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[Globetrotteurs] Jay Ajayi : London Calling

Des passeports étrangers ou des parents expatriés. S’il sont tout nés à des milliers de kilomètres des États-Unis, ils ont tous fini par atterrir sur les rectangles verts de la NFL. Voici leur histoire.

Biberonné au football made in UK. Bercé par les exploits de ses Gunners de Titi Henry, Pat Vieira, Dennis Bergkamp et Pascal Cygan. Big Ben tatouée à jamais sur l’épaule droite. Un accent british qui devra se coltiner toute sa vie. Devenu joueur professionnel de FIFA à peine ses crampons raccrochés. Rien ne destinait ce mordu de soccer londonien à devenir l’un des héros de la folle épopée des Eagles jusqu’au Super Bowl LII. Et pourtant.

Union Jay

Jay Ajayi grandit à Hackney, quartier populaire du nord-est de Londres longtemps sinistrement surnommé « Murder Mile » à cause d’un taux de criminalité exponentiel jusqu’à ce que les autorités ne prennent le problème à bras le corps et que la courbe s’inverse enfin au début du millénaire. Tous deux nés au Nigeria, ses parents se rencontrent et tombent sous le charme l’un de l’autre sur les rives de la Tamise. Un enfant de la mondialisation. Vif un ballon rond entre les jambes, vif d’esprit, dès son plus jeune âge, Jay se distingue brillamment sur le terrain comme en salle de classe. Petit, mais étonnamment mature. Il à 7 piges quand son père est muté outre-Atlantique. Un rapide stop dans le Maryland et la famille s’installe pour de bon au Texas, à Frisco, dans le nord de Dallas.

Là-bas, Jay Ajayi ne reste pas longtemps insensible à ce ballon ovale bizarrement  flanqué d’un lacet et tombe vite amoureux de Cowboys qui courent désespérément après leur glorieux passé. Ado, il intègre la Liberty High School de Frisco et fait parler ses qualités de sprinteurs sur la piste d’athlé avant d’enfiler casque et plastron pour aller défouler ses jambes hyperactives sur le terrain hachuré de blanc. Par hasard. Il est en CM1 ou CM2, il ne sait plus trop, quand un de ses camarades l’invite à assister à son entraînement de football. Installé peinard sur le bord du terrain, l’un des coachs le prend par erreur pour un joueur et l’envoie sur un atelier.

« Il m’a dit d’approcher et en gros ils nous ont demandé de courir autour d’un arbre et j’ai battu tout le monde, » raconte-t-il à l’Idaho Press en août 2014. « Il se sont demandés de quoi j’étais capable avec un ballon sous le bras. J’en ai attrapé un et depuis je ne l’ai plus lâché et aujourd’hui encore je suis running back. »

Junior, malgré les contacts de son père auprès d’une fédération nigériane très intéressée par le profil du gamin, Jay remballe ses rêves de carrière internationale sous le vert des Super Eagles et renonce définitivement au soccer pour se consacrer uniquement à son nouveau dada. Le football. L’autre football. Car s’entêter dans ses rêves de ballon rond aurait sûrement impliqué un énième déménagement. Sans doute un retour à la case départ sur le bord de la Tamise même. Seulement, l’ado aime sa nouvelle vie. Il aime ses amis. Il n’est pas prêt à tout quitter. Plutôt larguer le futbol que sa vie américaine. Pour leur saison de junior sous les couleurs des Redhawks, le nouveau footeux à temps plein et son pote Malcolm Hill se partagent équitablement 40 touchdowns. Mais quand l’équipe type de district de la saison sort, le londonien se fait griller la politesse par son ami et la pilule ne passe pas.

« Jay apprend qu’il est sur la deuxième équipe et il est dégoûté, » se remémore Hill dans les pages web d’ESPN en février 2018. « Je l’ai jamais vu en colère à ce point. »

Devant la rage de son ami, Malcolm fait profil bas malgré l’immense fierté qui l’assaille. « Ça n’arrivera plus jamais… L’année prochaine ils me mettent sur la première équipe, » promet Jay. L’ado se transforme alors en bourreau de travail, bien décidé à ne plus jamais revivre pareil affront. Un stakhanoviste. Une jolie poussée de croissance, un été passé à soulever de la fonte grâce auquel il prend près de 10 kilos de muscle, le voilà prêt pour la guerre. Sa guerre. Senior, il allume sa console, lance NCAA Football 2011, se cale tranquillement sur le mode freshman et met dérouillée sur dérouillée aux défenses adverses. 13 matchs, 225 courses, 2240 yards, 35 touchdowns, des t-shirts floqués Jay Time qui envahissent les couloirs de tout le lycée, son instant de gloire. Face au rival de district, il n’a besoin que d’une mi-temps pour planter 5 touchdowns. Indécent. Il pousse même le vice à être couronné roi de la promo. La star du bahut.

Le lycée achevé, modeste recrue 3 étoiles d’après rivals.com malgré des stats à se pâmer, Ajayi opte pour le dépaysement. En dépit de la pléiade de programmes universitaires prestigieux qui pullule au Texas, le running back change radicalement de décor et va se perdre dans les paysages escarpés et sauvages de l’Idaho où il aura la lourde tâche de faire oublier l’explosif Doug Martin. Mais avant, il devra passer par une année cauchemardesque sapée par un genou qui vole en éclat et assombrie par une condamnation à 400 balles d’amende et 5 jours de taule (auxquels il échappera en échange d’heures de colle) pour avoir volé des fringues de sport au Wallmart. À deux doigts de le virer purement et simplement du programme, Chris Petersen renonce finalement, mais Jay devra regagner la confiance de son coach et celle de tous ceux pour qui il compte. Coéquipiers, amis, famille. Pour ce chrétien dévoué, un message d’alerte divin reçu cinq sur cinq.

En trois saisons sur le terrain bleu de Boise State, il empile les yards à vitesse grand V et devient le 4e coureur le plus prolifique de l’histoire des Broncos. Après une première campagne où il partage le boulot et tourne à une jolie moyenne de 6,7 yards par course en dépit d’un volume de jeu limité, il triple son nombre de ballons dès l’année suivante et s’impose comme le métronome d’une attaque orpheline du bras gauche de Kellen Moore, parti tenter vainement sa chance chez les pros. En 2014, véritable workhorse  des canassons pour sa dernière saison universitaire, il touche près de 500 fois le ballon en attaque, plus qu’aucun autre joueur au niveau FBS, et est le seul à pouvoir suivre la cadence infernale imposée par Melvin Gordon au nombre total de yards engloutis en attaque. 

Dans la lutte à distance trois étoiles qu’il mène avec le coureur de Wisconsin et Todd Gurley, Ajayi puise une motivation sans limite. Et quand il sent ses jambes se ramollir sous le poids de l’effort ou de la pression, en bon anglais aux goûts aussi insondables que douteux, il s’enfile un petit shot de jus de cornichon. Avant le match, à la mi-temps, n’importe quand, un étrange rituel dont il ne saurait se défaire après une saison couronnée de succès sur tous les plans. 1823 yards au sol, 535 dans les airs, 32 touchdowns tous célébrés par l’inévitable Jay Train, le premier titre de conférence de l’histoire du programme bleu et des adieux sur un triplé au sol lors d’un Fiesta Bowl idyllique, un avenir professionnel prometteur tend les bras à l’Angliche et ses dreads bicolores. 

« Jay Train, c’est un peu mon alter ego sur le terrain, je cours comme un train, j’essaie de passer à travers tout le plus vite possible pour me rendre au terminus. Et le terminus pour moi, c’est la endzone, » explique-t-il à SB Nation en 2015. « C’est clairement une célébration que je vais continuer à faire. Ça fait partie de moi en tant que personne et que joueur. » 

Quand la saison 2014 touche à sa fin, Ajayi s’arrange une date avec son coach et les deux hommes en viennent à la conclusion logique : il est temps d’aller se frotter aux papas de la NFL. Une campagne aboutie de bout en bout, une fiche statistique à baver, le coureur n’a plus rien à prouver et rempiler pour une année de plus pourrait se révéler nettement plus préjudiciable que bénéfique. Surtout pour un gars au passé médical immaculé depuis son année de redshirt freshman. 

Et soudain, Jay a jailli

Taille et poids idéaux pour les standards NFL, receveur naturel aux mains de velours, une carrière NCAA prolifique, un enthousiasme contagieux, c’est avec un CV en béton armé qu’il se pointe au Combine en février 2015 après de longues semaines d’une préparation intensive sur le bord des plages de San Diego en compagnie de Melvin Gordon. Hors de question de se planter à Indy. Hors de question d’oublier de prendre du plaisir aussi. Partagé entre impatience et appréhension, il va livrer une copie à faire pâlir M. Propre et prendre un pied fou à bavasser avec les représentants de plus d’une vingtaine de franchises et se mesurer à ses pairs de promo sur le terrain du Lucas Oil Stadium. Coureur complet avec tous les traits pour réussir dans la NFL, les scouts sont unanimes sur une de ses rares lacunes : ses qualités de bloqueur sur situation de passe. Surtout pour un gamin appelé à devenir un three-down running back. Rien d’insurmontable pour un Jay qui prend authentiquement plaisir à bosser pour s’améliorer.

Considéré comme l’un des coureurs les plus complets et NFL-ready de la cuvée 2015 par bien des observateurs, Ajayi ne semble pourtant pas susciter l’engouement des coachs et GM et va inexorablement reculer des boards à mesure que le jour J approche. Attendu au 2e tour, au 3e au pire, Jay et ses proches sont tous rassemblés dans sa maison d’enfance, à Plano, Texas. Kemi, sa mère, a passé des heures aux fourneaux pour ravir les papilles d’invités venus du Maryland, du Nouveau Mexique et du Canada même pour les plus courageux. Le champagne attend paisiblement son heure, bien au frais dans la glace. La journée s’annonce belle. À 10 minutes de bagnole à peine, la franchise de Dallas est en train de construire un second Cowboys Fit, une salle de sport sauce Jerry Jones. Il y a quelques semaines, Jay dînait avec Gary Brown, coach des running backs texans avec plein de belles promesses au menu.

Les Boys sont déterminés à drafter un coureur dans les 3 premiers tours lui assure-t-il. Todd Gurley, Mevin Gordon, Ameer Abdullah, T.J. Yeldon, toutes les cibles prioritaires de Dallas déjà casées, Jay sent que son heure est proche à l’attaque du 3e tour. 27e choix, l’impatience grimpe, Jerry’s World is on the clock. Avec le 91e pick général, les Cowboys sélectionnent Chaz Green, offensive tackle. Cruelle désillusion. Promesses en l’air. Ils ne drafteront pas le moindre running back finalement. « Un des pires jour de ma vie, » tranche Jay. Face à tous les invités venus célébrer avec lui, il est sans mot. « Ça n’était pas pour aujourd’hui. Je n’ai aucune explication. » 

Dans le viseur, son genou. Un genou qui aurait, au pire, convaincu plus d’un médecin de le déconseiller purement et simplement, ou, au mieux, de l’envisager un ou deux tours plus tard que prévu. Un risque plus mesuré. Pour Jay, incompréhensible. Depuis sa blessure en 2011, il n’a pas raté le moindre match à cause de son genou. Un ou deux entraînement tout au plus. Sélectionné en 10e position au général, Todd Gurley n’a même pas rejoué une seconde depuis que son genou a lui aussi volé en mille morceaux. Une fausse excuse. Le lendemain, les 40 invités de la veille ne sont plus que 15. Ajayi ne sera finalement que le 14e running back sélectionné parmi les 22 heureux élus de la cuvée 2015. Un choix de 5e tour. Presque insultant, mais l’important est ailleurs : il est un joueur de football professionnel dans la NFL. La même dont le logo sera bientôt tatoué sur sa colonne vertébrale.

Plages de sable fin, chaleur de plomb, architecture art déco, Jay Ajayi découvre une Miami aux antipodes de Boise State. Vivante, bouillonnante, extravagante. Après une année de rookie contrariée par un blessure aux côtes en fin de préparation, où il doit se contenter d’un rôle de figurant derrière un Lamar Miller qui n’atteindra même pas la barre des 900 yards avant de filer à Houston au printemps suivant, le natif de Londres se retrouve en pôle position pour prendre les commandes du jeu au sol. L’occasion de prouver à tous ceux qui n’ont pas cru en lui qu’il se sont royalement plantés. Car l’Anglais est orgueilleux. Peu importe le sport.

Jay a beau avoir abandonné le ballon rond depuis une plombe désormais, même à Miami, il n’en demeure pas moins un passionné. Chaque semaine, il suit religieusement les contre-performances d’Arsenal. Tous les 4 ans, il vibre au rythme du mondial. S’il n’a pas joué un match depuis qu’il a largué la baballe ronde pour le ballon à lacet, il ne rate jamais l’occasion de faire quelques jongles et virgules face à des adversaires imaginaires dans le fond de son jardin. Surtout, il est convaincu que ses années de footballeur ont forgé le running back qu’il est devenu. Agile malgré un physique imposant, il a conservé toute la finesse et l’équilibre qu’imposent un sport qui se pratique avec ses pieds. Précision de chacun de ses appuis, changements de direction rapides, accélérations et décélérations brusques et du cardio, beaucoup, évidemment.

« […] Je pense que ça m’a clairement façonné en grandissant, quand j’ai commencé le football tout en continuant à jouer au soccer. Quand j’ai dû faire la transition vers le football et le poste de running back, j’ai conservé certains de mes moves, » explique-t-il à Louis Bien de SB Nation en mars 2015. « Et c’est évident que ça m’a aidé à progresser et devenir un joueur avec un jeu de jambes rapide et un panel de skills que j’utilise encore aujourd’hui. »

Blagueur hors pair et naturellement jovial dans la vie de tous les jours, Jay se métamorphose en bête de compétition sur le terrain. « Je déteste perdre. » Compétiteur possédé, il se sent gagné par ses émotions et la pression une fois sous son casque. L’envie de ne pas décevoir. De ne pas se décevoir. Gagner à tout prix, en mettant toute la rage, l’énergie, la passion et l’envie qui l’animent au plus profond de lui. Dr. Jekyll and M. Hyde. Un mental de prédateur qui va le projeter sur le devant de la scène en 2016.

Couronné titulaire à l’attaque de la préparation, il galère à s’ajuster au nouveau schéma de zone adopté par le staff et est détrôné par le vétéran Arian Foster après un fumble fatal pour le dernier match de préparation. Compétiteur acharné, il refuse même à l’ancien Texan de lui céder son numéro 23. Pris en grippe par Adam Gase, avec qui il entretient une relation qui vire tranquillement au délétère, il est désactivé et laissé sur le tarmac de Miami pour le premier match de l’année à Seattle. Plus qu’un match, ce sont des retrouvailles avec Chris Petersen, son ancien coach à Boise State devenu stratège des Huskies de Washington, là où s’entraîneront les Dolphins, que va manquer Jay. Dur à avaler.

« Ça a été un rappel à la réalité, » explique Adewon Tayo, son meilleur ami d’enfance, à Bleacher Report en novembre 2016. « Il a pris tout ça comme un homme. Ça a rechargé ses batteries puissance mille. Il était motivé comme jamais. »

S’il retrouve le groupe pour la venue des Pats, il doit se contenter de miettes. Puis tout se bouscule. Foster se blesse, décide subitement de raccrocher et Jay est à nouveau en odeur de sainteté avec son coach. 204 yards en semaine 6 face aux Steelers. 214 contre les Bills sept jours plus tard. Il devient le 4e homme à enchainer deux performances au-delà des 200 yards aux côtés d’OJ Simpson, Earl Campbell et un autre Dauphin, Ricky Williams. Amorcée au ralenti, il achèvera la saison 2016 en trombe. 1272 yards, 8 touchdowns, il fait désormais parti du gratin de la ligue au poste de running back.

Le 4 février 2018, enrobé dans un drapeau de l’Union Jack, un sourire Colgate qui fait ressortir ses dents en or en travers de la face, confortablement installé dans des crampons couverts d’emojis à son effigie, Jay savoure l’un des plus beaux jours de sa vie au milieu de la pelouse jonchée de confettis du US Bank Stadium de Minneapolis. Il vient de gagner le Super Bowl. 52 yards au sol, telle aura été sa contribution à l’un des Big Games les plus zinzins de l’histoire. Une orgie offensive jamais vue. L’Anglais savoure.

« C’est spécial, » lâche-t-il au Telegraph. « Quand on sait d’où je viens, quand on connaît mes racines. Se retrouver aux States et même devenir champion du Super Bowl, c’est rare de vivre des choses pareilles quand on vient de Londres. »

Reconnaissance. C’est le mot qui revient encore et encore dans la bouche d’un Ajayi qui peine encore à prendre toute la mesure de l’exploit. Groggy. 

« J’ai parcouru tellement de chemin, affronté tant de challenges, l’adversité, tout ça, et malgré tout, être capable  de toucher et d’embrasser le Trophée Lombardi et de me dire que je viens de gagner le Super Bowl, c’est la meilleure sensation au monde. Je suis tellement honoré, et je prie pour que quelqu’un soit inspiré par mon histoire. »

Trois mois plus tôt, cette folle soirée Minnesotan était impensable. Jusqu’au 31 octobre, jour où Adam Gase et les Dolphins décident sans prévenir de le bazarder en échange d’un choix de 4e tour. Une petite plus-value au passage. Sacrifié sur l’autel d’une saison médiocre au prétexte d’une influence néfaste dans le vestiaire. Le bouc émissaire idéal. Miami matera les playoffs à la téloche. Jay, lui, sera au coeur de l’action. 

« Je n’ai rien venu venir, » raconte-t-il au Guardian en 2018. « J’allais au travail comme n’importe quel jour, on me convoque au bureau et on me dit, ‘On t’envoie à Philly.’ Deux ou trois heures plus tard, j’étais dans un avion direction Philadelphie. »

Direction Super Bowl. Si la pilule est dure à avaler sur le coup, les quelques heures de vol qui séparent Miami Beach de la Pennsylvanie laissent à Jay tout le temps qu’il faut pour prendre la mesure de l’opportunité qui se présente à lui. Emmenés par un Carson Wentz déguisé en candidat au titre de MVP, les Eagles n’ont perdu qu’une seule de leurs 8 premières rencontres de la saison. La sauce prend immédiatement avec son nouveau pote du sol LeGarrette Blount. Ça clique aussi avec Nelson Agholor, lui aussi d’origine nigériane. Corey Clements est surpris par son accent british, lui. Le rookie n’avait aucune idée que son nouveau coéquipier avait passé les premières années de sa vie à Londres. Même quand le quarterback tombe au champ d’honneur, Nick Foles le Magnifique assure l’intérim avec maestria. Rien ne semble pouvoir se mettre en travers du chemin des Eagles.

Puis comme une histoire sans lendemain, Jay va s’enliser. Placé sur la réserve des blessés dès la semaine 5 la saison suivante, il n’est pas prolongé. Finalement re-signé en novembre 2019 lorsque Darren Sproles se blesse, il ne touche que 10 misérables ballons dans l’anonymat total. Clap de fin sur une carrière aussi intense qu’éphémère. Le 7 janvier dernier, il signe avec Philadelphie. Le Union. Pas besoin de crampons, de casque et de plastron, juste d’un canap et d’une paire de mains. Devenu joueur professionnel d’eMLS League Series One, il renoue avec son premier amour. Le ballon rond.

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