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Draft Portrait

[portrait] La story du vendredi – Paddy Fisher : à l’ancienne

Un pécheur Irlandais ? Non, un linebacker Texan.

Tous les vendredi, la rédaction de TDActu vous propose le portrait d’un acteur NFL. Son parcours sportif, ses succès et ses échecs, son parcours de vie. Rencontre avec un passionné du jeu, un généreux qui y met tout son coeur.

Paddy Fisher

Né en janvier 1998 à Katy, Texas
1m93 pour 110 kilos
Linebacker, Northwestern, junior
Position estimée à la draft (à ce jour) : 3e tour

Fiche de poste

Que demande t’on en priorité à un linebacker ? Savoir plaquer. 111 alors dans sa première année, 116 sa seconde avec Northwestern. Plaquer le coureur adverse : la base pour le joueur évoluant au milieu du second rideau d’une défense. Cela nécessite de l’engagement physique et de la technique pour réussir le stop. Plaquer c’est important, infliger une perte de terrain sur le plaquage c’est encore mieux : 9 le font en 2017, 5 en 2018 et 6 en 2019.

Plaquer derrière la ligne d’engagement nécessite de la vitesse mais la vitesse n’est rien si elle n’est accompagnée d’une intelligence de jeu. C’est ce Q.I football qui permet à Paddy Fisher de vite reconnaitre l’appel adverse : rapidement prendre une décision sur le choix de son angle d’attaque du porteur de balle et comment se débarrasser en amont de l’imposant lineman offensif qui bloque pour ce dernier.

Plaquer c’est bien, en infligeant une perte c’est mieux. Et le top du top est de pouvoir arracher le cuir : par quatre fois en 2017 puis cinq en 2018, il y parvient lors d’un plaquage. Forcer cinq fumbles est le deuxième total NCAA en 2018 et Paddy Fisher n’était pourtant que dans sa saison sophomore. Travailleur infatigable, la grinta qu’il affiche sur un terrain lui vient de ses racines : là où le jeu de football est quasiment la seule distraction, pour une communauté humble où se plaindre ne fait pas partie des options.

En avant Katy

Paddy Fisher grandit à Katy dans le Texas. Une petite ville de 18 000 habitants, un village à l’échelle américaine, à l’ouest de la géante Houston. Si les habitants suivent l’université de Texas A&M à 130 km de là, ainsi que l’université de TCU depuis qu’un enfant de la ville y a joué (Andy Dalton), ils expriment avant tout leur passion pour ce sport lors des matchs de football du lycée local. Le Katy High School étant un des plus performants d’un état plus grand que la France, chaque année ou presque, toute la famille Fisher prenait la route en direction de Houston ou d’Arlington (banlieue de Dallas) pour assister à la finale d’état dans un stade NFL. Et depuis l’enfance, son meilleur ami se joint à eux : Travis Whillock.

« Nous étions assis dans les tribunes et nous nous disions que ce serait fabuleux si un jour nous pouvions être sur le terrain. », Whillock pour insidenu.com

Et bien entendu ce fut le cas. En 2015. Paddy Fisher se souvient avoir ressenti que toute la ville était derrière eux, il se souvient aussi de la victoire : 27 à 7 contre Lake Travis. Champion de l’état. Quelle fierté. Katy, quelques usines et un stade : imaginez une bourgade de 18 000 habitants avec un lycée remplissant à chaque match son stade de 12 000 places. En avant Katy !

Passion vous dites ? Les Brésiliens et le foot, les Norvégiens et le ski de fond, les Texans et le football. L’entraineur Gary Joseph vous expliquerait que l’on ne s’engage pas pour les Tigers de Katy dans l’espoir de rejoindre une université de premier plan : on le fait parce que son père, son oncle, son grand-père à joué au football dans ce lycée. (thekatynews.com)

« On n’a pas eu le choix (rires). Et, pas qu’on ne voulait pas hein ? Mais de toute façon, on se devait d’y aller. », Paddy Fisher pour insidenu.com

Avec en plus dans la même équipe son meilleur ami (Whillock joue safety) alors, lorsque ce dernier décide de remonter le pays pour s’engager avec l’université de Northwestern (20km de Chicago), Paddy Fisher décide que le meilleur choix pour lui serait de l’y accompagner. Deux petits gars de Katy. Deux joueurs dépassant leurs limites athlétiques grâce à leurs cœurs.

Cap au nord

Paddy Fisher et la Big Ten, un mariage juste parfait. Il fait froid et les terrains sont lourds dans le nord du pays. Ca joue dur : les attaques veulent toutes imposer un jeu au sol physique, les défenses font plus dans le rentre-dedans permanent que les big plays athlétiques de la SEC. Dire que Paddy Fisher est dans son élément au sein de cette conférence est un euphémisme.

Dès sa première saison, il est élu Defensive Freshman of the Year. Son rôle ? Être au centre. Sprinter pour stopper le coureur, reculer en couverture tout en regardant le lanceur, toujours en mouvements, toujours là où se trouve le ballon. Paddy Fisher donne le tempo de la quatrième défense (sur 14) de la conférence Big 10 en 2018.

Paddy Fisher dans son exercice préféré : plaquer. (Lauren Duquette)

Paradoxalement, s’il signe de nombreux plaquages, il doit progresser encore dans ce domaine car il lui arrive d’en rater. Il sait par contre se servir de sa taille ainsi que de son envergure pour battre les bloqueurs adverses. D’une année sur l’autre il progresse. Et s’il a choisit Northwestern en raison de la présence de son meilleur ami, celle de coach Pat Fitzgerald y est également pour beaucoup. L’entraineur principal des Wildcats remporte, back to back, le titre de joueur défensif de la conférence Big Ten en 1995 et 1996. Avec ? Northwestern. Au poste de ? Linebacker.

« C’est génial. Il délivre, ça et là, des conseils vraiment précieux. Il participe aux réunions de toutes les escouades mais il passe quand même beaucoup de temps avec nous, les linebackers. », sportsillustrated

Bien que le jeu des comparaisons soit un exercice périlleux, son physique fait penser au Cowboy Leighton Vander Esch mais, moins athlétique, son jeu rappelle plutôt celui de Blake Martinez. Il peut donc connaitre une solide carrière comme le Packer, ses 21 ans laissent envisager qu’il peut même faire encore mieux. Au prochain NFL Combine, il ne pourra avaler 40 yards en 4,42 secondes comme Devin White en février 2019. Non, ça non. Son temps sera sans doute même un peu supérieur à celui de son idole de jeunesse : Brian Urlacher et son chrono de 4,57.

Peu de chances qu’il soit sélectionné dans les 32 premiers, beaucoup par contre qu’il soit dans un roster NFL en 2020. La cuvée de linebackers regorge d’ailleurs de ce type de profil, des joueurs avec quelques limites athlétiques mais s’engageant corps et âme sur le terrain : Paddy Fisher et aussi Evan Weaver (California), Joe Bachie (Michigan State), David Woodward (Utah State) ou Nate Landman (Colorado).

Image iconique

Quelle est la première image qu’il vous vient lorsque vous penser « joueur de football » ? Plusieurs sont possibles, de l’athlétique receveur captant acrobatiquement une passe, au puissant coureur se faufilant entre les corps avant d’être percuté. Bien d’autres encore mais pour beaucoup, la première est celle d’un joueur qui donne tout ce qu’il a sur le terrain. Et si les règles se sont quelque peu assouplies depuis une décennie, on parle toujours de ce dur à cuire qui s’engage corps et âme pendant 60 minutes.

Un peu comme cette vignette panini d’un footeux Écossais des années 70s, qui lorsqu’il sourit, nous dévoile une dent cassée sur le devant. Un peu comme ces linebackers intimidants dont nous n’avons vu (pour la plupart) que des highlights avec une qualité d’image de l’époque. Paddy Fisher est de cette trempe, tout en intensité et engagement. Dans une version 2.0 : moins de brutalité « gratuite » et davantage de capacité en couverture. Un linebacker à l’ancienne et néanmoins moderne.

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