[Intersaison] War room – Los Angeles Chargers : un nouveau projet offensif ?

Anthony Lynn et son coordinateur Shane Steichen ont un joli chantier devant eux.

La saison 2019-20 est dans le rétroviseur. La free agency ouvrira officiellement ses portes le 18 mars prochain. En attendant, Touchdown Actu en profite pour vous proposer un tour d’horizon des différentes franchises pendant l’intersaison. Quels joueurs garder et couper ? Quel agent libre prolonger ? Quelles recrues observer ? Voici quelques idées, franchise par franchise. Aujourd’hui, à l’honneur, les Los Angeles Chargers.

Un nouveau cycle, mais pas une reconstruction. C’est le message qu’a souhaité envoyer la direction californienne en prolongeant le contrat de son head coach, Anthony Lynn à la fin de la saison.

Mais en faisant comprendre que son quarterback star, Philip Rivers, ne sera pas rempilé, dans une attaque déjà amenée à être améliorée, Los Angeles amorce un virage délicat où les choix offensifs auront leur importance. Après une saison à cinq victoires pour onze défaites, Lynn a donc la confiance des siens, mais une confiance qui pourrait bien être éphémère en cas de nouveau loupé.

Les tauliers

1. Joey Bosa (DE)
2. Keenan Allen (WR)
3. Casey Hayward (CB)

Après une saison 2018 tronquée par les blessures, Joey Bosa a repris son bon rendement en alignant des stats à deux chiffres sur les sacks (11,5). Désormais, il est bien le top edge rusher de cette formation de L.A. Le taulier en attaque est comme souvent Keenan Allen, auteur d’un troisième exercice consécutif à plus de 1 000 yards (1 199 en 2019 pour 6 touchdowns).

Enfin, certes moins explosif que la saison précédente, Casey Hayward a gagné son rôle de leader dans le backfield défensif, surtout en l’absence de Derwin James pendant une grande partie de l’année. Il restera à coup sûr un des hommes de base du coordinateur Gus Bradley.

Les indésirables

1. Denzel Perryman (LB)
2. Brandon Mebane (DT)

Des décisions plus drastiques peuvent sans doute être prises, de par la refonte annoncée. Mais pas mal de choix délicats concernent des cadres du vestiaire, comme Russell Okung, sur la ligne offensive, ou Melvin Ingram, sur le pass rush. Dans un premier temps, il ne serait pas surprenant de voir Perryman et Mebane mettre les voiles et permettre à la franchise d’économiser 10 millions et demi de dollars. Le premier n’a jamais totalement rassuré sur sa capacité à être un « 3-down player » et l’émergence de Drue Tranquill lui a même été fatal au fil de la saison. Pour le second, bien qu’il soit un homme de confiance de Bradley, son rendement devient coûteux, au vu de son contrat massif.

L’homme de l’été

Derwin James (S)

Elle n’explique pas la dégringolade des Chargers en 2019, mais la longue absence de Derwin James aura fait mal à une défense habituellement plus incisive. Privé des onze premiers matches de la dernière campagne, il a tout de même compilé 34 plaquages sur 5 rencontres, démontrant l’activité qu’on lui connaît. Dans un backfield qui – contrairement à d’autres postes – semble apporter un brin de stabilité, aux côtés de Casey Hayward, Desmond King et du récemment drafté Nasir Adderley (lui aussi longtemps blessé), James doit redevenir le couteau suisse de cette escouade en se montrant redoutable dans la boite, tout en apportant une aide précieuse sur la couverture.

Enfin un Derwin James à 100% ?

Les principaux agents libres

1. Philip Rivers (QB)
2. Hunter Henry (TE)
3. Austin Ekeler (RB)
4. Melvin Gordon (RB)
5. Derek Watt (FB)

Les autres : Michael Davis (CB), Adrian Phillips (S), Michael Schofield (OG), Damion Square (DT), Trent Scott (OG)

Un renouvellement dans la continuité ? Parmi les cadres, Rivers est déjà annoncé en partance et Gordon a foutu un joyeux bazar qui lui coûtera sans doute cher, dans les deux sens du terme. Quant à Trent Scott, ses passages ponctuels ont été un régal pour les arbitres avec un nombre incroyable de pénalités évitables.

Pour le reste, beaucoup de joueurs de devoir qui auraient de quoi s’insérer dans la rotation. Pour Ekeler et Henry, c’est bien sûr autre chose. Le running back a fait valoir son potentiel pour devenir un numéro 1 sur l’échiquier NFL et devrait demander à être re-signé en tant que tel. Pour le tight end, le spectre des blessures est non négligeable et le risque de se retrouver avec un nouveau Tyler Eifert a de quoi inquiéter les dirigeants californiens. Mais en forme, Henry peut être l’un des tous meilleurs à son poste. Les modalités du contrat seront juste à bien ficeler.

Le Top 5 des besoins

1. Ligne offensive
2. Quarterback
3. Defensive tackle
4. Running back
5. Tight end

Eternel souci de la franchise ces dernières années, la ligne offensive a encore souffert du fait des blessures. Les deux leaders Russell Okung et Mike Pouncey n’ont jamais vraiment pu évoluer ensemble et les jeunes guards Dan Feeney et Forrest Lamp ont déçu dans des registres divers, que ce soit en termes de performance ou de santé. Il est donc important de protéger le prochain quarterback de la franchise, tout en apportant enfin un peu de stabilité sur l’intérieur de l’escouade. En attaque, beaucoup de points sont à éclaircir et dépendent des re-signatures, mais il ne serait pas bête de payer un tight end en doublon pour épauler à la réception Henry.

En défense, la vision est plus claire. Quoique … Les deux safeties reviennent de longues blessures et le poste de linebacker reste sujet à la reconduction du vieillissant Thomas Davis et du décevant Denzel Perryman. C’est pourtant bien sur l’intérieur de la ligne défensive qu’une aide serait la bienvenue. La rotation n’a pas toujours été salvatrice, avec un Mebane en fin de carrière, un Square efficace mais peu utilisé et un duo Tillery-Jones qui peine à confirmer toutes les attentes d’un premier et d’un troisième tour de draft.

Joe Thuney, passage de l’Est à l’Ouest ?

La cible

Joe Thuney (G, Patriots)

La concurrence s’annonce rude sur ce dossier. Mais les Chargers ont besoin d’un joueur physique capable d’améliorer la protection de passe locale et surtout de rester un minimum en forme. En quatre ans dans la ligue, Thuney n’a pas manqué une seule rencontre et peut enfin réclamer le gros contrat qu’il mérite. Et nul doute que dans l’attaque du coordinateur Shane Steichen, pas mal axée sur le jeu au sol, sa contribution s’annonce majeure.

Le sang neuf

Justin Herbert (QB, Oregon)

On le sait, les Chargers ont du mal à attirer les foules depuis leur déménagement à Los Angeles. Quoi de mieux pour donner une nouvelle identité séduisante à la franchise que l’arrivée d’un quarterback tout neuf ? Jugé moins glamour que Joe Burrow et Tua Tagovailoa dans la classe 2020, Justin Herbert a pourtant fait preuve d’une étonnante maturité depuis ses débuts sous le maillot des Ducks. Lancé dans le grand bain dès son année freshman, ses bonnes performances ont coïncidé avec le retour au premier plan du programme d’Eugene, avec même des playoffs manqués de très peu en 2019. En termes de bras et de précision, sa réputation n’est plus à faire, et même sa mobilité dans la poche et sa capacité d’improvisation en ont bluffé plus d’un.

Ce qui perturbe massivement les observateurs, ce sont les trous d’airs occasionnels, symbolisés par la défaite fatale et catastrophique sur le terrain d’Arizona State. Il faudra donc un environnement un minimum correct pour ses débuts pour ne pas le voir se liquéfier dès son début de carrière.

Autres possibilités : Hunter Bryant (TE, Washington), Lucas Niang (OT, TCU)

Justin Herbert est l’un des noms les plus hots de cette draft.

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