et 2009).

2005 marque un tournant, la NFL annonce sa nouvelle stratégie internationale. L’American Bowl et NFL Europe sont abandonnés, la ligue préfère se concentrer sur l’organisation de matchs de saison régulière hors des frontières américaines, avec Toronto et Mexico comme candidats principaux. En mars, la décision est prise et les Cardinals « accueilleront » les 49ers à l’Estadio Azteca le 2 octobre suivant, pour le premier duel en saison régulière à l’étranger. Le succès étant au rendez-vous, l’expérience a traversé l’Atlantique pour se poser à Londres avec la création des International Series en 2007. Depuis cette année-là, et la victoire 13-10 des Giants face aux Dolphins, au moins une rencontre de saison régulière par an se déroule dans la capitale anglaise. Celles-ci ont été rebaptisées NFL International Series en 2017, avec les sous-séries NFL London Games et NFL Mexico Game. Les Bills ont aussi eu le droit à leur série à Toronto (Bills Toronto Series) entre 2008 et 2013, mais celles-ci n’entraient pas dans le cadre des séries internationales classiques car l’arrangement ne concernait que l’équipe de l’état de New York.

Une réussite à chaque fois, avec des stades pleins et des recettes en augmentation constante qui a donné des idées à son commissionner. Le principe de disputer une 17ème semaine de saison régulière en lieu et place du quatrième match de pré-saison a été évoqué, un groupe de quatre rencontres seraient jouées sur quatre terrains ou pays différents. Déplacer le Super Bowl ou le Pro Bowl a aussi été mis sur la table, au même titre que de déplacer une franchise au pays de sa majesté (Jaguars ou provisoirement les Raiders). Mais pour le moment, une seule chose est sûre : un accord a été conclu pour évoluer annuellement sur la scène internationale jusqu’en 2027 au moins. L’Allemagne, le Canada, la Chine ou encore le Brésil sont en tout cas très intéressés pour élargir les séries sur leurs terres.

Photo : Business Insider.

Le football au Mexique

L’histoire de la NFL au Mexique remonte en réalité à plus de 50 ans. Le 11 aout 1968, les Lions et Eagles devaient s’affronter à l’Estadio Azteca mais l’opposition a été brusquement annulée. Aucune raison n’a été évoquée, mais selon l’Associated Press, les manifestations dans la ville, associées au manque d’enthousiasme du public, avec des places vendues à 40 cents, ont provoqué l’annulation.

Dix ans plus tard, le 5 aout 1978, un premier match s’est tenu sur le sol mexicain à l’Estadio Azul, stade de soccer de 30 000 places. Si le score reste anecdotique (victoire des Saints 14-7 face aux Eagles), ce sont plus les conditions de jeu qui ont marqué les participants.

« Quand nous sommes arrivés là-bas, ils n’étaient pas préparés. Nous avons joué dans une arène, les vestiaires étaient trop petits et les poteaux de but tordus », Ron Jaworski, quarterback des Eagles.

Ce n’était peut être pas le lieu idéal et la NFL a mis 16 ans avant de revenir lors des American Bowls, avec cinq escales à l’Estadio Azteca entre 1994 et 2001 et une à Monterrey en 1996 (victoire des Chiefs 32 à 6 face aux Cowboys). Le 15 aout 1994, le premier American Bowl organisé sur place a vu une foule record de 112 376 personnes se déplacer pour voir les Oilers de Houston battre les Cowboys 6 à 0. Les autres voyages se sont très bien déroulés avec encore 106 424 spectateurs en 1998.

Les rencontres :
. 15 aout 1994 : Oilers – Cowboys : 6-0
. 4 aout 1997 : Dolphins – Broncos : 38-19
. 17 aout 1998 : Patriots – Cowboys : 21-3
. 19 aout 2000 : Colts – Steelers : 24-23
. 27 aout 2001 : Cowboys – Raiders : 21-6

L’Arizona – San Francisco du 2 octobre 2005 a ouvert la voie aux rencontres officielles internationales. Devant 103 467 personnes, le safety des Cardinals Robert Griffith a fait irruption sur la pelouse de l’Estadio Azteca agitant le drapeau mexicain. Quelques heures, 385 yards et deux touchdowns de Josh McCown plus tard, Arizona a pris le dessus sur son rival de division (31-14) pour une première historique. Le ballon du coup d’envoi a d’ailleurs terminé dans une des vitrines du Hall of Fame de Canton (Ohio). Pour marquer le coup, les équipes marketing de la ligue ont inventé l’appellation « Fútbol Americano » avec des stickers collés sur le casque des joueurs, tandis que des bannières étaient placées dans tous les stades de la ligue. Cette scénographie a été étendue quelques années plus tard dans toute la ligue, avec l’ajout du sigle sur la pelouse, l’enveloppe protectrice des poteaux de but et des banderoles, dans le but de célébrer le mois du patrimoine national hispanique.

Les Raiders se sont déplacés deux années de suite au Sud de la frontière. Le 21 novembre 2016, ils ont battu les Texans 27-20, dans le cadre du premier Monday Night organisé hors des Etats-Unis. Une rencontre marquée par l’utilisation en tribune d’un pointeur laser en direction des joueurs texans, en particulier Brock Osweiler. Le 19 novembre 2017, les Patriots ont défait les californiens 33-8, la première fois qu’un tenant du titre se rendait à Mexico.

Les Chiefs devaient affronter les Rams le 19 novembre 2018. Cependant, en raison de l’état déplorable du terrain causé par une accumulation d’évènements et de mauvaises conditions météorologiques, la NFL a pris l’initiative de transférer la rencontre au Los Angeles Memorial Coliseum. Dommage, deux des meilleures attaques de la ligue se sont livrées une bataille acharnée avec un feu d’artifice offensif et 105 points inscrits. Kansas City se déplacera à l’Estadio Azteca le 18 novembre 2019 pour y affronter les Chargers.

Photo : The Gridiron Fields Database.

Les problèmes

Ces deux dernières années, le stade a connu quelques problèmes structurels. En septembre 2017, le bâtiment a subi de légers dégâts suite au tremblement de terre qui a touché la région. Le coin Sud-Ouest a semblé se scinder en deux visuellement, mais selon les autorités, son ossature n’est pas compromise. Cette « fissure » est volontaire et représente un joint structurel qui a pour but de supporter la charge de l’édifice lorsque la terre tremble. Des réparations mineures ont tout de même été entreprises pour réparer les dommages causés.

Au cours du deuxième semestre 2018, la pelouse a été durement touchée et son état a obligé la NFL à déplacer la rencontre opposant Rams et Chiefs. À la mi-juillet, une pelouse hybride est venue remplacer l’aire en gazon naturel, une première dans le pays. Pour laisser le temps à l’aire de jeu de se développer correctement, l’usage des installations devait être restreinte. Mais avec deux formations évoluant chaque semaine, plus les rencontres de l’équipe nationale, la pelouse n’a pas eu le temps de s’enraciner correctement. Son état a commencé à décliner progressivement. Malgré la mise en garde de l’opérateur privé du stade et faute de solutions de replis, le terrain a continué à être utilisé. Avec un drainage insuffisant et des pluies diluviennes, des plaques de sable ont fait leur apparition et les concerts organisés ont fini de le transformer en bourbier impraticable.

Photo : Balle Courbe.

Évènements organisés

. Soccer : domicile des équipes nationales masculine et féminine. Domicile permanent de Club América, temporaire de Cruz Azul depuis 2018 et pendant 3-4 ans. Necaxa, Atletico Espanol et Atlante ont aussi évolué sur place. Coupe du Monde 1970 et 1986. Coupe des Confédérations 1999. Gold Cup 1993, 1999, 2003. Coupe du Monde U-17 2011. Jeux panaméricains 1975. Championnat du Monde junior 1983. Finale de la Copa Interamericana entre Boca Juniors (Argentine) et América en 1978, et entre América et Club Olimpia (Paraguay) en 1990. Le lieu a aussi accueilli des finales de Copa Libertadores (équivalent de la Ligue des Champions).
. Football : American Bowl en 1994, 1997, 1998, 2000 et 2001. Arizona – San Francisco en 2005. International Series depuis 2016.
. Jeux Olympiques de 1968.
.De nombreux concerts dont Mickael Jackson, U2…
. Boxe : Championnat du monde des poids Welter entre Julio César Chávez et Greg Haugen le 20 février 1993 devant 136 274 personnes.
. Divers : visite du Pape Jean-Paul II en 1999. Discours de Felipe Calderónde en clôture de sa campagne présidentielle en 2006. Funérailles de Roberto Gomez « Chespirito » Bolaños le 30 novembre 2014 (célèbre acteur mexicain supporter d’América).

Comment s’y rendre ?

. En voiture : depuis le centre historique de Mexico, prendre l’Avenida Tlalpan sur 16 kilomètres. Rester à droite des lignes de métro et de tramway, le stade sera sur votre droite.
On peut également accéder au stade par le périphérique Anillo Pereférico qui passe juste au Sud du stade. Prendre la sortie « Estadio Azteca ». Attention, il y a beaucoup de places de parking mais aussi beaucoup de trafic.
. En transports en commun : le stade est facilement accessible en métro et en tramway. Prendre la ligne 2 du métro jusqu’à la station finale « Tasqueña ». Poursuivre sur la ligne T1 du tramway en direction de Xochimilco et descendre à « Estadio Azteca ».
. À pied ou en vélo : possible si vous n’êtes pas trop loin.

Fun facts

Sur la place principale à l’extérieur du bâtiment trône la sculpture d’Alexander Calder « El Sol Rojo  » (le soleil rouge). En acier et haute de 25 mètres, il s’agit de la plus grande œuvre de l’artiste qui se confond face à la grandeur du stade. Le travail de Calder représente trois grandes jambes, dont les soudures imparfaites confèrent à l’œuvre une esthétique spectaculaire. Le centre du soleil est rouge chaud qui donne un ton resplendissant à midi, et opaque au lever ou coucher du soleil. De ses trois jambes émergent des cercles concentriques bleus et blancs suivant le design des Jeux olympiques de 1968.

Photo : MxCity.

L’Estadio Azteca est un lieu chargé d’histoire et comporte de nombreuses plaques commémoratives qui énumèrent les moments importants de celle-ci. Le nom du premier buteur, du match inaugural, de la première rencontre disputée de nuit, le « but du siècle » de Diego Maradona contre l’Angleterre et le « match du siècle » entre Italie et Allemagne, sont ainsi gravés pour rappeler leurs importances.

Des visites guidées sont proposées et durent entre 30 et 40 minutes. Chaque tour comprend la découverte des vestiaires, du tunnel d’accès à la pelouse, salle de presse et plaques commémoratives pour l’équivalent de 5,50$. Elles ont lieu du lundi au vendredi toutes les demi-heures entre 10h00 et 17h00, 10h00 et 14h00 les samedis et dimanches, sauf les veilles et jours de match. Une exposition retraçant la chronologie des évènements organisés est également présente. L’établissement dispose d’une salle des fête pour enfants avec tyrolienne, mur d’escalade, mini-terrain de soccer et labyrinthe.

Sources : Estadio Azteca, Info-Stades, Stadium DB, Stadiums of Pro Football, Stadium Journey, Football Stadium Digest, Football Ballparks, Pro Football Reference, Thrillist, Sports Pro Media, Go Banking Rates.
Visuels : Ben.
Logo : Romain Therasse.

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