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Cincinnati Bengals Field Advisor Histoire

Field Advisor : le Riverfront Stadium de Cincinnati

Gros plan sur l’ancien domicile des Bengals.

Nouvelle structure, rénovation, future implantation… qu’importe l’avancée du projet, le stade demeure l’élément de base pour chaque franchise. Il représente à la fois un véritable moyen de pression auprès des municipalités et une extraordinaire machine à cash pour les équipes. Au cours de ce tour d’horizon, TDActu vous propose de découvrir les spécificités de chaque enceinte. Cette nouvelle phase vous emmène découvrir les illustres anciens, pour la plupart, disparus à l’heure actuelle, mais qui ont abrité les plus belles heures de la discipline.  

Direction les bords de la rivière Ohio pour nous plonger dans l’histoire du Riverfront Stadium de Cincinnati.

Informations

Nom : Cinergy Field (1996-2002). Avant cela, Riverfront Stadium (1970-1996).
Adresse : 201 East Pete Rose Way, Cincinnati, OH 45202
Naming : Cinergy Corporation (6 millions de dollars, 1996-2002)
Rénovations majeures :

Équipes résidentes NFL :
Cincinnati Bengals (1970-1999).

Propriétaire :
Comté d’Hamilton pour la ville de Cincinnati
Architecte : Heery & Heery, FABRAP
Constructeur : Huber, Hunt & Nichols

Surface : AstroTurf 8 (1970-2000), herbe naturelle (2001-2002).
Toit : toit partiel
Capacité : 56 200 (1970-1980), 59 754 (1981-1991), 60 389 (1992-1999).
Suites :  20
Parking : 2500 places.
Technique : 1 écran géant.

Début de la construction : 1 février 1968
Inauguration : 30 juin 1970.
Coût : 44 millions de dollars

Premier match : 20 septembre 1970, Cincinnati Bengals – Oakland Raiders : 31-21
Dernier match : 12 décembre 1999, Cincinnati Bengals – Cleveland Browns : 44-28
Démolition :
septembre – décembre 2002.

Le stade

Le Riverfront Stadium était, de l’intérieur, une image miroir de ses frères de Philadelphie ou Pittsburgh. À l’extérieur, c’était un lieu attachant, protégé d’un côté par la puissante rivière Ohio et caressé de l’autre par l’invitant centre-ville de Cincinnati. Son architecture circulaire en béton sans imagination était bien camouflée par l’environnement serein et calme. Pendant un long moment, le gazon synthétique AstroTurf ne comportait aucune marque distinctive autre que les hashmarks ou les lignes de touche : pas de logo, ni au centre, ni dans les zones d’en-but. Les spectateurs étaient là pour voir du football et non un cirque selon la franchise.

Modèle de précision symétrique, il pouvait accueillir 52 952 personnes pour le baseball, et 59 754 pour le football. Les places étaient réparties sur quatre niveaux distincts, qui avaient chacun une couleur de siège distinctive pour les différencier (bleu, vert, jaune et rouge, de bas en haut). Un parking à trois niveaux pouvant accueillir 2 500 voitures entourait le stade. Les portes d’accès se trouvaient au second niveau du bâtiment, obligeant les fans à descendre pour accéder au niveau le plus proche du terrain.

Photo : Ballparks of Baseball.

Un peu d’histoire

Les Reds (MLB) ont déménagé au Riverfront Stadium au milieu de la saison 1970 après avoir passé plus de 86 ans à l’intersection de Findlay Street et Western Avenue, du côté de Crosley Field. Et il a fallu près de 30 ans pour que ce projet voit enfin le jour. Dès les années 1940, il a été question de construire une nouvelle enceinte pour le baseball. Les discussions n’ont dépassé le stade des pourparlers qu’à partir des années 1960, lorsque le propriétaire Bill Dewitt, insatisfait des installations, a voulu faire construire un nouveau bâtiment dans le quartier de Blue Ash à Cincinnati. Le Crosley Field n’était plus une option viable en raison de son âge, et de sa localisation. Enclavé par l’Interstate 75, le bâtiment était situé dans un quartier peu recommandable à cette époque.

Cependant, l’emplacement désiré et la finalité du projet posaient problème. Le propriétaire souhaitait un stade couvert alors que la municipalité en place préférait un emplacement plus proche du centre-ville, en bordure de la rivière Ohio, pour une enceinte capable d’accueillir plusieurs disciplines. Les officiels caressaient le doux espoir de pouvoir convaincre une franchise de football de s’installer en ville. Voyant qu’il n’arriverait pas à ses fins, Dewitt a reçu des offres pour déménager son équipe à San Diego. Par peur de perdre sa seule formation professionnelle, un groupe d’investisseurs locaux a racheté les Reds en 1966 pour s’assurer qu’ils restent à Cincinnati. Une décision saluée par le public, et grâce à ce soutien, ils ont pu obtenir un financement pour la construction d’un nouveau stade. Les affaires se sont très vite décantées par la suite. En mai 1967, l’American Football League a tout d’abord accordé les Bengals à la ville. Le 1er février suivant, la première pierre du Riverfront Stadium a été posée. Et comme son nom l’indique, c’est un emplacement en bordure de la rivière Ohio qui a été retenu. Après deux ans de travaux et 44 millions de dollars dépensés, les Reds ont disputé le tout premier match sur place le 30 juin 1970 contre les Atlanta Braves. Deux semaines plus tard, le bâtiment a eu l’honneur d’accueillir le All-Star Game MLB (14 juillet). Après deux ans passés au Nippert Stadium en attendant la fin du chantier, les Bengals ont fait leurs débuts officiels le 20 septembre suivant face aux Oakland Raiders ; une victoire 31-21 devant 56 616 spectateurs.

Le Riverfront Stadium était dans la mouvance des stades construits dans les années 60-70, alors que les municipalités cherchaient à économiser de l’argent en faisant cohabiter leurs franchises de baseball et de football. Il s’agissait ici d’une nouvelle enceinte circulaire polyvalente similaire à celles de Philadelphie, St Louis, Atlanta, Pittsburgh, Washington et New York. Il était d’ailleurs souvent confondu avec le Three Rivers Stadium de Pittsburgh. Les sièges au niveau du terrain étaient divisés en deux directement derrière le marbre, et la tribune longeant la 3e base était amovible. Pour les rencontres de football, elle se déplaçait vers le centre pour former un rectangle parfait pour accueillir l’aire de jeu. Sa jumelle derrière la 1ère base restait-elle fixe. Monnaie d’échange pour obtenir une équipe de football, le stade était à la pointe de la technologie pour son ouverture. Les joueurs évoluaient sur un AstroTurf, où les chemins de base étaient simplement tracés directement sur la surface synthétique. Premier dans cette configuration, les seuls espaces en terre étaient situés autour des trois bases, du monticule du lanceur et du marbre. Seule véritable présence technologique, le tableau d’affichage, situé au niveau du champ centre, a été conçu par American Sign and Indicator.

Photo : Baseball Fever.

Améliorations

Le bâtiment a très peu changé tout au long de son existence. Le tableau d’affichage a été mis à jour dans les années 1980 avec l’ajout d’un JumboTron Sony adjacent. En 1996, les droits de dénomination ont été vendus à Cinergy Corporation (6 millions de dollars sur 6 ans) et le Riverfront Stadium a été renommé Cinergy Field. Enfin, pour ses deux dernières années, une pelouse naturelle a pris la place du terrible AstroTurf. Trop peu, alors que le paysage des enceintes sportives a commencé à évoluer au début des années 1990 avec l’émergence de lieux distinctifs pour chaque discipline, à l’image de Baltimore (1992), précurseur en la matière.

Fermeture

Non satisfaits des conditions de jeu proposées, Reds et Bengals ont fait pression sur la ville de Cincinnati pour obtenir chacun leurs propres installations. L’équipe de football a obtenu satisfaction en premier après un accord tristement célèbre. Mike Brown, nouvel héritier de la succession Bengals, a tenté de négocier un nouveau bail complété par un nouveau stade afin de conserver la franchise sur place. Faute de résultats sportifs positifs, sa doléance est restée vaine. Pour Brown, la vétusté du lieu et le manque d’espaces haut de gamme ont entravé le succès de l’équipe. Dans cette configuration, le bâtiment ne générait pas suffisamment de liquidité pour attirer de grands joueurs, surtout dans un marché de seconde zone comme celui de Cincinnati.

Les choses se sont accélérées entre 1995 et 1996. Des rumeurs pour délocaliser l’équipe vers Baltimore, Cleveland, Los Angeles ou dans le Kentucky ont commencé à circuler. L’écho s’est amplifié après les accusations de Brown selon lesquelles la ville de Cincinnati aurait enfreint une clause de son contrat de location, élément dont il a profité pour accentuer la pression. Faute de nouvel édifice financé par la municipalité ou le comté d’Hamilton, il serait contraint de migrer vers une terre plus accueillante. Craignant de perdre leur équipe, les électeurs du comté ont approuvé par référendum le financement de deux domiciles distincts pour le football et le baseball, financés par l’augmentation de 0,5% de la taxe de vente. Les bords de la rivière allaient changer. Construit à quelques pâtés de maison du Cinergy Field, le Paul Brown Stadium prendrait place à l’Ouest et serait élevé en premier, tandis que celui des Reds occuperait une partie de l’ancien bâtiment, un peu plus à l’Est. Le 12 décembre 1999, les Bengals ont disputé leur dernier match sur place, une victoire 44 à 28 face aux voisins de Cleveland devant 59 972 personnes. Démarré le 25 avril 1998, les travaux du nouveau stade se sont achevés en juin 2000, et dès le mois d’août suivant, l’équipe a emménagé dans leurs nouvelles installations.

Les Reds étaient alors les derniers occupants de l’enceinte qui s’est offert quelques améliorations pour ces derniers mois d’existence. Une surface en herbe naturelle a été posée en lieu et place du redoutable AstroTurf, et 14 000 sièges ont été supprimés le long du champ extérieur pour permettre la construction du Great American Ball Park, future résidence de l’équipe. Pour compenser, le champ extérieur était peu profond, délimité par un mur de 12 mètres de haut pour éviter les home runs faciles. À ce moment-là, les deux bâtiments étaient distants de 66 centimètres à son point le plus proche. Pendant deux ans, les spectateurs présents pouvaient suivre l’avancée des travaux. Les Reds y ont joué leur dernier match le 22 septembre, l’ultime rencontre professionnelle sur place. Les travaux de démantèlement ont débuté dans la foulée avec le retrait de l’éclairage, des sièges et de tous les accessoires pour faciliter la démolition. Trois mois plus tard, une série d’explosions en chaine a fait imploser la structure en 37 secondes, à l’exception d’un mur extérieur trop proche du nouveau Great American Ball Park. Une fois le nuage de poussière retombé, une nouvelle ère pouvait débuter le long de la rivière Ohio. Chacun chez soi.

Photo : Cincinnati Enquirer.

Évènements organisés

Football : domicile des Bengals (NFL) entre 1970 et 1999.

Football universitaire : domicile temporaire de l’université de Cincinnati entre 1970 et 1990 lors des grosses oppositions. Durant la saison 1990, les Bearcats ont utilisé les installations pour toutes leurs rencontres à domicile alors que le Nippert Stadium était en rénovation.

Baseball : domicile des Reds (MLB) entre 1970 et 2002. World Series 1970, 1972, 1975, 1976, 1990. All-Star Game MLB 1970 et 1988.

Autres : concerts, rassemblements religieux.

Rencontres notables

. Semaine 9, saison 1970 : Bengals – Browns : 14-10
La revanche. Art Modell et les Browns se sont rendus à Cincinnati pour la première fois. Surtout, le fondateur et entraîneur des Bengals, Paul Brown, voulait désespérément battre son ancienne équipe. Son renvoi inattendu en tant qu’entraîneur et manager général de Cleveland plusieurs années auparavant avait été une énorme motivation avant le match. Pour aggraver les choses, les Browns avait gagné le tout premier affrontement un mois auparavant. Les visiteurs ont pris les commandes rapidement, menant 10-0 dans le 2e quart-temps. Cincinnati a riposté peu avant la coupure lorsque Virgil Carter a trouvé Jess Phillips pour un touchdown de 13 yards. Puis, sur la seule série victorieuse de la deuxième mi-temps, Paul Robinson a couru pour un touchdown d’un yard dans le troisième quart. Suffisant pour empocher la victoire. Au coup de sifflet final, Paul Brown a lancé son chapeau en l’air et a couru vers les vestiaires. « C’est ma plus belle victoire, de tous les temps », a-t-il déclaré après le match. Une déclaration assez audacieuse pour un homme qui avait remporté sept championnats avec les Browns.

. Semaine 14, saison 1970 : Bengals – Patriots : 45-7
En 1970, les Bengals n’en étaient qu’à leur troisième année d’existence et ont commencé la saison avec un piètre bilan (1 victoire – 6 défaites). Ce qui s’est passé derrière, n’a connu que peu d’égal dans l’histoire de la ligue. Cincinnati a remporté sept matchs consécutifs et le titre de la division centrale en AFC. Pour l’ultime rendez-vous, ils ont largement dominé les Patriots devant les tribunes pleines du Riverfront Stadium. La défense a volé la vedette, en maintenant Joe Kapp et son attaque à 168 yards au total. La star du jour était la légende Ken Riley, qui a intercepté deux passes pour aider son équipe à gagner sa place en playoffs pour la première fois de son histoire.

. Semaine 13, saison 1977 : Bengals – Steelers : 17-10
Cincinnati était une bonne équipe dans les années 70, mais pour se qualifier en playoffs, il devait espérer vaincre l’ogre Pittsburgh, référence en la matière dans toute la NFL. Il n’y était pas parvenu jusqu’à cette journée de grand froid en 1977. Comme toujours, les Bengals avaient besoin d’une victoire contre les Steelers et d’une autre en dernière semaine à Houston pour poursuivre leur parcours en janvier. Et cette fois, ils allaient s’en sortir. Malgré un pick-6 de Lemar Parrish, les locaux étaient menés à la pause (10-7). La défense s’est alors appropriée la deuxième mi-temps, éteignant totalement leurs rivaux. Cela a permis à l’attaque de trouver son rythme. Cincinnati a tout d’abord recollé au score, avant de passer devant sur une passe de touchdown de Ken Anderson vers Pat Mcinally. Malheureusement, ce succès n’a servi à rien. Battus à Houston la semaine suivante, ils ont raté les playoffs.

. Semaine 7, saison 1979 : Bengals – Steelers : 34-10
Les Steelers étaient les champions en titre et n’avaient subi qu’un seul revers avant ce match à Cincinnati. Sans victoire en 6 matchs et jouant horriblement mal depuis le début de campagne, les Bengals ont pourtant déjoué tous les pronostics. Une victoire marquée du sceau de la défense avec 7 fumbles récupérés et 2 interceptions de Reggie Williams.

. Semaine 1, saison 1981 : Bengals – Seahawks : 27-21
Personne ne pouvait savoir que ce match serait le catalyseur qui aiderait les Bengals à se qualifier pour leur premier Super Bowl à l’issue de la saison. Les Seahawks ont pris une avance confortable (21-0) au cours du premier quart-temps et tout semblait perdu. Turk Schonert a remplacé Ken Anderson et le miracle s’est produit. Bien aidé par les running backs Pete Johnson et Archie Griffin, Cincinnati est revenu petit à petit pour finalement s’imposer au terme de trois derniers quart-temps à sens unique.

. Divisional round, saison 1981 : Bengals – Bills : 28-21
Le tout premier match de playoffs à Cincinnati, treize ans après la naissance de la franchise, valait définitivement la peine d’attendre. Les Bengals avaient déjà vaincu les Bills en saison régulière après prolongation, et cette rencontre était une nouvelle fois serrée. Étonnamment, le running back Charles Alexander a été le héros du jour avec ses 72 yards et deux touchdowns. Mais c’est le public qui a fait la différence. Buffalo a converti une importante 4e tentative, positionnant le ballon au cœur du territoire adverse alors que l’horloge continuait de tourner. La foule était si bruyante que l’attaque ne pouvait pas se comprendre. Finalement, un retard de jeu décisif a été sifflé, mais compte tenu de l’atmosphère, personne n’a entendu le coup de sifflet et les acteurs n’ont vu les mouchoirs de pénalité qu’à la fin de l’action.

. Finale AFC, saison 1981 : Bengals – Chargers : 27-7
Le « Freezer Bowl », l’un des matchs joués dans les conditions les plus froides de l’histoire. -22,8°C, mais -38,3°C ressenti avec les rafales de vents à 43 km/h ! Ce match a été l’un des rares où la même équipe a donné le coup d’envoi pour commencer les deux mi-temps. Cincinnati a remporté le tirage au sort et, au lieu de recevoir, a choisi d’avoir le vent froid brutal dans le dos pour commencer le match, pensant que cela neutraliserait le jeu de passes de San Diego. Cette stratégie a porté ses fruits. Les Bengals ont pris une avance de 10-0 dans le premier quart-temps. San Diego a marqué son seul touchdown dans le deuxième, mais a cédé une autre fois avant la pause (17-7). Les Chargers ont alors utilisé leur option pour recevoir à nouveau le coup d’envoi, les Bengals repartant à nouveau avec le vent dans le dos. Mais ils n’ont rien pu faire pour empêcher Cincinnati de se hisser au Super Bowl. Ken Anderson a clos définitivement les débats avec sa passe de touchdown vers M.L Harris dans le dernier quart-temps.

. Semaine 14, saison 1985 : Bengals – Cowboys : 50-24
Le premier voyage de Dallas au Riverfront Stadium a été mémorable. Enfin, peut-être pas pour les Cowboys. Outsiders avant la rencontre, les Bengals ont martyrisé les texans, en particulier sa ligne défensive, composée de Ross Browner, Eddie Edwards et Tim Krumrie, qui a détruit son vis-à-vis direct. L’attaque menée par Boomer Esiason a fait le reste. Trois passes de touchdown pour le quarterback dans un match qui a rapidement tourné à sens unique. Cincinnati a pris une avance de 22 points et n’a jamais été inquiété par la suite.

. Semaine 1, saison 1988 : Bengals – Cardinals : 21-14
Tout comme en 1981, cette équipe est sortie de nulle part. Tout a commencé par une victoire qui a forgé son caractère grâce à sa défense et deux goal-line stands décisifs. Le dernier dans les ultimes secondes. Ce jour-là, la ligue a découvert ce redoutable front seven composé de Tim Krumrie, Jason Buck, Jim Skow et Skip McLendon sur la ligne, Reggie Williams et Joe Kelly sur le second rideau, qui allait être le catalyseur de la franchise durant la campagne 1988.

. Semaine 16, saison 1988 : Bengals – Redskins : 20-17, après prolongation
Peut-être le match de saison régulière le plus excitant de l’histoire de la franchise. Les Bengals devaient battre les Redskins, alors champions en titre, pour décrocher le titre de division. Grâce au running back rookie Jamie Morris (45 portées) et au quarterback Doug Williams (17/22, 217 yards, 2 touchdowns), Washington était en mesure de rentrer dans la capitale avec une victoire. À 8 minutes 39 du terme, ils ont récupéré la possession sur leurs 21 yards avec un score de parité au tableau d’affichage. Mais dix-sept jeux plus tard, la tentative de field goal de Chip Lohmiller (29 yards) est passée à droite des montants, forçant la prolongation. Au cours de celle-ci, Williams n’a pas vu débouler Bernard Bussey sur son côté aveugle et a perdu la balle sur ses 17 yards. Trois actions plus tard, Jim Breech a envoyé Cincinnati en playoffs sans passer par la case « Wild-Card ».

. Finale AFC, saison 1988 : Bengals – Bills : 21-10
Le premier acte était une vraie passe d’armes. Cincinnati a marqué en premier sur une course d’un yard d’Ickey Woods suite à l’interception de Jim Kelly. Le quarterback a répondu par 4 passes consécutives, dont le touchdown vers Andre Reed pour égaliser. Buffalo aurait pu prendre l’avantage, mais le field goal de Scott Norwood est passé sur la gauche des montants. Boomer Esiason en a profité pour mener les siens en territoire ennemi et leur offrir un touchdown d’avance. Peu avant la mi-temps, Norwood a réduit l’écart (14-10). Mais ce seront les derniers points de la partie pour les visiteurs. L’attaque des Bills a connu des difficultés après la pause, ne gagnant que deux premières tentatives au total. La défense sous-estimée des Bengals a complètement dominé la partie. Woods a rajouté un autre touchdown pour pousser l’avance des siens à 21-10. Les derniers espoirs de Buffalo se sont envolés suite à une interception de Kelly dans la zone rouge sur 4e tentative. Le meilleur moment de ce match a peut-être été la semaine qui l’a précédé, lorsque l’entraîneur Marv Levy s’est plaint de l’illégalité de l’attaque des Bengals. Avec l’aide de Don Shula, les Bengals n’ont pas pu utiliser leur « no-huddle offense » comme ils le voulaient pendant ce match et lors du Super Bowl. Bien sûr, Levy a ensuite « volé » ce système offensif pour son propre compte, lui permettant de se hisser à 4 Super Bowls consécutifs.

. Semaine 15, saison 1989 : Bengals – Oilers : 61-7
Si vous pensiez que les entraîneurs Sam Wyche et Jerry Glanville pouvaient encore être amis un jour, ce match a mis fin à tous ces espoirs. L’attaque des Bengals a été étincelante ce jour-là avec 4 passes de touchdown de Boomer Esiason. De l’autre côté du ballon, la défense était aussi de la fête avec les 3 interceptions de David Fulcher. Cincinnati menait 31-0 à la mi-temps, atteignant la barre des 52 points à la fin du 3e quart-temps dans le dernier match à domicile de la saison où le grand Reggie Williams a été honoré pour son ultime saison.

. Semaine 15, saison 1997 : Bengals – Oilers : 41-14
Le premier match à domicile disputé un jeudi soir dans l’histoire de Cincinnati. Ce cadre inhabituel constituait la toile de fond parfaite pour une performance record. Corey Dillon, le running back des Bengals, a établi ce soir-là un record au sol pour un rookie, avec 246 yards en 39 portées et quatre touchdowns. Dillon a dépassé l’ancien record de 237 yards établi 40 ans plus tôt par Jim Brown. « Il était imbattable », a déclaré Eddie George, le running back de Tennessee. C’était le sentiment qui régnait dans les vestiaires des deux équipes après le match. La performance de Dillon a guidé les Bengals vers un succès confortable (41-14), brisant les derniers espoirs de playoffs pour les Oilers. Le maillot du coureur porté ce jour-là est désormais exposé au musée du Hall of Fame à Canton, Ohio.

En chiffres

Matchs joués : 234, entre 1970 et 1999.

Bilan : Saison régulière : 228 matchs (128 victoires – 100 défaites). Playoffs : 6 matchs (5 victoires – 1 défaite).
Premier match : 20 septembre 1970, victoire contre les Oakland Raiders : 31-21
Dernier match : 12 décembre 1999, victoire contre les Cleveland Browns : 44-28

Leader à la passe : Ken Anderson : 93 matchs, 1185/2004, 14 948 yards, 92 touchdowns, 56 interceptions.
Leader à la course :
James Brooks : 58 matchs, 673 courses, 3170 yards, 21 touchdowns.
Leader à la réception : Carl Pickens : 59 matchs, 289 réceptions, 3820 yards, 36 touchdowns.

Meilleur match à la passe : Phil Simms (Giants, 13 octobre 1985) : 40/62, 513 yards, 1 touchdown, 2 interceptions.
Meilleur match à la course :
Corey Dillon (Bengals, 4 décembre 1997) : 39 courses, 246 yards, 4 touchdowns.
Meilleur match à la réception : Eddie Brown (Bengals, 6 novembre 1988) : 7 réceptions, 216 yards, 2 touchdowns.

Record d’affluence : 60 284, le 17 octobre 1971 : Bengals – Browns.

Fun Facts

Le site sur lequel se trouvait le Riverfront Stadium comprenait à l’origine le logement où le chanteur et acteur Roy Rogers était né et avait vécu pendant son enfance. Celui-ci plaisantait en disant qu’il était né « quelque part entre la seconde base et le champ centre ».

Au cours de la saison 1988, le stade a été surnommé « The Jungle », suite au bilan parfait (10 victoires en 10 matchs) à domicile en saison régulière et en playoffs. Les fans et l’équipe ont alors adopté la chanson des Guns N’ Roses « Welcome to the Jungle » lors de la présentation des joueurs avant la rencontre. Lorsque le Paul Brown Stadium a ouvert en 2000, le thème général de la jungle a été intégré dans la conception du stade.

Photo : Cincinnati Enquirer.

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