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Field Advisor Histoire New England Patriots

Field Advisor : le Foxboro Stadium des New England Patriots

Gros plan sur l’ancien domicile des Patriots.

Nouvelle structure, rénovation, future implantation… qu’importe l’avancée du projet, le stade demeure l’élément de base pour chaque franchise. Il représente à la fois un véritable moyen de pression auprès des municipalités et une extraordinaire machine à cash pour les équipes. Au cours de ce tour d’horizon, TDActu vous propose de découvrir les spécificités de chaque enceinte. Cette nouvelle phase vous emmène découvrir les illustres anciens, pour la plupart, disparus à l’heure actuelle, mais qui ont abrité les plus belles heures de la discipline.  

Direction le Massachusetts pour nous plonger dans l’histoire du Foxboro Stadium de Foxborough.

Informations

Nom : Foxboro Stadium (1990-2002). Avant cela, Schaefer Stadium (1971-1982) puis Sullivan Stadium (1983-1989).
Adresse : 60 Washington Street, Foxboro, MA 02035
Naming : Schaefer Brewing Co.(150 000 $, 1971-1982)
Rénovations majeures :
1993 (10 millions de dollars).
Équipes résidentes NFL : New England Patriots (1971-2002).

Propriétaire :
Stadium Management Corporation (1970-1988), puis Robert Kraft (1988-2002)
Architecte :
David M.Berg Associates Inc., Finch/Heery
Constructeur : J.F White Construction
Surface : Poly Turf (1971-1976), AstroTurf (1977-1990), herbe naturelle (1991-2002).
Toit : pas de toit.

Capacité : 61 114 (1971), 60 999 (1972), 61 279 (1973-1977), 61 297 (1978-1983), 60 890 (1984-1987), 60 794 (1988-1994), 60 292 (1995-2002).
Suites :  42
Parking : 13 800 places.
Technique : 1 écran géant.

Début de la construction : 23 septembre 1970
Inauguration : 15 août 1971.
Coût : 7,1 millions de dollars

Premier match : 19 septembre 1971, New England Patriots – Oakland Raiders : 20-6
Dernier match : 19 janvier 2002, New England Patriots – Oakland Raiders : 16-13, après prolongation.
Démolition :
hiver 2002

Le stade

Le Foxboro Stadium était un stade très basique mais avec un gros avantage, celui d’avoir une excellente visibilité avec de bonnes places partout. C’était d’ailleurs l’un des seuls points positifs. Le bâtiment ne ressemblait guère à un lieu professionnel. Conçu et construit simplement, l’installation comportait une tribune à un seul niveau de chaque côté du terrain, et quelques sièges derrière les deux end-zones. Sans toit, le bâtiment était complètement ouvert aux intempéries : incroyablement chaud en été et absolument glacial une fois l’hiver venu.

Par soucis d’économie, il y avait peu de place individuelle présente. Les architectes ont préféré opter pour de grands bancs en aluminium avec un dossier élevé. Niveau technique pas grand-chose à se mettre sous la dent. Seul un tableau d’affichage était situé au niveau de la tribune Sud. Les alentours étaient tout aussi désertiques. Son emplacement loin des centres urbains de Boston et Providence impliquait qu’il y avait beaucoup d’espace libre autour, avec seulement de vastes parkings présents.

Photo : Curbed Boston.

Un peu d’histoire

Les Patriots ont beaucoup voyagé pendant les premières années de leur existence. Au cours des dix premières années au sein de l’American Football League, ils ont tour à tour évolué au Nickerson Field (1960-1962), Fenway Park (1963-1968), Alumni Stadium (1969) et Harvard Stadium (1970). La fusion AFL-NFL a poussé la franchise à trouver un domicile permanent, aucun des anciens stades ne répondait aux normes minimales en matière de capacité ou d’installations requises. Dans un premier temps, la franchise avait proposé une nouvelle enceinte d’une valeur de 16 millions de dollars à la ville de Boston. Mais face au refus de la municipalité, elle s’est tournée vers la banlieue pour obtenir satisfaction. Là aussi, nouveau problème. Le seul stade de la région assez grand était la dernière demeure en date, mais l’université d’Harvard a refusé de le louer à long terme aux Patriots. Sans domicile potentiel, plusieurs groupes d’investisseurs de Memphis, Tampa Bay, Seattle, Portland, Birmingham et Jacksonville ont fait des offres dans l’espoir d’accueillir l’équipe. Afin de garder la franchise sur place, E.M Loew, propriétaire du Bay State Raceway, a offert 6 hectares de terrain adjacents à la piste pour la construction d’un stade. Le site était situé à Foxboro, à moins d’une heure de Boston, Worcester et Providence. Le propriétaire de l’équipe, Billy Sullivan a privilégié l’emplacement au détriment de divers endroits à Saugus, Sturbridge, Haverhill et Salem, dans le New Hampshire, annonçant sa décision au public le 4 avril 1970. Il faut dire aussi que Foxboro était la seule ville dont les élus étaient favorables à la tenue d’éventuelles rencontres le lundi soir.

Les choses ont bougé rapidement par la suite. Deux semaines plus tard, les habitants ont approuvé par un vote la décision, et la construction a pu démarrer le 23 septembre suivant. Construit par une société locale, JF White Contracting Co., l’ensemble du stade a été construit pour un coût total de 7,1 millions de dollars, dépassant de 200 000 $ dollars les premières estimations. Mais l’intégralité des fonds provenaient d’entités privés, chose rare à cette époque. Même son de cloche au niveau du nom choisi. Sullivan a persuadé la brasserie Schaefer Brewing Co. d’accoler son nom à l’installation moyennant 150 000 $. L’un des premiers accords de dénomination du pays. Comme la majorité des sites sportifs nord-américains construits dans les années 70, le Schaefer Stadium a adopté une surface en gazon artificiel, optant pour un modèle Poly Turf.

La rencontre inaugurale a eu lieu moins d’un an après la pose de la première pierre. 327 jours exactement. Le 15 août 1971, les Patriots ont fait leurs débuts face aux New York Giants en présaison. Une victoire 20-14 devant 60 423 spectateurs au cours de laquelle Gino Cappelletti a inscrit les premiers points de l’histoire du bâtiment sur un field goal de 36 yards. Pour la première rencontre officielle, les locaux ont ensuite vaincu les Raiders 20 à 6 le 19 septembre suivant.

Photo : Stadium Journey.

Améliorations

Le premier changement notable est intervenu en 1977 avec le remplacement de la surface synthétique d’origine par un modèle AstroTurf. Cinq ans plus tard, à l’expiration du contrat de dénomination, Anheuser-Busch a récupéré possession des droits. Plutôt que d’apposer une de ses marques sur l’installation, elle a accepté de nommer le stade en l’honneur de la famille Sullivan, alors propriétaire majoritaire des Patriots. Le nom de Sullivan Stadium a pris effet le 23 mai 1983. Après la faillite de l’homme d’affaire, Robert Kraft a racheté le stade en 1988 et s’est empressé de renommer le lieu Foxboro Stadium, en référence à la localisation géographique (1989). Une pelouse en herbe naturelle a fait son apparition en 1991 et deux ans plus tard, le nouveau patron a investi 10 millions de dollars pour améliorer le confort sommaire, sans faire de folies. Pour accueillir la Coupe du Monde de soccer (et plus tard, l’équipe locale de MLS), plusieurs rangées de sièges ont été supprimées afin d’aménager un terrain aux dimensions acceptables pour la FIFA. Cependant, le bâtiment restait toujours très en retard par rapport à ses homologues, et même avec la nouvelle enveloppe promise de 60 millions de dollars, l’écart serait difficile à combler.

Photo : Scolin’s Sports Venues Visited.

Fermeture

À la fin des années 1990, Foxboro Stadium était devenu fonctionnellement obsolète selon les normes modernes de la ligue. Malgré d’excellentes lignes de vue et moins de problèmes que les stades polyvalents d’autres villes, l’enceinte était dépassée. Elle avait été construite de manière peu coûteuse, avec des éléments architecturaux communs et très peu d’équipements modernes. Avec une capacité légèrement supérieure à 60 000 places (seulement 10 000 de plus que la capacité minimale acceptée par la ligue), il s’agissait de l’un des plus petits stades. Il était également presque entièrement exposé aux éléments, avec peu de protections présentes pour les fans en cas d’intempéries. Présente près de la ligne des 50 yards, une seule petite partie des sièges avait un dossier. La plupart des spectateurs devaient s’asseoir sur des bancs en aluminium, et apporter leurs propres coussins au stade, surtout par temps froid lorsque les bancs étaient glacés. Il manquait également de suites de luxe, une source de revenus de plus en plus importante à partir de cette période. L’évacuation des eaux usées n’ont pas été conçues pour accueillir de grandes foules, ce qui est devenu évident lorsqu’un problème d’égout a fait déborder les toilettes lors du tout premier match. Les responsables du stade ont alors été contraints d’ajouter des toilettes portables pour soulager le réseau jusqu’aux dernières heures de l’installation. Enfin, le parking posait aussi quelques soucis. Il fallait bien souvent plus d’une heure pour en sortir, en raison de son emplacement sur une portion près de l’U.S Route 1, et celui-ci se transformait en immense mare boueuse les jours de pluie.

En coulisse, les propriétaires de l’équipe ont tour à tour été confrontés à des problèmes financiers. La famille Sullivan avait perdu des millions en faisant la promotion du Jackson Victory Tour en 1984. En raison de leur richesse relativement modeste par rapport aux autres patrons, ils ont mis en gage le stade comme garantie pour la tournée. Mais les revenus de la franchise n’ont pas suffi à rembourser cette dette. Et avec leur argent immobilisé dans l’équipe, les Sullivan ont discrètement mis l’équipe et le stade en vente. Victor Kiam s’est porté acquéreur en 1989. Le stade a lui fait faillite, racheté par le magnat du papier Robert Kraft, qui s’est opposé par la suite à toute demande de déménagement de la franchise. Lorsque Kiam et Sullivan ont essayé de vendre à des intérêts de Jacksonville, Kraft a effectivement fait obstacle en refusant de laisser l’équipe lâcher son bail, qui courrait jusqu’en 2001. Paralysé lui aussi par des problèmes d’argent, Kiam a vendu son bien à James Orthwein en 1992. Au bout de deux ans, Orthwein a essayé de déplacer les Patriots dans sa ville natale de St.Louis. Réponse toujours négative de la part du propriétaire du bâtiment, forçant une nouvelle vente du programme sportif professionnel. Lors de la mise sur le marché, Orthwein a indiqué dans le libellé de la convention d’exploitation que tout acheteur potentiel devrait négocier avec Kraft.

Les choses se sont enfin décantées en 1994. Le milliardaire a finalement racheté lui-même la franchise, mais aussi la parcelle de terrain contenant le Bay State Raceway voisin. Il avait désormais toutes les cartes en main pour obtenir un nouveau jouet. Il ne voulait pas pour autant mettre tous ses œufs dans le même panier. Il avait à l’origine d’autres plans pour son terrain et souhaitait un nouveau stade pour rester économiquement compétitif. Plusieurs sites ont été proposés dans le Sud de Boston et à Providence, mais aucune réelle approche ne s’est matérialisée pour accueillir la franchise. Le premier grand projet a été dévoilé peu avant l’arrivée de Robert Kraft aux manettes. En septembre 1993, Lowell Weicker, gouverneur du Connecticut, a présenté à l’assemblée générale de son état un projet de stade à Hartford pour attirer les Patriots. Le projet de loi a été adopté le 27 septembre 1993. En réponse, le Massachusetts a proposé la création d’un « Megaplex » à Boston, qui accueillerait un stade de football, un nouveau Fenway Park pour les Red Sox (MLB) et un centre de convention. Le propriétaire devait payer le stade lui-même et a établi des plans avant que le projet n’arrive aux oreilles de la presse. Face à la pression des habitants et des fans de baseball, l’idée est tombée à l’eau ; Kraft abandonnant par la suite une éventuelle suite à donner avec la ville de Boston. En 1997, nouvel échec dans la quête de l’emplacement idéal. La mairie de Providence a proposé la construction d’un stade couvert de 68 000 places, financé en grande partie par des obligations publiques. Mais faute d’infrastructures suffisantes et au rejet massif des résidents, cette possibilité n’a pas abouti.

Le tournant de cette opération s’est produit en 1998 avec la conclusion d’un accord entre la franchise et l’état du Connecticut pour la construction d’un stade à Hartford. Les dirigeants locaux se sont efforcés de faire du nouveau stade une réalité mais ont rencontré de nombreux obstacles concernant le site d’implantation. Les négociations houleuses et les pressions de la ligue, qui refusait d’abandonner un grand marché médiatique comme Boston pour une population beaucoup plus faible à Hartford, ont eu raison de l’entente entre les deux camps. Kraft s’est résolu à accepter une proposition du Massachusetts qui a enfin conduit au nouveau stade. Après l’échec de plusieurs référendums, le plan prévoyait le financement intégral du bâtiment par le propriétaire à hauteur de 250 millions de dollars. Celui-ci devait aussi s’acquitter d’une redevance d’un million de dollars par an en frais de servitude. La NFL, dans le cadre de sa politique favorisant la création de nouvelles enceintes, a également mis la main à la poche. L’état a quant à lui payé 75 millions de dollars pour l’amélioration des infrastructures autour du stade qui seraient bâties juste à côté de l’édifice existant.

L’ancien et le nouveau stade pendant la construction du Gillette Stadium (The Sun Chronicle).

Les travaux ont démarré le 24 mars 2000 et se sont achevés plus d’un an plus tard, laissant les Patriots faire leurs débuts dans leur nouvelle enceinte dès le début de la saison 2002. Entre temps, les coéquipiers de Tom Brady ont fait leurs adieux au lieu le 19 janvier 2002, au terme d’un match de playoffs qui restera connu comme le Snow Bowl ou Tuck Rule Game (voir plus bas). Quelques jours après, les travaux de démolition ont pu commencer. Le site est aujourd’hui devenu un parking pour son successeur et le centre commercial en plein air attenant, le Patriot Place.

Évènements organisés

Football : domicile des Patriots (NFL) entre 1971 et 2002.

Football universitaire : domicile temporaire de Boston College

Soccer : domicile des New England Tea Men (NASL) entre 1978 et 1980. Domicile des New England Revolution (MLS) entre 1996 et 2002. 6 matchs de la Coupe du Monde masculine 1994, 5 matchs de la Coupe du Monde féminine 1999. Finale MLS en 1996 et 1999 (D.C United – Los Angeles Galaxy à chaque fois). Finale de la Women’s United Soccers Association en 2001 (Bay Arena CyberRays – Atlanta Beat)

Autres : concerts, championnat du monde de Drum Corps en 1994

Rencontres notables

. Semaine 15, saison 1978 : Patriots – Bills : 26-24
Pour le dernier match à domicile de saison régulière, New England était dans l’obligation de gagner afin de remporter son tout premier titre de division Est en AFC. La rencontre ne s’est décidée que dans les derniers instants. Derrières à la mi-temps (7-10), puis distancés au retour des vestiaires sur un touchdown de 32 yards de Terry Miller (7-17), les Patriots pensaient qu’ils devraient encore attendre une semaine avant de célébrer une qualification en playoffs. Mais le jeu au sol local a finalement réussi à tenir le ballon et Steve Grogan a mis son unité en route. Horace Ivory (16 portées, 91 yards) et Sam Cunningham (19 portées, 76 yards) ont fait des dégâts. Au total, les Patriots ont couru 51 fois pour 249 yards. Menant de 3 points dans le dernier acte (24-21), Buffalo a volontairement encaissé un safety. New England a récupéré une dernière possession avec 1 minute 43 restante sur l’horloge. Plus que suffisant pour permettre à Grogan de placer l’équipe à portée de tir pour un field goal. À 8 secondes, David Posey a converti sa tentative à 21 yards de distance, déclenchant un envahissement du terrain. Au milieu du délire ambiant, un fan a écrasé le pied du receveur Harold Jackson, lui brisant le gros orteil.

. Divisional Round, saison 1978 : Patriots – Oilers : 14-31
Comment se tirer une balle dans le pied. Quelques jours avant la rencontre, l’entraineur en chef et manager général, Chuck Fairbanks, a annoncé son départ vers l’université de Colorado à Billy Sullivan. Fou de rage, le propriétaire a suspendu pendant quelques temps son technicien. Pas idéal pour préparer une rencontre cruciale à élimination directe qui a vite tourné au cauchemar. Redoutable pendant toute la saison au sol, Steve Grogan a été contraint de rester dans sa poche à cause d’un genou douloureux. Cantonné à un rôle de passeur pur, il n’a pu tenir la distance (3/12, 38 yards et 2 interceptions), obligé de laisser sa place à Tom Owen. Trop tard. Houston menait déjà 21-0 avec 3 passes de touchdowns de Dan Pastorini. En seconde mi-temps, ils se sont contentés de donner le ballon au rookie Earl Campbell pour faire tourner l’horloge. New England a bien recollé à 10 points mais l’interception Greg Bingham a tué les derniers espoirs de retour. Trois actions plus tard, Campbell a scellé la victoire sur une course de 2 yards, offrant la qualification aux texans.

. Semaine 2, saison 1979 : Patriots – Jets : 56-3
Ce jour-là, tout a fonctionné pour Steve Grogan et les Patriots qui ont enseveli les Jets sous une avalanche de points. Mieux, ils ont établi quatre records de franchise, tout en égalant quatre autres. 5 touchdowns et 315 yards en seulement 13 passes attrapées par ses receveurs pour le quarterback, qui s’est racheté après une première rencontre ratée. Le plan de jeu était simple. Établir un jeu au sol efficace dès le début, puis laisser Grogan choisir sa cible et distribuer de magnifiques spirales pour des touchdowns. À l’autre bout, Stanley Morgan (3 réceptions, 102 yards, 2 touchdowns) et Harold Jackson (3 réceptions, 121 yards, 3 touchdowns) s’en sont donnés à cœur joie. L’attaque a terminé la rencontre avec 597 yards gagnés, et une moyenne de 8,7 yards par action. New York n’a rien pu faire à part inscrire 3 petits points dans le premier quart-temps.

. Semaine 14, saison 1982 : Patriots – Dolphins : 3-0
Le « Snow Plow Game ». Le légendaire Don Shula s’est très longtemps souvenu de cette défaite jouée sous la neige. Aucune des deux équipes n’a pu générer beaucoup d’attaque. 23 passes tentées au total au milieu d’une production qui s’est tournée quasi exclusivement vers le jeu au sol. Alors que le match semblait se diriger vers une égalité sans point, les Patriots se sont assez rapprochés pour tenter un field goal. Durant le temps mort demandé juste avant sa tentative, Mark Henderson, un détenu en liberté surveillée de la prison d’état de Walpole, a conduit son engin sur le terrain pour dégager les lignes. Suivant les instructions du banc de touche, Henderson a fait « un écart » pour éviter le regroupement de joueurs, libérant ainsi la zone où John Smith allait frapper son coup de pied. Une tactique qui a permis à New England de rentrer son coup de pied et de l’emporter, non sans déclencher la colère de Shula, hors de lui après la rencontre.

 . Semaine 18, saison 1993 : Patriots – Dolphins : 33-27, après prolongation
Avec trois égalités, trois changements de leader et des gros jeux à la pelle, ce match méritait d’être rappelé. Sur une série de 3 succès de rang, les Patriots espéraient non seulement terminer l’année sur une note positive, mais surtout priver Miami de playoffs. Les locaux ont rapidement pris les devants (10-0) et Drew Bledsoe a lancé sa première des quatre passes de touchdown du jour en direction de Ben Coates. Les visiteurs ont recollé dans le second quart-temps, laissant aux joueurs de Bill Parcells trois points d’avance à la pause (10-7). La seconde période a été un véritable festival offensif, avec 27 points inscrits au total rien que dans le dernier quart-temps. Incapable de départager les deux formations, le match a filé en prolongation. Et c’est finalement New England qui a eu le dernier mot. Frappé par Marco Coleman au moment de lancer sa passe, Bledsoe a eu le temps d’envoyer une bombe de 36 yards vers Michael Timpson pour le touchdown de la victoire.

. Semaine 11, saison 1994 : Patriots – Vikings : 26-20, après prolongation
Un tournant dans la carrière de Drew Bledsoe. Cette victoire était la première d’une série de 7 consécutives qui ont propulsé les Patriots en playoffs. Un retour après 8 ans d’attente. Surtout, le quarterback a établi ce jour-là des records NFL (45/70), et de franchise (426 yards) à la passe. Le tout sans sack, ni interception, mais avec 3 touchdowns. Une prestation 5 étoiles qui s’est mise en place à partir du 3e quart-temps après une première mi-temps atroce et à sens unique (20 à 3 pour les visiteurs). Si l’attaque a performé après la pause, c’est surtout le coordinateur défensif Al Groh qui a vraiment fait bouger les choses. Furieux de ses joueurs et sans ajustements logiques à faire, il a pris une pelle et l’a tenu au-dessus de sa tête tout en leur demandant quand ils allaient se mettre au travail. Groh a apporté l’outil sur le bord de touche et l’a planté dans le gazon, le long de la ligne de touche, en rappel à son discours. Message reçu 5/5. Soudainement, l’unité a trouvé le moyen de stopper Warren Moon, Qadry Ismail et Terry Allen. En mode « 2 minutes drill», l’attaque a montré un tout autre visage pour arracher la prolongation au terme d’une mi-temps à sens unique. Dans la même veine, New England a attaqué ce temps supplémentaire avec la possession. Et ils n’ont jamais rendu la balle, Bledsow trouvant son fullback Kevin Turner dans le coin gauche de la end-zone, un peu à la surprise générale.

. Semaine 4, saison 1996 : Patriots – Jaguars : 28-25, après prolongation
Les Patriots ont dominé largement de jeunes Jaguars au cours de la première mi-temps (22-7). Personne n’imaginait que le match pouvait basculer en prolongations, Jacksonville accumulant les pénalités (17 pour 148 yards). Et pourtant. Les locaux n’ont plus inscrit qu’un field goal de toute la seconde mi-temps. Les visiteurs ont décidé de s’en tenir à une approche offensive pour revenir progressivement et égaliser dans le dernier acte à la surprise générale. New England a gagné le tirage au sort, faisant bonne usage de cette opportunité. Deux passes complétées pour Shawn Jefferson (6 yards) et Terry Glenn (32 yards), plus une interférence de passe de 12 yards ont mis en bonne position Adam Vinatieri qui n’a pas tremblé au moment de délivrer son équipe.

. Divisional Round, finale AFC, saison 1996 : Patriots – Steelers (28-3), Patriots – Jaguars (20-6)
La première victoire à domicile en playoffs dans l’histoire de la franchise. La différence s’est faite rapidement, à l’issue d’une première mi-temps à sens unique pour les locaux (21-0). Sous un épais brouillard, les supporters avaient ainsi à peine vu les touchdowns de Curtis Martin (par deux fois) et Keith Byars. Le reste de la partie n’était qu’une formalité. La défense du coordinateur Al Groh avait fait des merveilles durant les 60 minutes de football. Elle a contenu Jerome Bettis à 43 yards en 13 portées et intercepté à deux reprises Mike Tomczak, ouvrant les portes de la seule et unique finale de conférence disputée sur place. Un ticket validé par le 3e touchdown du jour de Martin. La finale s’est déroulée sans accrocs, face à de jeunes Jaguars, qui n’en étaient qu’à leur 2e année d’existence. Enfin presque sans accroc si l’on excepte une coupure de courant qui a retardé le match de 11 minutes au début du second quart-temps. Une fois de plus, c’est le plan défensif mis en place qui a eu raison des espoirs de Jacksonville, avec Willie McGinest et Chris Slade positionnés en espions sur Mark Brunell. Le quarterback n’a pu être aussi efficace qu’à l’accoutumée, avec deux interceptions. Comme un symbole, les derniers points ont été inscrits par Otis Smith sur un fumble recouvert de 47 yards, permettant à New England de se qualifier pour un nouveau Super Bowl.

. Semaine 3, saison 1997 : Patriots – Jets : 27-24, après prolongation
Le retour de Bill Parcells ou le Tuna Bowl I, comme il avait été baptisé à l’époque. Il y avait un peu de tout. Parcells, l’ancien entraîneur maison qui avait emmené les Patriots au Super Bowl un an plus tôt. Des joueurs qu’il avait laissés derrière lui. Mais aussi la télévision nationale, aux heures de grande écoute, avec des caméras qui filmaient chacun des mouvements de Parcells, ainsi que ceux de son remplaçant, Pete Carroll. Un Carroll qui a également entraîné les Jets trois ans plus tôt. Tous les ingrédients étaient réunis. Sur le terrain, les rivaux de division se sont rendus coup pour coup. Devants pendant toute la première période sans parvenir à creuser l’écart face à un adversaire tenace, les locaux ont cédé les rênes après la pause. Pas pour très longtemps, aucune des deux équipes ne voulant céder. Les Jets ont égalisé à 27 secondes de la fin, et sur l’engagement, ils ont récupéré un fumble de Derrick Cullors sur les 18 yards des Patriots. Position idéale pour l’emporter mais le field goal a été contré, envoyant tout ce petit monde en prolongation. Les défenses ont alors pris le relais et ce combat s’est finalement terminé après le field goal victorieux d’Adam Vinatieri.

. Semaine 12 et 13, saison 1998 : Patriots – Dolphins (26-23) et Patriots – Bills (25-21)
Deux rencontres pour le prix d’une. Sept jours magiques au terme desquels Drew Bledsoe a conduit les siens vers deux retours de dernière minute, alors qu’il avait un doigt cassé sur sa main de lanceur. Les Dolphins ont débarqué les premiers en ville dans l’espoir d’enterrer une bonne fois pour toute les derniers espoirs Patriots. À 3 minutes 22 du terme, ils touchaient au but suite au touchdown de 4 yards de Karim Abdul-Jabbars (19-23). Bledsoe s’est lancé dans une remontée folle, grignotant yard après yard. Dans les deux dernières minutes, il s’est cassé l’index suite à une passe incomplète lorsque son doigt a heurté le casque de Shane Burton. Cela ne l’a pas empêché de continuer. Il a converti deux 4e tentative et offert la victoire grâce à une passe de touchdown en direction de Shawn Jefferson dans les dernières secondes (26-23). La semaine suivante, le scénario était identique. Buffalo avait pris une avance dans le dernier quart-temps sur un touchdown d’Andre Reed et la victoire s’offrait à eux. Mais Bledsoe a fait avancer les Patriots sur 82 yards dans les deux dernières minutes pour sauver son équipe une fois de plus. Cette fois, sans temps mort à sa disposition. Une 4e tentative réussie, une interférence de passe amenant le ballon sur la ligne des 1 yard adverse, avant que le quarterback ne délivre tout un stade sur l’ultime action de la rencontre. Parti sur sa droite, il a lancé une balle parfaite à Ben Coates en fond de end-zone pour le touchdown gagnant (25-21).

. Divisional Round, saison 2001 : Patriots – Raiders : 16-13, après prolongation
Le Tuck Rule Game ou Snow Bowl. Par un samedi soir enneigé, Patriots et Raiders se sont retrouvés lors du tout dernier match disputé sur place. Et quelle rencontre ! New England a pris du retard et s’est retrouvé mené 13 à 3 au début du 4e quart-temps. Le touchdown au sol de Tom Brady à moins de 8 minutes du terme a permis aux locaux d’y croire, mais il semblait que leur saison magique allait prendre fin à 1 minute 43 du terme. Sur un blitz, Charles Woodson a sacké Brady, qui a perdu le contrôle de la balle. Les Raiders ont alors cru qu’ils avaient gagné le match. Sans temps-mort à disposition pour New England, Oakland n’avait plus qu’à courir pour officialiser sa qualification en finale de conférence. Mais ils ont vite déchanté. Les arbitres ont revu l’action et ont inversé la décision initiale du fait du mouvement de bras du quarterback (Tuck Rule). Toujours en vie, les Pats ont dans un premier temps égalisé pour poursuivre la soirée en prolongation. Ramportant le tirage au sort, ils ont fait circuler le ballon pendant plus de 8 minutes, laissant le soin à Adam Vinatieri de rentrer le field goal de la gagne à seulement 23 yards des poteaux. Une action qui fait aujourd’hui encore débat.

En chiffres

Matchs joués : 242, entre 1971 et 2001.

Bilan : Saison régulière : 237 matchs (133 victoires – 104 défaites). Playoffs : 5 matchs (4 victoires – 1 défaite).
Premier match : 19 septembre 1971, victoire contre les Oakland Raiders : 20 à 6
Dernier match : 19 janvier 2002, victoire contre les Oakland Raiders : 16 à 13, après prolongation.

Leader à la passe : Drew Bledsoe : 63 matchs, 1292/2276, 14 643 yards, 80 touchdowns, 63 interceptions.
Leader à la course :
Sam Cunningham : 52 matchs, 722 courses, 2783 yards, 21 touchdowns.
Leader à la réception : Stanley Morgan : 92 matchs, 261 réceptions, 5275 yards, 37 touchdowns.

Meilleur match à la passe : Mark Brunell (Jaguars, 22 septembre 1996) : 23/39, 432 yards, 3 touchdowns, 1 interception.
Meilleur match à la course :
O.J Simpson (Bills, 16 septembre 1973) : 29 courses, 250 yards, 2 touchdowns.
Meilleur match à la réception : Roger Carr (Colts, 18 septembre 1978) : 6 réceptions, 187 yards, 2 touchdowns.

Record d’affluence : 61 457, le 5 décembre 1971 : Patriots – Dolphins.

Fun Facts

Le Foxboro Stadium était légendaire pour l’excès d’alcool consommé par de nombreux fans, avant et pendant les rencontres. Quiconque a déjà assisté à un match des Patriots sur place peut à coup sûr raconter des histoires de fans ivres ou de bagarres. A tel point que les matchs nocturnes ont été interdits à partir de la saison 1981. Une interdiction qui a tout de même duré jusqu’en 1995.

Construit à la hâte le bâtiment avait sa part de problèmes, notamment avec la plomberie et la circulation. Lors du premier match, plusieurs éviers et toilettes ont débordé, n’arrivant pas gérer le volume des chasses d’eau tout au long du match. Des solutions ont été trouvées pour maintenir le stade ouvert, qui ont été testées lors de la tristement célèbre « Super Flush » où des dizaines de volontaires ont été recrutés pour tirer la chasse d’eau de chaque toilette du stade simultanément.

Le trafic à destination et en provenance du stade était également légendaire pour toutes les mauvaises raisons. Malgré la proximité des Interstates 95 et 495, l’accès n’était possible qu’en parcourant quelques kilomètres sur la Route One, une route commerciale à quatre voies, ce qui engendrait des kilomètres de bouchon les jours de match. Il fallait généralement plusieurs heures pour que les parkings soient dégagés après les rencontres.

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