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[NFL Combine 2020] Cours, saute et encaisse, les ateliers du NFL Combine

Parce que les qualités athlétiques sont primordiales dans ce sport, le NFL Combine est bien plus qu’un show télévisé.

Le NFL Combine se déroule à Indianapolis, dans le Lucas Oil Stadium des Colts et les 337 joueurs sont répartis en groupes : 27 février pour les tight-ends, receveurs et quarterbacks. 28 février pour les linemen offensif, coureurs et joueurs d’équipes spéciales. 29 février seront en piste les joueurs de ligne défensive et les linebackers. Le 1e mars, au tour des arrières défensifs.

Pour la première fois la retransmission ne commencera plus en matinée mais à 16 heures, ce qui en France veut dire 22 heures. En raison de la diffusion à un horaire davantage « grand public », la NFL a ajouté 16 nouveaux ateliers. Certains ressemblent beaucoup à ceux pratiqués depuis des années mais avec une refonte de la forme pour la rendre plus télévisuelle. Les décrire tous ayant un intérêt relatif, penchons-nous sur les principaux, nouveaux ou habituels.

Du pour et du contre

Sauts en hauteur et en longueur (sans élan), déplacements entre des cônes et bien sur le fameux sprint sur 40 yards. Jugés trop petits ou pas assez rapides, les exemples de bons footballeurs recalés lors de cet examen sont nombreux. L’intelligence de jeu a permis à nombre d’entre-eux de montrer que le NFL Combine ne peut être une fin en soi : de Jarvis Landry (Browns) à Orlando Brown (Ravens), de Calais Campbell (Jaguars) à Joe Haden (Steelers), ils ont été mauvais lors des ateliers et pourtant, cela ne les empêchent pas de faire carrière en NFL. Mention spéciale à un quarterback en l’an 2000, désigné depuis comme le meilleur de tous les temps.

D’un autre coté, le football est un sport nécessitant des qualités athlétiques : courir, sauter, pousser ou contenir, des athlètes sont sur les terrains le dimanche. Pas si incongru alors d’évaluer leurs capacités dans ces divers domaines. Si l’on veut dénigrer alors est mis en avant des exemples servant ce type de discours, comme celui de John Ross le receveur des Bengals, choisi avec le 9e choix 2017 après un record de vitesse sur le sprint du 40 yards : 4,22 secondes. Depuis ? Le joueur peine à justifier un tel statut et s’en retrouve être le sujet de bien de moqueries.

La NFL est une ligue professionnelle où règne une compétition sans merci : entre les 32 franchises mais aussi au sein d’un même effectif lors des camps d’entrainements ou pendant la saison. Le NFL Combine peut être assimilé à une compétition : qui va dépasser la pression et se montrer à la hauteur ? Qui se montre fébrile face à la concurrence ? L’évaluation est permanente et sur tous les plans.

Les ateliers avec mesure

40 yards dash

Le plus connu car le plus facile à comprendre pour le grand public : un sprint en ligne droite avec un chronomètre qui défile. Simple. Et spectaculaire aussi. Voir un homme courir 40 yards (36,6 mètres) en moins de 4,30 secondes est un spectacle. En voir un pesant 120 kilos le courir en 4,41 secondes en est un autre.

Cet atelier est avant tout un show. Pourtant les entraineurs ne sont pas insensibles aux qualités de vitesse, surtout chez les joueurs occupant des positions où les sprints se retrouvent en situation de matchs : receveurs et cornerbacks, notamment. Pour les joueurs plus lourds, lors de cet atelier, c’est surtout leurs temps après 10 yards qui intéressent les évaluateurs : explosivité des premiers appuis.

Cette année, en lice pour possiblement battre le record de 4,22 secondes de John Ross, un duo de receveurs : Henry Ruggs III (Alabama) et Kahlee Jacoby Hamler (Penn State) et un duo de cornerbacks : Noah Igbinoghene (Auburn) et Javelin Guidry (Utah).

Le 3-cone

Cet atelier mesure l’agilité des joueurs qui doivent être vifs sur leurs appuis pour accélérer et pour permettre un changement de direction rapide. Si en match, comprendre qu’il faut brusquement changer de direction est important, encore faut-il en être capable. Parmi tous les exercices pratiqués, il est celui que Bill Belichik observe tout particulièrement et l’effectif des Patriots est souvent rempli de joueurs ayant réussi de bons chronos entre ces cônes. Citons Logan Ryan (6,69 en 2013), Julian Edelman (6,62 à son ProDay), Stephon Gilmore (6,61 en 2012) ou Chase Winovich (6,94 alors qu’il pèse 115 kilos).

Saut en hauteur

Réalisé sans élan, il permet d’évaluer la détente sèche d’un joueur. Les résultats revêtent plus d’importance à certaines positions : receveurs (écartés ou rapprochés) et arrières défensifs. Chris Conley des Jaguars établit le record en 2015 avec 1,14 mètres (45 inches).

Saut en longueur

Sans élan, il permet d’évaluer les qualités du bas du corps (gainage et jambes). Le Broad Jump est particulièrement scruté pour les joueurs de lignes intérieurs : tackles défensifs, guards et centres. À ces positions, la puissance est importante, ne pas être patauds également. En 2011, Jason Kelce des Eagles se distinguent avec un saut de 2,80 mètres. En 2013, Sheldon Richardson décolle ses 135 kilos sur 2,95 mètres. Cet atelier est également important pour évaluer les qualités d’explosivité : le cornerback de Dallas, Byron Jones, détient toujours un record établit en 2015 avec 3,73 mètres.

Le développé couché

Une barre de 100 kilos devant être soulevée et ramenée le plus de fois possible. Si cet exercice est important pour receveurs et cornerbacks qui doivent être capable de remporter leurs duels homme à homme lors de l’engagement, il est bien entendu surtout porteurs d’indications pour ceux qui doivent lutter dans les tranchées. En 2018, le lineman offensif Orlando Brown, fort d’un gabarit massif et d’une carrière remarquée à l’université de Oklahoma est considéré comme un des meilleurs à son poste. 14 fois seulement il soulève la barre et personne à sa position ne fait moins bien, ni en 2018 ni en 2019. Cette contre-performance le fait glisser sur les boards et il est sélectionné au 3e tour seulement. Depuis, il est un titulaire remarquable avec une des meilleurs lignes offensives en NFL (Ravens).

Shuttle

Sur 20 ou 60 yards, cet atelier est un sprint mais pas en ligne droite. Il permet d’évaluer la rapidité à changer de directions latéralement. Une qualité particulièrement importante pour des linebackers devant contrer les cuts des coureurs. Luke Kuechly en 2012 se distingue dans l’exercice sur 20 yards avec un temps de 4,12 secondes.

Le Gauntlet

Si chaque franchise NFL a son groupe d’évaluateurs (scouts) qui sillonnent les terrains universitaires pour observer les joueurs, la disparité de niveau est grande entre les 130 universités de première division. Si attraper des ballons lors d’un atelier du NFL Combine ne peut être assimilé à une situation de match pour les receveurs, cela permet néanmoins de mettre tous les joueurs sur un pied d’égalité en termes de condition.

Et si chaque saison les meilleurs receveurs sont connus et suivis depuis des mois, ces ateliers bénéficient surtout aux joueurs à l’exposition médiatique moindre. Lorsque performants au NFL Combine, leurs noms vient s’inscrire sur les tablettes des différents staffs qui s’empressent le lendemain d’étudier des vidéos de matchs du joueur.

L’exercice consiste à partir d’une ligne de touche jusqu’à l’autre en attrapant 7 ballons lancés à différents endroits du terrain. La nouveauté 2020 est que désormais cet atelier, depuis toujours sans mesure de temps, comportera un temps de réalisation chronométré. Intérêt sportif ? Plutôt une conséquence du passage en horaire primetime et la volonté de rendre cela plus identifiable et spectaculaire.

Nouveauté 2020, pour évaluer leurs compétences à attraper des ballons pour créer les si décisifs pick six, les cornerbacks devront également se mesurer dans cet atelier.

W

Le « W » n’est pas un nouvel atelier mais en 2020 une notion de temps y est ajoutée. Il s’agit d’un atelier destiné aux arrières défensifs car il se rapproche de ce qu’ils vivent en match. un « W » comme un dessin de cet exercice : une course arrière puis une vers l’avant avec angle vers la gauche, à nouveau une course arrière rectiligne et une dernière course vers l’avant pour terminer.

L’intérêt sportif est que les arrières défensifs doivent être capables de reculer puis d’anticiper un tracé intérieur du receveur pris au marquage.

Les ateliers sans mesure

Les interviews

Un atelier très important ne nécessite pas d’aptitudes physiques particulières : l’interview. Là aussi, est souvent mis en avant les quelques questions stupides parfois posées aux compétiteurs. Cependant, c’est bel et bien ces rencontres privés entre joueurs et staffs qui permettent à ces derniers de déterminer si le joueur est une personne sur qui investir (ou pas) : caractère humble et travailleur, capable de décrire un jeu dessiné sur un tableau, capable de s’inscrire dans un collectif.

Un groupe professionnel est un minimum de 53 joueurs, une dizaine d’entraineurs, un staff médical et un administratif etc Et tout ce monde se doit d’être en harmonie pendant plusieurs mois afin de prétendre à des résultats. Ces entrevues sont essentielles dans le processus d’évaluation. Chaque équipe peut s’entretenir avec 45 joueurs, chaque fois 18 minutes.

Les joueurs préparant le NFL Combine le font avec un entraineur sur le terrain et aussi avec un conseiller en communication. Les staffs font de même et sont briefés pour repérer les discours plaqués (dire ce que l’on croit que l’autre veut entendre).

La partie médicale

Si les ateliers sont spectaculaires et parfois augmentent ou diminuent la cote d’un joueur, les deux moments les plus importants de l’évènement pour les franchises sont : les interviews et l’évaluation médicale. Examinés sous toutes les coutures de façon manuelle et via imagerie médicale, le but est évidemment de déceler en amont un éventuel souci physique chez les joueurs.

Figure 8

Cet atelier bien connu lors des Pro-Days et des camps d’entrainements est désormais au programme. Le but est d’évaluer la capacité à fléchir ses hanches tout en accélérant en arc de cercle. Un exercice important pour les pass-rushers extérieurs car il mime ce qu’ils doivent être capable de faire en match : contourner le lineman offensif avec vitesse et en se penchant pour éviter d’être repoussé.

Run and Club

Toujours pour les joueurs de ligne défensive, ce nouvel atelier consiste en une course slalom entre cinq dummies simulant des mouvements de bras et jeux de pieds de situations dites pass-rush. À noter que le dernier mannequin sera doté de bras (comme ceux visibles en bas des cerceaux sur le tweet précédent) afin de simuler un arraché de ballon ou strip-sack en version originale.

Toujours plus près des situations de matchs

Les receveurs vont se montrer sur un tracé avec la dénomination « smoke route » : une passe latérale du quarterback vers le receveur. Simple. Efficace lorsque le quarterback identifie une faiblesse de la couverture adverse ou pour échapper à un blitz de la défense. Ils devront aussi exécuter une fade route dans la zone d’en-but, un tracé où le receveur vient s’isoler sur l’extérieur de celle-ci pour effectuer une réception, sans oublier bien sur d’avoir les deux pieds à l’intérieur des lignes.

Les linemen offensif vont devoir eux-aussi courir un tracé ! Un tracé simple bien entendu, connu sous le terme de « screen pass ». Le but n’est pas de savoir quel lineman est capable d’attraper une passe mais plutôt d’évaluer sa vitesse lorsqu’en situation de bloquer sur le second rideau.

Le NFL Combine sera diffusé sur NFL Network à partir de jeudi soir. Disponible également sur le site de la NFL et son application mobile.

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