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Chicago Bears Histoire

[Histoire] Chicago Bears, le déclin par le haut

De nombreux titres pour démarrer, avant de progressivement rentrer dans le rang où seulement la fin des années 80 leur a véritablement souri. 

Pour vous faire patienter jusq­u’à la prochaine saison, TDActu vous propose de (re)découvrir l’histoire de chaque franchise sous toutes les coutures. Du logo aux couleurs, en passant par les maillots et l’origine du surnom, tout a été décortiqué.

Direction les rives du lac Michigan pour nous plonger dans les aventures des Chicago Bears.

Quelques chiffres

101 saisons entre 1920 et 2020.
NFL, division Ouest (1933-1949) – NFL, conférence National (1950-1952) – NFL, conférence Ouest (1953-1969) – NFL, conférence Ouest, division Central (1967-1969) – NFL, conférence NFC, division Central (1970-2001) – NFL, conférence NFC, division Nord (depuis 2002).
Record : 769 victoires – 591 défaites – 42 nuls.
Playoffs :  26 apparitions, 17 victoires – 19 défaites.
Super Bowl : 1 victoire (1985) en 2 participations (1985, 2006).
Titres NFL (avant 1966) : 8 (1921, 1932, 1933, 1940, 1941, 1943, 1946, 1963).
Titres de division : 19 (1933, 1934, 1937, 1940, 1941, 1942, 1943, 1946, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1990, 2001, 2005, 2006, 2010, 2018).
Leader à la passe : Jay Cutler (102 matchs, 2020/3271, 23 443 yards, 154 touchdowns, 109 interceptions).
Leader à la course : Walter Payton (190 matchs, 3838 courses, 16 726 yards, 110 touchdowns).
Leader à la réception : Johnny Morris (121 matchs, 356 réceptions, 5059 yards, 31 touchdowns).

Un peu d’histoire

Les Chicago Bears sont l’un des deux seuls membres fondateurs de la NFL qui existent encore aujourd’hui. Son histoire a débuté en 1919 loin des rives du lac Michigan, dans une petite ville du comté de Macon. À Decatur, Illinois, plus précisément, à presque 290 kilomètres au Sud-Ouest de Chicago. Comme c’était souvent le cas à l’époque, l’équipe était sponsorisée par une entreprise, A.E Staley qui produisait de l’amidon alimentaire. Organisés et entraînés par George Halas, natif de Chicago et ancien joueur de l’Université de l’Illinois, et Edward « Dutch » Sternaman, les Decatur Staleys ont recruté des employés de l’usine et d’anciens joueurs universitaires pour démarrer. Ils sont ainsi devenus l’un des pionniers du football professionnel qui a démarré peu de temps après. 13 représentants d’équipe, y compris ceux de Decatur, se sont réunis à Canton le 17 septembre 1920 pour créer la première véritable ligue de football, l’American Professional Football Association (APFA), devenue la National Football League en 1922.

Les Staleys ont immédiatement été compétitifs. Pour commencer, ils ont remporté le Central Illinois Championship dès 1919, avec une fiche de 6 victoires-1 défaite. Les débuts dans la « grande » ligue se sont soldés par une victoire 20 à 0 contre les Moline Universal Tractors le 3 octobre 1920, avant de terminer à la seconde place de l’APFA (10v, 1d, 2n), juste derrière les Akron Pros. Pour sa participation, la franchise a dû débourser 100 $ de droit d’entrée et chaque joueur était payé en moyenne 125$ par rencontre. En 1921, la récession a réduit les bénéfices de l’amidon. A. E. Staley a alors suggéré à Halas que l’avenir du sport professionnel se situerait dans les grandes villes, et lui a cédé l’équipe contre 100$. Depuis, un membre de la famille Halas a toujours été propriétaire des Bears. L’entreprise lui a également donné 5000$ et la permission de déménager à Chicago. En contrepartie la franchise devait garder le nom de « Staleys » pendant une année. Les Racine Cardinals et les Chicago Tigers jouant déjà au niveau professionnel à Chicago, Halas a reçu l’autorisation du propriétaire des Cardinals, Chris O’Brien, de partager les droits territoriaux. La première saison à Chicago s’est révélée être une réussite. Avec un bilan de 9 victoires, 1 défaite, 1 nul, l’équipe s’est adjugée le second championnat de la ligue.

L’année suivante, Halas a changé le nom de son équipe en Bears et a déménagé au Wrigley Field, qui abritait aussi la franchise des Cubs en baseball. Dès le début, les Bears étaient l’une des franchises les plus innovantes du football professionnel. Ils ont notamment été les premiers à acheter un joueur à une autre équipe, en déboursant 100 $ pour Ed Healey de Rock Island en 1922. À côté de cela, son succès financier était sérieusement entravé. Alors que les équipes universitaires attiraient parfois plus de 50 000 spectateurs, les équipes professionnelles étaient chanceuses si seulement un dixième de ce nombre était présent. Le football devait aussi faire face au succès du baseball, sport établi de longue date. Halas s’est alors mis en tête de dénicher un athlète-étudiant pour évoluer dans le monde professionnel. Une idée absurde pour l’époque, en grande partie à cause des revenus touchés au cours d’une carrière sportive. Chicago a jeté son dévolu sur Harold « Red » Grange, star de l’université de l’Illinois, et l’a recruté de façon agressive à l’automne 1925. Le futur Hall of Famer était payé 2000$ par match. Cette cour zélée finira par mettre en place des mesures réglementaires concernant le recrutement des étudiants. Le manager de Grange, C. C. Pyle, exploitant d’un cinéma à Champaign, a organisé une tournée de présentation qui a apporté une reconnaissance nationale aux Bears et joué un rôle crucial dans la survie de la ligue. Durant le jour de Thanksgiving 1925, les Chicago Bears et Cardinals ont fait match nul à Wrigley Field devant 36 000 personnes, soit la plus grande affluence jamais enregistrée jusqu’à présent. L’équipe a joué huit matchs en 12 jours, entre Saint Louis, Philadelphie, New York, Washington, Boston, Pittsburgh, Detroit et Chicago. 73 000 personnes ont suivi le match contre les Giants à New York. L’équipe a ensuite disputé neuf autres matchs dans le Sud et l’Ouest, dont un match devant 75 000 fans au Coliseum de Los Angeles.

À la fois propriétaire, entraineur et joueur dans les années 20, Halas – ou « Papa Bear » – était responsable de la constitution d’une équipe qui n’a enregistré qu’une seule saison négative (1929) au cours de ses 25 premières années d’existence. Une période au cours de laquelle était née la rivalité avec les Packers de Green Bay, mais surtout qui leur a permis de glaner 6 championnats, 8 fois la division Ouest de la NFL et d’obtenir le surnom de « Monsters of the Midway ». La première dynastie du football professionnel. Suite à la mauvaise saison 1929 (4 victoires, 9 défaites, 2 nuls), Ralph Jones est embauché comme entraineur. L’ancien assistant de l’université de l’Illinois a peaufiné sa formation en T (un tight end de chaque côté de la ligne offensive et un backfield offensif composé d’un fullback au milieu de deux coureurs) pour permettre à Chicago de remporter le titre en 1932. Une victoire 9-0 contre les Spartans de Portsmouth dans ce qui était le premier championnat remporté sur un match d’après-saison. La rencontre s’est jouée à l’intérieur du Chicago Stadium, sur un terrain de 80 yards, en raison du mauvais temps. Une année marquée par la perte financière de 18 000$, conduisant Sternaman à vendre ses parts. Papa Bear a emprunté de l’argent pour les lui racheter à hauteur de 48 000$.

George Halas après le succès de 1940 (Photo : Sports Mockery).

En 1933, il s’est réintégré comme entraineur principal et a battu les Giants 23-21 pour s’adjuger un second titre consécutif, avant de buter en finale contre ces mêmes new-yorkais la saison suivante. Lors de la première draft organisée en 1936, Chicago a fait du tackle Joe Stydahar son premier choix. Trois ans plus tard et un championnat perdu entre temps contre les Redskins en 1937, Chicago a fait appel au quarterback de Columbia Sid Luckman pour porter les espoirs de la franchise. L’effet ne s’est pas fait attendre. Quatre finales sur ses quatre premières années, cinq en sept ans, avec 4 titres à la clé (1940, 1941, 1943 et 1946). Le titre de 1940 a non seulement été le premier retransmis sur les ondes radio, diffusé sur 120 stations, mais aussi la finale la plus déséquilibrée de l’histoire (victoire 73 à 0). Avec l’aide de Clark Shaughnessy, ancien entraîneur de l’université de Chicago et de Stanford, l’attaque a amélioré la formation en T avec « le joueur en mouvement ». Elle a contribué à populariser davantage la NFL et à révolutionner le football offensif dans les universités et chez les professionnels avec les futurs Hall of Famers Luckman, Stydahar, Bronko Nagurski, Danny Fortmann, George McAfee, George Musso et Clyde « Bulldog » Turner. Halas s’étant engagé dans la marine en 1942, Heartley « Hunk » Anderson et Luke Johnsos ont été co-entraîneurs jusqu’à son retour en 1946. Un retour matérialisé par une victoire 24-14 contre les Giants pour un nouveau titre NFL.

Bien qu’ils aient remporté près de 60 % de leurs matchs dans les années 1950 et empilé les saisons positives, les Bears n’ont pas remporté de titre, avec une seule seule apparition en finale en 1956 (défaite 47-7 face aux Giants). À l’exception de 1956 et 1957, George Halas a continué à la tête de l’équipe jusqu’en 1968, date à laquelle il a pris sa retraite à l’âge de 73 ans. 40 ans aux manettes d’une seule franchise avec 324 victoires au compteur et 5 championnats remportés, dont un petit dernier en 1963, encore contre les Giants (victoire 14-10). Année où il a fait partie de la première classe intronisée au Hall of Fame. Il a ensuite passé le reste de ses jours dans le front office de la franchise. Grâce à ses 50 ans d’implication dans la NFL, les propriétaires l’ont honoré en l’élisant premier président de la Conférence NFC en février 1970, lors de la fusion définitive entre NFL et AFL. Durant ses dernières saisons aux bords des terrains, il a pu bénéficier du talent de Dick Butkus (LB) et Gale Sayers (RB), sélectionnés en 1965. Mais, même s’ils ont dominé le jeu au niveau individuel, les Bears n’ont jamais atteint les playoffs au cours de leurs carrières.

Les débuts dans la NFL moderne ont été très compliqués. La période de vaches maigres commençant dès 1964, 46 ans après la création de la franchise. Des saisons le plus souvent négatives et les voilà abonnés aux dernières places pour la première fois de leur histoire, où 1969 a été la pire année avec une seule victoire en 14 matchs. Cette période creuse a aussi vu la mort tragique du running back Brian Piccolo d’un carcinome embryonnaire en 1970. Hors terrain, la franchise a dû déménager au Soldier Field, près du centre-ville de Chicago, en 1971 pour cadrer avec les exigences de la ligue en matière de capacité disponible dans les stades. Le renouveau est apparu en 1975, lorsqu’ils ont sélectionné Walter Payton (RB) de l’université de Jackson State avec leur quatrième choix général. Un running back qui allait rapidement devenir dominant. MVP de la saison en 1977, il a porté Chicago vers une première qualification en playoffs depuis la réunification des deux ligues. Un parcours qui s’est achevé en Divisional Round contre Dallas, puis en Wild Card deux ans plus tard contre Philadelphie. Sa carrière et sa personnalité allaient conquérir le cœur des fans, qui l’appelaient « Sweetness ». Élu au Hall of Fame en 1993, il est mort d’une forme rare de cancer du foie en 1999, à l’âge de 45 ans. Depuis, son nom a été attribué au trophée du meilleur joueur offensif universitaire au niveau FCS, Payton ayant fait son cursus à ce niveau. Mais également à celui d’homme de l’année en NFL. Celui-ci récompense un joueur pour son excellence sur le terrain, et en dehors pour son impact positif significatif au sein de sa communauté. Un prix créé en 1970 que le running back avait remporté en 1977.

Fin des années 70-début 80, quelques personnes œuvraient en coulisse pour tenter de redonner à la franchise sa gloire passée. Un scout, Bill Tobin, avait le don de trouver des talents oubliés lors de la draft, pendant que le manager général Jim Finks posait les bases d’une équipe capable de gagner un championnat. En bord de terrain, le coordinateur défensif Buddy Ryan commençait à façonner sa fameuse défense « 46 » une version ultra-agressive d’une défense 4-3. L’appellation « 46 » faisait référence au numéro du safety Doug Plank qui jouait un rôle clé dans ce schéma en tant que linebacker/safety hybride. Ce type de formation unique et innovante comprenait 6 joueurs sur la ligne d’engagement (4 defensive linemen au centre et 2 cornerbacks sur les côtés), 8 au total dans la boite. Elle était conçue pour mettre la pression sur l’attaque adverse, en particulier le quarterback, en déplaçant la ligne défensive vers le côté offensif faible, à l’opposé du tight end.

Mike Ditka et les Bears après la victoire au Super Bowl XX (Photo : Los Angeles Times).

Dans l’un de ses derniers mouvements en tant que propriétaire de la franchise, Halas a convaincu Mike Ditka, ancien tight end de la maison entre 1961 et 1966, de venir entrainer ses protégés en 1982. Sa personnalité courageuse lui a valu le surnom de « Iron Mike ». Le duo Ditka-Ryan va rapidement changer la culture locale en érigeant la défense comme pièce maitresse de son équipe. Un alignement révolutionnaire composé de Mike Singletary (LB), Richard Dent (DE), Dan Hampton (DE/DT) ou bien encore William « The Fridge » Perry (DT) qui ont formé l’une des meilleures escouades de toute l’histoire de la ligue. Le programme de reconstruction a mis deux ans avant de prendre véritablement son envol. En 1982, Chicago a sélectionné le quarterback de Brigham Young Jim McMahom pour mener ses troupes sur le terrain. Une saison interrompue par la grève des joueurs. Ramenée à neuf matchs, la NFL a organisé ses playoffs selon un format spécial où les huit meilleures équipes de chaque conférence étaient qualifiées. Mais Chicago n’en faisait pas partie avec ses 3 petites victoires au compteur et une 12ème place générale. Dernier survivant des fondateurs de la ligue, George Halas est décédé d’un cancer du pancréas à l’âge de 88 ans le 31 octobre 1983. En son honneur, la NFL a nommé le trophée de la finale NFC « George Halas Memorial Trophy ». Dès le lendemain, sa fille ainé Virginia McCaskey a pris la relève en tant que propriétaire majoritaire. Son mari Ed est devenu président du conseil d’administration et leur fils Michael président de l’équipe, le troisième de l’histoire. Un règne qui devait à la base revenir au fils de Papa Bear, George « Mugs » Halas Jr., mais il a succombé à une crise cardiaque en 1979.

La deuxième saison de Ditka a été cruciale pour les Bears avec une draft qui a vu arriver les noyaux de l’équipe. Niveau sportif, ils se sont améliorés pour terminer sur une fiche équilibrée de 8-8. En 1984, Walter Payton a battu le record de Jim Brown en termes de yards parcourus au sol. Cela a ravi l’ancien de Cleveland qui avait menacé de sortir de sa retraite si Franco Harris des Steelers de Pittsburgh venait à battre cette marque. Brown n’aimait pas la tendance de Harris à sortir du terrain pour éviter les plaquages. Ce record est resté en vigueur pendant dix-huit ans jusqu’à ce qu’il soit battu par Emmitt Smith en 2002. Les Bears ont terminé la saison avec un bilan de 10-6 et ont remporté pour la première fois la division centrale de la NFC. Une mauvaise fin de saison leur a toutefois coûté l’avantage du terrain en playoffs. Au RFK Stadium de Washington, ils ont d’abord mis fin à la quête des Redskins pour une troisième participation consécutive au Super Bowl avec une victoire 23-19. Avant de s’écrouler à San Francisco 23-0 en finale de conférence. Les 49ers les humiliant en envoyant le garde Guy McIntyre jouer fullback. La rivalité Bears-Packers s’est ravivée en 1985 lorsque Ditka a utilisé William Perry et ses 143 kilos comme coureur de puissance pour marquer un touchdown au Lambeau Field. Tout le talent présent, les compétences et les égos ont conduit à une saison quasi-parfaite, avec une des équipes les plus emblématiques. Chicago n’a subi qu’une seule défaite cette saison-là, face aux Dolphins, seule équipe ayant réussi l’exploit de rester invaincu en 1972. Une rencontre baptisée Unlucky 13th Game intervenue un lundi soir qui a poussé les joueurs à enregistrer « The Super Bowl Shuffle » peu de temps après, une chanson dans laquelle ils ont annoncé fièrement qu’ils allaient remporter le Super Bowl. Et ils ont tenu parole. La défense a servi de catalyseur sur l’ensemble de l’exercice. Aussi bien en saison régulière, avec les 7 sacks concédés par Joe Montana en semaine 9 (Chicago poussant le vice en utilisant Perry comme coureur) ou en infligeant aux Cowboys l’une des pires défaites de leur histoire (44-0). Mais surtout en playoffs avec seulement 10 points encaissés en trois rencontres. Victorieux des Giants (21-0) puis des Rams (24-0), ils auraient pu s’offrir une revanche face à Miami mais New England a décroché la timbale. À la Nouvelle Orleans, ils n’ont fait qu’une bouchée des Patriots lors du Super Bowl XX pour décrocher le premier titre depuis la fusion AFL-NFL. Après un départ poussif, ils ont inscrit 46 points consécutifs pour s’imposer 46-10 avec un Richard Dent élu MVP du match. Symbole de l’humiliation, les Bears ont envoyé une nouvelle fois Perry inscrire un touchdown au sol.

Bien que les Bears continuent de performer, ils n’atteindront plus le Super Bowl sous le règne de Ditka. Durant ses 11 années passées dans l’Illinois, il est devenu le deuxième entraîneur de la franchise à enregistrer plus de 100 victoires. Un bilan de 112 victoires pour 68 défaites, qui a permis au Bears de décrocher 6 titres de division en 7 ans entre 1984 et 1990, 7 qualifications en playoffs, 3 finales NFC (1984, 1985, 1988) et ce Super Bowl remporté. La saison post-Super Bowl était pourtant bien parti. 14 victoires, 187 points autorisés (nouveau record à ce moment-là) et un nouveau de titre de division en poche, mais les espoirs de doublé ont pris fin avec la blessure à l’épaule de Jim McMahon contre Green Bay. Doug Flutie a pris la relève mais Chicago est tombé dès le Divisional Round face à Washington (27-13). Même adversaire et même punition en 1987 (défaite 21-17), qui a été la dernière de Walter Payton dans les rangs professionnels. Une saison marquée par un nouveau titre de division, mais surtout la sélection de Jim Harbaugh (QB) au premier tour de la draft qui déclencha une violente dispute entre Ditka et McMahon. Au fur et à mesure que les années 80 se sont écoulées, les équipes ont commencé à maitriser progressivement la défense « 46 ». Les coordinateurs offensifs ont appris qu’elle était vulnérable à un jeu de passes courtes, en particulier celui conçu par Bill Walsh des 49ers (appelé plus tard West Coast Offense). Les Bears n’ont pas non plus réussi à recruter des remplaçants adéquats pour les titulaires offensifs vieillissants. La relation souvent conflictuelle entre Ditka et Ryan entraînera le départ du patron de la défense pour diriger les Eagles en 1986.

Un cinquième titre NFC Central consécutif et un avantage du terrain obtenu tout au long des playoffs en 1988 n’ont pas suffi. Chicago a d’abord vaincu le Philadelphie (20-12) de Buddy Ryan lors du Divisional Round. Un match renommé Fog Bowl en raison de l’épais brouillard qui a recouvert le terrain au début du troisième quart-temps, empêchant les spectateurs de suivre le jeu. Avant de tomber 28-3 contre les 49ers en finale de conférence. Fatigué du comportement et des blessures à répétition de McMahon, le front office a envoyé son quarterback à San Diego et nommé Mike Tomczak titulaire du poste. Ce changement n’a pas aidé l’équipe qui a raté les playoffs avec une fiche de 6-10. Elle a rebondi immédiatement, avec deux qualifications consécutives en 1990 et 1991, dont un titre de division la première année. Durant cette même année 1990, Mike Ditka a rajouté une page à sa légende en dirigeant ses joueurs 10 jours seulement après une crise cardiaque. Ses dernières heures de gloire à Chicago et une page s’est tournée en 1992. Avec le pire bilan sous son ère (5-11), le président de l’équipe, Mike McCaskey, a licencié Ditka et a engagé Dave Wannstedt. En même temps, Mike Singletary a été élu joueur défensif de l’année et a pris sa retraite dans la foulée.

Au cours des années 1990 et au début des années 2000, les Bears sont redevenus une équipe ordinaire. Les entraîneurs Dave Wannstedt (1994) et Dick Jauron (2001) ont tous deux atteint les playoffs une fois, mais n’ont pas dépassé le stade du Divisional Round. Peu d’autres événements marquants ont eu lieu. En 1997, ils sont devenus la première équipe de la NFL à atteindre 600 victoires. Avant que Chicago n’engage Jauron en janvier 1999, Dave McGinnis (coordinateur défensif d’Arizona et ancien assistant des Bears sous Ditka et Wannstedt) a renoncé à occuper le poste d’entraîneur en chef. Une conférence de presse pour annoncer son embauche avait été organisée avant que McGinnis n’accepte les termes du contrat. Peu après la nomination de Jauron, Mme McCaskey a nommé son fils, Michael, au poste de président du conseil d’administration et Ted Phillips président de l’équipe. Celui-ci est devenu le premier homme en dehors de la famille Halas-McCaskey à diriger l’équipe. Soldier Field a connu une vaste période de modernisation durant la saison 2002, obligeant l’équipe à évoluer sur le terrain de l’université de l’Illinois à Champaign pendant une année. Une saison où ils ont également migré dans la division Nord de la NFC en raison du réalignement des poules dû à l’arrivée des Texans. Cette décennie a été marquée par un effort vain afin de ramener le style ardent de Halas et forger de nouvelles idées. Deux entraîneurs et divers projets sont venus et sont repartis aussi sec. Une époque marquée par un changement incessant d’année en année au poste de quarterback. L’embauche du manager général Jerry Angelo en 2001, après 14 ans de collaboration avec les Buccaneers, a été considérée comme un signe d’espoir.

Lovie Smith (HC) a été engagé le 15 janvier 2004. Au début de son mandat, il s’est fixé trois objectifs : mettre fin à la domination de Green Bay sur la division, gagner cette NFC Nord et remporter le Super Bowl. L’ancien coordinateur défensif des Rams a apporté dans ses bagages un schéma « Tampa 2 » qu’il a connu en Floride lorsqu’il y entrainait les linebackers entre 1996 et 2000. Puisant son origine dans la défense des Steelers des années 70, ce système a été élaboré par Tony Dungy et Monte Kiffin des Buccaneers. Il a ensuite gagné en popularité au début des années 2000 après le succès de Tampa Bay au Super Bowl. Il est basé sur un alignement en 4-3, avec deux zones de couverture aérienne (Cover 2) pour les safeties. En situation de passe, le middle linebacker recule en couverture profonde et gère cette troisième zone centrale ainsi créée, une Cover 3 déguisée.

Devin Hester lors du Super Bowl XLI (Photo : Chicago Sun Times).

Après une première saison poussive (5-11), Chicago a réembauché son ancien coordinateur offensif Ron Turner pour redynamiser l’attaque locale. Dès 2005, les Bears ont remporté pour la première fois la NFC Nord, le premier titre de division depuis 2001, synonyme de playoffs. Une saison aboutie (11-5) consacrant Lovie Smith entraineur de l’année, mais qui s’est achevée dès le premier match éliminatoire avec une défaite à domicile contre Carolina (29-21). Les deux premiers objectifs fixés étaient déjà atteints. Les Bears ont encore franchi un palier la saison suivante. Second titre de division consécutif, premières victoires en playoffs depuis 1994 (Seattle 27-24 après prolongations et la Nouvelle-Orleans 39-14) et les voilà propulsés au Super Bowl. Sous la pluie de Miami, l’affiche opposait pour la première fois à ce niveau deux entraineurs en chef afro-américains, Smith (Bears) et Tony Dungy (Colts). Outsider des bookmaker, Chicago a démarré pied au plancher avec un touchdown sur un retour d’engagement de 92 yards de Devin Hester, puis un autre au sol de Thomas Jones pour mener à la fin du premier quart-temps (14-6). Indianapolis a riposté pour inscrire 10 points consécutifs et reprendre l’avantage à la pause. Les Bears y ont cru en revenant à 22-17 en toute fin de troisième quart-temps, mais le retour d’interception de 56 yards de Kelvin Hayden a scellé le sort de la rencontre (29-17), offrant la première bague à Peyton Manning. Pendant leur parcours, Devin Hester a électrisé les foules avec ses retours de coups de pied et ses 5 touchdowns inscrits. Rex Grossman (QB), Thomas Jones (RB), Cedric Benson (RB) et Muhsin Muhammad (WR) composaient le noyau dur de l’attaque. La grosse défense avait comme point d’encrage Tommie Harris, defensive tackle Pro Bowler, mais surtout Brian Urlacher, un linebacker sélectionné en 2000 par la franchise et qui a effectué l’intégralité de sa carrière dans l’Illinois.

Ce sera le point d’orgue de la carrière de Smith à la tête de Chicago. Après deux saisons moyennes, marquées par plusieurs problèmes extra-sportifs, des blessures en cascade et un roulement au poste de quarterback entre Grossman, Brian Griese et Kyle Orton, les Bears ont décidé de s’activer sur le marché de la free agency. Le 2 avril 2009, ils ont réalisé l’un des plus gros échanges de l’histoire de la franchise en récupérant le Pro Bowler Jay Cutler (QB) de Denver en échange de Kyle Orton et de choix de draft. L’année suivante, Mike Martz a été engagé comme coordinateur offensif. L’équipe a dépensé plus de 100 millions de dollars dès le début de la période des transactions en enrôlant Julius Peppers (DE), Chester Taylor (RB) et Brandon Manumaleuna (TE). Malgré ces ajouts, l’attaque était classée dans les 10 dernières de la ligue, l’équipe dépendait des performances de Matt Forte (RB), des équipes spéciales et d’une défense vieillissante. Ils ont tout de même réussi à remporter la division, avant de tomber en finale de conférence à domicile contre Green Bay (21-14). Une saison 2010 où ils ont enregistré la 700ème victoire de leur histoire en venant à bout des Dolphins le 18 novembre (16-0). Dans les bureaux, Michael McCaskey a été remplacé par son frère George en tant que président. En dépit de deux saisons positives, Chicago n’est plus retourné en playoffs. Brian Urlacher a pris sa retraite à l’issue de la saison 2012, Lovie Smith a été licencié le 31 décembre, suivi du manager général Jerry Angelo. Sous la direction de Smith, les Bears ont cumulé un bilan de 81 victoires pour 63 défaites, (3v-3d en playoffs) et une apparition au Super Bowl. Les victoires étaient au rendez-vous sur le plan comptable, mais son incapacité à gagner le titre a entrainé son licenciement.

Entre 2013 et 2017, la franchise a enregistré un piètre bilan de 27 victoires pour 57 défaites, oscillant entre 3 et 8 victoires par saison. Durant cette période, Marc Trestman et John Fox se sont succédés sans succès au poste d’entraineur. Phil Emery et Ryan Pace en manager général. Malgré l’ajout de Brandon Marshall en 2012 (WR) en provenance de Miami, Jay Cutler n’a jamais fait passer de pallier à son équipe. Au contraire. Sa capacité à souffler le chaud et le froid, un mélange de fulgurances et de passages à vide, était la recette parfaite pour tuer la carrière de ses entraineurs. Avec son deuxième choix général, Chicago s’est tourné vers un quarterback lors de la draft 2017 en la personne de Mitchell Trubisky. Il a débuté la saison suivante sur le banc, avant de se voir confier les rênes de l’attaque au bout de 4 matchs. Mais il n’a pu empêcher l’équipe de finir dernière de sa division, entrainant le départ de John Fox. Après quatre saisons négatives consécutives, l’ancien coordinateur offensif des Chiefs, Matt Nagy a été nommé entraineur pour tenter de redonner un nouveau souffle à la franchise. Peu avant le début de la saison 2018, elle a frappé un grand coup en échangeant ses premiers choix de draft 2019 et 2020 à Oakland contre le pass rusher Khalil Mack. Un mouvement qui allait porter ses fruits dans la défense ultra-dominante du coordinateur défensif Vic Fangio. Avec un nouvel enthousiasme, Nagy a conduit les Bears vers une amélioration de 7 victoires dès sa première année (12-4), un titre de division et d’entraineur de l’année. Un parcours qui s’est achevé dès les wild cards avec une défaite sur son terrain face à Philadelphie dans les dernières secondes, le field goal de Cody Parkey rebondissant sur deux poteaux avant de sortir. En 2019, Chicago a régressé (8-8), tout comme Trubisky. Pour pallier à cette baisse de régime et remotiver son poulain, le front office a envoyé un quatrième tour de draft à Jacksonville pour récupérer Nick Foles afin d’instaurer une compétition entre les deux, dont le meilleur sera nommé titulaire en 2020.

Khalil Mack (Photo : USA Today).

Pourquoi les Bears ?

Lorsque l’équipe est devenue membre fondateur de l’American Professional Football Association en 1920, elle portait le nom de son sponsor, la Staley Starch Company. Quand elle s’est installée à Chicago l’année suivante, elle a conservé ce surnom pour devenir les Chiacago Staleys, conformément à la demande des anciens propriétaires lorsqu’ils ont cédé la formation à George Halas. En 1922, le nouveau patron a décidé de changer de surnom et choisi le terme de « Bears ». À cette époque, la franchise partageait le Wrigley Field des Cubs (oursons) en baseball. Selon Halas, comme les joueurs de football étaient généralement plus grands et costauds que ceux de la petite balle blanche, ils devaient logiquement être nommé comme l’animal adulte, d’où les Bears.

Identité visuelle

Chicago a eu six logos officiels au cours de ses 100 ans d’histoire. Deux d’entre eux comportaient l’image d’un ours ; une septième version, dévoilée en 1993, n’a jamais été utilisée en modèle principal. Le propriétaire de la franchise a adopté le logo actuel en 1974 et il n’a pas bougé depuis. Au niveau des couleurs, Halas a choisi une palette similaire à celle l’équipe de football de l’université de l’Illinois : bleu marine, orange brûlé et blanc. À une nuance près. Papa Bear Halas a opté pour un bleu marine beaucoup plus foncé, qui peut facilement être confondu avec du noir.

La première version a été présentée en 1920. Comme l’équipe appartenait à la société A. E. Staley, ils ont utilisé le logo du sponsor. C’était une décision marketing délibérée pour attirer l’attention du public sur la fabrication d’amidon alimentaire. Il représentait un cercle divisé en deux parties horizontales égales et qui comprenait un double contour. La moitié supérieure contenait la lettre « S », écrite en bleu sur un fond orange foncé. La mention « Staleys Decatur » en blanc contrastait avec le fond bleu du demi-cercle inférieur. Le mot-symbole « Staleys » était écrit en caractères majuscules, pendant que « Decatur » imitait une police d’écriture manuscrite où seule la lettre « D » était en majuscule. Suite au déménagement à Chicago et le changement de nom en Chicago Staleys, l’équipe a conçu un nouveau logo. Les éléments faisant référence à la société A. E. Staley ont été supprimés, l’accent principal ayant été mis sur un concept sportif. Il représentait un ballon de football marron clair au contour noir, avec « 1920 » au centre (la date de la fondation de la franchise). Orange avec un contour bleu, le surnom « Staleys » était retranscrit en lettres majuscules avec de petits empattements, et placé en-dessous.

Le premier logo avec un ours date de 1940. Il matérialisait l’image d’un ours noir avec un ballon de football dans la patte. L’animal courant sur ses pattes arrière symbolisait un joueur fort et invincible. En 1946, la nouvelle mouture voyait un ours bleu marine accroché sur un ballon orange foncé aux contours bleus et à la couture blanche soignée. Pas aussi détaillé que le précédent, le carnivore était représenté de façon schématique avec des lignes blanches qui se détachaient d’un fond bleu foncé pour délimiter les courbes du corps. Les griffes acérées, les sourcils abaissés et une bouche ouverte rendaient l’image assez agressive.

En 1962, le prototype du logo actuel est apparu sur les casques. Il s’agissait d’un bréchet blanc en forme de « C » aux contours noirs, le bréchet étant un symbole de chance et réussite. Une bonne raison d’introduire ce symbole était de souligner le travail acharné de l’équipe. Tout effort est récompensé par d’excellents résultats et, par conséquent, par la réussite. La première utilisation connue du bréchet en forme de « C » a été faite par l’Université de Chicago en 1898. Les Reds de Cincinnati (MLB) ont porté ce même emblème sur leurs casquettes à partir des années 60, de même que les Cardinals (NFL) lorsqu’ils évoluaient à Chicago. En 1974, la lettre « C » stylisée est devenue le logo officiel de la franchise. C’était le même vieux bréchet simplement passé du blanc à l’orange, avec une bordure blanche et un contour bleu foncé. L’orange représentait l’énergie, l’optimisme et le bonheur ; le blanc symbolisait la pureté et l’élégance ; la couleur noire dénotait l’excellence et la persévérance.

Dans les années 1990, les Chicago Bears ont expérimenté plusieurs nouvelles interprétations. L’une d’elles grimait la tête d’un ours bleu et blanc, rugissant devant une lettre « C » orange à la bordure bleue épaisse. Si celle-ci n’a pas été choisi comme version première, elle a été adoptée en motif alternatif en 1999. La première interprétation date de 1963. Elle reprenait la tête de l’ours original, en bleue et orange, qui rugissait. Un modèle qui a été mis à jour en 1999 avec l’utilisation d’un orange plus puissant. Cette année-là, deux autres exemplaires ont été introduits et utilisés depuis. La tête de l’animal placée devant le bréchet en forme de « C » que nous avons vu plus haut pour le premier. L’autre interprétation reprenait le logo principal avec le mot-symbole « BEARS » en bleu en-dessous.

Simple et classique, la représentation Wordmark date des années 70. En 1974, la franchise a employé le surnom de l’équipe dans une typo OL London Black bleue marine foncée ou orange, avec des lettres en majuscules. La version la plus récente date de 1999. La tête de l’ours utilisé dans la reproduction alternative se positionne au milieu du mot « BEARS » et prend la place de la lettre « A ».

Les tenues et le casque

Les tenues des Chicago Bears ont su résister à l’épreuve du temps. Alors que de nombreuses équipes sportives ont apporté des modifications au fil des ans, les Bears ont été l’une des seules franchises à rester fidèle au même modèle au cours des 50 dernières années. Pendant des décennies, ils étaient connus comme les seuls de la NFL à utiliser des numéros de maillot n’étant pas la traditionnelle typo de style bloc. Les Steelers (au début des années 60) et les Oilers de Houston (à l’époque de la AFL), ont toutefois tenté l’expérience de numéros plus ronds. Depuis le milieu des années 1990, cette tendance s’est propagée à plusieurs équipes qui ont eu recours à une police de caractères spécifique à l’équipe (Broncos, Ravens, Eagles, …).

Les pantalons sont restés sensiblement les mêmes. Soit bleus à rayures orange et blanches, soit blancs à rayures bleues et orange. L’équipe porte normalement ses pantalons bleus avec son maillot blanc à l’extérieur depuis 1984, et inversement à domicile. Durant quelques matchs dans les années 1930, les Bears ont porté une combinaison entièrement orange. Pour des raisons inconnues, l’équipe du jeu vidéo Madden NFL 13 offrait aux joueurs un haut blanc avec un pantalon orange, bien qu’elle n’ait jamais porté ce schéma au préalable. Au niveau des chaussettes, elles sont bleues avec des rayures orange à domicile. Blanches, rayées alternativement de bleu et d’orange à l’extérieur. Une marque qui a été introduite en 1940.

Des années 1940 jusqu’à la fin des années 1960, et contrairement à la plupart des autres formations, les Bears portaient des casques et des grilles fabriqués par Wilson Sporting Goods, basé à Chicago. Cette protection était d’une forme légèrement différente de celle proposée par la société Riddell, également basée dans la région de Chicago et principal fournisseur NFL. En 1982, les grilles grises sont devenues bleues foncé, mais ont fait leur retour pour une rencontre face aux Giants en 2019 avec l’ancien logo blanc sur le côté du casque. En 1994, pour commémorer le 75ème anniversaire de la NFL, les couvre-chefs étaient entièrement bleus, sans le logo, et avec une grille à nouveau grise. Au cours de la saison 2010, l’équipe a collé un n° 99 à l’arrière pour pleurer la mort du joueur de ligne défensive Gaines Adams.

En 1920, les premiers uniformes comprenaient des maillots rouges à rayures brunes verticales, une tendance populaire à cette époque. Les rayures étaient composées de bandes de toile qui aidaient les joueurs à garder la possession du ballon. Une nécessité car le ballon standard alors utilisé était légèrement plus gros, plus rond et plus difficile à manipuler qu’un ballon de football moderne. Les numéros n’étaient affichés qu’au dos. Après le déménagement et le changement de surnom, l’équipe a adopté ses couleurs officielles et opté pour un maillot bleu en 1923.

Fin des années 1920-début 1930, l’uniforme a subi quelques modifications substantielles, avec l’introduction d’un maillot blanc à rayures orange et bleues en 1928. Après plusieurs changements, ils ont revêtu des maillots entièrement orange avec des numéros bleus et des casques bleus assortis en 1933, un uniforme hué par la foule new-yorkaise lors d’un match contre les Giants de New York. En 1935, des rayures noires ont été ajoutées sur les manches de ce haut orange. L’année suivante, l’équipe a adopté un look psychédélique : un casque bleu avec trois bandes orange, un maillot blanc composé de 14 bandes sur les manches qui alternaient entre le bleu et l’orange, des chaussettes avec un motif rayé similaire s’étendant de la cheville au genou. Un design qui n’a duré qu’une saison en raison de l’accueil mitigé du public.

En 1941, les maillots bleu marine avec des numéros blancs et arrondis, familiers au modèle actuel, sont apparus. Une version sur laquelle les « numéros de télévision » ont été ajoutés en 1956 sur les manches. L’année suivante, en partie pour faciliter les retransmissions à la télévision, la NFL a ordonné aux équipes à domicile de porter des maillots foncés de couleur primaire, et du blanc pour celles évoluant à l’extérieur. Le modèle blanc de Chicago comportait des chiffres bleus avec une bordure orange, et trois bandes parallèles bleue-orange-bleue sur les manches. En 1960, une bordure orange est venue grossir les chiffres blancs de la tenue domicile et, sur les chaussettes bleues, des bandes blanches ont entouré celles orange déjà présentes. Ce même motif a été appliqué sur les manches dès 1961.

Depuis, les Bears n’ont pas apporté de grands bouleversements, seules des combinaisons de couleurs différentes ont été apportées lors de certaines rencontres ou occasions. Les noms de famille ont été introduit au début des années 70. Après le décès de George Halas, un écusson « GSH » a été ajouté sur la poitrine en 1983, avant que les initiales ne se déplacent sur la manche gauche à partir de la saison suivante. En décembre 1990, ils affichaient un écusson noir floqué du numéro 91 en hommage à Fred Washington, un defensive tackle rookie décédé dans un accident de voiture. Même son de cloche lors de la fin de saison 1999 à la suite de la disparition de Walter Payton où le 34 a pris la place du 91. Lorsque Mike Singletary a annoncé sa retraite en 1992, les Bears l’ont honoré pour son dernier match au Soldier Field contre les Steelers en appliquant des patchs noirs gravés du numéro 50 sur leurs tenues. Un poster de l’emblème a été signé par les joueurs et les entraîneurs avant d’être offert au linebacker. Afin de célébrer le 75ème anniversaire de la ligue au cours de la saison 1994, l’équipe a porté un uniforme rétro. Les maillots, à rayures orange et bleues, ressemblaient aux originaux des années 1920. Des pantalons marrons, ainsi que de casques bleus vierges complétaient la combinaison.

Pour la dernière saison au Soldier Field avant la période de rénovations en 2001, Chicago portait un écusson « Salute to Soldier Field » au niveau du cœur sur son maillot domicile. En 2002, le bleu est devenu légèrement plus foncé afin de « parvenir à une uniformisation entre les équipes ». Le 7 octobre, ils ont utilisé pour la première fois un et haut et bas bleu lors d’une rencontre face aux Packers. Ce même schéma a été reproduit en 2006, puis en 2016 et 2017 dans le cadre de l’initiative Color Rush. À chaque fois, ils affrontaient Green Bay, et à chaque fois, ils ont perdu. Une combinaison qui a aussi servi pour le match d’ouverture de la saison 2017 face aux Falcons (défaite 23-17). En 2003, 2006 et 2008, Chicago portaient des tenues entièrement blanches pour leurs derniers matchs à l’extérieur.

Entre 2004 et 2011, à l’exception de 2010, un maillot orange alternatif est venu compléter la rotation des combinaisons lors d’une rencontre par saison. Abandonné depuis, et remplacé par un haut rétro bleu marine avec des chiffres orange, il a fait son retour depuis la saison 2018. Avec l’arrivée de Nike en 2012, l’uniforme a subi des modifications mineures, les numéros sur la manche étant déplacés vers les épaulettes, et le « GSH » a été agrandi. Pour célébrer le centenaire de l’équipe en 2019, des uniformes rétro basés sur la combinaison de 1936 ont fait leur apparition. Une saison 2019 où les Bears avaient un patch « Bears 100 » apposé à leur maillot. Ils ont aussi remis au goût du jour un schéma maillot blanc-pantalon bleu, identique à celui qu’ils portaient lors de leurs rencontres inaugurales en 2005, 2006, 2007 et 2010. Contrairement à l’ensemble entièrement bleu, celui-ci n’a engendré que des succès.

Les glorieux anciens

Hall of Famers : Doug Atkins (WR, 1955-1966), Dick Butkus (LB, 1965-1973), George Blanda (QB/K, 1949-1958), Guy Chambers (TE, 1920-1921), George Connor (LB/T, 1948-1955), Jimmy Conzelman (RB, 1920), Richard Dent (DE, 1983-1993, 1995), Mike Ditka (TE/HC 1961-1966, 1982-1992), Paddy Driscoll (RB, 1920, 1926-1929), Jim Finks (GM, 1974-1983), Danny Fortmann (LB, 1936-1943), Bill George (LB, 1952-1965), Red Grange (RB, 1925, 1929-1934), George Halas (HC, 1920-1929, 1933-1942, 1946-1955, 1958-1967; propriétaire, 1920-1983), Dan Hampton (DE, 1979-1990), Ed Healey (OL, 1922-1927), Bill Hewitt (TE, 1932-1936), Stan Jones (OL, 1954-1965), Walt Kiesling (OL, 1934), Bobby Layne (QB, 1948), Sid Luckman (QB 1939-1950), Link Lyman (T 1926-28, 1930-1931,1933-1934), George McAfee (RB, 1940-1941, 1945-1950), George Musso (OL, 1933-1944), Bronko Nagurski (FB, 1930-1937, 1943), Orlando Pace (OT, 2009), Allan Page (DT, 1978-1981), Walter Payton (RB, 1975-1987), Gale Sayers (RB, 1965-1971), Mike Singletary (LB, 1981-1992), George Trafton (C, 1920-1932), Clyde Turner (C, 1940-1952), Brian Urlacher (LB, 2000-2012), Dick Stanfel (entraineur OL, 1981-1992), Jim Covert (OT, 1983-1990), Ed Sprinkle (DE, 1944-1945).

Numéros retirés : 3 – Bronko Nagurski (FB, 1930-1937, 1943), 5 – George McAfee (RB, 1940-1941, 1945-1950), 7 – George Halas (TE/HC/propriétaire, 1920-1983), 28 – Willie Galimore (RB, 1957-1963), 34 – Walter Payton (RB, 1975-1987), 40 – Gale Sayers (RB, 1965-1971), 41 – Brian Piccolo (RB, 1965-1969), 42 – Sid Luckman (QB 1939-1950), 51 – Dick Butkus (LB, 1965-1973), 56 – Bill Hewitt (TE, 1932-1936), 61 – Bill George (LB, 1952-1965), 66 – Clyde Turner (C, 1940-1952), 77 – Red Grange (RB, 1925, 1929-1934), 89 – Mike Ditka (TE/HC 1961-1966, 1982-1992).

Récompenses individuelles : Coach de l’année : George Halas (1963), Mike Ditka (1985), Dick Jauron (2001), Lovie Smith (2005), Matt Nagy (2018).
Entraineur assistant de l’année : Vic Fangio (DC, 2018).
Rookie défensif de l’année : Wally Chambers (DT, 1973), Mark Carrier (S, 1990), Brian Urlacher (LB, 2000).
Rookie offensif de l’année : Mike Ditka (TE, 1961), Ron Bull (RB, 1962), Gayle Sayers (RB, 1965), Anthony Thomas (RB, 2001).
Joueur défensif de l’année : Mike Singletary (LB, 1985, 1988), Brian Urlacher (LB, 2005).
Walter Payton Award : Walter Payton (RB, 1977), Dave Duerson (S, 1987), Mike Singletary (LB, 1990), Jim Flanigan (DL, 2000), Charles Tillman (CB, 2013).
Salute to Service Award : Charles Tillman (CB, 2012), Jared Allen (DE, 2014).
MVP du Pro Bowl : Doug Atkins (WR, 1953), Gayle Sayers (RB, 1967, 1970), Walter Payton (RB, 1978).
MVP du Super Bowl : Richard Dent (DE, 1985).

All-star Team : retrouvez une sélection des 53 meilleurs joueurs de l’équipe en cliquant sur ce lien.

Stades : Staley Field (1920), Wrigley Field (1921-1970), Soldier Field (1971-2001), Memorial Stadium de Champaign (2002), Soldier Field (depuis 2003).

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