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Cincinnati Bengals Draft NCAA Portrait

[portrait] La story du vendredi – Joe Burrow : de Ohio Joe à Joe Burreaux

Joe Burrow pourrait être le 3e vainqueur du Heisman Trophy a jouer en AFC Nord.

Tous les vendredi, la rédaction de TDActu vous propose le portrait d’un acteur NFL. Son parcours sportif, ses succès et ses échecs, son parcours de vie. À la veille des demi-finales universitaires, rencontre avec le quarterback sensation de la saison 2019.

Joe Burrow

Né le 10 décembre 1996 à Athens, Ohio
1m93 pour 100 kilos
Quarterback, LSU, senior

Une ascension fulgurante

Interrogé par le journaliste Rich Eisen, l’analyste de ESPN Todd McShay déclare :

« Je crois que je n’ai jamais vu un joueur passer de possible choix du 7e tour à possible numéro 1 de la draft en une seule saison. », lors du Rich Eisen Podcast

Car oui Joe Burrow est à ce jour cité dans le top 2 de toutes les mocks draft et dans 99,9% d’entre-elles, il est positionné comme le tout premier choix de la draft 2020. Il en a les attributs : taille, régularité dans la précision, mobilité à bon escient et production dans la conférence la plus relevée du football universitaire. Son caractère est loué : son éthique de travail et son coté coriace aussi.

« Parfois j’aime recevoir un choc, cela me fait me sentir comme un vrai joueur de football et pas seulement comme un quarterback. », dit-il à Sports Illustrated

Sur un terrain, il donne tout. Un quarterback avec un background de défenseur : ses deux frères ont joué linebacker et safety à l’université, son père est un entraineur du coté défensif du ballon. Joe Burrow grandit avec cette mentalité et en 2019, Ed Orgeron son coach à LSU d’instaurer une routine d’avant-match : plusieurs joueurs se succèdent dans les vestiaires afin de bousculer le quarterback, une mise en condition pour le combat à venir. Joe Burrow joue quarterback avec une mentalité de guerrier.

« Il n’a pas eu le choix ! Ce n’est pas parce qu’il joue en attaque qu’on allait le laisser jouer soft. », son père pour si.com

Alors que Tua Tagovailoa (Alabama) et Justin Herbert (Oregon) sont prévus pour se disputer ce premier choix depuis plusieurs mois, Joe Burrow pourrait tel un cycliste sur piste, les doubler sur la ligne d’arrivée. Surtout après la blessure du droitier de naissance en provenance de Hawaï. 

En plus d’une saison fantastique en tout point, le vainqueur du trophée Heisman 2019 se comporte déjà comme un quarterback professionnel : première lecture à droite. Non. Seconde lecture à gauche. Le receveur est également marqué : pas de panique. Quoi d’autre ? Le coureur se démarque et offre une troisième solution. Ce jeu, ci-dessous en vidéo, n’est pas le plus spectaculaire de sa saison ni même de ce match et pourtant, il est l’un de ceux qui assurent aux staffs NFL que Joe Burrow joue déjà comme un pro. Il est capable de rester calme dans la poche et d’avoir plusieurs lectures. Deux qualités pas si courante chez les quarterbacks en NCAA.

Mon père ce héros

Joe Burrow né dans l’Ohio alors que Jim, son père, est un des entraineurs de football du lycée local. La famille déménage ensuite dans l’état du Nebraska en raison d’un poste obtenu par le père dans le staff d’un programme de football, atteignant la finale universitaire à l’issue de la saison 2001. Le petit Joe n’a seulement que cinq ans lorsqu’il assiste à ce match, dans le prestigieux Rose Bowl de Pasadena. L’université de Nebraska s’incline face au Miami de Andre Johnson, Ed Reed et d’un joueur de première année nommé Frank Gore. Un de ses frères ainés, Jamie, joue ce match en tant que linebacker.

Puis, toujours dans le nord du pays, c’est le retour dans l’Ohio. Jim Burrow est nommé coordinateur défensif de l’université de Ohio. Il y officie de 2005 à 2018. Alors que son père entraine au niveau universitaire, Joe joue au lycée dans la même ville d’Athens : plus de 11 000 yards et 157 touchdowns à la passe et 27 scores à la course. Sa dernière année, il est nommé « Mr Ohio Football », succédant ainsi à Mitchell Trubisky honoré deux ans auparavant. Recrue quatre étoiles (sur 5), il est considéré comme le 8e quarterback du pays dans la catégorie « double menace » (Kyler Murray est le 1e). Son rêve est de rejoindre les Cornhuskers de Nebraska.

« Tout ce qu’il voulait était de jouer pour Nebraska, ça m’a fait mal pour lui. En résumé, ils remettaient en question la puissance de son bras et ne lui ont jamais fait d’offre. », son frère Dan pour Sports Illustrated

Joe Burrow s’engage alors, non pas pour l’université où entraine son père mais pour les bien plus prestigieux Buckeyes de Ohio State. Il ne joue pas en 2015 en étant désigné comme redshirt, soit faisant parti du cursus académique mais ne pouvant pas jouer le samedi et, préservant ainsi une année d’éligibilité. En 2016 il joue 5 matchs, ne tentant que 28 passes et toujours en fin de rencontre. Le titulaire est J.T. Barrett et l’équipe de Marshon Lattimore et de Curtis Samuel atteint les playoffs universitaires, s’inclinant en demi-finale face à Clemson.

La saison suivante, le titulaire est toujours celui qui vient de rejoindre les Steelers et JT Barrett a désormais un nouveau remplaçant : Dwayne Haskins. Ce dernier joue 8 bouts de matchs, Joe Burrow cinq (11 passes tentées). Comprenant que les entraineurs préfèrent le rookie des Redskins pour la saison suivante, bien que rétablit d’une blessure au pouce, il demande son transfert.

Trouvant un accord à l’amiable, Jim Burrow quitte lui ses fonctions d’entraineur à l’issue de la saison 2018 afin de pouvoir suivre son fils en Louisiane. Joe Burrow devenant un joueur des Tigers de Louisiana State.

Les deux Joe

En 2018, dès son arrivée sur le campus, Joe Burrow est nommé titulaire et réussit ses débuts avec 6 touchdowns et aucune interception lors des cinq premiers matchs, avec notamment deux oppositions contre Miami et Auburn. La suite est plus compliquée puisqu’il enchaine quatre matchs sans touchdown lancé pour quatre interceptions. LSU s’inclinant entre-autres face à Florida et Alabama. Toujours sur un rythme de montagnes russes, il finit alors la saison 2018 par quatre matchs en lançant 10 touchdowns (plus 3 au sol) et seulement une interception. Il donne de l’espoir pour la saison suivante, dans une université qui regorge toujours de talents défensifs mais qui peine à aller au bout en raison d’une faiblesse récurrente derrière le centre.

Conscient que l’attaque est souvent la raison pour laquelle les Tigers et leur effectif pourtant rempli chaque année de futurs joueurs NFL (une trentaine y jouent en 2019), les dirigeants décident de changer de philosophie offensive. Et pour cela, ils n’ont pas besoin d’aller chercher l’homme de la situation très loin : Joe Brady occupe pendant deux saisons un poste d’assistant auprès de Sean Payton et les Saints de la Nouvelle-Orléans, à 150 kilomètres de Bâton Rouge.  De poussive l’attaque devient explosive : 12 matchs sur 13, LSU inscrit plus de 35 points. C’est le cas face aux pourtant réputées défenses de Florida, Alabama et Georgia.

Ancien quarterback lui-même et depuis des années commentateur vedette sur ESPN, Kirk Herbstreit aime ce quarterback :

« Quand je regarde LSU, je ne vois pas seulement l’attaque de Joe Brady mais celle de Joe Brady et de Joe Burrow. Il est une sorte de coordinateur offensif adjoint. », pour si.com

Étant déjà diplômé en finances avec Ohio State, son cursus académique avec LSU est minimal et Joe Burrow passe tous ses dimanches à regarder des vidéos de son prochain adversaire. Les lundis, il rencontre son coordinateur offensif (Steve Ensminger) et Joe Brady (plus particulièrement en charge du jeu de passe) et leur transmet ses idées, ce qu’il a perçu de la couverture et de l’attaque de la poche chez les futurs opposants. Et une fois sur le terrain, ses entraineurs lui accordent le droit, rare à ce niveau, de changer le jeu s’il le souhaite.

« On voit mieux les choses sur le terrain qu’ils ne le peuvent depuis la touche ou la tribune alors, si je vois quelque chose de différent à faire, je le fais. », si.com

Geaux Joe Burreaux

En plus de déverser un orage de touchdowns sur ses adversaires, Joe Burrow le fait avec tout simplement le meilleur pourcentage de complétions en NCAA (130 équipes en division 1 FBS). Un impressionnant 78% là où le second connait un pourcentage de 73. Et ce, dans la conférence universitaire la plus compétitive. Contre la défense coachée par Nick Saban et sur le terrain hostile de Alabama, Joe Burrow lance 3 touchdowns, aucune interception en complétant 31 de ses 39 passes. Interrogé lors du Rich Eisen Podcast, son entraineur Ed Orgeron répond à la question de sa principale qualité :

« Son intelligence. Il est fils d’entraineur et ça se voit, il comprend très bien le jeu. »

Il distribue les caviars pour ses receveurs, lui qui était au lycée un des meilleurs meneur de jeu de l’état en basketball. Joe Burrow est en route pour les playoffs universitaires (sa demi-finale contre Oklahoma a lieu ce samedi 28 décembre) puis ce sera Las Vegas et la draft 2020. En attendant, il est devenu une star en Louisiane, cet état aux liens historiques avec la France et les fans de LSU, francisant déjà leurs encouragements avec un « Geaux Tigers », n’ont pas tardé à modifier l’orthographe du nom de leur héros.

Joe Burrow se révèle dans cette région où est né son entraineur : Ed Orgeron, brièvement joueur puis des années plus tard entraineur de la ligne défensive de LSU, qui prend le poste en interim après le limogeage de Les Miles en 2016. Un entraineur passé notamment par USC sous les ordres de Pete Carroll dont il a repris les entrainements à thèmes : Tell the Truth Monday, Competition Tuesday, No Turnover Wednesday, No Repeat Thursday et Focus Friday.

Le lundi est donc le jour où on se dit les choses sans détour, le mardi où chacun doit montrer qu’il mérite sa place etc Une méthode encore utilisée par Pete Carroll à Seattle (les jours sont juste différents avec par exemple un Competiton Wednesday). Interrogé par Dan Katz et Eric Sollenberger, Joe Burrow énonce sa préférence pour le jeudi :

« No Repeat Thursday est mon jour favori, c’est là qu’on teste ce qu’on va mettre en place le samedi. Comme son nom l’indique, aucun appel n’est rejoué donc il faut qu’il soit parfait, comme en match y’a pas de seconde chance. C’est ce jour-là aussi où l’on travaille notre attaque en redzone et comme vous le savez, nous sommes la meilleure attaque redzone du pays. », lors du podcast Pardon My Take

Retour aux sources ?

Brève revue de certaines critiques pour contester son possible statut de numéro un de la draft : la puissance de son bras. Comme quand lycéen de la part du staff de Nebraska. N’imaginez pas un T-Rex avec des bras trop courts l’empêchant de lancer à plus de cinq yards. Son bras est suffisamment costaud pour les lancers NFL : 11 pour plus de 50 yards, 18 apportant 40 ou plus en 2019. Certes, les statistiques ne distinguent pas le trajet du lancer des yards gagnés par le receveur après réception mais, l’impression visuelle est belle et bien que Joe Burrow peut lancer en profondeur. Josh Allen (Bills) ou même Justin Herbert (Oregon) ont un canon à la place du bras, pas Joe Burrow. Mais, il sera très largement dans la moyenne des quarterbacks en NFL.

Une seule saison. Même s’il avait montré des promesses en fin de saison 2018, c’est surtout en 2019 que Joe Burrow explose sur le devant de la scène. Soulevons un parallèle avec le dernier numéro un de la draft : avant la saison 2018, aucune mock draft ne donnait le joueur des Cardinals, Kyler Murray, comme un potentiel premier choix. Il était même devancé dans 95% d’entre-elles par Drew Lock voire Jarrett Stidham pour être le premier quarterback choisi. Une saison plus tard, il est numéro un. Joe Burrow ne fait qu’une seule saison de très haut niveau et alors ?

Enfin, est parfois évoqué son âge. Joe Burrow est en effet plus vieux que Lamar Jackson (un mois de différence). Ses 23 ans comparés à un joueur déjà dans sa seconde saison NFL permet à certains de justifier une courbe de progression moins importante. Pourquoi pas ? L’argument parait néanmoins très léger. Malgré tout ça, nul doute que les scouts des Bengals, Dolphins et autres ont d’ores et déjà cochés son nom tout en haut de leur liste. Les Bengals surtout.

Lorsque Joe Burrow demande un transfert depuis Ohio State, il reçoit de nombreuses offres. Son choix final se fait entre trois candidats : LSU, North Carolina et l’université de Cincinnati. L’entraineur de ces derniers, Luke Fickell, a côtoyé Joe à Ohio State car il y était coordinateur défensif et puis, les Burrow(s) sont originaires de cet état. Finalement, il choisit l’équipe la plus compétitive et se rend à LSU.

En avril 2020, il se pourrait bien qu’il boucle la boucle en étant sélectionné par les Bengals de Cincinnati. « Ohio Joe, le retour », le film NFL de la saison 2020 ?

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