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Cincinnati Bengals Preview 2020

[Preview 2020] Cincinnati Bengals : du passé faisons table rase

Les Tigres ont recruté leur quarterback du futur et revu en profondeur leur effectif dans l’espoir de retrouver la victoire.

Comme tous les ans, Touchdown Actu vous propose ses traditionnelles fiches d’avant-saison. Vous pouvez toutes les retrouver en cliquant sur ce lien

La saison 2019 des Tigres de l’Ohio avait pour vocation déclarée de faire un inventaire de l’héritage laissé par Marvin Lewis. Un nouvel entraineur, un nouvel encadrement, et un effectif à l’évaluation, voilà ce qui était promis aux fans. Et ils ont vu ! Une saison catastrophique sur tous les plans, une campagne sauvée in extremis en dernière semaine grâce à une victoire face aux rivaux de Cleveland. Et la dernière place de la ligue. Oui, mais cette descente aux enfers a ouvert la voie à la rédemption sous la forme du premier choix de la draft. Une occasion en or de mettre la main sur le visage de l’avenir en la personne de Joe Burrow.

Sur la lancée, la reconstruction s’est mise en place immédiatement. Un grand ménage dans l’effectif – principalement en défense – ainsi qu’une activité inhabituelle sur le marché libre pour recruter à prix d’or des talents qui faisaient cruellement défaut, et les Bengals amorcent la saison 2020 avec de toutes nouvelles ambitions. Pourtant, le travail accompli sera-t-il suffisant ?

La saison dernière : 2 victoires – 14 défaites, derniers de la division AFC Nord. Pas de playoffs.

Mouvements à l’intersaison

C’est la révolution dans la maison tigrée ! Le management a décidé de faire fi de la tradition d’immobilisme de la franchise et a démarré la reconstruction tambours battants. Il faut dire que la saison 2019 a été (de nouveau) abyssale. Cincinnati a proposé la 26e attaque (19e dans les airs, 25e au sol) et la 29e défense (21e contre la passe, 32e contre la course) de la ligue, n’arrivant qu’à arracher deux victoires et la cuillère de bois. Les tigres ont su parfois se montrer menaçants, mais jamais décisifs.

Armés du premier choix de la draft, les Bengals ont opté pour le renouveau au poste de quarterback, remerciant Andy Dalton après de longues années de service. Disparus également l’inconsistant Tyler Eifert (TE), une partie du front seven, et la moitié de la couverture aérienne. Pour relever la tête, Cincy a tout d’abord lourdement investi sur le marché libre : D.J. Reader (DT, ex-Texans) à signé pour 4 ans et 53 millions de dollars afin de renforcer le centre de la défense, tandis que Trae Waynes (CB, ex-Vikings, 3 ans et 42 millions), Mackensie Alexander (CB, ex-Vikings, 1 an pour 4 millions) et Von Bell (S, ex-Saints, 3 ans et 18 millions) viendront rhabiller une défense anti-aérienne presque complètement new look.

Afin de remanier le cœur de la défense, le second rideau a été adressé via la draft. Des choix du troisième et quatrième tour ont été dépensés sur les prometteurs Logan Wilson (LB) et Akeem Davis-Gaither (LB) pour éviter que les adversaires n’aient qu’à marcher pour avancer. Et pour aider au développement de Joe Burrow, le second tour de sélection a servi à mettre la main sur Tee Higgins (WR), receveur au joli gabarit qui pourrait récupérer la charge de X receiver à l’avenir.

Il ne faut pas oublier les retours de blessure. Absent de puis un an et demi à cause de sa cheville, A.J. Green (WR) jouera la saison 2020 sous le franchise tag. Ouvertement mis à l’écart pour être préservé au cours d’une campagne 2019 rapidement perdue corps et biens, le trentenaire sera d’une grande aide pour le développement de Joe Burrow et rendra l’escouade aérienne un minimum respectable. Les Bengals récupéreront également Jonah Williams (LT), qui a manqué sa campagne rookie à cause d’une épaule en délicatesse. L’ancien premier tour de draft viendra renforcer une ligne offensive qui en a bien besoin et qui reste un énorme point faible de l’attaque tigrée.

Arrivées notables : Mike Thomas (WR), Xavier Su’a-Filo (OG), D.J. Reader (DT), Josh Bynes (LB), Trae Waynes (CB), Leshaun Sims (CB), Vonn Bell (S), Mackensie Alexander (CB)
Re-signatures : A.J. Green (WR), Torry McTyer (CB), Greg Mabin (CB), Alex Redmond (OG), Cethan Carter (TE), Josh Tupou (DT)
Draft : Joe Burrow (QB), Tee Higgins (WR), Logan Wilson (LB), Akeem Davis-Gaither (LB), Khaleed Kareem (DE), Hakeem Adeniji (OG), Markus Bailey (LB)
Pertes notables : Andy Dalton (QB), Tyler Eifert (TE), Cordy Glenn (OT), Andrew Billings (DT), Nick Vigil (LB), Darqueze Dennard (CB), Dre Kirkpatrick (CB), Clayton Fejedelem (S), Hardy Nickerson (LB), B.W. Webb (CB), John Miller (OG)
Ils ont renoncé à la saison à cause de la COVID-19 : DT Josh Tupou, OT Isaiah Prince

Joe Mixon (28) – Cincinnati Bengals. Mandatory Credit: Steve Flynn-USA TODAY Sports

Le(s) point(s) fort(s)

Vues les statistiques défensives on peut s’en étonner, mais le premier rideau est une des forces de Cincinnati et va le rester. D.J. Reader (DT, 54 TKL, 2,5 sacks) vient s’insérer dans une ligne de haut niveau, au milieu des tauliers indéboulonnables que sont Carlos Dunlap (DE, 63TKL, 9 sacks, 2 FF, 8 PD) et Geno Atkins (DT, 47 TKL, 4,5 sacks), associés à un Sam Hubbard (DE, 76 TKL, 8,5 sacks, 1 FF, 3 PD) en pleine ascension. Souvent derrière au score, l’équipe n’a pas pu profiter à plein de cette unité surtout orientée contre la passe et friable contre la course. Reader a été recruté pour remédier à cela et travaillera à relever le niveau de la plus mauvaise défense contre la course de la ligue. Mais une ligne de cette qualité ne peut qu’aider à la transformation de l’escouade entière.

De l’autre côté du cuir, les Bengals proposent un groupe de receveurs bourré de talent. Le retour d’un joueur premium comme A.J. Green en est le point d’orgue. Celui-ci à passé le cap de la trentaine et n’a pas foulé le terrain depuis une saison et demi. Pourtant, quand il est en pleine santé, Green est un joueur dominant et il sera le numéro 1 indiscutable. A ses côtés Tyler Boyd (90 rec, 1046 yards, 5 TD) est une des satisfactions de l’équipe et continue de confirmer qu’il est un receveur fiable et efficace avec une troisième saison à plus de 1000 yards. John Ross (28 rec, 506 yards, 3 TD) est un demi échec, mais il a montré l’an passé qu’il peut ponctuellement percer les défenses adverses pour marquer des touchdowns longues distances. S’ajoutent Auden Tate (40 rec, 575 yards, 1 TD), Alex Erickson (43 rec, 529 yards) et le nouveau venu Tee Higgins. Celui-ci prendra peut être la succession de Green à l’avenir, en attendant il proposera une cible de choix pour aider Joe Burrow dans son développement.

En option rapprochée Drew Sample (TE, 5 rec, 30 yards) est plus un bloqueur qu’un receveur, mais il pourra apporter son aide en protection de passe, et aux blocks en situation de course. C.J. Uzomah (27 rec, 242 yards, 2 TD) quant à lui n’est pas élite, mais il a déjà montré qu’il est compétent dans une certaine mesure dans le jeu aérien en relève de Tyler Eifert, parti pour les Jaguars. Un bon point de départ.

Le(s) point(s) faible(s)

Seules deux équipes avaient une ligne offensive pire que celle de Cincinnati l’an passé d’après Pro Football Focus. La bonne nouvelle concerne le retour de Jonah Williams (LT) dans l’effectif après une saison rookie manquée sur blessure. La mauvaise nouvelle, c’est que le reste de l’escouade n’a pas été renforcé. Bobby Hart (RT) est mauvais en protection de passe et catastrophique pour bloquer à la course. Il jouera à l’opposé de Williams maintenant que Cordy Glenn (OT) a quitté l’équipe. Xavier Su’a-Filo (OG) est arrivé de Dallas – où il n’était que remplaçant – pour mettre de la compétition à l’intérieur de la ligne. Il se battra avec Michael Jordan (OG) et Billy Price (OG) pour un des deux postes de guard. Trey Hopkins (C) sort de sa meilleure saison en carrière, mais se classe tout de même dans le dernier quart des joueurs à sa position. La ligne est LE point noir de l’attaque des Bengals. Les capacités et la mobilité de Joe Burrow seront immédiatement mises à l’épreuve vus les gardes du corps que Cincinnati va lui fournir.

Joe Mixon (RB, 1137 yards, 5 TD à la course ; 287 yards, 3 TD à la réception) jouit d’une bonne réputation au sein de la ligue. Il est considéré comme un des meilleurs coureurs de sa conférence et est le principal tenant du jeu au sol de Cincinnati. Il sort d’une seconde saison à plus de 1000 yards et plus de 4 yards de moyenne, ce qui prouve sa qualité. Il a également fini 2019 avec une moyenne supérieure à 100 yards par rencontre sur les quatre derniers matchs. Pourtant à bien y regarder, toutes ses statistiques sont en baisse par rapport à 2018 malgré une charge augmentée, et ses chiffres annuels ramenés à une moyenne par match ne compte que pour 71 yards produits par rencontre. Sur les semaines 6 et 7 il n’a réalisé que 12 yards en 18 courses face aux Jaguars et aux Ravens. Cela tient peut être au fait qu’il était la seule arme crédible de Cincinnati et que les défenses se sont concentrées à le bloquer en priorité. Le niveau misérable de la ligne offensive n’a pas non plus aidé. Il faut remarquer qu’il n’est pas particulièrement sollicité sur le jeu de passe, et qu’il est loin d’être un spécialiste du block. Ainsi, même si Mixon est un running back de bon niveau, son plus gros défaut est d’être esseulé et mal entouré. Après trois premières saisons qualitatives, Giovani Bernard (170 yards, 0 TD au sol ; 234 yards, 0 TD à la réception) ne produit plus et voit ses statistiques baisser d’année en année. A vrai dire, Bernard ne sert plus à rien et aurait pu être remercié par les Bengals depuis longtemps. Il reste à espérer que Trayveon Williams ou Samaje Perine pourront assurer un minimum de relève et éviter que le jeu de course des tigres ne s’embourbe au moment où ceux-ci cherchent à développer leur quarterback du futur.

Arrivé l’an dernier, le coach Zac Taylor (HC) a pour lui d’avoir côtoyé Sean McVay et d’être jeune. Il a donc un bon profil et est prometteur. Pourtant sa première saison à la tête des Bengals a frisé la sortie de route. Même dans le cadre d’une reconstruction sur les cendres d’une équipe en grosse perte de vitesse depuis des années, finir dernier de la ligue et attaquer la dernière semaine de compétition avec une seule victoire au compteur aurait pu lui couter sa tête. Il ne doit probablement d’avoir conservé son poste qu’à la tradition d’immobilisme du propriétaire et à une victoire en semaine 17 contre l’ennemi intime, les Browns, à Cleveland. Mais Taylor doit désormais être sur la sellette. Il a obtenu son quarterback du futur et remodelé l’équipe en profondeur. Il a été incapable de transcender l’effectif qu’on lui avait donné. Maintenant qu’il a posé sa patte sur l’équipe, il doit réussir. Et vite. Les résultats doivent se voir dès cette année, au risque que les fans ne se retournent contre lui.

Joe Mixon (28) – Cincinnati Bengals. Mandatory Credit: Aaron Doster-USA TODAY Sports

Facteur(s) X

Avec tous les remaniements, les Bengals naviguent en plein flou artistique, De nombreuses positions ayant été lessivées, bien malin qui pourra prédire les performances de l’effectif nouvelle version. Particulièrement touchés, les deux derniers rideaux défensifs ont été les cibles de changements drastiques, et tout se jouera sur les compétences individuelles, l’alchimie collective et la capacité des coachs à organiser des escouades revues en profondeur.

En perdition depuis des années au poste de linebacker, Cincinnati a décidé de retravailler à fond la position. A la recherche d’un joueur capable de plaquer au milieu de la défense, les Bengals ont sélectionné Logan Wilson au troisième tour pour occuper le poste de middle linebacker alors que l’ancien de Wyoming a réalisé 421 plaquages durant sa carrière universitaire. A ses côtés Germaine Pratt (76 plaquages) devrait attaquer sa saison sophomore au poste de Will après une fin de saison rookie prometteuse. Josh Bynes (46 plaquages, 1 sack, 2 INT) est quant à lui arrivé de Baltimore par le marché libre, et aura à charge d’aider à contenir le jeu de course adverse. Akeem Davis-Gaither avait un rôle hybride à Appalachian State, et est capable d’aller chercher le quarterback aussi bien que de couvrir. L’unité pourrait être de nouveau une faiblesse de l’équipe, mais Cincy a essayé de mêler jeunesse et expérience pour reprendre les choses en main.

Les bouleversements défensifs de l’équipe sont tout particulièrement visibles dans la ligne arrière. Dre Kirkpatrick (CB, 33 TKL, 4 passes déviées) et Darqueze Dennard (CB, 37 TKL, 5 passes déviées) ne font plus partie l’équation, tandis que Shawn Williams (SS, 114 TKL, 3 passes défendues, 1 INT) et Jessie Bates (FS, 100 TKL, 9 passes défendues, 3 INT) sont menacés par l’arrivée de Von Bell qui pourrait prendre du temps de jeu sur les deux positions. Victimes du salary cap à Minnesota Trae Waynes (CB, 58 plaquages, 8 passes défendues, 1 INT) et Mackensie Alexander (CB, 38 plaquages, 5 passes défendues, 1 INT) sont arrivés pour combler les trous et relever le niveau. Waynes s’alignera à l’opposé de William Jackson (CB, 37 plaquages, 3 passes défendues, 1 INT) sur l’extérieur, et Alexander jouera son avenir dans le slot où il aura tout à prouver sur la base d’un contrat d’un an. Darius Phillips (CB, 5 plaquages, 7 passes défendues, 4 INT) a montré de bonnes choses avec un temps de jeu limité et il viendra compléter une unité qui s’est grandement améliorée sur le papier.

Les équipes spéciales des Bengals ont fourni une belle saison en 2019. Randy Bullock (K, 27/31) a été solide et reviendra pour une quatrième année, et Kevin Huber (P) sera lui aussi là pour une douzième campagne après s’être classé 10e de la ligue en yards nets. Le soucis est que 2018 était loin d’être brillante. Vue la propension de Cincinnati à punter et à frapper des field goals, la régularité sera clé pour stabiliser les résultats dans une année de transition.

Le joueur à suivre : Joe Burrow (QB)

Evidemment Joe Burrow.

L’attaque de Cincinnati vivra et mourra à travers les performances de son quarterback débutant. L’ancien champion national, lauréat du trophée Heisman, premier choix de la dernière draft, a pour lui son pédigrée impressionnant et des statistiques universitaires qui laissent rêveur. Joe Burrow affole les espoirs depuis sa sélection, et après des années de disette il tient le destin des Bengals dans ses mains. Diablement précis, mobile, doté d’une bonne vision et d’une lecture du jeu basée sur les espaces défensifs, un avenir doré lui est promis.

Mais même le plus beau des rookies ne peut donner que ce qu’il est, c’est-à-dire un produit inabouti et à polir au contact de la grande ligue. Il aura à ses côtés des skill players offensifs compétents sur le papier. Pourtant le jeu au sol parait plus beau qu’il n’est en vérité et la ligne offensive ressemble d’avantage à un château de sable qu’à une forteresse imprenable. Burrow devra composer son apprentissage avec les faiblesses de l’effectif et du coaching, le tout au cours d’une saison qui promet d’être très particulière. Il faudra prendre le temps, construire patiemment et se souvenir que les 20 prochaines années ne se jouent pas sur une seule campagne.

Calendrier

Chargers, @ Browns, @ Eagles, Jaguars, @ Ravens, @ Colts, Browns, Titans, BYE, @ Steelers, @ Football Team, Giants, @ Dolphins, Cowboys, Steelers, @ Texans, Ravens.

La preview audio du Podcast

En résumé

Les Bengals ne sont plus la pire équipe de la ligue, mais ils seront probablement outsiders sur la majorité de leurs rencontres. Le club a joué de tous les leviers afin de relever la tête : le grand ménage dans l’effectif, les joueurs blessés qui réintègrent l’équipe, les recrutements sur le marché libre, les jeunes prometteurs sélectionnés à la draft… Des choix ont été faits, et la franchise regarde désormais vers l’avenir.

Pour autant Cincinnati est-elle prête et armée pour la victoire ? Probablement pas. Les doutes et les faiblesses restent importants, et une autre année sera au minimum nécessaire pour stabiliser l’équipe. La franchise ne fait que commencer sa reconstruction, l’encadrement a montré qu’il avait du mal à sublimer son effectif, et certains cadres irremplaçables devront bientôt être remplacés. Les Bengals n’ont gravit que la première marche vers la rédemption.

Le pronostic : 4 victoires – 12 défaites

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