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Baltimore Ravens Portrait

[portrait] La story du vendredi – Lamar Jackson : le super 8

Il est un joueur à part en NFL, focus sur le cas Lamar Jackson.

Tous les vendredi, la rédaction de TDActu vous propose le portrait d’un acteur NFL. Son parcours sportif, ses succès et ses échecs, son parcours de vie. Décrié au moment de sa draft, il est aujourd’hui dans la discussion pour le titre de MVP.

Lamar Demeatrice Jackson junior

Né le 7 janvier 1997 à Pompano Beach, Floride
1m88 pour 98 kilos
Quarterback, Baltimore Ravens, 2e saison

Lamar Jackson a révolutionné ce sport déclare John Harbaugh son entraineur. Peut-être pas. Cependant son jeu est atypique avec presque un tiers de course pour deux tiers de passes mais surtout, cela fonctionne : 7 victoires pour deux défaites, 15 touchdowns lancés et six inscrits au sol. Alors la franchise de cette ville portuaire n’a pas hésité à larguer les amarres, passant d’une attaque classique avec un quarterback restant dans la poche, et avec qui les Ravens ont remporté le titre suprême, à un système tout en explosivité. Un cahier de jeu fait sur mesure pour ce jeune homme au caractère déjà bien affirmé. Et cette force, il l’a doit à une femme.

Tout sur ma mère

Lamar Jackson a perdu son père (Lamar senior) quand il était très jeune (7 ans), suite à un accident de voiture. C’est sa mère, seule, qui l’a élevé lui et son frère cadet. Felicia Jones a donc joué son rôle de mère mais, comme souvent les pères le font, aussi celui d’entraineur. Lamar a huit ans quand cela commence : dans le jardin familial, il met ses équipements, le plus jeune Jamar aussi ainsi que maman. Les enfants courent et doivent dépasser la mère qui elle ne se privent pas de les plaquer !

Et quand Lamar Jackson eu l’agilité requise pour esquiver sa mère dans le jardin alors, les choses sérieuses ont commencé. Van Warren est entraineur dans les catégories de jeunes et lorsqu’en 2016, une journaliste de ESPN vient l’interroger car Lamar Jackson brille avec Louisville, il pointe son doigt en direction de jeunes athlètes effectuant des sprints :

« Vous voyez cette femme ? Celle qui conduit les sprints des jeunes. C’est la mère de Lamar. »

Felicia Jones et Van Warren (au milieu). crédits : Andrea Andelson, ESPN

Sprints, squats, musculation et football. Elle était présente à tous les entrainements de son fils. Les dirigeait même. Parfois, elle conduisait quelques jeunes à la plage. La scène se passe en Floride alors on peut penser à de la détente au bord de l’eau. Pas avec Felicia Jones : courses dans le sable et courses dans l’eau, travail sur la détente, le gainage et la souplesse.

« Je me plaignais beaucoup. Parfois je disais ‘maman j’ai pas envie aujourd’hui’ mais j’y allais quand même. », Lamar Jackson pour ESPN en 2016

Un jour, elle rentre à la maison fière de ces achats. Shopping ? Pas exactement : un pneu de tracteur et une masse. Le pneu devant être tiré d’un bout à l’autre du jardin, la masse pour le cogner dans l’atelier suivant. Et Lamar Jackson rapporte que sa mère ne lui a jamais demandé de faire quelque chose qu’elle ne faisait pas. Elle, ancienne star des lycées en basketball, tire aussi ce pneu et le martèle.

« Son gainage et ses muscles profonds viennent de tout ce travail avec sa mère. Lamar est très difficile à mettre au sol en raison de cela. », Rick Swain son entraineur au lycée, ESPN

Tre’Quan Smith, aujourd’hui receveur avec les Saints de la Nouvelle-Orleans est du même coin de Floride et il a participé à certains de ces entrainements.

« Je me souviens que mes jambes étaient comme en coton. C’était vraiment intense. », ESPN

Aujourd’hui encore, Felicia Jones entraine des jeunes en espérant qu’ils puissent à leurs tours obtenir une bourse d’études. Sur elle, toujours un t-shirt : Super 8. Dieu, prière, foi, famille, éducation, sacrifice, caractère et discipline. Ça fait huit. Elle créée d’ailleurs une académie portant ce nom. Ne cherchez donc plus pourquoi Lamar Jackson porte ce numéro avec les Ravens. Il le portait déjà avec l’université de Louisville.

Noir c’est noir

Malgré une cinquantaine de touchdowns lancés sa dernière année au lycée Boynton Beach, il est considéré comme un espoir 3 étoiles (sur 5), le 28e quarterback selon 247Sports. Loin derrière Josh Rosen (1e), Kyler Murray (3e) ou Sam Darnold (12e). Les sites spécialisés dans le recrutement de lycéens tels ESPN, Rivals ou 247Sports distinguent les quarterbacks en deux catégories : passeur depuis la poche et double menace. Bien entendu, Lamar Jackson est classé dans la seconde.

En 2016, alors que Lamar Jackson s’apprête à remporter le trophée Heisman du meilleur joueur universitaire, Deshaun Watson lui, est en route pour le titre national. Le joueur de Clemson est alors interrogé par Bleacher Report. Extrait :

« – Comment est-il possible qu’après le succès de tant de quarterbacks noirs en NCAA et en NFL, il y ait toujours ce stéreotype de double menace ?
– Je ne sais pas. J’ai lancé pour 13 000 yards et 155 touchdowns au lycée mais parce que je suis athlétique alors je ne suis pas un quarterback comme les autres. Je suis une double menace. Pour moi c’est un préjugé, juste parce que je suis afro-américain. »

Bien entendu que Lamar Jackson a tout d’abord été recruté pour ses qualités athlétiques. Or il choisit de se rendre à Louisville en raison de l’entraineur principal : Bobby Petrino. Celui-ci conduit un système dit « prostyle ».

« J’ai remarqué que les quarterbacks double-menace, jouant dans des formations shotgun ou pistol, ne durent pas longtemps. Moi je veux jouer dans la poche. », Lamar Jackson en 2016 pour Bleacher Report

Alors il bosse. Et vu l’éthique de travail instillé par sa mère, il le fait à fond. Dès six heures du matin, avant d’aller en cours, il est chaque jour en salle vidéo avec un entraineur à voir, revoir et revoir encore ses matchs. Ce qu’il a fait de bien et surtout ses erreurs.

« Il est vraiment bon. Franchement, nous ne pensions pas qu’il serait un aussi bon passeur quand nous l’avons recruté mais dès le premier entrainement, dès son premier ballon lancé, alors j’ai su qu’il serait notre quarterback et un bon. », Bobby Petrino pour Bleacher Report

C’est d’ailleurs avec son fils, Nick Petrino l’entraineur des quarterbacks, que Lamar Jackson passe le plus clair de son temps. Pourtant en 2015, sa toute première passe avec Louisville termine dans les mains d’un défenseur adverse ! Mais en 2016, s’il court pour 1500 yards en inscrivant 21 touchdowns au sol, Lamar Jackson lance aussi pour plus de 3500 yards et 30 touchdowns à la passe (9 interceptions). Il remporte le trophée Heisman devant Deshaun Watson, Jabril Peppers et Baker Mayfield. Une saison mémorable pour lui. En 2019, le journaliste de NBC Sports Mike Tirico lui demande son meilleur souvenir de cette saison-là :

« C’est ma meilleure saison et pas seulement pour le titre individuel. Les liens qu’on avait entre coéquipiers, c’était comme des frères, une famille, ça restera présent toute ma vie. »

Footballeur ou athlète ?

Alors que beaucoup d’observateurs remettent en question sa capacité à lancer le ballon, certains voient en lui un athlète pouvant servir une équipe NFL : coureur, receveur, relanceur de coups de pieds. La question est notamment posée lors du NFL Combine. En trois saisons avec Louisville, il gagne plus de 4000 yards au sol et inscrit 50 touchdowns en portant le cuir. Alors pourquoi pas ?

« Le premier joueur que j’ai vraiment étudié c’est Reggie Bush, c’est vrai. Mais il y a d’excellents coureurs, d’excellents receveurs dans cette ligue, ce serait leur manquer de respect de penser que je peux jouer cette position alors que je ne l’ai jamais fais. Depuis que je suis jeune, dans toutes les catégories j’ai lancé le ballon, alors je n’allais pas changer maintenant. », interview pour NBC Sports

Les Ravens de Baltimore eux lui proposent de jouer quarterback. Ils ont utilisé un choix du premier tour pour cela et après une demi-saison sur le banc, Lamar Jackson prend la succession de Joe Flacco et conduit l’équipe en playoffs en 2018. Est-il le meilleur passeur de la ligue ? Non. Mais il y travaille. À la question quels sont les quarterbacks qu’il admire le plus, il répond :

« Aaron Rodgers, Drew Brees, Tom Brady. Tom Brady est incroyable dans la poche. Il est tellement calme, on dirait qu’il est en vacances. Je veux être à ce niveau-là moi-aussi. », NBC Sports

Lamar Jackson est tellement spectaculaire quand il court, que forcément il sera encore considéré comme un quarterback sachant surtout courir.

« J’ai dis que je déteste courir mais c’est surtout que je préfère lancer. Parfois, il n’y a pas de joueurs sur qui lancer alors je cours, mais je préfère lancer et je sais que je peux lancer. », NBC Sports

Un quarterback qui court ne gagne pas le Super Bowl et un quarterback qui court finit sur la liste des blessés sont deux phrases que l’on entend souvent. Lamar Jackson pense lui qu’il est capable de lancer le ballon, il invite également les gens à regarder de plus près ses matchs : il ne prend pas beaucoup de coups dit-il. Et puis, une blessure ça peut arriver n’importe quand :

« On peut se blesser à l’entrainement. Mon ami Teddy Bridgewater s’est blessé en reculant avant de lancer. Ça peut arriver à tout le monde et pas seulement en courant. Je ne pense pas me mettre spécialement en danger. Tout ce qui m’intéresse c’est gagner. S’il faut lancer je lance et s’il faut courir alors je le fais. », NBC Sports

Avant d’affronter les 49ers le dimanche 1e décembre, son test le plus difficile a sans doute eu lieu contre les champions en titre, contre la meilleure défense NFL : celle de New England. Ce jour-là, relativement contenu dans la poche par le plan de jeu des Patriots voulant l’obliger à lancer la balle, il aide Baltimore a remporter la victoire en ne courant « que » pour 61 yards et en lançant un touchdown et 163 yards.

Ce dimanche 17 novembre, Lamar Jackson croise la route d’un autre quarterback stigmatisé « double menace » en la personne de Deshaun Watson et ses Texans. Comme toujours pour lui, il n’y aura rien de personnel : gagner, c’est tout ce qui l’intéresse. Ni les commentaires à son sujet, ni le type de jeu appelé. Gagner. Point. C’est dans ce but que sa mère l’a entrainé.

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